Niger

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Lorsqu’on rencontre quelqu’un il faut prendre le temps de converser et d’écouter. Un bon départ serait de s’informer de sa famille; à cet effet on pourrait lui demander par exemple: « comment va la famille, comment vont les enfants, est-ce que tout le monde se porte bien? ».

Il est souhaitable de ne pas aborder la question relative au lieu d’origine, compte tenu de la multiethnicité du Niger, sinon l’interlocuteur pourrait tout de suite faire référence au régionalisme. Il est souhaitable de théâtraliser les conversations en mettant de l’humour, car les Nigériens apprécient beaucoup l’humour.

Point de vue canadien :

Généralement, lors d’une première rencontre, qu’elle soit individuelle ou de groupe, les salutations sont longues et chaleureuses, les poignées de mains vigoureuses et les regards francs. Ensuite il y a une série de questions qui semblent superflues mais qui sont en fait des marques d’intérêt et d’accueil.

« Le voyage, ça va? » Vous répondez par l’affirmative et l’interlocuteur continue : « Et la fatigue, ça va? », « Et le travail? », « Et la chaleur? », etc.

Il s’agit de se mettre au diapason et de répondre à la jovialité des interlocuteurs. L’humour et la taquinerie bon-enfant sont de mise, même au début. Par exemple, répondre que le climat est très agréable alors qu’il fait une chaleur étouffante.

En résumé, pour faire bonne impression lors d’une première rencontre ce ne sont pas tellement les sujets de discussion à aborder qui sont importants mais la manière de se comporter lors des salutations et les répliques à la série de questions. L’objet de la rencontre peut alors être abordé en toute simplicité.

Il n’y a pas vraiment de sujets qui risquent d’offenser les gens, surtout s’ils sont abordés avec humour.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Il est important de bien regarder son interlocuteur car le regard est synonyme de considération. Chose importante, il ne faut jamais hausser le ton lorsqu’on discute ou lorsqu’on débat de quelque chose. Autrement ça devient de la chicane. Mais parfois, les interlocuteurs peuvent se prendre les mains inconsciemment pour témoigner de la dynamique de la discussion.

Point de vue canadien :

Le contact visuel et physique rapproché se fait intensément lors de la poignée de main et des salutations qui manifestent le plaisir de se rencontrer et qu’on est bien disposé l’un par rapport à l’autre. Ce premier contact va déterminer la distance acceptable à prendre avec l’interlocuteur. Habituellement, après les salutations il y a un retrait qui délimite bien la distance. Par la suite le contact visuel est maintenu et la communication se fait en toute simplicité et franchise. Les gens sont très directs.

En milieu rural les gens sont plus familiers et touchent plus facilement tout en respectant la classe d’âge et la distance hommes/femmes.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

À l’occasion de certains événements particuliers comme le mariage ou la naissance, les gens manifestent librement leur joie et leur affection. Dans d’autres circonstances, ils peuvent aussi bien témoigner leur impatience ou leur colère car, pour eux les émotions, quelles qu’elles soient, font partie de la nature humaine.

Point de vue canadien :

Entre hommes, il y a des manifestations chaleureuses lors des rencontres. Entre hommes et femmes, par contre, il y a très peu de contacts en public et les manifestations d’affection ou de colère ne semblent pas acceptables.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Pour aller au travail, il faut toujours s’habiller de façon décente. Le port du pantalon ou de la mini-jupe est fortement déconseillé dans un pays musulman où les femmes se couvrent. Pour s’adresser aux collègues ou au superviseur, il faut toujours baisser le ton de façon à ne pas donner l’impression de harceler. La ponctualité n’est pas tellement respectée; les gens peuvent s’absenter pour un rien et se faire excuser. La productivité est souvent faible surtout dans les administrations publiques.

Point de vue canadien :

La manière de se vêtir au travail : il n’y a pas de formalité. Les hommes portent des vêtements légers, en coton de préférence, pour supporter la chaleur. Les femmes doivent s’habiller de façon modeste car c’est un pays musulman. Il faut donc éviter les tenues moulantes, trop dénudées ou ostentatoires.

