Lettonie

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Il n’existe pas de règles rigoureuses ou simples. Comme au Canada, les sujets à aborder au premier contact peuvent être le temps qu’il fait (croyez-vous normal qu’il fasse si froid ou si chaud ou si humide?), le fait qu’il fasse si bon vivre en Lettonie (un peu de flatterie ne fera pas de mal – par exemple, en formulant un commentaire sur les progrès considérables que la Lettonie a réalisés au cours des quelques deux ou trois dernières années, ou sur la stature impressionnante et le travail de la présidente Vaira Vike Freiberga). Les sujets à éviter sont les discriminations alléguées (questions linguistiques, etc.) contre les minorités, émanant généralement de sources russes. L’humour subtil est généralement très utile.

En général, il n’existe pratiquement pas de différences entre un Canadien et un Letton moyens en situation normale. Ce qu’on qualifiera de normal s’applique à la fois au Canada et à la Lettonie. En bref, si vous ne savez pas comment réagir dans une situation donnée en Lettonie, agissez comme vous le faites d’habitude au Canada.

Point de vue canadien :

Il est préférable de s’en tenir aux sujets généraux lors des salutations au premier contact. Les Lettons peuvent être réservés et seront probablement peu enclins à divulguer beaucoup de renseignements personnels, immédiatement. Même si des sujets tels que la famille et le travail ne les offenseront pas, ne soyez pas surpris si la conversation ne s’étend pas beaucoup sur ces sujets au premier contact.

Les Lettons sont très fiers de leur pays, particulièrement à la lumière de son indépendance récente. Un bon moyen d’amorcer une conversation serait de poser des questions sur la Lettonie et de demander à votre nouvelle connaissance son avis sur les lieux et choses importants à visiter, les événements culturels auxquels assister dans les opéras et théâtres locaux et quelques informations sur l’histoire générale lettonne.

En règle générale, n’employez pas le letton à la place du russe ou vice versa. La Lettonie faisait partie de l’Union soviétique et la plupart des habitants, particulièrement ceux de la génération plus âgée, parlent le russe, mais les Lettons forment un groupe ethnique distinct parlant sa propre langue (bien distincte et issue d’une autre famille linguistique) et vivant dans un contexte religieux différent avec ses propres traditions et une personnalité culturelle distincte.

L’humour letton peut être difficile à déceler au début; il faut du temps pour comprendre l’esprit caustique qui imprègne souvent les références culturelles que les ressortissants étrangers ne connaissent pas bien.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Les Lettons ont des comportements différents. Une exposition antérieure aux étrangers est un facteur qui détermine le niveau de confort des gens en ce qui a trait au toucher et aux gestes.

Les Lettons, comme les Canadiens, ont d’ordinaire un sens très aigu de l’espace personnel et, en général, ils se tiennent à quelques pieds de leur interlocuteur. La distance peut même être plus grande lorsqu’ils parlent ou traitent avec des étrangers. Le degré de confort en ce qui a trait au toucher et leur préférence concernant l’espace personnel varient d’une personne à l’autre.

Le contact visuel est important, mais il n’est pas nécessairement une mesure de l’honnêteté des gens. Les Lettons ne maintiennent pas nécessairement un contact visuel constant, mais ils se sentiront mal à l’aise si leur interlocuteur refuse ou hésite à les regarder dans les yeux.

Lors des salutations, l’usage est de se serrer la main, beaucoup plus qu’au Canada, indépendamment du sexe. La règle veut que la personne la plus âgée (ou la femme) soit la première à tendre la main, mais la plupart du temps cette règle n’est pas suivie. Dans certain cas, notamment parmi les intellectuels et les artistes, les hommes et les femmes s’embrassent sur une joue (rarement sur les deux joues). Lorsqu’ils conversent, les hommes ne se touchent pas entre eux. Cette règle s’applique aussi au contact entre les hommes et les femmes et entre les femmes.

Certains gestes sont impolis (agiter l’index pointé, pointer de façon persistante une personne). Les Lettons font relativement peu de gestes et trouvent parfois dérangeants ou même ennuyants les gens qui en font trop. Ils sont conscients toutefois que les ressortissants d’autres pays pourraient faire plus de gestes qu’eux.

Un ton normal de voix et la franchise sont la norme.

Point de vue canadien :

Le trait le plus distinctif des Lettons est leur réserve, ce qui peut être inquiétant pour les Canadiens qui tendent à vouloir esquisser de larges sourires et engager des discussions. En général, les Lettons ne bavardent pas avec les gens qu’ils ne connaissent pas bien et ils ne sont pas gênés par les longs silences qui peuvent survenir dans des conversations avec les étrangers.

