Information culturelle - Norvège

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Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Le temps et les sports sont toujours de bons sujets. Tout genre d'humour est bien, mais il faut tenir compte du fait que bien que la  presque totalité des Norvégiens savent parler l'anglais, les nuances et subtilités du langage peuvent échapper à certains. La famille, le travail et le pays d'origine sont également de bons sujets de conversation. Les gens ne parleront presque jamais de leurs problèmes de santé à moins d'être en compagnie de très bons amis ou de membres de la famille. Il faut savoir que les Norvégiens ne pratiquent pas la rectitude politique comme le font les Canadiens. Ils ne sont pas forts non plus sur le menu propos.

Point de vue canadien :

Les sujets comme la famille, le travail et les voyages constituent de bons sujets de conversation lors d'une première rencontre. La politique internationale - et nationale -peuvent également faire l'objet de discussion lorsqu'on se trouve en groupe. Il ne faut cependant pas s'étonner de trouver une certaine dose d'antiaméricanisme (bien que souvent mêlé à une certaine admiration pour les Américains). Il n'y a pas vraiment de sujets " tabous ", mais vous pouvez être sûr d'offenser tous les Norvégiens si vous dites que la richesse du pays est le résultat de la chance, celle d'avoir des gisements pétroliers dans la Mer du nord au large de la Norvège. Ils sont généralement fiers de leur modèle social démocratique (à juste titre d'ailleurs) et n'apprécient pas de se faire dire que leur travail acharné n'a en rien contribué à leur situation économique florissante. Il est difficile de porter des appréciations globales sur l'humour en Norvège compte tenu des nombreuses différences régionales, mais il est certain qu'on apprécie le sarcasme et la caricature des autres cultures scandinaves.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

La Norvège est culturellement homogène; il y a cependant une faible portion de la population qui appartient à d'autres groupes culturels et ethniques. Les Norvégiens tiennent beaucoup à leur espace et garderont une distance équivalente à la longueur d'un bras étendu jusqu'à la pointe des doigts. Cette distance peut même être plus grande si l'on parle à des étrangers. Il est préférable d'observer le comportement de l'interlocuteur et essayer de reconnaître la distance qui ne le mette pas mal à l'aise. 

Le contact visuel est utilisé pour jauger la fiabilité d'une personne. Les Norvégiens ne vont pas nécessairement soutenir le contact visuel, mais c'est signe de malhonnêteté si une personne se refuse, ou est réticente, à établir le contact visuel.
   
Il est de coutume de se serrer la main, que ce soit entre personnes de même sexe ou de sexe opposé. Dans certaines situations, les hommes et les femmes s'embrassent sur les deux joues. En parlant, les hommes ne touchent généralement pas aux autres hommes, à moins de se très bien connaître et même alors, ce ne serait qu'occasionnel et pour insister sur quelque chose. Cette règle s'applique également aux contacts entre hommes et femmes et à ceux entre femmes, bien que pas tout à fait autant.

Il est probable que les amis se toucheront plus souvent et, même s'ils gardent souvent une distance semblable lorsqu'ils conversent, l'espace personnel n'est considéré ni privé, ni inviolable. Professionnellement le contact visuel est particulièrement important. La façon de se toucher entre personnes et la distance à conserver dépendent du degré d'intimité et du niveau de confort, mais dans le doute, il vaut mieux garder la distance normale.

Certains gestes sont qualifiés d'impolis (pointer l'index vers quelqu'un). Les Norvégiens cependant ne sont pas surpris lorsque des gens appartenant à d'autres cultures gesticulent plus qu'eux.

Point de vue canadien :

Le contact visuel est très important et bien accueilli - les Norvégiens accusent souvent les Nord-Américains d'être trop pressés et impatients, et le contact visuel représente un moyen facile de mettre les gens à l'aise. La distance à maintenir lors d'une conversation est à peu près la même qu'en Amérique.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

En général, les gens ne montrent pas leur colère en public, ni d'autres émotions. Les Norvégiens peuvent sembler très réservés. On ne parle à des étrangers que quand c'est nécessaire.

