Mozambique

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Au Mozambique, lorsqu’on rencontre une personne pour la première fois, il est de mise de la saluer en disant « Bonjour/Bonsoir, comment allez-vous? » et de lui serrer la main. Les femmes s’embrassent sur les deux joues. Dans un cadre non officiel, les femmes font également la bise aux hommes. Dans le milieu de travail, on limitera la conversation de la première rencontre à des sujets liés à l’emploi, dont les fonctions professionnelles. Au début, il ne faut pas toucher son interlocuteur au-delà de la poignée de main. Il vaut mieux également éviter de discuter de politique. Il est également préférable de s’abstenir de s’informer sur le lieu d’origine de son interlocuteur étant donné qu’il existe des tensions entre les gens du Nord, du Sud et du Centre du pays et que votre intérêt risque d’être mal interprété. Vous devez par contre vous attendre à ce que votre interlocuteur mozambicain s’informe sur vos origines par simple curiosité. Ce n’est que lorsque vous aurez établi une relation qu’il sera approprié de vous informer sur la santé de votre collègue, sur sa famille, etc. Les Mozambicains ont un bon sens de l’humour, et si vous êtes à l’aise de le faire, vous pouvez plaisanter.

Point de vue canadien :

Les Mozambicains ont un très bon sens de l’humour et aiment raconter des anecdotes et des histoires drôles. Ce trait de caractère les a certainement aidés à traverser des périodes assez difficiles.

Lorsqu’ils se rencontrent, les Mozambicains s’embrassent, d’abord sur la joue droite puis sur l’autre joue. Les hommes ne font habituellement pas la bise à un autre homme, mais ils la font aux femmes. Les femmes se font la bise entre elles. Entre eux, les hommes se serrent la main ou font un signe de la tête pour se saluer. À la première rencontre, votre hôte ou votre collègue peut vous présenter « officiellement » à une autre personne en donnant votre nom et celui de l’autre personne.

Au cours de votre première rencontre avec une personne, vous devriez vous abstenir de lui demander comment elle a passé les années de guerre ou si elle a perdu des membres de sa famille durant la guerre. Lorsqu’ils vous connaîtront un peu mieux, les Mozambicains pourront vous parler de la période de guerre et de la façon dont ils ont été affectés. Il faudra toutefois attendre que s’établisse une relation de confiance, car la plaie est encore assez vive. Il vaut mieux ne pas discuter de politique à la première rencontre, car il y a encore beaucoup de polarisation entre le Front de libération du Mozambique (Frelimo) et la Résistance nationale du Mozambique (Renamo). Les Mozambicains se demanderont également dans quel but vous apportez ce sujet de discussion. Vous pourriez fort bien parler des prix des articles sur le marché ou du temps qu’il fait ou, encore, des mets traditionnels que vous avez eu l’occasion de goûter. Vous pouvez également vous informer de la région d’origine de votre interlocuteur et en discuter plus amplement si vous avez déjà eu l’occasion de visiter cette région.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Lorsque vous discutez avec quelqu’un, il convient de maintenir un bras de distance quoique les Mozambicains ont en général un espace vital moins grand que les Canadiens. Il n’est pas essentiel de maintenir un contact visuel. D’une façon générale, vous vous permettrez ou non de toucher la personne à qui vous parlez selon la relation que vous avez avec elle. Avec les collègues, il vaut mieux s’abstenir de les toucher lorsque vous leur parlez. Par ailleurs, il n’y a pas de problème à toucher les amis pendant qu’on leur parle. Les Canadiens remarqueront que les hommes mozambicains se touchent beaucoup plus que ne le font les Canadiens et verront même des hommes se tenir par la main. Les Canadiennes noteront pour leur part que les hommes et les femmes ne se touchent pratiquement pas, à moins qu’ils ne soient en relation intime. Par conséquent, lorsqu’un homme touche une femme, on présume qu’ils sont en relation intime. Les Mozambicains ont tendance à parler avec leurs mains, à faire beaucoup de gestes et à se pointer du doigt en parlant.

Point de vue canadien :

Les Mozambicains font moins attention que les Canadiens à la distance à prendre lorsqu’on parle à quelqu’un. Une distance d’au plus deux pieds est considérée acceptable.