La façon de s’adresser à des collègues : le personnel et les superviseurs se tutoient et s’appellent par leur prénom. Le vouvoiement est utilisé surtout en fonction de l’âge de la personne à qui on s’adresse.

Ponctualité, absentéisme : la ponctualité et la fiabilité sont bien respectées. Il y a peu de retards ou d’absences et elles sont justifiées.

La durée d’une journée de travail : la journée de travail va de 8 h 30 à 12 h 30 et de 15 h à 18 h.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les qualités les plus recherchées au niveau d’un supérieur sont : l’ouverture d’esprit, la sociabilité, le respect des collègues, la flexibilité et la tolérance. Les collègues de travail aiment souvent se faire gâter par de petits gestes de leur supérieur. Il peut s’agir de cadeaux en nature ou en espèce. Il n’y a aucune différence entre un superviseur expatrié et un superviseur local; ce qui importe pour les employés, c’est le respect des éléments précédemment mentionnés. Pour facilement connaître la perception que les employés ont de leur supérieur, il suffit de se fier à leur humeur quotidienne et à l’exécution des tâches qui leur sont assignées. Plus ils détestent le supérieur, moins ils sont efficaces, et moins ils sont disposés à exécuter spontanément les tâches.

Point de vue canadien :

La qualité la plus recherchée chez un supérieur/directeur local est en premier lieu l’équité. C’est-à-dire qu’il traite son personnel justement, en évitant de privilégier certaines personnes.

Une deuxième qualité serait l’expertise. C’est-à-dire qu’il apporte des compétences qui peuvent être utiles à la communauté.

Enfin, une troisième qualité recherchée serait le respect de son personnel, en ce sens qu’il ne les traite pas comme des serviteurs mais des collaborateurs qui ont des idées et dont la coopération est importante.

Dans plusieurs cas, un directeur ou un intervenant expatrié apporte avec lui des fonds de fonctionnement. Cela fait une grande différence dans les relations avec le personnel. Dans ce cas le « patron » est souvent respecté pour l’argent qu’il apporte.

Comment savoir comment mon personnel me perçoit? Généralement au Niger les relations sont très franches et directes. Les perceptions du personnel envers le patron ou les superviseurs sont énoncés très nettement et font facilement l’objet de discussions entre les parties. En cas de doute il s’agit de demander et, de façon générale, les réponses seront fournies assez facilement.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les décisions sont généralement prises de façon unilatérale par un supérieur qui les fait exécuter par ses employés. Il arrive parfois que certains employés se fassent rappeler à l’ordre s’ils outrepassent leur rôle.

Point de vue canadien :

Les décisions qui exigent de la collaboration sont habituellement prises suite à des réunions de discussion avec le personnel concerné. Chaque personne impliquée peut exprimer son point de vue et les décisions sont prises en tenant compte des suggestions émises.

Il est de pratique courante d’aller consulter le superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :


Égalité des sexes :
On ne peut parler d’égalité des sexes au Niger car c’est une société régie par les hommes et la femme reste au foyer.

Religion :
Quant à la religion, la population est musulmane majoritairement et les principes sont fortement suivis: assiduité aux heures de prière, respect du mois de ramadan...

Classe sociale :
L’appartenance aux différentes classes sociales est un vrai phénomène en ce sens que même pour question de mariage, une fille de caste ne peut pas espérer épouser un homme issu d’une famille noble et vice versa. Les classes constituent très souvent des barrières sociales.

Origine ethnique :
Jadis l’ethnicité était un sérieux problème de cohabitation; mais aujourd’hui toutes les ethnies vivent l’une avec l’autre en parfaite harmonie.

