Pays-Bas

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Entamer une conversation avec des Hollandais sur la famille, l’historique personnel et les intérêts individuels, ainsi que sur le travail, et la culture hollandaise constitue un bon moyen d’établir le premier contact avec un Hollandais. On peut poser des questions sur la nourriture, sur la musique, les événements et l’histoire; et ce faisant, démontrer qu’on connaît ou qu’on s’intéresse à la région néerlandaise qu’on visite; les gens ne manqueront pas de l’apprécier et la conversation n’en sera que plus intéressante et instructive.

En règle générale, il est préférable d’éviter les sujets tels que les questions controversées de politique et d’actualité hollandaise ou européenne, jusqu’à ce que vous soyez familier avec l’interlocuteur. Bien qu’ils puissent vous être pertinents, des sujets tels que l’immigration et le multiculturalisme pourraient être offensants compte tenu du fait que les tensions que ces sujets entraînent se sont accrues au cours des quatre dernières années. Cela dit, les Hollandais s’intéressent généralement beaucoup à la politique et aux affaires néerlandaises au sein de l’Europe et du monde. Il est probable que ceux avec lesquels vous vous lierez d’amitié auront des opinions éclairées sur ces sujets, ce qui vous aidera à comprendre les situations politiques et culturelles complexes.

Point de vue canadien :

Pour faire bonne impression, parler de vos origines ou de questions hollandaises; faire preuve de connaissance élémentaire du pays; il faudrait toutefois éviter les clichés comme les moulins à vent.

Il n’y a pas beaucoup de sujets qui insultent les Hollandais. Celui des salaires fait partie des sujets à éviter. Cette sensibilité vient du fait que les Hollandais considèrent que les finances personnelles relèvent du domaine privé. En règle générale, la plupart des sujets peuvent être abordés. Bien que l’humour soit important en société, il n’est généralement pas bien vu de trop rigoler lors d’une première rencontre. Une certaine gentillesse est de rigueur en milieu formel.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Aux Pays-Bas, lors d’une première rencontre, on commence par se serrer la main. Il faut éviter tout contact physique lors d’une conversation. Les gens établissent couramment le contact visuel, mais en parlant il est conseillé de regarder de temps en temps ailleurs pour mettre tout le monde à l’aise.
Les Hollandais gesticulent pour souligner ce qu’ils disent, mais ce n’est pas très important et on peut s’en dispenser. Les gestes sont en général très semblables à ceux des Canadiens. Le visage doit être assez neutre tout en restant amical lors d’une première rencontre et il faut normalement éviter de monter le ton.

Les Hollandais sont plutôt directs et c’est là quelque chose dont il faut tenir compte. Les étrangers interprètent cela comme étant de l’impolitesse, mais les Hollandais ne s’imaginent pas que ce comportement puisse offenser les autres. Ils estiment que cette attitude constitue une forme d’ouverture dénuée de malice. Toutefois, lors d’une première rencontre, cette attitude ne se justifie pas dans les discussions typiquement personnelles.

Point de vue canadien :

En général, la communication en Hollande est sensiblement la même qu’au Canada. À l’occasion, les Hollandais sont moins sensibles que les Canadiens à la question de l’espace personnel, si vous les mettez à l’aise, si la situation et le milieu s’y prêtent. Le contact visuel est important quel que soit le sexe de votre interlocuteur ou son état social. L’habitude veut que si l’on salue quelqu’un du sexe opposé, on lui donne trois bises sur les joues, comme cela se fait au Québec.

Les Hollandais peuvent être directs, et leur franchise peut étonner ou insulter les Canadiens, dont la diplomatie conversationnelle frustre les Hollandais qui préfèrent les réponses sans détours. On s’y habitue avec le temps, mais il ne faut pas que cette réserve vous ennuie. À l’occasion, des réponses directes et honnêtes à une question sont encore ce qu’il y a de mieux à faire.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

On peut faire montre d’affection ou de toute autre émotion en public. La principale différence dans la manière de saluer entre les Pays-Bas et l’Amérique du Nord est celle du triple baiser sur la joue. Cela se fait entre femmes et entre femmes et hommes. Cependant, les hommes se serrent toujours la main. Les salutations sous forme d’accolades publiques ne sont pas très courantes. On peut, même lors d’une première rencontre, faire montre d’émotions mais de façon discrète, bien que cela n’arrive que lorsque les gens se sont mieux connus.