Point de vue canadien :

Il est inhabituel de faire montre d'émotions en public (quelles qu'elles soient). Il arrive de voir des gens s'embrasser et marcher la main dans la main dans la rue, mais il faudrait beaucoup plus que cela pour attirer les regards. La colère - en particulier les cris, le lancement de choses ou les jurons - est vraiment très mal vue. La seule exception est celle des engueulades entre amis qui ont beaucoup bu d'alcool (malheureusement, cela est très fréquent).  Les Norvégiens sont de grands buveurs irréguliers. On pardonne plus facilement le mauvais comportement lorsque les gens ont bu. Cela ne veut pas dire que ceux qui enfreignent la loi sous l'effet de l'alcool sont traités avec clémence - en réalité, ce serait plutôt l'inverse : la punition est sévère.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Les façons de travailler et leur rythme varient d'un milieu de travail à l'autre, mais il faut être propre et ponctuel. En général, les Norvégiens sont très informels, et aussi bien les hommes que les femmes s'habillent de façon décontractée au travail, que ce soit en été ou en hiver. On peut porter des pantalons courts en été, des T-shirts aussi. Cela s'applique jusqu'aux niveaux élevés de l'organisme. Les gens ne portent pas souvent le costume - cravate.

On appelle presque toujours les collègues, et même les superviseurs, par leur prénom. Certains cadres supérieurs (PDG) insisteront pour se faire appeler uniquement par leur prénom. 

De nombreux bureaux autorisent les employés à travailler selon des horaires souples plutôt que l'habituel 8h - 16h, mais la ponctualité et la fiabilité sont très appréciées, tant par les collègues que par les patrons. " Flexitid " est un terme selon lequel une entreprise impose à la majorité des employés d'être sur place entre 10h et 14h. Sorti de ces heures, les horaires des employés sont plus souples. Toutefois, à la fin d'une période prédéfinie (c.-à-d. un mois), vos heures de travail devraient totaliser le nombre requis. En d'autres termes, la souplesse mais dans les limites du raisonnable.

Les pauses déjeuner peuvent être très courtes et la majorité des Norvégiens apportent leurs sandwiches de la maison. Nous n'allons presque jamais déjeuner à l'extérieur. Les délais sont toujours fixés et doivent être respectés, mais il est inhabituel de travailler en heures supplémentaires pour respecter les délais. Si des questions de famille vous empêchent de travailler en supplémentaire, ce n'est pas grave. Les règlements et codes de travail sont très stricts et protègent l'employé contre l'obligation de travailler en heures supplémentaires.

Point de vue canadien :

La tenue vestimentaire est décontractée mais avec retenue - on trouve les gens en costume plus souvent à Oslo où la mode est un peu plus " continentale ". On appelle presque toujours les collègues par leur prénom, à moins qu'on ne parle d'eux dans des situations formelles, on utilise alors une forme un peu plus adaptée en disant par exemple " Le docteur untel ". Dans le doute, utiliser le nom au complet.  
On attache plus d'importance au respect des délais, à la ponctualité, à l'absentéisme et à la productivité. Les Norvégiens ne font peut-être pas de très longues journées de travail, mais lorsqu'ils travaillent ils sont très productifs. Ils s'attendent à ce que les gens arrivent à l'heure aux réunions et qu'ils respectent les délais fixés. On n'a presque jamais besoin de travailler en heures supplémentaires, mais à l'occasion ce serait apprécié.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Un supérieur est généralement respecté pour son niveau d'expérience dans le domaine, mais il est aussi important d'avoir une expérience de la gestion et de savoir tirer le meilleur de son personnel. Les titres universitaires et professionnels de compétence donnent une certaine idée du passé et de l'expertise du dirigeant. On fera plus confiance à un patron peu distant qu'à celui qui maintient beaucoup de distance entre lui et ses employés. L'ouverture aux idées est également une qualité recherchée chez un patron.

