Lituanie

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Lorsque vous rencontrez un Lituanien pour la première fois, vous devez être habillé de façon appropriée et il est extrêmement important de paraître propre et soigné. Un sourire et un contact visuel sincères sont inestimables.

Tout sujet de discussion est acceptable. Vous pouvez parler de tout, notamment de la famille, du travail, de votre lieu d’origine, de vos passe-temps préférés. Les Lituaniens adorent le basket-ball, de la même façon que les Canadiens sont férus de hockey. Il est très important de tenir compte du contexte et de ne pas faire des plaisanteries sans bien réfléchir au contexte. L’humour lituanien est quelque peu différent de l’humour canadien, en ce sens qu’il se rapproche davantage de l’humour caustique des Britanniques. Les Canadiens ne devraient pas avoir de difficulté à le comprendre ou à l’accepter. Évitez le sarcasme et l’ironie dans vos conversations.

Les Lituaniens discutent beaucoup de politique. Ils ont des opinions très arrêtées et, en général, ils n’apprécient pas la façon dont le gouvernement fait les choses. Comme la situation politique serait probablement difficile à comprendre pour un Canadien, il est préférable de ne pas aborder ce sujet.

Point de vue canadien :

Les sujets à caractère personnel doivent être évités au cours de réunions d’affaires.

Comme les Lituaniens ont de la difficulté à séparer le Canada des États-Unis, il serait peut-être utile dans vos discussions de décrire les différences entre ces deux pays, puis de parler des points communs entre la Lituanie et le Canada. Par exemple, vous pourriez soulever la question de l’asservissement des économies lituanienne et canadienne à celles des superpuissances, discuter de la similarité des conditions climatiques des deux pays, de leur bon réseau routier, etc.

Vous pourriez aussi expliquer comment la société multiculturelle du Canada valorise et encourage la diversité. Cela pourrait intéresser vos interlocuteurs lituaniens de savoir comment les Canadiens travaillent de concert avec des personnes de différentes cultures et le rôle du consensus dans les décisions.

La politique et d’autres sujets qui suscitent des divergences doivent être évités. Je ne conseillerais pas non plus de heurter la dignité des Lituaniens en vous montrant insultant, condescendant, inéquitable ou blessant.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Les Lituaniens et les Canadiens ont les mêmes préférences pour ce qui est de la distance personnelle. Le plus souvent, les gens se tiennent à une distance d’un bras (tendu) de leur interlocuteur, et ils s’écartent un peu plus, lorsqu’ils discutent ou traitent avec des étrangers. Mieux vaut toutefois déterminer le degré de confort de chaque personne que l’on rencontre quant au toucher et à la distance personnelle.

La situation est différente dans les magasins, à la banque ou dans les autobus, où les gens se tiennent très proches les uns des autres.

Le contact visuel est très important. À l’instar des Canadiens, les Lituaniens considèrent le manque ou l’absence de contact visuel comme un signe de malhonnêteté. En règle générale, les Lituaniens serrent la main plus souvent que les Nord-Américains lors des salutations surtout entre hommes. Il n’est acceptable de se donner l’accolade et de s’embrasser qu’entre amis intimes.

En général, les hommes et les femmes ne se touchent pas au cours d’une conversation, mais il arrive que les hommes donnent de petites tapes sur l’épaule de leurs interlocutrices. Bien que les Lituaniens n’aient pas un sens aigu de la distance personnelle, il est préférable d’observer chaque interlocuteur et de déterminer son degré de confort.

Les Lituaniens n’utilisent pas beaucoup les gestes et les expressions faciales. Il y a cependant des exceptions. Ces gestes et expressions faciales ont les mêmes sens qu’au Canada.

Point de vue canadien :

La distance personnelle entre interlocuteurs est d’environ une longueur de bras tendu. Le contact visuel suit les mêmes règles qu’au Canada; deux expressions sur le contact visuel en disent long (traduction) : « Vous pouvez juger une personne à ses yeux » et « Les yeux sont le reflet de l’âme ». Évitez de regarder fixement vos interlocuteurs.