Les Mozambicains ont tendance à se toucher davantage que les Canadiens. Il est courant de voir deux femmes amies ou deux hommes amis marcher dans la rue en se tenant par la main. Les femmes entre elles et avec des hommes se saluent et se quittent en s’embrassant sur les deux joues. Les hommes se serrent la main ou, lorsqu’ils se connaissent bien, se donnent l’accolade et de petites tapes sur l’épaule.

Pour ce qui est du contact visuel, vous remarquerez qu’un « supérieur », par exemple un patron, peut regarder un employé dans les yeux, mais que l’employé baissera les yeux par marque de respect. La même chose se produit entre une personne âgée et une jeune personne ou lorsqu’un homme parle à une femme (la femme regarde vers le bas). À l’occasion, la personne qui détourne le regard jettera un coup d’oeil rapide à l’autre.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les manifestations d’affection en public sont acceptables mais elles sont beaucoup plus courantes dans les centres urbains qu’en milieu rural.

Point de vue canadien :

Il n’est généralement pas acceptable que les couples s’embrassent en public, quoique les jeunes le font maintenant.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Votre tenue vestimentaire dépendra du poste que vous occupez. En général, les hommes portent la chemise et la cravate tandis que les femmes portent des robes ou des jupes. Notons que les expatriés ne suivent pas tous ce code. Le plus important est de porter des vêtements propres et d’être bien mis. Il est important d’avoir une bonne hygiène personnelle et de porter des vêtements propres et bien repassés. Les Mozambicains sont moins ponctuels que les Canadiens. Même si on s’attend des employés qu’ils soient à l’heure au travail, certains arrivent en retard aux réunions. Les Mozambicains sont généralement plus souvent absents du travail que les Canadiens, habituellement en raison de l’incidence plus grande des maladies et des responsabilités familiales. Par exemple, il est assez courant de s’absenter du travail pour assister à des funérailles. Dans la culture du pays, les parents (proches et lointains) de la personne décédée, les amis et les amis des parents de la personne décédée assistent aux funérailles et aux cérémonies religieuses à divers moments après le décès. Les employés peuvent donc manquer pour cette raison plusieurs jours de travail.

Point de vue canadien :

Les femmes portent habituellement une robe ou, encore, une jupe et une blouse. La mode africaine semble de plus en plus s’imposer en Afrique et certaines Mozambicaines paient cher pour ce genre de vêtements. Les hommes portent habituellement un pantalon et une chemise. Ils ne portent la cravate que dans des situations très officielles. Les hommes ne se présentent jamais torse nu en public et considèrent mal élevés ceux qui, par exemple, marchent torse nu dans la rue avec leur chemise dans la main. En milieu rural et à la maison, les femmes portent souvent autour de la taille un morceau de tissu appelé « capaluna » et un fichu sur la tête. Les femmes qui ont des bébés ou de jeunes enfants les portent souvent dans le dos et les nourrissent au sein en public où elles se trouvent et même en marchant dans la rue.

Il est vraiment important d’utiliser le mot « mari » ou « femme » lorsque vous faites référence aux conjoints de vos collègues et de vos partenaires, qu’ils soient ou non mariés. Il s’agit d’une marque de respect et de bienséance puisque durant les années de guerre beaucoup de familles ont été séparées par la distance ou par la mort et que de nombreux Mozambicains ont recommencé leur vie. De plus, étant donné qu’il coûte très cher de se marier légalement au Mozambique, beaucoup de personnes ne se marient pas.

Les présentations sont très importantes et certaines personnes de votre milieu de travail prétendront ne pas vous avoir vu tant que les présentations officielles n’auront pas été faites. Le lieu où vous rencontrez vos supérieurs est également important. Je me suis un jour trouvée dans un stationnement du ministère de la Santé avec un collègue où nous avons rencontré le ministre de la Santé. Mon collègue a parlé avec le ministre, mais ne m’a pas présentée au ministre. Comme Canadienne, j’ai trouvé mon collègue bien impoli, mais il m’a par la suite expliqué qu’il n’était pas approprié de faire les présentations à une personne aussi importante dans un terrain de stationnement et que celles-ci doivent se faire dans le bureau du ministre. De fait, même si vous avez salué tous les invités à une réception en les embrassant sur les joues et qu’on vous présente officiellement à quelqu’un, vous vous trouverez dans une situation où vous devrez l’embrasser une autre fois sur les joues. À ce moment là, vous pourrez utiliser vos prénoms respectifs.