Point de vue canadien :


Égalité des sexes :
Au Niger on ne peut vraiment pas parler d’égalité des sexes, car les rapports hommes/femmes sont très inégaux. Les hommes ont tendance à dominer dans toutes les sphères. C’est un milieu musulman traditionaliste et la place des femmes est très restreinte. La femme est subordonnée et doit obéir au père et au mari. La vie de la femme est régie par le droit coutumier et par le droit islamique. Les filles sont beaucoup moins scolarisées que les garçons. La tradition les pousse souvent à des mariages précoces et les confine à des tâches domestiques comme aller chercher l’eau ( souvent à de grandes distances ) et broyer le mil. Dans les villages les jeunes filles arrivent souvent très en retard en classe le matin, parce qu’avant de se rendre à l’école elles doivent aider la mère à faire les tâches attribuées aux femmes. Les garçons n’ont aucune contrainte en relation à ces travaux.

Au niveau des adultes il y a peu de contacts entre hommes et femmes non mariés et les groupes de garçons et de filles sont clairement divisés. Dans des réunions où il y a des hommes et des femmes, ces dernières auront tendance à se tenir à l’écart et elles prendront très peu la parole. Ces inégalités existent dans tous les milieux mais elles sont plus évidentes en milieu rural.

Les femmes sont peu présentes sur le marché du travail et encore moins sur la scène politique et dans les postes décisionnels. Par ailleurs, lorsqu’elles sont au travail avec des hommes, elles ont tendance à être très discrètes et à prendre des rôles subalternes.

Religion :
La population est en majorité musulmane très pratiquante. Les prières et les rituels sont très importants. L’attachement aux traditions va dans le même sens. On peut en discuter ouvertement mais il faut respecter les comportements. Une répercussion en milieu de travail serait le fait d’avoir à aménager les horaires de travail en fonction des pauses prières.

Classe sociale :
Rien de particulier concernant ce facteur.

Origine ethnique :
Il y a cohabitation d’ethnies diverses autant dans les villages qu’en ville et cela ne semble pas causer de problèmes. Comme ailleurs il existe des blagues et des taquineries entre ethnies, mais sans animosité. De façon générale, cette population n’aime pas les conflits et les rituels de salutations et d’accueil semblent des indices de procédés pour établir des relations pacifiques et conviviales. Les relations entre employés de différentes ethnies sont harmonieuses et ne causent aucun problème particulier.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

La condition sine qua non de réussir ses affaires au Niger, c’est d’abord et avant tout d’établir de bonnes relations personnelles qui permettent de créer un climat de confiance entre les partenaires. Cela peut s’expliquer tout simplement par le fait que dans la société nigérienne, de nombreuses personnes se font escroquer. La formule la plus efficace pour établir une relation personnelle, c’est de cultiver des contacts fréquents avec les gens afin de créer une synergie.

Point de vue canadien :

Il n’est pas vraiment important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client. Il s’agit de bien situer la nature du travail ou de la relation d’affaires. Le travail ou les affaires se font généralement sur des bases objectives avec un étranger. Entre autochtones les relations personnelles peuvent avoir beaucoup d’influence sur leurs relations de travail ou d’affaires, dans le sens qu’ils vont avoir tendance à accorder des privilèges à un parent ou un ami.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

En milieu de travail, les gens s’attendent à obtenir des faveurs, ce qui, d’ailleurs, fait partie des traditions, même en ce qui a trait à l’embauche.

Point de vue canadien :

C’est une des caractéristiques principales que de vouloir établir des relations amicales intéressées avec le patron. Ils ont souvent la main tendue en attente de cadeaux, de traitement de faveur, d’augmentation de salaire ou d’embauche de proches.

Il n’y a pas de circonstances dans lesquelles je recommanderais à quelqu’un d’accorder un privilège. Il vaut mieux s’en tenir au principe d’équité.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Lorsqu’on a un problème avec un collègue de travail, il est souhaitable de le voir en privé et d’essayer de s’expliquer. Le confronter publiquement pourrait lui paraître comme une offense et là les choses risquent de dégénérer. Pour comprendre que mon comportement a offensé mon collègue ou s’il a quelque chose à me reprocher, il suffit de l’observer. En effet, s’il y a quelque chose qui ne va pas, le changement d’humeur est instantané: il ne dit plus bonjour, il ne sourit plus, les regards sont toujours furieux...