Le toucher est peu fréquent dans la société lituanienne. Il est préférable alors d’éviter de toucher les gens à qui on parle. Les femmes tendent à ne pas serrer la main, bien que cela commence à changer. D’ordinaire, les Lituaniens tendent à cacher leurs émotions, à faire preuve de réserve, jusqu’à ce qu’ils vous connaissent mieux. Ils utilisent parfois des expressions faciales.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

En général, les Lituaniens exprimeront leurs émotions plus facilement que les Canadiens. Les démonstrations de colère en public sont jugées impolies, mais elles peuvent se produire.

Point de vue canadien :

La société lituanienne commence à s’ouvrir. Les jeunes montrent leur affection plus ouvertement que leurs aînés. En général, les Lituaniens acceptent facilement les débordements de colère et ont tendance à se plaindre beaucoup, surtout des changements difficiles qui s’opèrent dans le pays.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Les Lituaniens accordent une grande attention à la qualité des vêtements et des chaussures qu’ils portent. Dans les situations officielles, les hommes portent habituellement un costume et les femmes, une robe habillée ou un tailleur. Cela peut changer selon le genre de travail que vous faites, mais il est très important de porter des vêtements propres et très soignés.

Les collègues et les superviseurs sont souvent appelés par le prénom en le faisant précéder de Ponas (Monsieur), Panele (Mademoiselle) ou Ponia (Madame) ou par le titre : Docteur, Professeur, Directeur, Principal, etc., en y ajoutant parfois le nom de famille. Pour un Canadien, il est très difficile de prononcer et de mémoriser les noms de famille lituaniens. Le prénom est habituellement plus court et plus facile à prononcer.

On s’attend ordinairement à ce que les travailleurs respectent l’horaire convenu. On note toutefois une certaine souplesse à ce sujet. Par exemple, les employés peuvent finir plus tôt et s’absenter avec l’autorisation de leur supérieur ou être priés de faire des heures supplémentaires.

La ponctualité et le respect des délais sont importants.

Point de vue canadien :

Des vêtements habillés sont la norme en Lituanie. Les gens tendent à porter des vêtements qui reflètent le rôle traditionnel des deux sexes. Les téléphones cellulaires sont devenus un accessoire tellement important que les numéros d’abonnés figurent sur les cartes d’affaires et peuvent être composés 24 heures sur 24. On ne fait pas d’appels personnels pendant les heures de travail.

Au début, vous pourriez vous adresser à vos collègues de façon formelle en les appelant Monsieur ou Madame, suivi de leur nom de famille, jusqu’à ce qu’ils vous disent comment les appeler. En ce qui a trait aux collègues, vous pourriez aussi employer le prénom après les titres Monsieur ou Madame, par exemple, Monsieur John ou Madame Rasa.

Les gens d’affaires lituaniens sont de plus en plus à cheval sur la ponctualité. Les gens du pays peuvent toutefois ne pas être ponctuels et vous devrez vous montrer tolérant à l’égard des retards.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

On doit traiter des supérieurs et les superviseurs avec respect et ces derniers entretiennent avec leurs subordonnés des relations plus officielles qu’au Canada. Les études et les compétences en leadership sont très recherchées chez les supérieurs et les superviseurs locaux et étrangers. Le niveau d’expérience dans l’industrie ou au travail est aussi essentiel. Il est important, également d’être réceptif aux nouvelles idées.

Les Lituaniens sont habituellement ouverts en ce qui attrait à leur vie personnelle et, dans la plupart des cas, les employés en milieu de travail sont très renseignés les uns sur les autres. La même chose s’applique aux supérieurs. En tant que gestionnaire, vous devrez donc être accommodant et amical, tout en gardant une certaine distance et en séparant bien votre vie personnelle du milieu de travail.

Les Lituaniens voudront savoir beaucoup de choses, parfois beaucoup trop à vos yeux, sur votre vie personnelle. Ne vous offusquez pas des questions à caractère personnel qu’ils vous poseront, parce qu’ils peuvent se montrer plus curieux qu’on ne le serait au Canada.