La ponctualité est un concept difficile à définir au Mozambique en ce sens que certaines personnes peuvent se présenter à l’heure dite au travail et que d’autres arriveront toujours en retard. D’une façon générale, mieux vaut être ponctuel aux réunions d’affaires, mais on doit s’attendre à certains retards dans les rencontres sans caractère officiel.

Les employés s’absentent souvent du travail pour assister à des funérailles, et plus particulièrement depuis que le VIH/SIDA a commencé à faire des ravages au Mozambique.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les employés doivent démontrer du respect à l’endroit de leurs supérieurs, que ceux-ci soient du pays ou de l’étranger. Un supérieur commande le respect parce qu’il est instruit, qu’il est compétent et qu’il a une solide expérience. Les mêmes critères s’appliquent aux supérieurs locaux et aux expatriés, quoique les Mozambicains présumeront généralement qu’un expatrié compte plus d’expérience qu’un employé local. Ils seront également plus portés à consulter un supérieur expatrié qu’un supérieur local. Il peut être assez difficile de savoir comment vos employés et vos collègues mozambicains vous perçoivent étant donné que les Mozambicains ont tendance à éviter les conflits. Vous apprendrez avec le temps à lire les impressions de vos employés.

Point de vue canadien :

Je serais porté à croire que l’expérience est un facteur important, parce que les Mozambicains n’ont pas vraiment eu la chance de faire des études avant l’accession du pays à l’indépendance en 1975. Lorsque le patron ou le directeur est bien ventru, ses employés penseront de lui qu’il réussit assez bien, car il ne pourrait autrement entretenir cet estomac (en mangeant et en buvant!)

La situation ne sera pas toutefois la même pour un expatrié et ses employés apprécieront surtout son leadership et sa belle prestance. Vous ne découvrirez peut-être jamais comment vos employés vous perçoivent!

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Tous les employés peuvent formuler des suggestions, mais c’est la haute direction qui prend généralement les décisions et fait la planification. Le niveau de consultation des employés varie selon l’organisation. On peut demander de la rétroaction.

Point de vue canadien :

En règle générale, les décisions sont prises par le patron qui s’attend ensuite à ce que les employés s’y conforment. Beaucoup de pièces de théâtre caricaturant ce type de patron font rire les Mozambicains aux larmes parce qu’ils identifient leur expérience personnelle à la pièce de théâtre.

Les idées des autres peuvent être utilisées sans qu’aucun crédit ne soit donné à leur auteur. Il est convenable d’aller consulter son supérieur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :


Égalité des sexes :
La relation entre les hommes et les femmes est un sujet très actuel au Mozambique et la situation de l’égalité des sexes s’est beaucoup améliorée. Par exemple, il y a eu au pays une campagne pour que la Loi sur la famille soit modifiée afin de reconnaître davantage les droits des femmes. Cette loi favorisait en effet les hommes dans les domaines du mariage, du divorce, de la garde des enfants, etc. Les femmes mozambicaines doivent veiller à l’entretien de la maison et au bien-être de la famille en plus de rapporter de l’argent à la maison (en milieu rural, les femmes travailleront à la ferme tandis qu’en milieu urbain, elles travailleront comme salariées). Dans nombre de régions rurales, la majorité des hommes sont des travailleurs saisonniers et les femmes sont surchargées de responsabilités. Les femmes sont encore plus présentes dans le secteur informel où les salaires sont bas et instables.

Religion et origine ethnique :
Le Mozambique est un pays vaste et diversifié dont la population vient de différents milieux culturels, religieux, économiques et géographiques. En plus des différents groupes indigènes, le Mozambique a reçu au fil des ans des vagues de colonisateurs, d’immigrants et de travailleurs saisonniers qui ont tous contribué à la diversité du pays. Les nouveaux arrivants seront surpris de constater que le magasin du coin appartient à un Mozambicain de descendance indienne ou que le dentiste de la clinique est un Mozambicain descendant de Portugais et de Chinois. On dénombre au Mozambique des douzaines de groupes ethniques ainsi que différentes langues d’expression. Presque la moitié de la population a des croyances des religions africaines traditionnelles. La religion la plus pratiquée au Mozambique est la religion catholique romaine, suivie de la religion islamique. Devant cette diversité, le Mozambique a investi beaucoup d’efforts pour assurer l’égalité et maintenir l’harmonie entre tous les Mozambicains. Le pays investit également beaucoup d’efforts pour égaliser les relations entre les hommes et les femmes. Il y a donc certaines attitudes qu’un nouveau-venu au pays doit connaître.