Se mettre en colère n’est pas bien perçu aux Pays-Bas, même si un étranger risque d’interpréter le discours direct et ferme comme étant de la colère. C’est là  quelque chose qu’il faut surveiller. Il est normal que les membres d’un couple montrent des signes d’affection, mais les signes d’affectation parmi les couples de même sexe peuvent provoquer des commentaires.

Point de vue canadien :

Les démonstrations affectueuses sont acceptables. En réalité, de nombreux Hollandais sont moins réticents à cet égard que ne le sont les Canadiens. Se tenir par la main, s’embrasser, et autres signes extérieurs de bon goût sont tout à fait normaux en public, tant en Hollande qu’au Canada. Les couples de même sexe peuvent démontrer leur affection en public sans problème.

À l’instar du Canada, en Hollande il faut être prudent et ne pas faire montre de colère ou de frustration étant donné que ça peut offenser les autres ou provoquer leur réaction. En général, les gens apprécient le comportement calme et patient lors de situations tendues, et ne réagiront pas bien à la colère.
On peut exprimer des sentiments comme la joie, la tristesse, l’enthousiasme, etc. Toutefois, les Néerlandais cachent leurs émotions et pourraient ne pas être accoutumés de les exprimer.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Aux Pays-Bas, les exigences varient selon le milieu de travail et la profession. Dans l’ensemble, toutefois, on s’attend à ce que vous habilliez de façon normale et conservatrice, que ce soit en été ou en hiver.

En Hollande, les collègues s’appellent par leur prénom. On n’utilise le titre officiel et le nom de famille que lorsqu’on s’adresse à quelqu’un de haut placé dans la hiérarchie de l’organisme dans lequel on travaille. En néerlandais, on appelle une femme Mevrouw (prononcer « mefrow ») et un homme Mijnheer ou Meneer (prononcer « menere »). Étant donné que beaucoup de Hollandais parlent l’anglais, on peut utiliser au besoin les titres Ms., Mrs., ou Mr.

Le moindre effort pour s’exprimer en néerlandais est très apprécié. Il faut néanmoins faire attention à la différence entre le ton formel et informel du pronom personnel à la deuxième personne. Comme en français, le pronom formel est « U » (Vous), il doit être utilisé lorsqu’on s’adresse à une personne qu’on ne connaît pas, à quelqu’un de plus âgé ou à un supérieur hiérarchique. Les pronoms familiers jij (rhyme avec I (en anglais), mais commence par le son Y (en anglais)) sont réservés aux discussions avec des personnes qu’on connaît bien.

Au travail, les Hollandais sont un peu plus strictes qu’au Canada. La ponctualité est impérative et on ne peut en déroger qu’à la suite de problèmes inévitables, comme une panne d’auto. En général, les employeurs surveillent étroitement la ponctualité de leurs employés. Les absences ne sont tolérées qu’en cas de maladie (il faut présenter une note du médecin) ou en cas de décès de parents. Il en est de même pour le respect des échéances, à moins de problèmes inévitables comme les pannes des ordinateurs de l’entreprise qui justifieraient le report des délais. Les attentes, en termes de rendement sont raisonnables : on s’attend à ce que la personne fasse le travail pour lequel elle a été embauchée, ni plus, ni moins. Ce qui signifie que les heures supplémentaires ne constituent pas la norme, et ne se justifient que lors d’un projet urgent ou des délais serrés. Il est courant de se faire rémunérer en argent ou en temps pour les heures supplémentaires.

Point de vue canadien :

Dans les grands centres urbains d’affaires, on favorise la tenue d’affaire décontractée. Il n’est pas rare de voir les hommes porter des costumes au travail. En Hollande, on porte des vêtements de couleur, inventifs et créatifs.