Bien que les mêmes qualités soient importantes chez un superviseur local ou étranger, le personnel se montrera probablement plus respectueux envers un superviseur étranger.

Il vous sera difficile de savoir ce que le personnel pense de vous. Les Lituaniens, en effet, ont tendance à rester très discrets.

Point de vue canadien :

Après plusieurs années d’inefficacité, la compétence est maintenant un atout, tout comme la franchise et la souplesse.

Les ressortissants étrangers sont parfois traités de façon plus formelle au début et ils ne sont bien considérés que si les locaux les jugent compétents, accessibles et serviables. Les difficultés linguistiques risquent de compliquer les communications, mais de plus en plus de Lituaniens parlent l’anglais. Il peut être difficile d’apprendre un peu de lituanien, mais l’effort que vous ferez en ce sens sera pratique et utile, parce que les gens y verront un signe de respect de la langue et de la culture locales.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les décisions en milieu de travail sont habituellement prises par les cadres supérieurs, avec la participation éventuelle des employés. De nouvelles idées sont générées au cours de réunions en équipe où chacun peut exprimer ses points de vue. Les décisions des cadres supérieurs doivent être exécutées par les employés.

Il est parfaitement acceptable de consulter son superviseur immédiat pour des réponses ou une information en retour mais, la plupart du temps, les travailleurs consultent d’abord leurs collègues.

Point de vue canadien :

Dans la plupart des petites entreprises, les investisseurs prennent les décisions pour tout ce qui touche aux opérations et affaires qu’ils brassent. Les grandes entreprises internationales ressemblent aux compagnies et organismes canadiens.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : Les hommes et les femmes ont les mêmes opportunités. Il est important que les hommes cèdent le passage aux femmes en leur ouvrant et en tenant la porte, par exemple, à l’entrée d’un immeuble.

Religion : La plupart des gens sont catholiques romains. D’autres sont orthodoxes russes, luthériens évangéliques, juifs, protestants, etc. Habituellement, la religion n’est pas discutée en milieu de travail, chacun respectant la foi des autres.

Classe : L’écart entre les riches et les pauvres a augmenté au cours des quelques dernières années. La classe moyenne est très peu nombreuse. Un grand nombre de personnes semblent vivre au jour le jour.

Origine ethnique : Des différences culturelles et linguistiques distinguent les régions de Zemaitija (Lituanie occidentale), d’Aukstaitija (Lituanie centrale et orientale), de Suvalkija (en dessous de Nemunas) et de Dzukija (sud de la Lituanie), mais les écarts sont très mineurs et peu importants.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Les Lituaniens s’en tiennent encore aux rôles très traditionnels des sexes, bien que cela semble changer. Les femmes ont accès au monde du travail et aux promotions à un niveau individuel, mais il existe encore des inégalités. Les hommes ont la réputation d’être machistes.

Religion : Selon les données statistiques, la Lituanie est principalement une société catholique romaine (environ 80 p. cent de la population). En général, les opinions envers la religion sont tolérantes. L’histoire de la chrétienté a parfois été hautement politisée, c’est-à-dire qu’elle a été interdite entre les deux guerres mondiales. Depuis l’indépendance de la Lituanie, les églises ont réouvert et sont aujourd’hui les lieux de culte qu’elles étaient auparavant.

Classe : La Lituanie est quelque peu hiérarchisée. Au début, vous aurez avantage à vous en tenir aux formalités, jusqu’à ce que les gens avec qui vous traitez en décident autrement.

Origine ethnique : Les Lituaniens constituent environ 80 p. cent de la population. Vilnius est la plus cosmopolite des villes de Lituanie, avec une forte présence de groupes ethniques minoritaires. Il est toujours facile de distinguer un Lituanien d’un non-Lituanien.