Point de vue canadien :

Dans le cas d’un problème relié au travail avec un collègue, il est préférable de le confronter directement en privé. Nous avons déjà noté que les relations sont habituellement franches et directes. Le problème devrait trouver rapidement une solution. Même attitude si je pense qu’un collègue a quelque chose à me reprocher ou que mon comportement a pu l’offenser. Il s’agit de l’aborder directement et de clarifier la situation.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

La motivation provient surtout du bon climat de travail: respect mutuel, de très bonnes conditions de travail, compréhension... L’un des paramètres les plus importants pour la motivation, c’est surtout l’argent. Cela est dû à la situation de crise économique et financière du pays.

Point de vue canadien :

Dans un contexte où il y a beaucoup de chômage, le fait d’avoir un emploi stable et de vouloir le conserver est sans doute une motivation importante à donner un bon rendement au travail. Il y a aussi des motivations comme la satisfaction professionnelle et le désir de servir au développement du pays.

De façon générale le personnel est loyal et dévoué.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Livres : Parmi les livres que je préfère figure principalement Sarraounia. L’auteur traite de la bravoure d’une femme, farouche guerrière de l’Arewa. Ce livre prouve que les femmes tout comme les hommes sont capables de faire des miracles, contrairement aux préjugés nigériens qui soutiennent que la femme est faite pour rester à la maison.

Des liens d’Internet les plus utiles : www.republicain-niger.com; www.nigeriens-au-Canada.com; et www.alternative.net

Point de vue canadien :

Au Canada, il n’y a pas beaucoup de documentation sur le Niger. Dans les universités canadiennes, il y a des étudiants originaires du Niger qui se feront un plaisir de vous informer sur la culture de leur pays.

Livres : Amkoullel, l’enfant peul de la Collection J’ai lu – il s’agit d’une introduction très intéressante à la culture nigérienne écrit par Hampâté Bâ, Amadou; Petit Bodiel et autres contes de la savane aussi de Hampâté Bâ, Amadou; et Le destin nigérien de Salou Gobi.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Radio : R&M, ANFANI, Voix du Sahel. Ces émissions offrent des opportunités incroyables pour s’imprégner des réalités socioculturelles du pays. Je recommande fortement la visite du Musée National pour en savoir plus. Quant à la cuisine nigérienne, tous les plats sont bons; moi je préfère le Bar restaurant Guiguiya qui sert des poulets et des pintades rôtis juste à l’entrée du Bar.

Musique : Du point de vue musical, j’adore les orchestres qui jouent à l’occasion des mariages ou des baptêmes, car c’est trè vivant. Je préfère "Mali Yaro".

La cuisine : La viande, la volaille ou la viande du mouton. Les Nigériens aiment beaucoup la viande.

Pour une bonne référence pour en savoir plus sur le plan culturel, je recommande fortement le Centre Culturel Oumarou Ganda. Quant aux journaux, il y a plusieurs quotidiens nigériens, par exemple, Républicain, la Roue de l’Histoire, Alternative... Les cafés ne sont pas très développés; cependant il y a des pâtisseries, comme les Lilas.

Point de vue canadien :

Le Centre culturel franco-nigérien de Niamey (www.ccfn.ne) est une des bonnes sources d’information sur la culture et le peuple du Niger. En plus de présenter des expositions, concerts, films, conférences, etc., ce Centre met à la disposition du public une Médiathèque et un Centre de ressources documentaires qui comprend plus de 1500 documents concernant le Niger sous ses aspects historiques, politiques, économiques, culturels, ethnologiques et artistiques.

Au Centre culturel ou à l’Université de Niamey, vous allez trouver facilement une personne ressource, une étudiante ou un étudiant qui se fera un plaisir de vous aider sur le plan culturel.