Les relations et interactions entre collègues sont amicales et décontractées. Le milieu de travail est, en général, hiérarchisé et comprend des superviseurs et directeurs. Cette hiérarchie est mise au point soigneusement et respectée strictement par les employés.

La conception du temps est plutôt décontractée, de nombreux Hollandais ayant choisi de travailler à temps partiel ou à horaire réduit plutôt que les 36 heures de la semaine de travail normale. Les attentes en matière de ponctualité sont plutôt souples. L’absentéisme est découragé, mais, à condition de prévenir d’avance, on bénéficie de généreuses périodes de congés de maladie, de vacances et pour des raisons personnelles. Cela résulte en un horaire plus lent, décontracté et confortable, mais cela ne signifie pas que la productivité et les délais soient négligés. Les employés hollandais doivent quand même répondre aux attentes du travail, qui sont exigeantes et qui commandent une production de grande qualité.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les qualités qu’apprécient les Hollandais chez un gestionnaire sont l’expérience, la personnalité agréable, le leadership, le travail acharné et l’ouverture aux nouvelles idées. Le fait que le gestionnaire soit d’origine étrangère ne compte pas du tout. Bien que les Hollandais soient directs et disent ce qu’ils pensent, ils auront recours à des moyens plus formels d’évaluation que la communication personnelle pour donner leur avis sur le rendement du gestionnaire.

Point de vue canadien :

Les bons gestionnaires au Canada feraient de bons gestionnaires en Hollande. La compétence et les titres de compétence sont des exigences incontournables, surtout que les employés hollandais supportent mal les gestionnaires incompétents. En outre, pour qu’un gestionnaire soit bien vu par ses employés, il doit faire preuve de leadership, utiliser une stratégie de communication ouverte, honnête et il doit savoir écouter ceux qui proposent de nouvelles idées.

La perception qu’ont les Hollandais de leurs gestionnaires étrangers n’est pas la même que celle qu’ils ont des gestionnaires néerlandais. Au plan culturel, il est important d’apprendre le néerlandais le plus rapidement possible. Alors que la presque totalité des Hollandais parlent couramment l’anglais et que dans un contexte international ils négocient dans cette langue, les employés hollandais n’apprécient pas d’avoir un patron qui ne parle pas néerlandais et qui ne s’adapte pas au style local de vie. Toute tentative pour apprendre l’histoire et la culture néerlandaises sera très appréciée et activement encouragée par les employés qui n’attendent que de pouvoir partager ce qu’ils savent de leur pays.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

C’est la direction de l’entreprise qui prend les décisions, mais elle cherche à s’assurer du soutien du personnel. Les réunions du personnel stimulent les échanges entre la direction et le personnel, les opinions qui s’y expriment sont appréciées. Les idées naissent également au cours de réunions individuelles entre l’employé et son superviseur. Il est tout à fait normal pour un employé de demander à son supérieur immédiat son avis sur son rendement. Il est normal de procéder à des évaluations annuelles de rendement.

Point de vue canadien :

Comme nous l’avons déjà dit, les entreprises sont généralement hiérarchisées. Les décisions sont prises par la haute direction, mais il est probable qu’elles se fonderont sur un consensus découlant d’une consultation auprès des autres niveaux de la structure. Des mécanismes d’intégration des idées et opinions sont souvent utilisés, ce qui permet la créativité et la contribution des différents niveaux de l’organisme.

Les styles de gestion varient selon l’administrateur, toutefois, les employés devraient se sentir libres de consulter leur superviseur s’ils ont besoin de réponses ou de commentaires. Alors que la hiérarchie et le protocole sont respectés, ils ne sont pas rigides au point que les gens ne se sentent pas libre de communiquer avec, ou de proposer des idées à, la haute direction.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité entre les sexes
Bien que l’égalité entre les sexes soit exigée dans les milieux de travail hollandais, il persiste un écart salarial entre hommes et femmes.