En ce qui a trait à l’impact en milieu de travail, il est conseillé de bien s’habiller, de s’en tenir aux formalités au début, de respecter les autres, de montrer beaucoup de bonne volonté, de respect pour la culture locale et de montrer ouverture d’esprit et souplesse.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Avant d’entrer en affaires, il est plus important en Lituanie qu’au Canada d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client, mais cela dépend du milieu de travail. Habituellement, les amis et les gens importants sont traités avec plus de respect que les autres. Il faut du temps pour nouer des relations personnelles et le meilleur moyen de le faire est de trouver des intérêts ou des passe-temps communs.

Point de vue canadien :

Les relations personnelles sont très importantes en Lituanie. Il est essentiel de nouer ces relations, qui prennent du temps, au cours de réunions informelles ou de communications fréquentes.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

En Lituanie, un collègue ou un employé s’attendra à des privilèges spéciaux ou à des considérations particulières en raison d’une relation personnelle ou d’une amitié. Les gens comptent sur leurs amis pour obtenir un traitement préférentiel ou recruter des membres de la famille. Chaque compagnie a son propre système, mais la plupart des gestionnaires tiendront compte d’abord des compétences d’un employé et, en second lieu, des relations personnelles. Les employés qui travaillent bien sont remarqués et obtiennent des augmentations de salaire ou des promotions.

Point de vue canadien :

Oui. Chaque situation doit être évaluée séparément sur la base de considérations objectives.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Habituellement, les problèmes liés au travail peuvent être résolus directement et en privé. En cas d’échec, il est possible de discuter du problème en équipe ou avec un superviseur.

Point de vue canadien :

Je conseillerais d’essayer d’abord de régler le problème en privé. La réaction du collègue en question dépendra d’un certain nombre de choses : du type et de l’importance du problème, de la disposition du collègue envers la confrontation et s’il est à l’aise d’en discuter.

Dans les milieux de travail où règne une ethnique professionnelle tournée vers le collectivisme, les gens ont tendance à tolérer l’ambivalence, à valoriser le groupe plus que les individus et, par conséquent, à essayer de résoudre le problème. Un collègue plus individualiste, mobile, financièrement prospère et auquel s’offrent plusieurs options peut se montrer difficile et causer des problèmes.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

En Lituanie, il est très difficile d’obtenir un emploi, ce qui fait qu’en avoir un est déjà un gros facteur de motivation pour le conserver. La reconnaissance publique est aussi très appréciée, comme le sont de bonnes conditions de travail et la satisfaction au travail. Les gens s’attendent à une prime ou à une augmentation pour un travail bien fait.

Point de vue canadien :

Cela dépend de la personne et du travail à faire. Chez les travailleurs consciencieux, de bonnes conditions de travail et un horaire souple sont des incitatifs suffisants. Pour certains travaux (tels que la construction ou la rénovation), une supervision et une rétroaction soutenues sont de bons facteurs de motivation. Payer plus cher ne garantit pas un meilleur service en Lituanie, mais la crainte de perdre son emploi serait probablement un plus grand facteur de motivation.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

La langue est le plus grand obstacle. La plupart des films et des émissions de télévision sont en lituanien. Le gros de l’information se trouve sur le Web. Les sites suivants pourront vous renseigner sur la riche histoire de la Lituanie, sa culture et les événements courants dans différentes villes : http://neris.mii.lt, http://www.tourism.lt, http://www.invotrepocket.com/Lituanie/en, http://www.vilnius.lt/new/en/gidas.php, http://www.kaunas.lt/english/index.shtml et http://www.balticroads.lt/en/cities/trakai.asp.

Point de vue canadien :

Les publications en série « In Your Pocket » sont excellentes. On y trouve maintenant des guides sur Vilnius, Kaunas, Klaipeda, Nida, Palanga, Druskininkai, Ignalina, Visaginas et Zarasai.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Parmi les lieux à visiter, je conseillerais la capitale, Vilnius, et les villes Trakai, Kaunas et d’autres lieux le long de la Mer Baltique.