Classe sociale :
La classe est une façon dont les gens se distinguent. En règle générale, les gens riches vivent dans les villes et les gens pauvres, dans les villages. Les classes supérieures sont généralement isolées des classes inférieures. Les systèmes d’éducation et de santé à deux vitesses donnent aux riches un accès à des services d’éducation et de santé de grande qualité.

Une autre distinction importante du Mozambique est celle des différences entre le Nord et le Sud du pays. La majeure partie de la population, de la richesse et des institutions gouvernementales se trouve dans la partie Sud du pays, près de Maputo. Le Sud a toujours été plus développé et doté d’une bien meilleure infrastructure que le Nord et ce, même avant que le pays accède à son indépendance. Le Sud, qui a l’avantage d’être situé à proximité de l’Afrique du Sud, a toujours été plus prospère que le Nord et a été beaucoup plus influent que le Nord dans le processus de décisions concernant le développement national et international. Il n’est donc pas surprenant qu’il existe des tensions entre le Nord et le Sud concernant ces questions.

Point de vue canadien :

Il importe de comprendre que le Mozambique est un pays multiculturel et multiracial. On y dénombre une vingtaine de langues locales et on y remarque l’influence des Portugais, des Asiatiques et des commerçants swahili. Le pays peut être divisé en trois grandes régions, à savoir le Nord, le Centre et le Sud.

Égalité des sexes :
Le Sud du pays est de type patrilinéaire et le Nord, de type matrilinéaire, ce qui influe sur les attitudes à l’égard des sexes. Dans le Nord, près de la côte, la culture matrilinéaire a été beaucoup influencée par les négociants musulmans swahilis qui avaient une culture davantage patriarcale, ce qui a donné lieu à des glissements de culture intéressants.

Religion:
Les religions prédominantes sont la religion catholique romaine, la religion musulmane et l’animisme. J’ai remarqué qu’un grand nombre de catholiques romains pratiquent également la religion traditionnelle qui ressemble à celle pratiquée au Brésil, un héritage afro-portugais. Les musulmans n’observent pas tous dans la même mesure les préceptes de leur religion. En effet, certains hommes portent le chapeau spécial, tandis que d’autres boivent de la bière et mangent du porc. Il est généralement assez difficile de distinguer par l’habillement les femmes chrétiennes des femmes d’autres religions. Durant les années marxistes-léninistes, les Mozambicains ne pratiquaient pas ouvertement leur religion et durant les années de guerre, ils ne pouvaient tenir leurs cérémonies religieuses dans leur ville ou leur village. La pratique religieuse est revenue alors que les Mozambicains sont retournés dans leur ville ou village pour y vivre ou pour y effectuer une visite. Les ancêtres occupent une place importante dans la société et les gens parleront d’un parent décédé comme s’il était encore vivant parce qu’ils croient qu’il est encore présent, tout du moins que son esprit est présent.

Origine ethnique :
Un certain degré d’animosité persiste entre le Nord, le Centre et le Sud du pays, parce qu’on estime que le Sud a bénéficié de certains avantages par rapport aux autres régions, d’autant plus que tous les présidents élus après l’Indépendance étaient originaires du Sud. De plus, le parti Frelimo a obtenu une bonne partie de son suffrage dans le Sud et dans la province de Cabo Delgado où il s’est présenté après un massacre notoire par les Portugais à Mueda d’hommes, de femmes et d’enfants non armés. Dans votre milieu de travail, vous remarquerez que les « sudistes » ont tendance à se tenir ensemble – ils affublent même les Mozambicains du Nord de surnoms désobligeants tels que « shingondo » dans un des dialectes locaux. On note beaucoup de soupçons et de méfiance entre les partisans du Renamo et ceux de Frelimo et vous aurez avantage à vous abstenir d’appuyer ouvertement l’un ou l’autre de ces deux partis politiques, et plus encore si vous vous trouvez en milieu rural.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Notre culture ne privilégie pas les relations personnelles entre collègues de travail parce qu’un problème entre deux collègues peut avoir des répercussions au travail. Cela ne signifie pas pour autant que des liens d’amitié ne peuvent se tisser, mais il faut être prudent à cet égard. Toutefois, il est important de faire preuve de gentillesse et cela simplement en s’informant sur la santé de la famille de son collègue de travail ou de son client.