Religion
La religion n’est généralement pas un sujet de discussion au travail; toutefois, la tolérance envers les autres religions est de rigueur, notamment envers les symboles religieux, comme le turban sikh. Il existe actuellement une certaine controverse à ce sujet, mais les Pays-Bas ne contemplent pas l’adoption de mesures comme celles adoptées récemment par la France. Par ailleurs, l’athéisme est tout à fait accepté et respecté.

Distinctions des classes
Comme au Canada, les Hollandais croient qu’il est possible de passer d’une classe sociale à l’autre, ainsi la division de classes n’existe pas. Il existe cependant des distinctions de classes, comme au Canada, mais rien n’interdit les interpénétrations.

Ethnicité
La société hollandaise est diversifiée ethniquement, mais moins que la société canadienne. L’arrivée récente d’immigrants marocains, turcs, surinamais, antillais et indonésiens ont entraîné une vague de racisme, bien que les Hollandais se jugent très tolérants. Depuis peu, le gouvernement et les employeurs hollandais s’attendent à ce que les immigrants fassent de plus grands efforts, par exemple pour apprendre le néerlandais et accepter les coutumes locales.

La discrimination en fonction du sexe, de la religion et de la race est illégale. On dispose de moyens juridiques pour combattre les manifestations de ces types de discrimination. Comme au Canada, la fonction publique, les universités et de nombreuses grandes entreprises hollandaises ont adopté des politiques d’action positive en matière d’embauche pour parvenir à un meilleur équilibre des sexes, religieux et ethnique en milieu de travail. La réalité, cependant, veut que les gens d’origine non occidentale pourraient avoir du mal à trouver un emploi.

Point de vue canadien :

Égalité entre les sexes
Théoriquement, le fait qu’on soit homme ou femme n’influence pas l’attitude des gens. L’égalité des sexes est favorisée et les femmes bénéficient des mêmes possibilités que les hommes, et interagissent de la même façon avec les collègues. Ceci dit, des préjugés foncièrement négatifs et restrictifs peuvent perdurer envers les femmes en milieu de travail, même si ces préjugés ne transparaissent pas dans les politiques, la culture ou le comportement des collègues de travail..

Religion
Historiquement, les Hollandais sont réputés pour leur tolérance, ou « verdraagzaamheid », qui veut dire « volonté de respecter la complète liberté de toutes les convictions et de toutes les attitudes face à la vie où elles trouvent leur origine, ou qui lui sont reliées ». Par conséquent, la religion ne constitue généralement pas un élément de l’attitude des collègues en milieu de travail.

Distinctions des classes
La distinction de classes n’est généralement pas un facteur important en milieu de travail. Toutefois, comme au Canada, l’éducation et les ressources sont moins disponibles pour les moins nantis, ce qui a pour résultat de discriminer de fait contre leur avancement au travail.

Ethnicité
Comme dans le cas de la religion, l’ethnicité devient un facteur qui affecte les comportements au sein du milieu de travail. Alors que ces points de vue ne sont certainement pas partagés par toute la population des Pays-Bas, il existe un préjugé social qui est en train de naître vis-à-vis les immigrants et les citoyens hollandais issus de l’immigration.

 

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il est généralement utile d’établir une relation amicale avec les collègues ou clients avant d’entamer une transaction professionnelle, mais ce n’est pas essentiel. Les gens aspirent au professionnalisme dans le travail tout en étant amicaux avec les collègues. Le travail est plus plaisant et plus efficace lorsqu’il règne une bonne atmosphère. On atteint cette touche personnelle en parlant un peu de notre vie personnelle ainsi que de nos expériences, de façon décontractée.

Point de vue canadien :

Bien que pas nécessaire, l’établissement de relations personnelles avec un collègue hollandais peut améliorer les échanges professionnels. Les Hollandais cependant entretiennent une séparation claire entre le travail et leur vie personnelle, préférant plutôt n’être intimes qu’avec leurs amis plutôt qu’avec des connaissances du travail. Il faut du temps pour établir une relation personnelle, qui ne sera jamais aussi forte que celle qui existe avec un parent ou un ami d’enfance.