La cuisine est quelque peu différente de celle du Canada. Au petit déjeuner, on consomme d’habitude des sandwichs avec du fromage (fromage cottage), du jambon ou de la viande, des crêpes ou des oeufs, du thé, du café et du pain brun ou blanc (si vous avez des problèmes de digestion, le pain brun pourrait être trop lourd).

Le déjeuner se prend habituellement entre 14 h et 16 h. En général, le repas se compose d’une soupe et d’un plat principal, contenant habituellement des pommes de terre, de la viande et des légumes (de saison, bien qu’on trouve une grande variété de légumes toute l’année). Les jours de grande chaleur, vous pourriez essayer la soupe borch (si vous aimez les betteraves), Cepelinai Zeppelin (gros beignets faits de pommes de terre et de viande hachée), Kugelis-kugel, des crêpes Zemaitiski (crêpes de pommes de terre à la viande), des viandes fumées, du poulet, du poisson (hareng), du mouton (ou porc, poulet, etc.) grillé saluki en brochettes, accompagnés de salades mixtes (tomates, concombres, oignons verts...), de salades blanches (à la pomme de terre), de salades rouges (betteraves, haricots, cornichons...). Comme boisson, vous pourriez prendre de la Gira (boisson sûre, faite maison à partir de pain noir et de levure) non alcoolique. Le souper est un peu plus léger et se prend de 18 à 20 h.

Un végétarien aurait plus de difficultés à s’alimenter en Lituanie, mais la plupart des restaurants ont un nombre croissant de plats végétariens à leur menu.

Pour en savoir plus sur la culture lituanienne et les Lituaniens, je recommanderais d’assister à des concerts et à des événements courants. La Lituanie est réputée pour son grand nombre de festivals et d’expositions folkloriques. Le ballet et l’opéra sont très populaires à Vilnius. Ce serait une bonne chose aussi d’assister à des événements sportifs.

Il n’est pas difficile de trouver un « interprète culturel ». Habituellement, un collègue de travail se fera un plaisir de vous guider. Les Lituaniens sont très hospitaliers et traitent bien leurs invités. Ils les font participer à tout ce qu’ils font.

Point de vue canadien :

La vieille ville de Vilnius est à visiter absolument. Les églises de Vilnius sont extraordinaires et représentent divers styles : la Cathédrale (classique), l’église de Saint-Pierre et Paul (baroque), l’église Sainte-Anne (gothique).

La cuisine lituanienne est en général à base de viande et de pommes de terre apprêtées de diverses façons, comme les cepelinai, kugelis, vederai et bulvini blynai (crêpes de pommes de terre).

Deux festivals valent la peine d’y assister. Il s’agit du Festival mondial lituanien du chant http://www.lfcc.lt/ds/principai.html et le Festival de danse folklorique lituanienne (les deux festivals ont lieu à Vilnius, tous les quatre ans).

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Le basket-ball est presque une religion pour les Lituaniens. Leur héros d’aujourd’hui est Arvydas Sabonis, le meilleur joueur de basket-ball que la Lituanie ait jamais eu. Il joue encore dans la NBA, aux États-Unis, pour le club Trail Blazers, de Portland. La Lituanie a plusieurs héros historiques (que les ressortissants canadiens n’ont pas besoin de connaître). Toutes les pièces de monnaie et les billets de banque lituaniens portent l’effigie de l’un de ces héros pour en perpétuer la mémoire : Billet d’une litas - Zemaite (1845-1921), écrivain autodidacte et pionnier de la littérature réaliste en Lituanie; Billet de deux litas - Moriejus Valancius (1801- 1875), évêque et écrivain; Billet de cinq litas - Jonas Jablonskis (1860-1930), linguiste, auteur d’une grammaire prescriptive du lituanien; Billet de dix litas - Steponas Darius et Stasys Girenas, premiers pilotes lituaniens à traverser l’Atlantique en 1933. Tous deux sont morts dans l’écrasement de leur avion en Allemagne; Billet de 20 litas - Maironis (1862-1932), poète romantique; Billet de 50 litas - Jonas Basanavicius (1851-1927), signataire de la Déclaration d’indépendance en 1918, scientifique et médecin; et Billet de 100 litas - Simonas Daukanta (1793-1864), écrivain, historien et auteur du premier livre d’histoire de la Lituanie rédigé en lituanien. Pour conclure, sur les billets de 200 et de 500 litas, on peut voir respectivement l’effigie de Vydunas (1868-1953), philosophe, écrivain et personnage culturel, et Vincas Kudirka (1858-1899), écrivain et auteur de l’hymne national.