Si les employés se tiennent tranquilles et polis en présence du supérieur, c'est qu'il y a là un problème de confiance. Un supérieur qui n'est pas respecté pourrait se le faire dire sans détours.

Point de vue canadien :

Ce n'est que trop tard que vos employés vous exprimeront leur mécontentement, à moins que vous n'établissiez un milieu qui favorise les réactions et commentaires au sein de l'entreprise. Cela est encore plus vrai si vous (le patron) êtes étranger. Ce n'est pas qu'ils ne vous aiment pas parce que vous êtes étranger, bien qu'à l'occasion ce puisse être un peu le cas, mais plutôt parce qu'ils n'aiment pas la confrontation. Vous ne connaîtrez l'opinion de vos employés que lorsque vous serez en société et qu'ils auront bu un peu de vin ... vraiment !

Chez les gens les plus instruits, l'éducation est très appréciée - bien qu'il faille s'attendre à des comparaisons entre un diplôme nord-américain et un diplôme européen. Dans certains domaines, l'expérience est plus importante. Le leadership et le travail sérieux sont souhaités, la créativité quant à elle n'est pas toujours récompensée. Cela étant en partie dû à un parti pris institutionnel qui favorise ceux qui travaillent dans les " sentiers battus " - et respectent les règles de conduite de l'entreprise.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les décisions sont généralement prises par la direction, mais le plus souvent après maintes consultations du personnel et des syndicats. La majorité des organismes sont syndiqués et les représentants des syndicats siègent aux conseils d'administration. Ils participent beaucoup plus à la prise de décision qu'au Canada. On peut aller directement consulter le superviseur pour obtenir des réponses et des commentaires - vous ne devriez pas exclure cette personne.

Point de vue canadien :

Les décisions sont généralement collégiales - la plupart des organismes sont généralement " plats ". Toutefois, lorsqu'un gestionnaire sait que son personnel ne l'appuiera pas dans un but précis, il n'est pas inhabituel de voir le gestionnaire " abuser de son rang " pour imposer sa volonté sur les autres. Les idées émanent de tous les rangs du personnel, bien que comme presque partout ailleurs, c'est le " sommet " qui en prend le crédit. (Ce phénomène n'a pas grande importance étant donné que la créativité n'est pas récompensée - voir ci-dessus). On peut avoir recours à son supérieur immédiat pour obtenir de l'aide - il serait malséant d'outrepasser votre supérieur immédiat lorsque vous avez besoin d'aide pour résoudre un problème.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes :
L'égalité entre hommes et femmes est totale. On trouve plus de femmes dans des postes de direction. Les points de vue sur la sexualité, l'orientation sexuelle sont très libéraux.

Religion :
La plupart des Norvégiens appartiennent de naissance à l'Église de Norvège (luthérienne)  mais ils ne sont ni pieux ni pratiquants.

Distinction de classes :
La Norvège est un pays sans classes. La plupart des gens font partie de la classe moyenne. Il y a très peu de personnes défavorisées et très peu de riches. La plupart des gens sont propriétaires de leur maison.
 
Ethnicité :
La majorité des Norvégiens ne sont pas habitués à côtoyer d'autres groupes ethniques.

L'égalité des sexes et la religion n'affecte pas le milieu de travail mais, pour les Norvégiens, il peut s'avérer difficile de travailler avec des étrangers. Et c'est à cet égard que les Canadiens ont beaucoup à offrir.

Point de vue canadien :

Égalité entre les sexes :
La Norvège est l'un des pays où les questions " hommes - femmes " sont les plus équilibrées et les plus progressives du monde. Il en résulte -surtout chez les jeunes - un rejet de toute analyse de situation fondée sur le sexe. Prétendre que vous n'avez pas obtenu un poste (ou autre chose) parce que vous êtes une femme serait très mal vu. Ceci dit, lorsqu'on discute avec des femmes, on réalise très vite qu'il existe encore une certaine discrimination fondée sur le sexe.