Cette réserve se dissipe dans le temps, au fur et à mesure que l’amitié se renforce. Au travail, il est important de ne pas oublier ce caractère réservé dans les activités de planification ou dans la détermination des moyens à prendre pour obtenir l’information dont vous avez besoin. Par exemple, une table ronde ne fonctionnera pas avec un groupe dont les membres ne se connaissent pas bien, et personne ne voudra s’exprimer. Le problème peut être réglé en donnant suffisamment de temps aux membres du groupe pour faire connaissance entre eux avant de les assujettir à ce genre d’activité, ou si vous n’êtes pas sûre que les personnes auront bien fait connaissance, en planifiant d’autres événements qui ne les forceront pas à contribuer.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les démonstrations en public d’affection ou d’autres émotions sont acceptables, mais peu fréquentes. La manifestation de la colère en public est jugée indigne et mal élevée.

Point de vue canadien :

Étant donné la réserve typique des Lettons, il ne devrait pas vous surprendre que les démonstrations de toutes formes d’émotions en public ne soient pas très fréquentes. Il y a cependant des exceptions. Par exemple, dans les rassemblements où les gens consomment de l’alcool, la manifestation d’émotions comme les pleurs et les démonstrations d’affection et de colère sont acceptées sans réserve. Tous ceux et celles qui ont assisté à une partie de hockey en Lettonie peuvent attester de la profondeur réelle des passions auxquelles les Lettons peuvent se laisser aller.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Le style et le rythme de travail diffèrent d’un milieu à l’autre, mais en général, le rythme est plus lent en Lettonie qu’au Canada. Il est important d’être propre sur soi et ponctuel. En général, les Lettons, comme la plupart des Européens, sont plus cérémonieux que les Canadiens. Les hommes et les femmes tendent à s’habiller de façon plus conservatrice en milieu de travail, en été comme en hiver, surtout parmi les générations plus âgées.

Les superviseurs et même les collègues sont au début appelés Monsieur ou Madame, suivi du nom de famille. L’utilisation du prénom vient plus tard et, souvent, avec la permission de la personne la plus âgée. Les générations plus jeunes de Lettons, surtout ceux qui ont voyagé au Canada ou aux États-Unis, utiliseront plus rapidement des formes de salutations plus familières.

La plupart des milieux de travail ont des horaires bien établis; la ponctualité et la fiabilité sont très recherchées par les collègues et les superviseurs. Les horaires flexibles ne sont pas monnaie courante, mais les choses changent.

On s’attend à ce que les délais soient respectés (mais pas au même degré auquel les Canadiens sont habitués) et à ce que les employés fassent des heures supplémentaires pour les observer, souvent sans rémunération.

Point de vue canadien :

L’un des traits les plus frappants des Lettons est leur beauté physique et l’attention qu’ils accordent à l’apparence. Il est difficile de ne pas le voir, surtout durant l’été, à Riga, où les jeunes femmes portent des vêtements des plus révélateurs.

Les Lettonnes consacrent beaucoup de temps et d’argent aux traitements de beauté, ce qui va de visites fréquentes chez le coiffeur aux cures de rajeunissement. (Il faut souligner que ces traitements sont plus abordables en Lettonie qu’au Canada.) En ce qui concerne le milieu de travail cela signifie qu’il faut porter des vêtements habillés. L’habillement « décontracté ne comprend jamais de jeans et de chaussures de sport. Les Lettonnes peuvent s’habiller de façon décontractée en fin de semaine ou en soirée, mais leur toilette est telle qu’elle doit être assortie de chaussures à talons hauts. Au travail, les hommes portent des costumes ou des vêtements aussi élégants que le costume, presque tous les jours, et leurs plus beaux vêtements décontractés, en soirée et les fins de semaine.

En ce qui a trait à la communication en milieu de travail, les Lettons utilisent un langage plus châtié qu’au Canada, et ils ne s’appellent pas par le prénom aux premières rencontres. L’ambiance est plus familière dans les réunions regroupant des collègues, surtout s’ils entretiennent entre eux des rapports étroits, et donne même l’impression d’un rassemblement d’amis, puisqu’on peut y servir de l’alcool. Pour ceux qui ne s’opposent pas à la consommation d’alcool durant les heures de travail, cela facilite les discussions. Ceux qui préfèrent ne pas boire peuvent refuser et, s’ils sont pressés d’accepter, une ferme explication indiquant qu’ils ne boivent pas devrait suffir.