Point de vue canadien :

Le roi Mindaugas (1236-1263) a créé le premier État lituanien en 1230. Il est le seul roi que la Lituanie ait eu. Son couronnement, qui a eu lieu il y a 750 ans, le 6 juillet 1253, est important parce qu’il fait de la Lituanie un État européen autonome.

Le Grand Duc Gediminas (1316-1341) est, entre autres choses, le fondateur de Vilnius, la capitale de la Lituanie.

Le Grand Duc Vytautas le Grand (1392-1430) est considéré comme le plus grand leader lituanien. Il a défait les chevaliers teutoniques à la bataille de Grunwald (Tannenberg), en 1410, et a agrandi la Lituanie de la Mer baltique à la Mer noire.

Les joueurs vedettes de différents sports sont considérés comme des héros nationaux, par exemple, les grands joueurs de basket-ball, Arvydas Sabonis et Sarunas Maciulionis; et les champions olympiques de 2000, Virgilijus Alekna, médaillé d’or au lancer du disque et Daina Gudzineviciute, médaillée d’or au tir au pigeon d’argile.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Non.

Point de vue canadien :

Aucun à ma connaissance.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Canadiens sont très respectés, mais dans un grand nombre de cas, les Lituaniens ne pourront pas les distinguer des Américains.

Point de vue canadien :

Le stéréotype du Lituanien mou et uniquement intéressé à exploiter les Occidentaux n’aidera pas à établir de bonnes relations de travail.

Nombre de Lituaniens sont très instruits et ont pu étudier en Scandinavie, en Europe de l’Ouest et dans d’autres pays. Ils peuvent aujourd’hui voyager librement à l’étranger et leurs attentes à l’égard des pays occidentaux sont plus réalistes. Beaucoup d’entre eux parlent plusieurs langues et sont très versés dans les arts, la musique classique, le théâtre, etc. Ils sont aussi très travailleurs.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née à Kacergine, dans la région de Kaunas. L'aînée d'une famille de deux enfants, elle a grandi dans cette petite ville de l'Est de la Lituanie, jusqu'à l'âge de dix-huit ans. Elle s'est installée ensuite à Kaunas pour y étudier et obtenir un baccalauréat en physiothérapie et une maîtrise en santé publique de l'Académie lituanienne d'éducation physique. Après quoi, elle a immigré au Canada pour y vivre et travailler. Elle réside actuellement à Burnaby, près de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada). Elle a été soigneuse-adjointe auprès de personnes handicapées.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle est née et a grandi à Toronto (Ontario, Canada). Elle est la cadette d'une famille de quatre enfants. Ses parents sont d'origine lituanienne. Elle possède un baccalauréat en sciences (avec spécialisation en psychologie et sociologie) et une maîtrise en éducation (avec concentration en psychologie de l'orientation) de l'IÉPO, de l'Université de Toronto. En 1993, elle a obtenu une maîtrise avec mention honorable en thérapie lituanienne originale du Centre d'études humaines de Vilnius. Elle termine des études de doctorat en psychologie de l'orientation à l'IÉPO de l'Université de Toronto. Elle a d'abord visité la Lituanie en 1984, alors qu'elle était étudiante dans une école secondaire privée lituanienne en Allemagne. Elle a ensuite voyagé en Lituanie une quinzaine de fois à titre de chercheure, d'organisatrice de conférences, de conférencière, d'enseignante et d'animatrice. Elle réside à Toronto (Ontario, Canada).

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.