Libye

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Les Libyens sont accueillants et généreux envers les étrangers, et n’hésitent pas à les aider à s’acclimater au mode de vie libyen; les étrangers, toutefois, doivent savoir de quels sujets ils peuvent parler lorsqu’ils rencontrent des Libyens. Il faut aborder les gens différemment, selon leur âge, leur éducation et selon leur sexe.
Nombre de sujets peuvent servir à démarrer une conversation avec des Libyens. Parler du climat est un bon début de conversation surtout par les journées chaudes de l’été et du rafraîchissement sur une des splendides plages libyennes. On peut également mentionner les sites intéressants et les anciennes villes archéologiques (p. ex. Sabrata et Liptes). Certains s’intéressent également à vous entendre parler de votre pays.

En outre, en parlant à des gens d’âge moyen ou des jeunes, vous pouvez les intéresser à la conversation en mentionnant le temps et en passant ensuite aux sports, comme le soccer que les gens d’ici appellent football. Ce jeu est le sport de prédilection des Libyens qui aiment beaucoup y jouer et parler des matches qu’ils voient. Les clubs de football les plus connus de Libye sont Al-Ittihad, Al-Ahli, Al-Madina et Al-Wahda. Benghazi, la deuxième ville en importance de Libye, compte plusieurs équipes, notamment Ahli-Bengazi, Al-Nsser, Al-Tahadi et Al Hellal qui sont les plus populaires et les plus anciens de la ville.
Par ailleurs, certains sujets devraient être évités comme la sexualité en général, également la religion et la politique.

Point de vue canadien :

Parler de la famille (mais pas de façon trop personnelle) constitue une bonne façon d’entamer la conversation. Si la famille a des enfants, on peut poser des questions les concernant. « De quelle partie (ville ou village) de la Libye venez-vous ? », « Où avez-vous appris l’anglais ? », « Où avez-vous fait vos études et lesquelles ? », voilà de bons exemples de questions. Vous devrez vous aussi  subir ces questions. Les conversations qui portent sur le travail ne devraient pas traîner, surtout si elle ne se déroule pas dans le cadre d’une réunion de travail.

En ce qui me concerne, j’essaie d’éviter les questions de religion et de politique. La religion parce que si vous entamez ce sujet, certains Libyens pourraient vouloir vous faire adopter leur religion! D’autres voudront médire à propos de votre religion; mais les Libyens éduqués ne s’aventureraient pas si loin. La politique parce que la plupart des gens souhaiteraient le changement politique tant attendu mais ne souhaitent pas divulguer ces espérances en public. Si vous vous trouvez seul en compagnie de votre hôte (dans une voiture par exemple) vous pouvez aborder ce sujet si vous jugez le moment propice.
L’humour constitue toujours un bon moyen de lier connaissance; il faut toutefois éviter l’humour sexuel vulgaire. L’humour sur la politique, surtout s’il s’agit des Américains, est apprécié, mais pas d’histoires drôles sur le régime national actuel.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Il faut maintenir un espace entre vous et votre interlocuteur, surtout quand c’est une personne du sexe opposé. Le contact du regard lorsque vous parlez à quelqu’un est important. Les Libyens vous regardent dans les yeux lorsqu’ils vous parlent, pour marquer leur intérêt pour ce que vous dites et démontrer leur respect. En conversant avec une personne de l’autre sexe (une femme), il vaut mieux ne pas maintenir un regard appuyé, que vous soyez étranger ou Libyen. En dehors des villes, dans les villages, vous devez éviter de regarder les femmes dans les yeux et tout genre de conversation.

Le contact physique entre Libyens est chose commune, poignée de mains, tapes sur les épaules et marche bras dessus bras dessous. La poignée de mains est la forme de contact physique la plus fréquente et la plus acceptable en Libye. D’autres formes de contact physique sont acceptables quand les gens se connaissent bien. À certaines occasions, on peut voir des gens du même sexe se donner l’accolade ou s’embrasser sur la joue, c’est normal et ce n’est pas signe d’homosexualité. Certains Libyens gesticulent des mains pour s’exprimer. D’autres peuvent parler à haute voix, particulièrement au marché.