Selon l’organisme, la culture organisationnelle peut aller d’un style très occidental axé sur la productivité (dans le secteur privé, habituellement) à un régime très décontracté (plusieurs organismes gouvernementaux), accompagné d’un plus grand laissez-faire en ce qui concerne l’absentéisme et les retards. Cette tendance est probablement un vestige de la période soviétique durant laquelle le sous-emploi faisait que nombre d’employés n’avaient pas à travailler longtemps au bureau, et que le magasinage pouvait constituer un emploi à plein temps à cause des graves pénuries de biens de consommation.

Les absences fréquentes du travail cachent aussi le fait que beaucoup de Lettons travaillent très régulièrement jusqu’à 21 heures en soirée, et même plus tard, lorsque les circonstances l’exigent. Il ne faut pas oublier non plus, qu’en raison des salaires très bas, de nombreux travailleurs cumulent deux emplois et que beaucoup de jeunes employés, sans exclure les fonctionnaires, poursuivent leurs études universitaires tout en travaillant, de sorte que les absences sont une question de nécessité.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Un supérieur est respecté pour son poste hiérarchique au sein de l’organisation et non pas nécessairement pour ses années d’expérience dans l’industrie ou dans son domaine de travail. Les compétences universitaires et professionnelles sont importantes. Les employés font davantage confiance à un supérieur accessible qu’à un gestionnaire qui tient ses distances. Néanmoins, être ouvert aux idées des subordonnés est un nouveau concept qui n’est pas encore compris et apprécié.

Les employés sont en général très discrets envers leur supérieur mais cela ne veut pas dire qu’ils ne lui font pas confiance. Un supérieur qui n’est pas respecté ne l’apprendra pas de façon directe, mais il est probable que ses subordonnés en parleront entre eux.

Point de vue canadien :

Bien que la culture dans les milieux de travail lettons, particulièrement dans le secteur privé, ressemble à la culture organisationnelle européenne, et que les Lettons accordent beaucoup de valeur à l’éducation et à l’expérience pour réussir, il est important de se rappeler que la vie privée et la vie professionnelle en Lettonie s’entremêlent très étroitement.

Durant la période soviétique, l’État fournissait un grand nombre d’avantages sociaux, principalement par l’intermédiaire des employeurs. Par exemple, il était fréquent que les employeurs paient des repas gratuits, organisent des événements sociaux gratuits ou subventionnés allant jusqu’à offrir des congés annuels à leurs employés, ce qui avait pour conséquence que les maris et les femmes prenaient des congés séparément.

Si, aujourd’hui, ces avantages n’existent plus, il en reste néanmoins la mentalité que chaque employé peut avoir une vie sociale au travail et que l’employeur doit la faciliter. Par conséquent, pour ce qui est des qualités recherchées chez les gestionnaires efficaces, les Lettons travaillent pour leurs supérieurs par obligation; toutefois, ils sont plus productifs et poussés à mieux travailler si les gestionnaires se préoccupent d’eux et créent une bonne atmosphère de travail. Les ressortissants étrangers ne doivent pas oublier que les activités sociales en milieu de travail sont aussi importantes que le travail lui-même et qu’ils doivent faire tous les efforts possibles pour y participer et y amener leur famille, le cas échéant.

Les gestionnaires étrangers doivent ne pas perdre de vue qu’il est essentiel de satisfaire aux besoins des employés et de se montrer prudents s’ils veulent imposer de nouvelles politiques (par exemple, une politique qui interdirait de s’absenter du travail pour faire des commissions, comme ils en ont l’habitude). Il peut s’écouler un temps assez long avant que les employés acceptent un nouveau superviseur et beaucoup plus de temps encore pour que ce dernier puisse s’attendre à des échanges ouverts avec ses subordonnés. Un gestionnaire qui veut faire sa place dans un organisme doit absolument apprendre à connaître ses employés dans le cadre d’activités de groupe, tels que des dîners et autres.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

En général, on observe un « ordre hiérarchique » strict, bien que cela s’inscrive dans des valeurs qui sont en train d’évoluer. Très souvent, des comités sont mis sur pied pour examiner les questions à résoudre, mais les ordres opérationnels sont la prérogative du supérieur immédiat. Des discussions avec les supérieurs pour des réponses ou une information en retour sont acceptables, mais plus souvent qu’au Canada, le supérieur peut être tenté d’adopter une attitude rigide – « je suis le supérieur et les ordres doivent être suivis sans détour. »