Religion :
La Norvège a encore une religion d'État (Luthérienne). La majorité des autres religions sont bienvenues. À l'occasion, les pratiques religieuses sont perçues comme un obstacle aux autres avancées sociales progressistes (le traitement réservé aux femmes, aux enfants, etc.). Cela cause parfois des problèmes.

Distinction de classes :
La Norvège est relativement exempte de problèmes de classes (elle est plutôt calme à cet égard).

Ethnicité: 
La Norvège se trouve aux prises avec le multiculturalisme, et de son effet sur le " mode de vie norvégien ". Plus que l'écart entre les sexes, l'ethnicité pose un problème plus sérieux en termes de discrimination en milieu de travail.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il n'est pas important d'établir une relation personnelle avant de transiger les affaires. Les Norvégiens fonctionnent beaucoup par objectif et maintiennent une nette séparation entre leur vie privée et leur profession.

Point de vue canadien :

C'est une chose relativement importante entre collègues. Elle instaure la confiance et assure une rétroaction plus honnête sur votre rendement. Elle est beaucoup moins importante pour les clients, étant donné que les activités professionnelles ne se mélangent pas à la vie sociale. À l'exception des générations plus jeunes d'Oslo ou de Bergen qui, comme les Nord-Américains, semblent mélanger travail et plaisir plus souvent que ne le font leurs parents.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

JAMAIS- la corruption n'existe pour ainsi dire pas.

Point de vue canadien :

Dans une certaine mesure, la promotion professionnelle n'est pas l'apanage exclusif de ceux qui travaillent le plus fort et qui la " méritent ". Comme dans la majorité des petits pays, les relations jouent un rôle important dans l'entrée dans une entreprise. Une fois embauché, il ne faut toutefois pas espérer de promotion si on ne la mérite pas - ne serait-ce que du fait que la structure des rémunérations est si plate que la différence n'est pas importante.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Tout d'abord, directement en privé avec le collègue en question. Si cela ne suffit pas, montez d'un cran et allez voir le superviseur. Dans la plupart des cas, cette personne parlera directement avec vous du problème. Sinon, de par son attitude négative, l'employé vous le fera savoir. Dans le doute, posez la question directement. Les Norvégiens sont plus directs que les Canadiens.

Point de vue canadien :

Confronter directement les collègues ne fera qu'augmenter momentanément les tensions, mais si on sait manœuvrer - poliment - c'est encore le meilleur moyen. Avoir tout de suite recours à un supérieur hiérarchique peut sembler être la méthode la moins provocatrice, mais en réalité, ce sera celle qui aura les conséquences les plus néfastes à long terme. Si un collègue est mécontent de vous, il pourrait décider de ne pas vous le dire et aller directement voir votre supérieur hiérarchique. La meilleure solution dans pareils cas consiste à reconnaître le fait que les Norvégiens n'apprécient pas la confrontation, et leur demander de vous en parler directement la prochaine fois.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

La satisfaction professionnelle, l'engagement et la loyauté sont les principaux facteurs de motivation, mais le salaire et les conditions de travail comptent également beaucoup. La majorité des gens ne s'inquiètent pas d'être renvoyés ou mis à pied au travail. Les taux de chômage sont très faibles. Il est très difficile de renvoyer quelqu'un. La loi sur la protection des travailleurs assure des droits individuels à tous les travailleurs à cet égard.