Point de vue canadien :

Distance entre les interlocuteurs : La même qu’au Canada, lorsque votre interlocuteur est un homme, tandis qu’en parlant à une femme vous devez garder une plus grande distance entre vous et elle, à moins d’être une femme vous aussi. Si vous l’êtes, un Libyen va normalement garder ses distances en s’adressant à vous.
Contact du regard : que ce soit lors d’une réunion d’affaires ou sociale, le regard est très important. Vous devez regarder votre interlocuteur dans les yeux lorsque vous lui parlez, autrement il pensera que vous êtes faible ou peu sûr de ce que vous dites. Lors d’une première rencontre, je serre les mains seulement; je n’essaie pas de toucher l’autre personne, de quelque manière que ce soit (tape sur le dos, main sur l’épaule, par exemple) à moins que l’interlocuteur ne le fasse en premier. 

En ce qui concerne les gestes, les expressions du visage et le ton, je vous dirais qu’il n’est pas mauvais que vous restiez fidèle à vous-même (c'est-à-dire Canadien). Advenant que vous ayez un patron libyen, il se fera un point d’honneur de hausser le ton à votre endroit, de temps à autre. Cela ne signifie pas qu’il est particulièrement mécontent de votre rendement ou d’autre chose concernant votre travail, mais c’est plutôt pour envoyer un message aux Libyens qui se trouvent dans le bureau voisin; ce message étant « Je suis son patron », « Je suis puissant ». En l’occurrence, vous devez réaliser que vous n’êtes pas visé et rester clame; poursuivez votre conversation normalement.  Si vous êtes le patron et que vous dirigez des employés libyens, ne montez jamais le ton. Vous y perdriez en crédibilité aux yeux de tous les autres employés libyens.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les marques publiques d’affection ne sont pas admissibles, les mœurs libyennes les interdisent. Le baiser ou l’enlacement en public d’une personne du sexe opposé est inacceptable, même s’il s’agit de gens mariés. La religion interdit ce type d’activités.  Les Libyens utilisent beaucoup les expressions faciales pour exprimer leurs sentiments. Des sentiments comme la tristesse ou la joie peuvent s’exprimer en public et les femmes les expriment généralement plus souvent que les hommes. Dans les cas de décès ou de mariages, ils expriment librement leurs sentiments. Toutefois, des réactions comme la colère ne devraient pas s’exprimer en public étant donné qu’il s’agit là d’une conduite jugée impolie.

Point de vue canadien :

Elles ne sont certainement pas acceptables en public. Dans la rue, vous verrez surtout des hommes (peut-être une femme pour 100 hommes). Dans 99 p. cent des cas, les quelques couples qui se promènent ne se tiennent pas la main. Vous pouvez tenir la main de votre épouse dans la rue, mais ne vous étonnez de voir les passants vous regarder. Il faut éviter de s’embrasser. Il serait très mal vu que vous vous mettiez en colère avec un Libyen. Les Libyens aiment bien rire mais ne le font pas en public; seulement quand ils sont en petites assemblées.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Les Libyens s’habillent de façon conservatrice et propre. De plus, certains emplois exigent d’être habillé de façon formelle tandis que d’autres tolèrent des tenues plus décontractées. Lors d’une réunion formelle ou dans vos contacts avec un supérieur, il faut utiliser le titre « monsieur » ou « madame » avant le prénom ou le nom. Dans le cas d’une relation amicale, le nom de famille ou le prénom suffit. La notion de temps est essentielle, et les travailleurs doivent finir leur travail dans les délais. On s’attend à ce que les travailleurs soient ponctuels, qu’ils arrivent et partent à l’heure et qu’ils ne s’absentent pas sans excuse valable, que le nombre de jours d’absence ne dépasse pas ceux autorisés par le code du travail. Vous pourriez voir des gens qui ne respectent pas les horaires ou les délais, mais c’est surtout au gouvernement et dans le secteur public, étant donné que la productivité y est très faible à comparer aux sociétés pétrolières, banques, coentreprises et autres sociétés du secteur privé.