Une approche chaleureuse, amicale et ouverte aux échanges professionnels est importante et appréciée.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Comme au Canada, il est très mal vu d’accorder des privilèges ou faire preuve de favoritisme envers des collègues en fonction d’amitiés ou de relations familiales plutôt qu’en fonction du mérite.

Point de vue canadien :

Les pots de vin sont interdits en Hollande et la pratique d’octroyer des privilèges ou un traitement préférentiel n’est pas ouvertement encouragée, personne ne s’y attend. Ainsi, les relations professionnelles ou d’affaires ne sont pas très différentes de celles qui existent au Canada, et il est très probable que les gens vont choisir de travailler avec ceux qu’ils connaissent et auxquels ils font confiance, ou qui leur ont rendu de pareils services précédemment.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

S’il naît des problèmes professionnels entre collègues, il est préférable, pour les parties concernées, d’en discuter et de les résoudre en privé. Il est toutefois normal d’avoir directement recours au superviseur pour discuter de certains problèmes. Compte tenu du fait que les Hollandais sont plutôt directs, en général, ils vous diront si vous les offensez par ce que vous dites ou faites ou en informeront le gestionnaire qui vous en parlera. Il a cependant des exceptions. À l’occasion, la personne que vous aurez offensée peut tout simplement modifier son expression corporelle ou devenir moins amicale pour vous exprimer son mécontentement face à votre comportement. Il est également possible, bien que moins courant qu’au Canada, que la personne offensée discute du problème avec d’autres collègues, et vous pourriez en entendre parler à travers les branches.

Point de vue canadien :

La façon de régler un conflit dépend essentiellement du conflit même, de la situation et des personnes impliquées. Les Canadiens qui éprouvent des problèmes avec un collègue devraient soigneusement examiner leur façon de faire et ses ramifications. Il faudrait aborder en privé le collègue en question et lui parler de façon ouverte et franche. Si la situation ne peut pas être résolue, on peut envisager discrètement d’autres avenues.

Les collègues hollandais seront plutôt directs en cas de problème. La franchise et la candeur des Hollandais sont surprenantes, mais il ne faut pas interpréter cela comme une insulte ou un signe de conflit.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Les motivations principales de l’éthique professionnelle des gens sont la satisfaction professionnelle, l’engagement et les bonnes conditions de travail. L’argent est important, mais moins qu’au Canada.

Point de vue canadien :

En Hollande, la satisfaction professionnelle, la rémunération, les avantages, la souplesse et la qualité du travail ou de la vie, comptent parmi les facteurs les plus importants. Les employés et collègues sont généralement motivés lorsqu’ils se sentent à l’aise et appuyés dans leur travail; ils sont fiers de faire un produit d’excellente qualité.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Livres :
-The Undutchables – White & Boucke
-The Xenophobe’s Guide to the Dutch – Rodney Bolt
-Girl With A Pearl Earring – Tracy Chavelier

Lieux à visiter :
De nombreuses villes et régions hollandaises valent la peine d’être visitées. Vous trouverez ci-dessous quelques points intéressants, vous pouvez également vous rendre à http://www.holland.com/fr/ pour de plus amples renseignements. 
-Amsterdam: -Musée Van Gogh
-Rijksmuseum
-La maison d’Anne Frank

 Autres jolies villes:  
-Utrecht
-Maastricht
-La Haie
-Rotterdam

À manger:
-Poffertjes (très petites crêpes servies avec du sucre et du beurre)
-Pannenkoeken (grandes crêpes)
-Broodje haring (hareng dans du pain)
-Kaas (fromages hollandais : gouda, édam etc.)

Sites Web à visiter :
-Gouvernement des Pays-Bas : www.overheid.nl/guest/site
-Information touristique : http://www.holland.com/fr/
-Introduction à la culture néerlandaise ; trouvez plus de renseignements sur les jours fériés hollandais et les événements tels que Konninginnedag (Fête de la Reine), Sinterklaas (« Saint-Nicolas » au début du mois de décembre) et Elf Steden Tocht (Fête du patinage dans onze villes) et les anniversaires importants en Hollande : www.thehollandring.com

Point de vue canadien :

Malheureusement, la littérature n’est pas largement traduite, ce qui rend difficile la tâche de trouver des auteurs ou des livres néerlandais si l’on ne connaît pas leur langue. On trouve facilement dans les bibliothèques et les librairies le livre « The Girl With the Pearl Earring » écrit pas l’auteur américain Tracy Chevalier qui s’est inspiré de la fameuse peinture de Vermeer. Il a fait l’objet d’un film du même nom dont la vedette était Scarlett Johansson.