Musiciens du Niger : Le groupe Marhaba : mélange d’instruments traditionnels (calebasse, douma) et modernes (guitare électrique, flûte traversière), avec Fati Mariko, vedette de la chanson moderne nigérienne. Lauréats du Concours National de Musique du Niger, leur premier album est paru en 2001. Il y a aussi le musicien Dias, un auteur compositeur et interprète. Son quatrième album, Salima, de pure musique traditionnelle Gourmantché a été enregistré à Niamey en février 2002.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les héros nationaux du pays sont: Sarraounia Mangou, Askia Mohamed, Tanimoune, Amadou Kouran Daga, Aggaba et Dan Baskoré. Ce sont là de vrais guerriers qui ont soit combattu les missions de pénétration occidentales ou alors qui ont combattu certains empereurs qui voulaient phagocyter leur territoire.

Point de vue canadien :

Les principaux héros nationaux du Niger sont des résistants à la pénétration ou à la domination coloniale. En voici quelques-uns :

Le premier est une femme, il s’agit de Sarraounia Mangou. Elle était la reine des Azna de Lougou. Avant la pénétration coloniale, elle avait résisté à l’invasion des Touarègues. Elle avait aussi lutté contre l’empire de Sokoto qui tentait de convertir son peuple à l’islam. Par la suite, elle se distingua en résistant vaillamment aux soldats français qui ont attaqué son territoire en avril 1899. Après de durs combats où il y eut plusieurs morts, les troupes françaises abandonnèrent la lutte.

Il y a aussi Alfa Saïbou, un marabout aveugle de la région de Dosso. Il déclara la guerre contre l’administration coloniale. Après plusieurs mois de combat, il fut arrêté et exécuté le 12 mars 1906.

En 1912, Fihroun, chef des Touarègues, refusa de payer des impôts à l’administration coloniale. Il fut arrêté, s’évada de prison et organisa la résistance. Il trouva la mort en juin 1916 dans un combat contre l’armée coloniale.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

À ma connaissance, il n’y a aucun événement historique négatif.

Point de vue canadien :

À ma connaissance il n’y a pas d’événements historiques communs entre le Niger et le Canada. Cependant, le Canada est présent au Niger depuis quelques années et les canadiens ont laissé un bon souvenir. On nous demande souvent si nous connaissons tel canadien qui travaillait pour tel organisme parce qu’ils aimeraient bien avoir des nouvelles de lui. Le Canada est donc très bien perçu et il n’y a rien qui pourrait nous nuire sur le plan professionnel et social.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

À mon humble avis il n’y a aucun préjugé compte tenu de la couleur de leur peau. En effet, les blancs sont très respectés au Niger. À leur vue, le Nigérien pense tout de suite aux personnes riches susceptibles d’aider les pauvres. Le blanc est donc quelqu’un qu’il conviendrait de respecter.

Point de vue canadien :

Je ne connais pas de stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces. Par ailleurs, les préjugés envers la population du Niger sont plutôt positifs : ce sont des gens très conviviaux qui accueillent très bien les étrangers, particulièrement les Canadiens.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né en 1974, le cinquième d'une famille de 12 enfants. Il a grandi en milieu rural et a fait des études à l'université de Niamey. Il est allé à l'étranger en 1998 pour la première fois dans le cadre de ses études. Par la suite, il a immigré au Canada pour étudier en géographie. Il vit actuellement à Sherbrooke depuis quatre ans et étudie les sciences politiques. Il est célibataire sans enfants.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né en 1942, l'aîné de trois enfants. Il a grandi en milieu urbain et a fait des études en pédagogie à l'Université Laval. Il est allé à l'étranger pour la première fois en 1980. Depuis ce temps il a voyagé en Croatie et au Guatemala et, par la suite, au Niger où il a vécu pendant 18 mois. Il est encore en poste au Niger. Il est marié et a quatre enfants.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.