Point de vue canadien :

Tenue vestimentaire au bureau :
Cela dépend de l’emploi que vous occupez. Les Libyens apprécient les costumes, mais ne s’attendent pas à ce qu’un étranger en porte, à moins qu’il ne soit dans la vente ou qu’il occupe un poste en contact quotidien avec la direction d’une entreprise libyenne. Il n’est pas seyant pour une femme de porter autre chose que des robes ou pantalons longs et des blouses à manches longues. 

Parler aux collègues ou aux superviseurs :
Même chose qu’au Canada; tant le collègue que vous-même voudrez établir une bonne relation de travail et ainsi vous lier d’amitié. Il faut espérer que la majorité de vos collègues parlent anglais ou vous parler l’arabe; dans la négative, cela pourrait entraver la compréhension des nuances de la langue.
La notion du temps : malheureusement, elle est problématique en Libye. Une réunion prévue pour une certaine heure débutera en retard pour des raisons professionnelles ou personnelles invoquées par l’un des participants ou même plusieurs. En outre, les Libyens ont la réputation de fixer des délais sans même vous consulter. En l’occurrence, vous devez envoyer une lettre ou une note de service à la partie concernée pour lui expliquer les tenants et les aboutissants et fixer une autre date, plus raisonnable.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

En général, l’éducation et la bonne tenue sont les qualités les plus appréciées chez un supérieur ou un gestionnaire, qu’il soit étranger ou Libyen. Dans certains bureaux, un supérieur doit s’établir un bon réseau de contacts. Dans certains cas, surtout dans les sociétés d’État, certains postes peuvent être confiés à quelqu’un, même si cette personne n’est d’aucune façon compétente. Le gestionnaire peut s’informer de ce que pense de lui son personnel en entretenant des relations directes avec les gens qui l’entourent, et en communiquant clairement et précisément avec eux.

Point de vue canadien :

Gestionnaire ou supérieur local : Un gestionnaire devrait idéalement posséder toutes les qualités mentionnées ci-dessus (rubrique Premier contact); parmi ces qualités, cependant, certaines ne sont l’apanage que des gestionnaires nouvellement nommés. Au fil du temps, le « travail acharné » tend à s’évaporer. Ceci est dû en grande partie à la façon dont les gestionnaires sont rémunérés. Par exemple, un préposé au nettoyage peut recevoir un salaire d’environ 300 $ canadiens alors que le gestionnaire n’est payé que 500 $ canadiens. Cela ne stimule en rien le travail acharné.

Gestionnaire ou superviseur expatrié : Ce type de gestionnaire devrait lui aussi posséder les qualités mentionnées ci-dessus. Les employés libyens savent que votre salaire est nettement plus élevé que le leur et, ainsi, s’attendent à ce que vous travailliez plus fort et plus longtemps. Il vous revient de décider quand vous devez arrêter.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les décisions sont prises par le gestionnaire ou par le chef de service du bureau. En général, les idées viennent des gestionnaires et des chefs de services, mais il se peut également qu’elles viennent de niveaux inférieurs. Non seulement vous pouvez consulter le superviseur pour obtenir des réponses et des commentaires, mais on vous recommande de le faire.

Point de vue canadien :

Dans une relation de travail expatrié-Libyen, les décisions seront prises par le Libyen après consultation de l’expert étranger. On peut avoir recours au superviseur libyen pour obtenir des réponses d’ordre logistique ou lorsqu’il est question de décisions de moindre importance, cependant, cela ne convient pas lorsqu’il s’agit de questions relevant directement des motifs qui ont présidé à votre engagement; c’est vous l’expert et vous devriez être en mesure de résoudre le problème ou trouver une solution de recharge adéquate.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes :
Bien que la loi prévoie que les Libyennes ont les mêmes droits que les Libyens, certains bureaux ne peuvent pas être gérés par des femmes, comme ceux où le travail exige une force physique masculine. Les Libyennes ont les mêmes droits que les hommes en termes de promotion ou de candidature à des postes, et de les obtenir. De plus, les travailleuses sont traitées de façon spéciale par les patrons, du fait de leurs autres responsabilités de mères et d’épouses.