Point de vue canadien :

Le milieu de travail tend à être davantage hiérarchisé qu’orienté sur le travail en équipe, et les idées sont imposées du haut vers le bas. Le supérieur prend toutes les décisions et les employés les exécutent.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : Les Lettons ont toujours respecté l’égalité des sexes et très bien considéré les femmes dans le secteur des affaires et le domaine politique (je soulignerais ici, que ce sont des femmes qui occupent les postes actuels de président de la République, de président du Parlement (Saeima), de ministre des Affaires étrangères, de ministre de la Culture et quelques autres postes de ministre).

Religion : Il n’existe pas de tabous en matière de religion. Les Églises principales sont l’Église luthérienne et l’Église catholique romaine, quoique les autres soient également respectées. En général, la religion ne tient pas une place vitale dans la vie des Lettons.

Classe : Il n’y a pas de distinction de classe dans la société lettonne. Certains pensent qu’ils appartiennent à la « classe de l’élite », mais cela ne fait aucune différence en milieu de travail.

Origine ethnique : Les questions liées à l’origine ethnique sont assez importantes en Lettonie en raison de la présence d’une population importante de Russes qui ne sont pas prêts à accepter l’idée d’une république de Lettonie libre et indépendante, et que la langue officielle du pays soit le letton. Il s’agit d’un domaine qu’il est préférable d’éviter dans les conversations.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Il s’agit là d’un sujet difficile à comprendre pour des ressortissants étrangers. Les nouveaux venus seront surpris par le nombre considérable de jeunes femmes qui occupent des postes d’autorité. La plupart des jeunes femmes ont très peu de dettes et assume des coûts très bas de logement, ce qui leur permet d’acquérir beaucoup d’autonomie avant le mariage ou dans leur vie de célibataire.

La galanterie est encore très présente en Lettonie. Des manières depuis longtemps oubliées en Amérique du Nord sont encore suivies en Lettonie : les hommes ouvrent les portes aux femmes et les invitent à dîner. Les bonnes manières s’accompagnent d’une saine dose de flirt. Je ne peux pas offrir de conseils à ce sujet, mais il est utile de savoir qu’un flirt sans conséquence est la norme, ce qui signifie que les hommes ont l’habitude de faire des compliments aux femmes et que les femmes s’attendent à en recevoir.

En général, on s’attend à ce que les hommes aident les femmes à sortir et entrer dans une voiture, leur offrent la main ou le bras pour traverser la rue et insistent (et non pas simplement proposer) pour leur porter leurs sacs lourds et pour payer pratiquement tout. Je dirais aux étrangères qui se trouveraient dans de telles situations de garder à l’esprit que ce sont là des normes culturelles et qu’elles n’ont rien à donner en retour. Accepter l’aide gracieusement et remercier pour un dîner sont beaucoup plus acceptables que de passer la moitié du temps à se battre dans le but de payer l’addition; vous ne gagnerez pas et vous ne ferez qu’embarrasser votre hôte.

Religion : La jeune génération de Lettons n’est pas très religieuse au sens traditionnel, sauf en ce qui a trait à l’observation répandue des traditions et des fêtes païennes, le paganisme étant la religion lettonne originale. Au solstice d’été, par exemple, la capitale est pratiquement fermée pour quelques jours et il faut une bonne partie de la semaine à l’ensemble du pays pour récupérer après avoir passé une nuit entière à consommer de grandes quantités d’alcool et à sauter par-dessus des feux de camp.

Classe : Au plan économique, une nouvelle classe moyenne et une classe de nouveaux riches se sont formées depuis l’indépendance de la Lettonie. Quelques membres de ces classes ont fait de l’argent par des moyens douteux au cours de la période de privatisation des années 1990. D’autres, particulièrement les jeunes, ont mis à profit leur éducation et leur expérience afin d’obtenir des emplois lucratifs dans le secteur privé et, leur endettement étant négligeable et les prix de logement relativement bas et contrôlés, ils peuvent profiter de leur salaire.

Les jeunes, qu’ils en aient les moyens ou non, aiment faire croire qu’ils vivent bien. Les femmes investissent une grande partie de leur salaire dans leur apparence et leurs vêtements. La plupart des gens possèdent des téléphones mobiles et les utilisent sans réserve, et une pléthore de magasins de mode à Riga fournit une bonne indication du pouvoir d’achat des Lettons.