Historiquement, les Pays-Bas ont produit beaucoup d’auteurs très connus, notamment l’« Éloge de la folie (De Lof der Zotheid) » d’Érasme, qui est le plus connu. Citons également Vondel, P.C. Hooft, Bredero (théâtre), Betje Wolff, Aagje Deken, De Schoolmesiter, Klikspaan, et Piet Paaltjens, bien que leurs ouvrages ne soient peut-être pas traduits.

Le livre de Multatuli Max Havelaar est un classique sur le colonialisme hollandais. Il est disponible en ligne. (http://www.gutenberg.org/etext/11024). « De Aanslag » ( l’Assaut) de Harry Mulisch et «De Donkere Kamer van Damokles » (La chambre noire de Damoclès) de W. F. Hermans () couvre la Résistance hollandaise durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi les auteurs néerlandais plus récents, notons Mulisch « La découverte du paradis », Hella Haase, Hermans, et Gerard Reve.

Enfin, Hafid Bouazza et Abdelkader Benali sont des auteurs issus de l’immigration, mais qui ont grandi en Hollande. Ils écrivent sur la juxtaposition de deux cultures et la difficulté de les vivre. Voir http://www.nlpvf.nl/DIV/intro-fr.htm pour de plus amples renseignements sur la littérature néerlandaise.
Également concernant la littérature néerlandaise, plusieurs auteurs étrangers ont capturé l’expérience hollandaise à travers des yeux d’Occidentaux étrangers, notamment « The Undutchables » par Colin White et Laurie Boucke (http://www.undutchables.com/) et « My Dam Life » par Sean Condon qui sont les auteurs les plus recommandés.

Le cinéaste hollandais le plus connu aujourd’hui est probablement Paul Verhoeven de « Robocop » et « Basic Instinct ». M. Verhoeven a réalisé “Turkish Delight (ou délice turque), qui a été nominé pour les Oscars et qui a été couronné meilleur film hollandais par le Festival du film hollandais. Le film du réalisateur hollandais d’origine palestinienne Hany Abu-Assad « Paradise Now » a également été nominé pour l’oscar 2005 du meilleur film étranger. Certains films contemporains comme Ocean’s Twelve et Deuce Bigalow: European Gigolo, offrent des éléments stéréotypés d’Amsterdam, la capitale des Pays-Bas.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Pour se familiariser avec la culture néerlandaise, il faut assister aux concerts et festivals (tel que le festival annuel de théâtre Oerol sur l’île Terschelling), lire les journaux et écouter la radio. Pour de plus amples renseignements sur les événements, voir www.holland.nl

Il faut toutefois noter que malgré le fait que la majorité des Hollandais parle un anglais fonctionnel correct, la plupart des grands médias utilisent exclusivement le néerlandais. Ainsi, si l’on souhaite baigner dans la culture néerlandaise, il est recommandé d’apprendre autant de néerlandais que possible.
Il existe trois chaînes de télévision aux Pays-Bas desservies par une douzaine de télédiffuseurs qui essaient de produire des programmes de « qualité ». Il existe également plusieurs canaux commerciaux, devenues très populaires au cours de la dernière décennie, mais qui présentent généralement des programmes de divertissement très élémentaires. Bien que le néerlandais soit la langue utilisée à la radio et à la télévision, de nombreux films et séries télévisées proviennent de pays anglophones et sont sous-titrées en néerlandais plutôt que doublés.

Tous les journaux du pays sont exclusivement en néerlandais. Citons, parmi  les plus importants, de Volkskrant et NRC Handelsblad (comparables aux journaux de qualité comme le Globe and Mail et Le Devoir) et Algemeen Dagblad et de Telegraaf  (comparables aux tabloïds, comme The Sun et Le Journal de Montréal). Néanmoins, on peut trouver dans de nombreux magasins des journaux en anglais comme The Herald Tribune et The Financial Times.