Religion :

L’Islam est la religion officielle de la Libye. De fait, tous les Libyens sont des musulmans pratiquants. Toutefois, en milieu de travail et ailleurs, les autres religions sont également respectées. On s’attend à ce que les étrangers respectent notre religion, par exemple, il ne faut ni fumer ni manger dans les lieux publics durant le Ramadan.

Classe :
En milieu de travail, l’éducation est importante et ceux qui sont instruits sont respectés à l’intérieur et à l’extérieur du bureau. La statut économique n'impacte pas sure le travailleur au bureau. La majorité des Libyens appartiennent à la classe moyenne.

Les origines ethniques :
En général, les origines ethniques n’ont aucune importance au bureau, surtout s’il se trouve à Tripoli, la capitale. Toutefois, ailleurs, vous pouvez entendre mentionner les origines ethniques. Les coutumes, cultures et traditions varient d’une ville à l’autre.

Point de vue canadien :

Égalité entre les sexes :
Les salaires des femmes sont faibles. Lors d’un événement spécial, les hommes et les femmes doivent rester séparés. Les femmes ne peuvent pas dire ce qu’elles pensent, contrairement aux hommes. Les femmes doivent s’habiller adéquatement tout le temps alors que les hommes eux peuvent s’habiller de façon plus décontractée.

Religion :
L’Islam est la seule religion et elle influe largement la vie des Libyens. Ils doivent arrêter leurs activités 5 fois par jour pour prier, et au cours du Ramadan, ils doivent jeûner durant la journée. Plus que tout autre facteur, la religion affectera le travail quotidien.

Classes :
Les classes sociales ne sont pas aussi importantes que les origines ethniques

Origines ethniques :
Un gestionnaire sera enclin à engager des gens de son village ou de son groupe ethnique. En outre, si un Libyen appartient au même groupe ethnique que Kadhafi, il a certainement plus de chances de réussir son ascension de l’échelle professionnelle.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

En Libye, il n’est pas nécessaire d’établir des relations personnelles avec le client quand il s’agit de traiter des affaires. En revanche, il faut établir des relations avec les collègues, ce qui peut élargir vos possibilités d’affaires. Une relation personnelle peut permettre au travailleur étranger de mieux comprendre les attentes du patron au chapitre des responsabilités.

Point de vue canadien :

Cet aspect est très important. Il est plus que probable que les Libyens feront le premier pas dans une relation personnelle en vous posant des questions sur votre famille et vos enfants. Si, comme nous, vous n’avez pas d’enfants, ils s’enquièrent sur les raisons qui font que vous n’en avez pas. En ce qui les concerne, le fait d’avoir des enfants est très important et ils ne comprennent pas pourquoi les couples se marient et n’ont pas d’enfants. Il leur est important d’établir cette relation pour pouvoir déterminer vos valeurs et intérêts personnels. Votre emploi n’est-il qu’un simple emploi ou souhaitez-vous sincèrement travailler avec eux ? S’ils ne posent pas d’eux-mêmes des questions vous concernant, vous vous devez de leur fournir des renseignements sur vous. Ainsi, ils s’ouvriront à vous et vous raconteront leurs histoires.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

En Libye, les privilèges, promotions ou augmentations de salaire relèvent des gestionnaires ou des chefs de services locaux; ainsi, le gestionnaire étranger n’a pas à s’occuper de telles questions. Certains collègues et employés peuvent s’attendre à un traitement de faveur de votre part, plus particulièrement si vous entretenez une bonne relation avec eux.