Point de vue canadien :

Toutes les motivations traditionnelles (citées ci-dessus) s'appliquent à la Norvège. La seule autre importante qui puisse s'y ajouter est celle de la " contribution à la société ", laquelle continue (de moins en moins) à motiver les gens.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Vous pouvez trouver à l'occasion des films norvégiens dans les magasins de location de vidéo au Canada, ils seront sûrement sous-titrés. La majorité des films en salle en Norvège sont étrangers (américains), mais également d'autres pays. Ces films sont toujours sous-titrés et jamais doublés. Seuls les dessins animés pour les enfants sont doublés, mais souvent la version originale sera projetée parallèlement,

NRK (La radiodiffusion norvégienne.) propose des sites Web offrant d'excellentes émissions gratuites télévisées qui donnent un petit aperçu de toutes les émissions qu'elle présente. www.nrk.no

Le guide Lonely Planet sur la Norvège et la Scandinavie constitue une bonne source de renseignements

Point de vue canadien :

Livres sur la Seconde Guerre mondiale. Programmes télévisés de comédie du R.-U. Ceux qui ont beaucoup voyagé en Europe auront une multitude de sujets à discuter avec les Norvégiens.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Il y a de nombreux sites à voir en Norvège. L'attraction majeure est celle de la nature et de ses espaces. Une vieille loi permet à tout le monde d'utiliser les terres publiques et privées et d'y camper. Tant que les terres ne sont pas cultivées, vous pouvez allez où vous voulez. Il faut, des fois, détenir un permis pour pouvoir pêcher dans les lacs. La pêche en mer est gratuite en tout temps. Il y a beaucoup de montagnes, de forêts et de fjords à voir.
La principale association de randonnée est longue de plusieurs centaines d'étapes à travers le pays, certaines sont supervisées et d'autres sont parfaitement équipées en nourriture et carburant. Certaines sont fermées et vous devez en avoir la clé, tandis que d'autres sont ouvertes.
Pour de plus amples renseignements : http://www.turistforeningen.no/index.php?fo_id=782

La nourriture norvégienne est substantielle. Mais même dans les petites localités on trouve des restaurants chinois ou italiens en plus des norvégiens. Les repas au restaurant sont très chers, ainsi la plupart des gens n'y mangent qu'à l'occasion. La bière est très bonne mais chère. Il n'y a pas de vins norvégiens.

Les événements culturels sont souvent lourdement parrainés par le gouvernement et les entreprises, les billets de concert ou de théâtre peuvent donc être très peu chers. La plupart des journaux proposent des pages culturelles avec les programmes des activités. Tout le monde parle l'anglais et peut donc vous aider.

Lorsqu'un Norvégien vous invite à son chalet, il faut s'attendre à ce que les toilettes soient à l'extérieur étant donné que ce sont d'anciennes constructions, il n'y a pas de gaz, d'électricité ou de la plomberie. Il se peut même qu'on vous y invite en hiver et qu'il n'y ait pas de route carrossable. Le Norvégien va s'imaginer que c'est comme au Canada. La motoneige est interdite, ainsi que les motomarines, par souci de l'environnement. Tous les Norvégiens skient très bien à comparer aux Canadiens, et la plupart des hommes font un service militaire d'une année. Vous devez donc, par précaution, vous poser certaines questions avant d'embarquer pour une fin de semaine d'aventure. En outre, préparez-vous à une fête typiquement norvégienne; la plupart des Norvégiens ne boivent que durant les fêtes et là, ils s'éclatent et boivent à n'en plus pouvoir. Si vous effectuez un voyage privé ou d'affaires, faites comme les gens du crû. Si vous êtes dans un sauna, ne vous découragez pas, si vous voyez l'hôte couper un rond dans la glace de son lac pour y nager après le sauna, vous devriez y plonger aussi. Si vous pouvez faire ce que votre hôte fait vous serez bien vu et vous établirez des relations très efficaces.

Habituez-vous à utiliser le SMS (Service de courts messages) puisque tous les Norvégiens l'utilisent. Les téléavertisseurs n'existent plus; tout se fait par téléphone cellulaire. La couverture est absolument totale, dans le métro, sur les montagnes, dans les tunnels, partout. 

Vous trouverez que tout est très cher, mais n'oubliez pas que votre revenu est également très élevé.