Point de vue canadien :

Il est très important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de discuter d’affaires. On peut à cette fin offrir du café ou du thé et des biscuits (ou encore une eau gazeuse et des fruits—tout dépend de ce qu’on a) et s’informer sur la famille. Si vous tentez trop rapidement de passer directement aux affaires, votre collègue ou votre client estimera que vous ne vous intéressez pas à lui en tant que personne. Les Canadiens sont souvent portés à penser qu’ils perdent leur temps, mais dans les faits vous sauverez du temps puisque les gens ne voudront pas travailler avec vous si vous n’entrez pas au départ en contact avec eux.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Les Mozambicains s’attendront à bénéficier de privilèges spéciaux en raison d’une relation d’amitié et peuvent demander des faveurs tant personnelles que professionnelles. Au Mozambique, les hommes et les femmes ne se lient habituellement pas d’amitié mais toute relation d’amitié homme-femme aura des attentes différentes. Les Canadiens auront donc avantage à exprimer leurs intentions s’ils entrent en relation d’amitié avec des Mozambicains du sexe opposé.

Point de vue canadien :

Ce ne serait pas correct de généraliser puisque la plupart des collègues ou des employés sont simplement intéressés par l’amitié qui peut s’établir. Toutefois, si je me fie à mon expérience, certains collègues présumeront qu’étant donné que vous êtes un étranger et que vous gagnez beaucoup d’argent, vous pourriez peut-être leur en avancer un peu. Libre à vous de décider combien d’argent vous êtes prêt à « donner » avant de consentir de tels prêts puisque plus souvent qu’autrement vous n’en reverrez probablement jamais la couleur. Je n’affirme pas ici que vous ne serez jamais remboursé, puisque certains collègues de travail et amis m’ont remboursé l’argent que je leur avais prêté. Mais plus le montant du prêt est élevé, plus grandes sont les chances qu’on ne vous remboursera pas.

De même, il arrive souvent que les gouvernantes, les femmes de ménage, les gardes de sécurité et autres employés du genre qui travaillent à votre résidence se permettent de prendre du sucre ou autre denrée alimentaire sans votre permission. Il s’agit d’une autre situation où vous devrez réagir selon votre bon jugement. Dans notre cas, nous avons jugé opportun de verser un salaire mensuel généreux aux personnes à notre emploi et de couvrir leurs frais de transport et leur repas durant les heures de travail comme, par exemple, du thé et du pain le matin et les mêmes plats que nous mangions au repas (certaines personnes ne nourrissent leurs employés qu’avec du poisson séché et une bouillie sèche). Lorsque nous partions en voyage, nous leur rapportions souvent de petits cadeaux et des médicaments s’ils étaient malades. Toutefois, lorsque des vêtements commençaient à disparaître, c’était le renvoi immédiat.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Les Mozambicains tenteront généralement d’éviter les conflits et une confrontation directe ne serait pas indiquée. Le même conseil s’applique dans les circonstances où un collègue de travail aurait quelque chose à vous reprocher. Les Mozambicains tenteront simplement de vous éviter, mais ils pourraient aussi vous envoyer une lettre anonyme.

Point de vue canadien :

Vous auriez avantage à parler en premier lieu à votre collègue en privé. La situation pourra peut-être s’améliorer. Si un collègue a quelque chose à vous reprocher, vous n’en serez pas informé directement par cette personne mais par une personne à qui il s’est confié. Le processus est indirect. Dans une situation où un certain nombre de vos collègues auraient quelque chose à vous reprocher, il est possible qu’aucun de vos collègues n’osera vous confronter, mais ils pourraient fort bien écrire une lettre à cet égard à votre supérieur ou à votre ambassade! Dans d’autres circonstances, s’ils ont le goût de vous « aider », vos collègues se consulteront pour trouver des solutions au problème et vous les soumettront par la suite.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

En règle générale, les Mozambicains seront motivés au travail et donneront un bon rendement s’ils ont de la satisfaction professionnelle, s’ils sont bien rémunérés et s’ils bénéficient de bons avantages sociaux.