Point de vue canadien :

Il faut d’abord définir le mot « collègue » dans le contexte libyen : si vous avez été engagé par une entreprise pour exécuter une tâche précise, vos collègues libyens considèreront que vous n’êtes pas un collègue mais plutôt un « employé contractuel ». Si vous travaillez pour une entreprise canadienne en Libye et que vous en êtes le patron, les Libyens considèrent que vous êtes un collègue mais que vous avez le pouvoir de les renvoyer.

Le paragraphe suivant assume que vous travaillez pour une entreprise canadienne en Libye :
Votre collègue ne s’attendra probablement pas à un traitement spécial, mais il essaiera certainement de faire embaucher des amis et des membres de sa famille. Il n’y a aucune circonstance normale qui justifie l’embauche de ces gens, en revanche il est possible de le faire pour les postes subalternes comme ceux de chauffeur ou de travailleurs manuels, etc. Si, en revanche, l’ami ou le parent appartient à une profession (ingénieur, géologue, etc.) il serait certainement bien accueilli s’il faisait une demande d’emploi pour un poste spécifique, il devrait toutefois passer par les procédures d’embauche imposées à tous les autres candidats.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Si vous éprouvez des difficultés avec un collègue, vous pouvez le confronter directement en privé, mais pas en public étant donné que le problème pourrait s’en voir aggravé. Selon l’attitude de votre collègue envers vous, vous saurez s’il s’est senti insulté par quelque chose que vous avez fait.

Point de vue canadien :

Vous devez lui en parler en privé. Si c’est à vous qu’il en veut, il fera son possible pour vous éviter. Si vous avez fait quelque chose qui l’a insulté, vous en entendrez probablement parler par les autres employés libyens. Les rumeurs et les commérages vont bon train en Libye.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Les travailleurs Libyens sont stimulés par les bonnes conditions de travail, les avantages garantis (comme le droit à la promotion) et la possibilité de formation technique en vue de l’amélioration de leur productivité et de leur salaire.

Point de vue canadien :

L’argent compte pour beaucoup. Tout ce qui est supérieur aux 300 $ ou 500 $ canadiens mentionnés ci-dessus fera une grande différence. Ils ne sont pas habitués à être aussi dévoués que vous envers leur travail, il vous est donc fortement recommandé d’exercer une certaine surveillance à intervalles réguliers. Même s’ils ne sont pas très bien rémunérés, les fonctionnaires libyens s’accrochent à leur emploi à cause du régime de retraite et d’autres avantages. Si vous pouvez leur offrir l’équivalent, je suis certain qu’ils l’apprécieraient.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Pour vous renseigner sur la culture libyenne vous pouvez consulter de nombreux ouvrages tels que « Your guide to the Great Jamahiriya » et « Welcome to the Great Jamahiriya ». Les deux livres vous offrent des renseignements importants que vous devez connaître quand vous êtes en Libye. On peut également consulter quelques sites Web qui proposent des renseignements intéressants sur l’histoire et la culture libyennes; « www.libyaonline.com » (anglais seulement).

La nourriture varie d’une région à l’autre et d’une ville à l’autre. Néanmoins, certains plats se retrouvent dans toutes les villes libyennes. Les livres suivants (anglais seulement) présentent au lecteur les variations culinaires régionales, leurs influences et leur modernisation :

1) Al-matbakh al-Arabi al-Libee (La cuisine arabe libyenne) par Nariman M. Saleeh.
2) Ta’Amuna (Notre nourriture) par Hamada al-Barrani (le premier livre de cuisine libyenne publié).
3) Atbaaq Hawwa (Les assiettes d’Ève) par Um Mohammed

Tous ces ouvrages donnent de nombreuses idées de cuisine libyenne et de ses variations régionales, différences, influences et modernisations.

Point de vue canadien :

http://ourworld.compuserve.com/homepages/dr_ibrahim_ighneiwa (anglais seulement)

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Pour vous renseigner sur la culture libyenne, vous pouvez vous livrer à de nombreuses activités, notamment assister à un match de football. Ce sport étant le préféré des jeunes Libyens qui aiment le pratiquer et le regarder. Ainsi, vous pouvez assister à ces événements pour vous enrichir sur la culture libyenne. Les compétitions nationales d’équitation constituent l’autre événement de prédilection en Libye.