Origine ethnique : L’origine ethnique demeure une question difficile en Lettonie. Après avoir partagé le pays avec un nombre presque égal de Russes pour une grande partie du siècle, l’équilibre du pouvoir a basculé en 1991. Durant la période soviétique, les Russes occupaient presque tous les postes d’autorité. Depuis l’indépendance, les Lettons ont appris à gérer leur pays, alors que les Russes, à de nombreuses exceptions près, contrôlent le gros des industries de services et l’économie de zone grise. La plupart des Russes plus âgés n’ont jamais appris le letton, bien qu’ils aient vécu une grande partie de leur vie dans le pays. Le gouvernement letton essaie de résoudre ce problème en adoptant des lois rigoureuses sur la citoyenneté, qui exigent une connaissance solide du letton, et il étudie en même temps les moyens de garantir que la prochaine génération de Russes sera bilingue et capable de s’intégrer à l’économie.

L’histoire partagée avec les Russes a produit un certain nombre de contradictions. Comme le russe était dominant, les Lettons ont incorporé un certain nombre de termes russes dans leur vocabulaire courant. Il est intéressant de noter que, peut-être parce qu’elle est plus éloignée des réalités de l’occupation soviétique et de la période stalinienne, la jeune génération de Lettons trouve amusants certains aspects de l’ex-Union soviétique. Quelques bars commémorant la période soviétique ont fait leur apparition et il n’est pas étonnant de voir de jeunes Lettons célébrer, en plaisantant, d’anciennes fêtes soviétiques.

De plus, on compte un grand nombre de « Lettons étrangers », terme désignant les Lettons et leurs enfants qui ont émigré à l’étranger, y compris au Canada, durant la période soviétique. Ils ont commencé à rentrer en grand nombre au cours des premières années qui ont suivi l’accession à l’indépendance de la Lettonie et, la plupart d’entre eux, ont été bien accueillis. On pourrait citer des douzaines d’exemples de Lettons étrangers qui ont réussi à bâtir une nouvelle vie en Lettonie et qui ont indubitablement contribué à la revitalisation de la nouvelle nation. La Lettonie est l’un des quelques pays à avoir prospéré une fois libérés du joug soviétique, et certains universitaires reconnaissent la contribution des Lettons étrangers grâce à leur éducation et à l’expérience acquises dans les pays de l’Ouest. Toutefois, des tensions se sont manifestées à cause des divergences qui n’ont pas manqué de surgir entre une partie de la population qui a vécu sous le régime soviétique, et l’autre qui a grandi sous des régimes très différents de gouvernements occidentaux.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Les relations doivent être cordiales mais, comme au Canada, l’importance des relations personnelles est une question ouverte qui dépend des circonstances et de chaque situation.

Point de vue canadien :

L’importance d’établir des relations personnelles avec des collègues ou des clients clés doit être soulignée.

Peut-être parce que la Lettonie est un petit pays, la plupart des gens tendent à garder les mêmes amis toute leur vie. La plupart des Lettons passent leurs fins de semaine à l’extérieur de la capitale, Riga, pour retourner dans leur ville d’origine et passer quelque temps avec de vieux amis. De plus, dans un pays où il est difficile de s’isoler, il n’est pas très sain de se faire des ennemis.

En Lettonie, l’amitié et la loyauté sont précieuses. Il peut falloir beaucoup de temps avant de connaître une personne, mais une fois ce cap passé, l’amitié qui en découlera sera très profonde. Les amis lettons s’impliquent considérablement dans leur vie respective et très peu de circonstances modifieront cette attitude.

Le meilleur moyen de s’intégrer à la vie lettonne, au travail et dans le privé, est de se faire des amis. Vous pourriez devoir amorcer les choses étant donné que la plupart des Lettons sont trop réservés pour le faire. Invitez-les à prendre un café, demandez leur conseil au sujet de représentations de ballet par exemple, et acceptez toutes leurs invitations à vous faire visiter la ville. S’il vous arrive de vous faire un bon ami, il est probable que vous serez présenté à sa famille et à ses amis, puis admis dans son cercle social.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

En général, non! À tout point de vue. Les Lettons, plus que les Canadiens, méprisent de telles pratiques. Toutefois, ils sont conscients du fait que ces pratiques existent.