La tradition des cafés est aussi répandue aux Pays-Bas qu’en France. Toutefois, il ne faut pas s’étonner de se faire servir la bière dans un petit verre ! Entamer une conversation avec quelqu’un dans un café contribue à mieux faire connaître la culture. Cependant, on peut emprunter des moyens plus formels comme, par exemple, en passant par un organisateur de tours et en visitant les attractions culturelles importantes. On trouve dans chaque ville un bureau du tourisme.
Si vous avez des parents hollandais, ils apprécieront beaucoup que vous les contactiez alors que vous êtes en Hollande.

Point de vue canadien :

Si vous séjournez un certain temps aux Pays-Bas, on vous recommande fortement d’apprendre le néerlandais. Cela facilitera significativement la découverte de la culture et permettra aux Hollandais, amis et voisins, de s’ouvrir à vous lorsque vous les rencontrez.

À Amsterdam, la meilleure musique se trouve au Concertgebouw (http://en.wikipedia.org/wiki/Concertgebouw), à Paradiso (http://www.paradiso.nl/) et au Melkweg (http://www.melkweg.nl/). Les journaux en français sont difficilement trouvables, mais pour obtenir un point de vue étranger, on recommande Expatica (en anglais)  (http://www.expatica.com/). L’hebdomadaire anglais, « Amsterdam Weekly » (http://www.amsterdamweekly.nl/) constitue la meilleure source de renseignements sur les activités à venir.

Étant donné que les grands centres urbains des Pays-Bas sont cosmopolites et internationaux, de nombreux Hollandais ou étrangers seront heureux de vous servir d’informateurs culturels. Il y a également des étrangers qui offrent un appui et une contextualisation culturelle de la vie en Hollande.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les Hollandais ont leurs propres célébrités, des artistes reconnus sur la scène mondiale et des figures historiques, mais ils n’adulent généralement pas leurs héros nationaux comme le font de nombreuses autres cultures. Le terme « héros nationaux » n’est pas vraiment utilisé en Hollande; on a plutôt tendance à utiliser l’expression « des Hollandais connus » (Bekende Nederlanders) ou des « célébrités ».

Le type de célébrité qui ressemble le plus au  « héros national » est celui des personnalités sportives. Le soccer (qu’on appelle football) est, de loin, le sport le plus populaire aux Pays-Bas, le patinage de vitesse vient en seconde place et le cyclisme constitue le sport national préféré. Le joueur de soccer le plus connu de tous les temps est Johan Cruijff. En ce qui concerne le patinage, Ard Schenk et Kees Verkerk sont les héros du passé, alors que le gagnant du Tour de France cycliste, Joop Zoetenmelk est une véritable légende.

Il n’y a pas vraiment de « héros nationaux » en dehors du domaine des sports Plusieurs peintres flamands comme Rembrandt, Van Gogh et Vermeer sont bien connus à travers le monde et les Hollandais en général en sont très fiers. La jeune fille juive Anne Frank, qui a écrit son Journal alors qu’elle se cachait à Amsterdam, est devenue un symbole mondial de la persécution du peuple juif durant la Seconde Guerre mondiale.

Point de vue canadien :

Le plus héroïque des héros nationaux hollandais est le prince Guillaume I d’Orange. Banni de ce qui était alors la République des sept provinces unies par la France, le prince Guillaume est retourné pour être couronné roi du Royaume-Uni des Pays-Bas. On considère qu’il est le père des Pays-Bas, et des concepts chéris de tolérance et d’acceptation qui ont été intégrés à la culture hollandaise.