Point de vue canadien :

De toute évidence, l’argent n’est pas au Mozambique un élément qui motive les travailleurs à donner un bon rendement au travail parce que les salaires y sont extrêmement bas. Les Mozambicains ont souvent d’autres « negocios » ou, autrement dit, un autre emploi ou une petite entreprise pour arrondir les fins de mois.

Par ailleurs, le dévouement constitue un élément de motivation en ce sens que beaucoup de Mozambicains sont très dévoués au travail. Ils sont également motivés par les petits avantages en nature comme le thé et le pain offert durant la pause, la participation à des ateliers de formation et, pour les plus chanceux, la possibilité de recevoir de la formation ou de participer à une conférence à l’étranger. Dans certains cas, certains employés abusent de ces « petits avantages » comme dans le cas de professeurs qui exigent de leurs étudiants qu’ils leur donnent des bouteilles d’eau gazeuse, des amuse-gueule et de l’argent pour passer leur cours ou obtenir leur diplôme! De même, bon nombre de policiers « fermeront les yeux » sur une infraction réelle ou inventée de toutes pièces au code de la route si vous leur remettez un petit pourboire.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Il peut être difficile de s’informer sur le Mozambique et sa culture si vous n’êtes pas dans le pays. L’internet constitue probablement le meilleur moyen de trouver de l’information sur le Mozambique à partir du Canada. Je vous suggère entre autres les sites www.kanimambo.com, www.tvm.co.mz, et www.mozbusiness.gov.mz.

Point de vue canadien :

Livres : Mia Couto est un des auteurs les plus connus du Mozambique. Il a écrit des livres fort intéressants pour les enfants. Run For Your Life—Peasant Tales of Tragedy au Mozambique: Africa World Press, 1988, de Lia Magia qui relate l’histoire de ses voisins et amis de la province rurale de Gaza qui ont vécu les affres de la campagne de terreur de l’apartheid. Lina Magaia, qui a une personnalité très intéressante, est journaliste. Elle a également siégé comme « deputado » au parlement.

Sites internet utiles : Mozambique News www.mozambiquenews.com; Agence de presse du Mozambique – AIM reports www.poptel.org.uk/mozambique-news; CIA-The World Factbook-Mozambique www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos.mz.html; Ambassade de la république du Mozambique (à Washington) www.embamoc-usa.org; UN System Mozambique www.unsystemmoz.org

En portugais : MediaFax (publication quotidienne) www.mediacoop.odline.com; Kanimambo www.kanimambo.com (Kanimambo signifie « bienvenue » dans les dialectes du Sud du Mozambique. Ce site contient des liens à des artistes et à d’autres sources d’information.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Au Mozambique, la façon dont vous vous renseignerez sur la culture dépendra de l’endroit où vous vous trouverez et de la technologie à votre disposition. Dans les grands centres urbains, vous pourrez visiter les théâtres, les salles de concert et les boîtes de nuit où vous pourrez voir des troupes de théâtre, des compagnies de danse et des musiciens. Les films présentés au Mozambique sont habituellement américains ou indiens et les cinémas sont considérés comme des lieux de rassemblement fort agréables. Le poste de télévision national, TVM, présente des émissions en portugais sur le Mozambique et sa culture, dont des programmes d’actualité, de musique et de danse. Radio Mozambique, le poste de radio national, présente-lui aussi une variété de programmes intéressants en portugais. À Maputo, diverses galeries publiques et privées révèlent la diversité de la communauté artistique du Mozambique. On trouve au Mozambique de nombreux musées où il est possible de s’informer sur l’histoire du pays. Il est également possible d’observer et même de rencontrer des Mozambicains en fréquentant les marchés en plein air, les églises et les mosquées. Dans les petits centres urbains et les villages, la meilleure façon d’apprendre sur le pays est de parler aux gens et de participer aussi souvent que possible aux activités communautaires.

Pour trouver un interprète culturel, vous pouvez faire appel à un voisin avec lequel vous avez des affinités ou à une personne de l’église ou de la mosquée. Il est préférable de choisir un interprète culturel à l’extérieur de votre lieu de travail.