Point de vue canadien :

Certains pourraient soutenir que mêler la vie personnelle à sa vie au travail n’est pas professionnel et peut même constituer une source possible de corruption. Ils pourraient avancer pour preuve l’influence qu’a eue l’ancien régime soviétique en créant une sorte de société sans argent, dans laquelle les gens devaient échanger des biens et des services pour survivre; dans ce genre de système, plus vous connaissiez de personnes, plus « riche » vous deveniez grâce à votre pouvoir d’acquérir des biens de consommation très convoités.

La plupart des Lettons, qui ont connu un tel système toute leur vie, n’y voient rien d’anormal. De plus, la corruption bénigne qui consiste, par exemple, à se libérer d’une contravention pour excès de vitesse est très répandue et, bien que les gens s’en plaignent, ils tendent à l’accepter comme une réalité de la vie.

Dans cette atmosphère, il n’est pas surprenant que des faveurs particulières soient échangées entre amis et collègues de travail. Toutefois, cela ne doit pas nécessairement constituer un problème pour les ressortissants étrangers qui travaillent en Lettonie, étant donné que les Lettons connaissent bien les normes internationales et ne s’attendront probablement pas à un traitement de faveur d’un ressortissant étranger.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Confronter un collègue en privé est acceptable, mais jamais en public. D’ordinaire, les Lettons n’expriment pas leur mécontentement aussi ouvertement que les Canadiens. Il n’existe pas de règles précises ou d’avis que je puisse vous donner sur la façon de traiter ces situations.

Point de vue canadien :

Confrontez le collègue directement, mais en privé.

Il sera peut-être difficile de savoir, au début, si un collègue a des reproches à vous faire, parce qu’il est peu probable qu’il vous en parle. Le collègue exprimera son ressentiment par le silence, en vous évitant et en vous excluant de certaines activités sociales au travail.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

La rémunération et la crainte de l’échec figurent en tête de liste des facteurs de motivation, suivies par la loyauté et le dévouement. La satisfaction au travail ou de bonnes conditions de travail ne sont pas encore reconnues comme de bons incitatifs pour augmenter le rendement.

Point de vue canadien :

Dans la nouvelle économie, plusieurs facteurs incitent les collègues à mieux travailler. Pour ceux qui préfèrent le secteur privé, ce sont les salaires deux fois plus élevés, voir plus, que dans la fonction publique qui les motivent à changer de secteur.

Dans la fonction publique, les nombreux Lettons qui y travaillent, malgré les très mauvais salaires qui leur sont versés, le font pour leurs convictions idéologiques et leur désir de contribuer au développement de leur pays nouvellement indépendant ou parce que les possibilités d’avancement sont grandes (tout le monde rêve de devenir secrétaire d’État ou même d’entrer sur la scène politique au niveau national à un très jeune âge). D’autres fonctionnaires reconnaissent que les avantages de la fonction publique l’emportent sur les mauvais salaires : ils travaillent dans un milieu plus souple et ils ont des possibilités accrues de voyager à l’étranger et, peut-être, d’avancer dans leur carrière à long terme.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Il existe des douzaines de bons livres en anglais sur la Lettonie et les Lettons, mais qui ne sont malheureusement disponibles qu’en Lettonie. Certains le sont dans la bibliothèque du Centre culturel letton, à Toronto. Il n’existe pas de films ou d’émissions de télévision à l’extérieur de la Lettonie. Le meilleur guide de voyage sur la Lettonie s’intitule Latvia in Pocket, mais il y en a d’autres. Il y a littéralement des centaines de sites Web – mais je recommanderais de commencer par le site de recherche sur la Lettonie (Search Latvia Web) (www.search.lv).

Point de vue canadien :

Comme la Lettonie est un très petit pays et qu’elle n’est pas très bien connue au Canada, il n’existe pas beaucoup de sources de renseignements à consulter de ce côté de l’océan. Toutefois, un livre est disponible au Canada. Il s’agit de Walking since Daybreak, de Modris Eksteins, qui fournit au lecteur un récit magnifiquement écrit de l’histoire d’un immigrant letton.

À Ottawa, l’Ambassade de Lettonie fournit des renseignements touristiques et des informations commerciales à jour sur la Lettonie. Elle publie aussi une liste à jour des sites Web lettons. Vous trouverez utile de communiquer avec l’ambassade étant donné qu’elle présente des films à Ottawa et qu’elle peut vous ajouter sur sa liste des personnes qui s’intéressent à divers autres événements.