Point de vue canadien :

Les cafés se portent bien et se multiplient en Norvège. C'est encore dans les cafés qu'on peut le mieux capter la culture générale du pays, mais ce n'est pas le meilleur moyen pour connaître des gens. Les Norvégiens sont plutôt actifs lorsqu'il s'agit de se faire des amis - ils se lient d'amitié à travers des activités. Il faut donc se joindre à une équipe sportive, un club ou une " association " quelconque. Vous y trouverez des gens qui partagent les mêmes intérêts que vous, par exemple, si vous aimez la musique rock allez assister à un concert du groupe métal " Norwegian Black " - vous y trouverez beaucoup de gens chaleureux.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :
  • Tous les Vikings; nous avons découvert l'Amérique du Nord 400 ans avant Christophe Colomb.
  • Les explorateurs des pôles comme Fritjof  Nansen et Harald Amundsen.
  • Nous sommes obsédés par les sports, donc tous les médaillés d'or olympiques sont des héros nationaux
Point de vue canadien :

Des explorateurs du pôle Nord et des lauréats du prix Nobel de la paix.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Les colonies vikings à Terre-Neuve; en outre, le Canada a accueilli des bases des forces aériennes norvégiennes durant la Seconde Guerre mondiale à Toronto et Muskoka

Point de vue canadien :

La Seconde Guerre mondiale est dans une certaine mesure un événement historique partagé (il ne faut tout de même pas en exagérer la portée). En général, les visiteurs seront très surpris par tous les points qu'ont en commun les Canadiens et les Norvégiens.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Comme je l'ai déjà dit, la majorité des Norvégiens pensent que les Canadiens sont des amateurs de plein air qui chassent et affrontent le blizzard en skis.

En résumé, un Canadien n'aura pas de problème à s'adapter à l'univers norvégien. Les systèmes politiques sont presque semblables, les systèmes d'aide sociale sont presque identiques. Il en va de même pour le niveau de vie. Les gens réfléchissent et se comportent comme les Canadiens. Presque tout le monde parle l'anglais. Le climat est aussi le même, bien que je trouve les étés canadiens plus chauds et plus longs.

Point de vue canadien :

Que la source unique de revenus de la Norvège résulte de l'exploitation pétrolière. Que les Norvégiens sont riches parce que leur pays est petit (et par conséquent, plus facile à gérer). Qu'ils sont remarquablement beaux. Qu'ils se livrent tous à la pêche et à la randonnée. Que la culture des Vikings n'a aucun lien avec la culture actuelle des Norvégiens. Tous ces stéréotypes sont en partie vrais - et c'est là ce qui en fait des stéréotypes.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Aîné de deux enfants, votre interprète culturel est né à Bergen, Norvège. Il a grandi dans cette ville de l'ouest de la Norvège jusqu'à l'âge de 19 ans. Il a ensuite déménagé au nord de la Norvège pour y faire son service militaire et poursuivre des études à Bergen. Il a obtenu son diplôme au collège universitaire de Bergen. Il a ensuite travaillé en Norvège pendant plusieurs années et a également servi au sein des forces des Nations Unies au Liban. Au cours de ses voyages, il a rencontré sa femme et a immigré au Canada pour vivre et travailler à Toronto où il réside encore. Il est marié et a deux enfants.

Interprète Canadien :

Aîné de trois enfants, votre interprète culturel est né à Ottawa où il a grandi jusqu'à l'âge de 19 ans lorsqu'il a déménagé à Toronto pour y mener des études au Centre d'études sur la paix et les conflits à l'Université de Toronto. Il a voyagé pour des raisons tant professionnelles que personnelles à travers l'Europe et l'Asie avant de déménager à Washington, DC pour y préparer sa maîtrise en médias et affaires publiques à l'université George Washington. Par la suite, il s'est rendu en Norvège où il a vécu pendant environ deux ans. Il vit et travaille maintenant au Canada.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.