Point de vue canadien :

Musique : Le Mozambique a une riche tradition musicale. Les Machope de la province Inhambane sont connus à travers le pays pour leur « timbila » ou leur musique de xylophone. Les femmes de Nampula, une province du pays, sont pour leur part connues pour leurs danses en ligne et l’utilisation artistique qu’elles font de la corde à danser. Un des groupes les plus connus est le groupe Ghorwane, un groupe du Sud du Mozambique qui chante dans les dialectes locaux. Au nombre des autres musiciens bien connus, citons Ali Farque de Nampula, un chanteur albinos que l’on qualifie parfois de « Salif Keita » du Mozambique; Zaida et Carlos Hlongo (qu’on prononce Shongo) – Carlos joue la guitare tandis que Zaida chante et danse; Stewart, un jeune Mozambicain de la province du Zambezia; Euphyro, un groupe de Nampula. On danse le marrabenta dans les boîtes de nuit, une danse jugée scandaleuse par certains à cause de ses mouvements suggestifs.

Maputo et autres villes des provinces offrent de nombreuses occasions de voir ces artistes sur scène. Le centre culturel franco-mozambicain situé à Maputo est un excellent lieu de spectacle de musiciens et autres artistes de renommée nationale et internationale et un endroit que je vous conseille de fréquenter dès le début de votre séjour au Mozambique.

Artistes : Le Mozambique compte des artistes de renommée internationale dont un grand nombre sont de jeunes artistes. Le Nucleo de Arte de Maputo est un bon endroit où admirer l’oeuvre de jeunes artistes.
- Alberto Chissano : Un sculpteur de grande renommée. On trouve à Matola, en banlieu de Maputo, une maison où les oeuvres de l’artiste sont exposées.
- Malangatana : Un des artistes les plus connus du pays. Il a peint diverses peintures murales, dont une commémorant la lutte pour la libération qui se trouve à proximité de l’aéroport.
- Renata: Une femme Makonde de Cabo Delgado, dans le Nord du pays. Les Makonde sont connus pour leurs tatouages faciaux et leurs sculptures en ébène. Traditionnellement, ce sont les hommes qui font la sculpture, mais Renata a su transformer la céramique, que font traditionnellement les femmes, en des pièces d’art qui reprennent les formes des sculptures faites par les hommes. Renata a son atelier à Maputo, à proximité du Musée d’histoire naturelle, de l’hôtel Cardoso et de l’école internationale de Maputo.

Mets traditionnels : Un des mets les plus connus est le « Matapa » qui vient des provinces du sud du pays. Ce mets est préparé avec des feuilles vertes (soit des feuilles de cassava, de citrouille ou de haricots hachées) cuisinées dans un ragoût avec du lait de coco, de la farine d’arachide, des crevettes fraîches ou séchées ou encore du crabe ou du poisson. Ce mets savoureux et nourrissant est servi sur du riz ou du « Xima », une bouillie solide de semoule de maïs. Dans la province du Zambezia on trouve le « Mucuane », un mets semblable au « Matapa », mais beaucoup plus sec, qui contient en plus de la papaye verte. Ce mets traditionnel n’est pas souvent inscrit au menu des restaurants, mais il est cuisiné pour la famille. Si vous avez un employé mozambicain qui cuisine pour vous à la maison, demandez-lui spécifiquement de vous préparer des mets locaux, car autrement il présumera que vous préférez la cuisine internationale, comme du poulet grillé et des frites.

Dans la région centrale, on mange plutôt du Massa (semblable au Xima, mais avec un nom propre à un autre dialecte) et du poisson séché. L’influence de la cuisine portugaise est visible dans l’utilisation du jus de citron et de l’ail, alors que l’influence indienne se manifeste par l’utilisation de cari et d’épices.

Cafés et restaurants : La vie sociale est un volet très important de la vie au Mozambique et on trouve différents petits « kiosques » qui servent de la bière, d’autres boissons et des amuse-gueule. Ces kiosques sont très populaires surtout auprès des hommes qui s’y arrêtent en sortant du bureau pour discuter entre amis. Ces kiosques ferment assez tard—ce qui contraste avec les pays voisins, des colonies de la Grande Bretagne. Les cafés sont également très populaires et beaucoup offrent du café et des pâtisseries portugaises.

Danse : Les boîtes de nuit sont populaires et la plupart des gens ne s’y rendent pas avant minuit et y restent jusqu’aux petites heures du matin. La danse en couple, entre autres la salsa et la samba, est très pratiquée. La musique est entraînante et même si le pays compte d’importants musiciens, la musique de danse la plus jouée est celle de l’Angola et du Congo (l’ancien Zaïre).