Le gouvernement canadien tient un dîner annuel pour les États de la Baltique sur la Colline parlementaire. Pour conclure, le câblodistributeur Rogers offre une émission d’une demi-heure sur la Lettonie produite à Toronto (sur le canal Omni, tous les dimanches matins, à Ottawa). Il serait peut-être utile de contacter votre câblodistributeur local.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Les multiples activités culturelles et sociales durant l’année, et plus particulièrement en hiver, sont très bien annoncées dans les divers médias. Ces informations sont aussi disponibles sur les sites Web. La variété et la multiplicité de ces activités risquant de vous décourager, particulièrement dans la capitale Riga, je vous conseillerais alors de demander à vos collègues ou à des connaissances de vous en recommander. La plupart d’entre eux seront heureux de vous aider, et certains seront très flattés que vous demandiez leur aide.

Pour ce qui est de la cuisine, la Lettonie compte de nombreux restaurants de classe internationale qui offrent des spécialités locales et internationales.

Point de vue canadien :

À Riga, l’Ambassade du Canada est un bon point de contact, particulièrement pour les gens d’affaires. Elle organise des activités à l’intention du monde des affaires letton et canadien. Un certain nombre de guides mensuels sont aussi disponibles gratuitement au centre-ville de Riga, en divers endroits que fréquentent les touristes tels que les hôtels. Ces guides sont rédigés localement, plus précis et plus intéressants que ceux vendus dans les librairies au Canada; je trouve aussi préférable d’économiser les trente dollars que vous débourseriez pour en acheter un et de vous procurer les guides gratuits, à Riga (souvent disponibles à l’Ambassade de Lettonie à Ottawa).

Le meilleur moyen de se familiariser avec la Lettonie est avec un nouvel ami letton, qui pourra devenir votre « interprète culturel ». Plusieurs passe-temps lettons se pratiquent pendant les temps libres de fin de semaine. Les Lettons passent beaucoup de temps à l’extérieur des villes durant l’été et s’adonnent beaucoup aux activités de plein air.

Je tiens à souligner également la place dominante que tient le sauna dans la vie des Lettons depuis des siècles, de telle sorte que les femmes enceintes y accouchaient. Aujourd’hui, c’est dans la vie sociale que le sauna joue le rôle le plus grand et il sert à diverses activités, réceptions et autres parties joyeuses. Si des gens vous invitent à une soirée ou à une réception, je vous conseillerais, comme règle générale, de vous informer sur les activités prévues; dans le doute, munissez-vous toujours d’un maillot de bain, parce que vous pourriez trouver difficile de ne pas prendre de sauna avec les autres, que vous le vouliez ou non. Selon l’entreprise, les hommes et les femmes peuvent en prendre un ensemble et cela convient parfaitement même dans un cercle d’affaires. Typiquement, le sauna en soirée n’est pas une baignade rapide et les festivités peuvent s’y poursuivrent tard dans la nuit en consommant de la bière et d’autres boissons. Attendez-vous à en sortir la peau plissée, mais plus propre que vous ne l’avez jamais été.

Vous pouvez commencer par vous familiariser avec la vie en Lettonie en fréquentant des cafés et des restaurants cités dans les guides locaux. Vous devez absolument assister aux concerts, aller à l’opéra et au théâtre. Il est très facile d’acheter des billets sur place. Si vous aimez le hockey, il vous sera facile de vous divertir en Lettonie en allant soutenir votre nouvelle équipe.

En plus des divers guides publiés chaque mois qui vous aideront à vous déplacer dans la ville et vous renseigneront sur les activités culturelles, sportives ou sur de brèves excursions à l’extérieur de la ville et les boîtes de nuit, je vous recommande l’hebdomadaire de langue anglaise, The Baltic Times, que l’on trouve partout dans les kiosques à journaux des tous les pays baltes.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les héros historiques sont nombreux, une longue leçon d’histoire serait donc nécessaire. La présidente actuelle Vaira Vike-Freiberga pourrait être considérée comme une héroïne nationale (voir le point 4 ci-dessous).

Point de vue canadien :

L’histoire de la Lettonie a produit un certain nombre de héros politiques qui ont aidé à façonner un pays indépendant, mais les héros contemporains nationaux aux yeux de tous les Lettons sont les joueurs de hockey. La grande partie de la population qui s’intéresse à ce jeu, vénère l’équipe nationale de hockey de la Lettonie. Dans une certaine mesure, en effet, le hockey a aussi une certaine dimension politique, puisque les victoires sur les équipes russes sont particulièrement importantes et spécialement célébrées.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Les Lettons ont une très haute opinion du Canada et des Canadiens. Il y a de nombreuses raisons à cela, la première étant que le Canada a été le premier pays à reconnaître l’indépendance de la Lettonie à la suite de l’effondrement de l’Union soviétique et a soutenu la candidature de la Lettonie auprès de l’OTAN. De plus, l’actuelle présidente de la Lettonie est une « Canadienne ». Elle a grandi, fait ses études et passé la plus grande partie de sa vie au Canada et a renoncé à sa citoyenneté canadienne pour accéder à la présidence de la Lettonie.