Notons parmi les autres figures historiques celles de Michiel De Ruyter, amiral hollandais; Christiaan Huygens, chercheur scientifique et inventeur; et la Reine Beatrix, reine actuelle des Pays-Bas depuis 1980. La majorité des Hollandais ont une bonne opinion de la reine, peut-être parce que c’est le personnage central du Jour de la Reine, le 30 avril, durant lequel tout le pays s’éclate dans des vêtements orange et organise des ventes de bric-à-brac.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Le point commun le plus important entre les Pays-Bas et le Canada concerne la Seconde Guerre mondiale et le rôle prépondérant qu’ont joué les troupes canadiennes dans la libération de la Hollande du joug nazi et le refuge qu’a accordé le Canada à la famille royale néerlandaise. Il en est donc né chez les Hollandais une grande admiration pour le Canada et, chaque année, le gouvernement des Pays-Bas envoie quelque 40 000 bulbes de tulipes qui sont plantées à Ottawa pour le Festival des tulipes du mois de mai. En outre, des milliers de Hollandais, particulièrement des agriculteurs, ont immigré au Canada dans les années 1950 et 1960. De nombreux Hollandais ont des parents au Canada.

Point de vue canadien :

C’est la Libération, en 1945, après la Seconde Guerre mondiale qui constitue l’événement historique que se partagent les Canadiens et les Hollandais. Étant donné que l’occupation nazie a été marquée par l’intensité de la faim, de la souffrance et de l’oppression, la Hollande tient en très grande estime la Libération dans sa mémoire culturelle. Ils sont encore nombreux à se souvenir de leur jeunesse sous la férule nazie, et chérissent la mémoire qu’ils ont de la Libération. Ainsi, les Canadiens sont eux aussi tenus en grande estime par les Hollandais, à cause de la Libération.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Bien qu’ils soient plutôt favorables aux Canadiens et aient de l’affection pour eux, les Hollandais ont tendance à considérer que les Canadiens sont des nord-américains avec tout ce que cela comporte comme culture de masse superficielle. Par conséquent, il faudrait faire ressortir la connaissance que vous avez des arts et de la littérature quand vous êtes en compagnie d’amis ou de collègues hollandais, sans pour autant être prétentieux ou pédant.

Point de vue canadien :

Les stéréotypes nuisibles (et souvent erronés) qui peuvent affecter les relations sont surtout la perception qui veut que les Hollandais soient réservés, avares et grognons. Ces stéréotypes ont été répandus par de nombreuses expressions anglaises qui sont encore communes dans la langue vernaculaire. Bien sûr, il est préférable d’éviter ces expressions lorsqu’on parle à des Hollandais, mais surtout, éviter les opinions et préjugés que ces expressions véhiculent implicitement.

De nombreuses sources auxquelles se fient les étrangers (notamment Expatica et The UnDutchables) se moquent gentiment des excentricités stéréotypées qui sont souvent attribuées aux Hollandais. Alors que cela permet de lâcher du lest dans une culture différente—et à l’occasion frustrante—, le fait de se joindre à la critique fréquente à laquelle s’adonne les étrangers peuvent nuire à l’assimilation de la culture, et perpétuer de petites tracasseries.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est l’aînée de deux enfants nés dans la ville fortifiée historique de Naarden, dans la région centrale des Pays-Bas. Elle y a grandi jusqu’à l’âge de huit ans, et a ensuite vécu dans la proche ville de Huizen jusqu’à l’âge de vingt ans. C’est à Groningen, dans le nord, qu’elle a effectué ses études universitaires et qu’elle a obtenu une maîtrise en archéologie et en préhistoire. Ses études l’ont menée à effectuer plusieurs séjours à l’étranger pour se livrer à des fouilles archéologiques, notamment en Italie, Grèce, Turquie et Égypte. Une fois son diplôme obtenu, votre interprète culturelle a vécu et travaillé à Oxford en Angleterre pendant une année et a ensuite immigré au Canada en 2005.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né et a grandi à Winnipeg, Manitoba. Il a fait des études de génie mécanique à l’Université du Manitoba. Son travail l’a amené à se rendre aux Pays-Bas pour la première fois, à titre de chercheur invité à l’Institut des études environnementales de l’Université de Vrije. Au cours des 18 derniers mois, il a vécu à Calgary, Canada, ou il travaille à titre de consultant pour des projets d’énergie durable.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.