Vous pourrez trouver un interprète culturel dans un café ou, encore, au bureau où un de vos collègues de travail sera sûrement heureux de vous aider.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les combattants et les politiciens sont considérés des héros nationaux parce qu’ils se sont battus pour l’indépendance du pays et parce qu’ils sont les fondateurs du pays. Pour vous renseigner davantage, participez aux célébrations du Jour des héros et autres jours de l’année qui commémorent des personnes en particulier.

Point de vue canadien :

Ngungunhane: Un chef réputé du Sud du Mozambique au début de la période coloniale. Ce combattant redoutable a réussi à se soustraire de la garde des Portugais pendant un bon moment. Il a été éventuellement capturé et amené au Portugal où il est décédé. Il serait mort parce que les Portugais lui auraient fait manger un certain type de poisson qui était considéré tabou dans la culture de son clan.

Eduardo Mondlane : Le premier leader de Frelimo. Il a été tué en Tanzanie par un colis piégé. Les combattants pour la libération étaient basés en Tanzanie durant la guerre de libération. Il avait quitté son poste de professeur dans une université prestigieuse des États-Unis en raison de son idéalisme et de sa conviction que son peuple avait raison de combattre pour sa libération. Il était originaire de la province de Gaza.

Josina Machel : La première femme de Samora Machel, l’homme qui est devenu président du Mozambique après l’accession du pays à l’indépendance. Elle est décédée des suites d’une maladie alors qu’elle combattait dans la brousse.

Samora Machel : Président du Mozambique après l’accession du pays à l’indépendance en 1975. Il est décédé en 1986 dans un accident d’avion alors qu’il revenait au pays après avoir signé des documents importants en Zambie. L’avion s’est écrasé en Afrique du Sud et l’on soupçonne les Sud-africains d’avoir saboté l’appareil.

Graca Machel : La femme de Samora Machel au moment où il a accédé à la présidence du Mozambique. Aujourd’hui mariée à Nelson Mandela, elle jouit d’une renommée internationale pour son travail auprès des enfants, et plus particulièrement des enfants affectés par les guerres.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Aucun.

Point de vue canadien :

Je ne vois aucun événement historique en particulier. Il n’y a pas beaucoup de Canadiens qui vivent au Mozambique et il n’y a pas non plus beaucoup de Mozambicains qui vivent au Canada.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Non.

Point de vue canadien :

Les Canadiens parlent du « temps mozambicain » et prennent pour acquis que les Mozambicains se présenteront en retard, ce qui n’est pas toujours le cas. Les Canadiens ne sont pas non plus conscients du fait que la culture mozambicaine veut que l’on traite un invité avec beaucoup d’égards, qu’on leur serve les meilleurs aliments, etc.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né à Inhambane, une ville du Sud du Mozambique. Il est le fils aîné et compte 20 frères et soeurs. Il a quitté sa ville natale à l'âge de 17 ans pour servir dans l'armée comme infirmier aux services médicaux d'urgence. Il a par la suite suivi une formation en sciences infirmières au Collège de soins infirmiers du Mozambique et a travaillé pendant plusieurs années comme formateur en santé communautaire. Il parle dix langues, dont l'anglais, le portugais et huit dialectes africains. Il a émigré au Canada à la fin des années quatre-vingt-dix où il étudie actuellement.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle est née à Sudbury, en Ontario. Elle est l'aînée d'une famille de deux enfants. Elle a déménagé à Walkerton, en Ontario, quand elle avait 8 ans. Elle a étudié la littérature anglaise et l'anthropologie à l'université de Toronto. Elle a fait plusieurs séjours de travail à l'étranger, entre autres en France, en Israël, en Nouvelle-Zélande ainsi que dans différents pays de l'Amérique centrale, de l'Amérique latine, de l'Afrique et de l'Asie. Elle est revenue au Canada en 1989 pour étudier le développement social au Coady International Institute en Nouvelle-Écosse. En 1993, elle a déménagé au Mozambique où elle a passé cinq ans et demi. Votre interprète culturelle est retournée au Canada en 1998 pour faire des études de maîtrise en planification rurale et développement à l'Université de Guelph. Elle vit à Ottawa depuis le mois d'août 2000 où elle travaille comme gestionnaire de projet pour Entraide universitaire mondiale du Canada et retourne régulièrement au Mozambique.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.