Point de vue canadien :

Le lien principal entre le Canada et la Lettonie est le fait que la présidente actuelle de la Lettonie soit une ancienne citoyenne canadienne. La présidente Varia Vike-Freiberga, née en Lettonie durant la Deuxième Guerre mondiale, a immigré au Canada dans son enfance. Élue présidente en 1999, elle a relevé le profil de sa charge au-delà de la figuration durant les années subséquentes, et elle est probablement la plus connue parmi les leaders des pays baltes.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Canadiens peuvent à l’occasion être jugés égocentriques, mais pas dans un sens péjoratif.

Point de vue canadien :

Le principal stéréotype que les Canadiens ont de la Lettonie est qu’elle fait ou a fait partie de la Russie. Certains Canadiens présument que, même si la Lettonie ne fait pas partie de la Russie, elle lui ressemble beaucoup et que la langue qu’on y parle est probablement semblable au russe.

Les Lettons seront offensés, avec raison, par cette affirmation puisqu’elle implique que la Lettonie n’est par un pays réel. La langue et la culture lettonnes sont très différents de la langue et de la culture russes, et ses traditions ne sont ni connues ni pratiquées en Russie.

On ne peut pas dire non plus que l’histoire de la Lettonie soit toute noire ou toute blanche, et l’occupation russe est aussi de l’histoire lettonne. La plupart des Lettons ont au moins quelques souvenirs agréables de cette période et un petit nombre, principalement des Lettons de la vieille génération, ressentent une profonde nostalgie pour cette époque. Effacer les cinquante dernières années comme étant simplement teintées par l’occupation soviétique reviendrait aussi à faire table rase des réalisations qui ont permis aux Lettons de se préparer à l’indépendance acquise en 1990.

Il est important d’aborder avec beaucoup de tact les événements historiques concernant l’Union soviétique et l’occupation russe parce qu’ils ont eu des impacts réels et durables qui se ressentent encore aujourd’hui.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né à Aluksne, en Lettonie. Il a grandi dans cette petite ville jusqu'à l'âge de 13 ans, dans le Nord-Est du pays. Il a fui avec sa famille l'occupation soviétique de la Lettonie durant la Deuxième Guerre mondiale et ils ont été hébergés pendant quatre ans en Allemagne, dans divers camps de réfugiés. Il a immigré au Canada pour vivre, étudier et travailler dans la région de Toronto (Ontario). Il possède un baccalauréat en sciences dans le domaine du génie électrique de l'Université de Toronto. En tant qu'ingénieur-conseil professionnel, il a commencé par travailler dans diverses entreprises de génie et d'architecture et, plus tard, il a dirigé sa propre entreprise de consultation en génie pendant plus de 25 ans. Il réside actuellement à Mississauga (Ontario), où il continue de s'intéresser à la profession d'ingénieur dans le cadre d'une demi-retraite. Il est toujours actif au sein de la communauté lettonne et continue régulièrement à faire affaire en Lettonie. Il est marié, a deux enfants et quatre petits-enfants.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle est née en Nouvelle-Écosse. Elle est l'aînée d'une famille de trois enfants. Elle a grandi dans cette même province et a poursuivi des études à l'Université Acadia, puis a obtenu une maîtrise à l'Université Carleton, à Ottawa (Ontario). Elle a vécu pour la première fois à l'étranger en 1988 pour travailler dans les camps de réfugiés qui recevaient en grande partie la vague croissante de réfugiés d'Europe de l'Est, avant la chute du mur de Berlin. Votre interprète culturelle a vécu en Union soviétique en 1990, en Ukraine juste après son accession à l'indépendance en 1991-1992 et, en Russie, au milieu des années 1990. Après quoi, elle a travaillé dans le cadre d'un projet en Lettonie et a souvent voyagé dans ce pays pendant trois ans. En 2001, elle s'est installée en Lettonie, où elle a résidé pendant un an. Récemment, elle est revenue à Ottawa, après un séjour en Tunisie avec son mari et son fils, pour travailler sur un nouveau projet en Russie.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.