Les cafés sont très répandus en Libye et les Libyens apprécient de pouvoir s’y asseoir et bavarder. Certains cafés sont situés dans les beaux quartiers, c’est donc un plaisir de s’y asseoir et l’étranger a là l’occasion d’interagir avec les Libyens et de mieux se renseigner sur leur culture.

Vous pouvez visiter de nombreux sites intéressants en Libye, notamment les plages, les cités antiques comme celle de Tripoli (Almdina Alqdema), Ghadams l’une des quatre plus anciennes villes du monde arabe, Sabrata et Libtus megna, qui ont été érigées par les Phéniciens; le Sahara libyen qui est réputé pour ses nombreuses oasis et le plus important, Aljabl Alkhder (la Montagne verte).

Point de vue canadien :

Malheureusement, toute la radiodiffusion et la télédiffusion se font en arabe et soutient le régime politique actuel. Les concerts organisés par des Libyens n’existent pas, en revanche, vous trouverez quelques activités offertes par des ambassades. Le seul sport dont tout le monde parle est le soccer, n’importe qui peut assister aux matches. Consultez votre ambassade ou d’autres expatriés pour trouver des renseignements culturels. Il y a de nombreux restaurants qui servent des plats libyens et internationaux.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les héros nationaux de la Libye sont, Omar Almuktar, qui a combattu longtemps les Italiens, il a été pendu en 1931 à l’âge de 80 ans. On peut également citer Ramadan Al-Swaihli et Suleiman Al-Barouni qui ont eux aussi combattu les Italiens.

Point de vue canadien :

Kadhafi et ses enfants pour des raisons politiques.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Je ne pense pas qu’il y ait des événements communs à la Libye et au Canada qui puissent affecter le travail ou les relations sociales.

Point de vue canadien :

La seule chose qui me vienne à l’esprit est celle des visas d’entrée en Libye. Cette situation a peut-être été réglée récemment, mais je n’en suis pas sûr. Voici l’explication : après le 11 septembre 2001, le Canada a rendu très difficile l’obtention d’un visa d’entrée au Canada par les Libyens; la Libye a réciproqué en exigeant aux Canadiens des visas d’entrée.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Je ne vois pas de stéréotypes libyens à propos des Canadiens qui peuvent affecter les relations. Je pense, toutefois, que les Canadiens pensent que la Libye est un pays sous développé, ce point de vue peut offenser les Libyens.

Point de vue canadien :

Que les Libyens sont pas très travaillants; ce qui n’est pas le cas; le contexte politique et la structure salariale doivent être pris en compte. Si les Libyens étaient bien payés et qu’ils avaient des possibilités de promotion, nombre d’entre eux seraient prêts à travailler en conséquence.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né à Tripoli, capitale de la Libye, où il a grandi. C’est le troisième de six enfants. Il a été élevé à Tripoli et y a habité jusqu’à l’âge de trente cinq ans. Il a obtenu son B.S.C. en ingénierie de l’Université Al-Fateh. Il est ensuite arrivé au Canada pour y poursuivre ses études de maîtrise en ingénierie. Il est marié et a deux enfants. Il entend retourner dans son pays une fois ses études terminées.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né à Québec, Canada, deuxième de trois enfants. Il a été élevé à Victoriaville et a étudié la géologie à l’Université du Québec à Chicoutimi. Son travail l’a fait voyager à l’étranger pour la première fois en 1993 alors qu’il devait gérer un projet d’extraction minière en Colombie. Par la suite, il s’est rendu au Niger et en Libye, une première fois en 1998-1999 et une deuxième en 2002, il continue de s’y rendre par rotation (2006). Il habite actuellement Calgary, Canada. Il est marié et n’a pas d’enfants.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.