Népal

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Les Népalais sont généralement très amicaux et curieux et aiment parler aux étrangers. Voici quelques bons sujets de conversation quotidienne pour les Népalais : parler des membres de la famille, le travail et les divertissements, comme les films, la musique ou les passe-temps. Soyez aussi prêt à parler de vous. Il est probable qu’on vous posera des questions concernant la vie de votre famille et votre travail, par exemple si vous êtes marié ou non, ou le nombre d’enfants que vous avez. Ce type de questions pourraient sembler trop personnelles pour les Canadiens, mais sont des sujets de conversation ordinaire pour les Népalais. Les Népalais aiment également parler de différents types de cuisines, donc tous les sujets liés à la cuisine sont de bons sujets pour entamer la conversation. La plupart des femmes népalaises sont de bonnes cuisinières, donc si vous leur demandez n’importe quelle recette népalaise, elles seront ravies de la partager avec vous. L’éducation est également un sujet sûr pour la discussion.

Les sujets à éviter au début sont notamment la politique, la religion et les différences de genre et de caste. Une fois que les gens se seront un peu familiarisés à vous, la politique pourrait être un bon sujet de discussion. Même dans le climat politique actuel du Népal, les hommes en particulier aiment parler longuement de politique. Chacun a son propre avis sur la politique, et en général ils aiment parler de leurs opinions politiques.

Perspective canadienne :

Chaque rencontre au Népal commence et termine avec la salutation traditionnelle « Namaste » avec les mains jointes comme pour prier (paumes jointes et doigts vers le haut sous le menton) et un léger hochement de tête (signifie : je salue le dieu en vous). On peut utiliser le mot « Namaskar » lorsqu’on rencontre des personnes de statut social plus élevé; il s’agit d’un terme plus formel et respectueux. La poignée de main n’est pas la norme au Népal, surtout entre des personnes de sexe opposé. Il vaut mieux attendre que votre homologue népalais vous serre la main, surtout si vous êtes une femme. La poignée de main doit être très légère par opposition à la poignée de main ferme des Occidentaux.

Après les formalités et les présentations, il vaut mieux commencer la discussion par un échange de politesses et parler de la famille, puisque la famille est très importante pour les Népalais, et de la santé, etc. (même si vous n’avez pas rencontré les membres de la famille). On discute généralement autour de tasses de thé (chai) et les conversations progressent lentement avec beaucoup de plaisanteries. Puisque le statut social est très important au Népal, les Népalais souvent commencent la conversation en vous demandant de dire votre nom et de parler de votre famille et de votre emploi. Cela aide à déterminer le statut social des personnes qui participent à la conversation.

Lorsque vous établissez des relations, si vous avez rencontré les membres de la famille de vos collègues, vous devez demander de leurs nouvelles souvent ! On demande souvent aux femmes l’état matrimonial et le nombre d’enfants qu’elles ont; cela n’est pas considéré comme étant intrusif et donc vous pouvez demander l’état matrimonial et le nombre d’enfants à d’autres femmes. Il est important d’éviter certains sujets avec de nouvelles connaissances notamment ce qui a trait à la politique, à la famille royale, à la religion, à la pauvreté ou à tout autre sujet défavorable au pays.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

En général, les Népalais sont des personnes très amicales. Une fois qu’ils apprennent à vous connaître, les Népalais peuvent se tenir près de vous lorsqu’ils vous parlent, qu’ils vous tiennent la main, qu’ils vous donnent une tape dans le dos et même qu’ils vous serrent dans les bras. Toutefois, il est préférable de maintenir une certaine distance lorsque vous parlez aux personnes du sexe opposé. Lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, il est important de dire « Namaste » avec les deux mains pressées l’une contre l’autre. Il est important de parler humblement en signe de respect pour votre interlocuteur. Ne parlez pas d’une voix forte ou de manière arrogante, car cela pourrait être considéré comme impoli. Les Népalais sont des personnes très axées sur la communauté et dès lors, le respect d’une autre personne est très important. Une grande quantité de travail est effectuée en collaboration et avec l’accord des collègues. En cas de désaccord, il est important de le régler autour d’un café ou d’un thé plutôt que de le mentionner pendant les heures de bureau. Ne pointez pas un doigt vers une personne, car ce geste serait considéré comme irrespectueux.

Perspective canadienne :

Les us et coutumes et l’étiquette sont très importants au Népal. Il est essentiel de respecter les règles de l’étiquette pour éviter d’être considéré comme une personne impolie. Certains styles de communication sont charmants, mais créent de la confusion, par exemple, la façon de dire oui ou non. Au Népal, une personne qui veut exprimer son accord ou dire oui remue la tête de gauche à droite et de droite à gauche. Pour dire non, elle bouge la tête du haut vers le bas et du bas vers le haut. Il ne faut pas oublier qu’un Népalais poli a tendance à répondre « oui » à la plupart des questions. Pour éviter de la confusion en milieu de travail, il vaut mieux ne pas poser des questions par oui ou non, il faut plutôt demander des précisions ou des détails. Il est très impoli de pointer le doigt, il vaut mieux utiliser le menton et indiquer rapidement une direction avec le menton, en renversant la tête. La tête est la partie la plus sacrée du corps pour les bouddhistes et il faut éviter de toucher la tête d’une personne. Les pieds sont considérés comme la partie la plus sale du corps et il faut éviter de pointer avec les pieds, de mettre les pieds près d’un aliment ou de toucher une personne avec les pieds. Il faut toujours enlever les souliers avant d’entrer dans une maison ou dans un temple.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les témoignages publics d’affection ou de colère ou l’expression d’autres émotions sont-ils acceptables ?

Perspective locale :

Les Népalais sourient souvent et sont très amicaux. Ils n’aiment pas la confrontation directe. Il n’est pas acceptable d’afficher de la colère en public. Abstenez-vous d’élever la voix et de pointer un doigt à une personne contre qui vous êtes fâchée. En cas de désaccord, parlez-en en privé avec la personne d’une façon humble afin de résoudre le problème. Ne criez pas en public et ne jurez pas, ces attitudes seraient considérées comme extrêmement grossières et pourraient même endommage votre réputation personnelle parmi les personnes qui assistent à ce type de comportement de votre part.

Rire aux éclats est également très courant parmi les Népalais. Si une personne partage une bonne blague, il n’est pas rare que tous les membres du bureau rient aux éclats.

Perspective canadienne :

Les démonstrations d’affection, de colère ou d’autres émotions ne sont pas encouragées au Népal. On peut voir des personnes du même sexe démontrer de l’affection, des hommes (et des femmes) se tenir la main ou se serrer dans les bras en public, cependant, les témoignages publics d’affection entre des personnes de sexe opposé ne sont pas acceptables. Puisqu’on considère que les Occidentaux, surtout les femmes, sont moins conservateurs par rapport aux femmes népalaises, il vaut mieux éviter toute démonstration d’affection en public.  

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

Les employés s’habillent de manière formelle dans les environnements professionnels. Les hommes portent des chemises et des pantalons, et la plupart des Népalaises portent une kurta (une longue tunique, des pantalons et un châle drapé autour des épaules ou de la poitrine). Les femmes portent la kurta comme tenue décontractée quotidienne et comme tenue formelle. Les femmes portent également parfois des chemises et des pantalons. On évite habituellement les jupes courtes, en particulier si vous vous rendez dans des zones rurales. Un haut sans manches est acceptable au travail.

Perspective canadienne :

Dans les villes dans la région des montagnes, la tenue vestimentaire dans le lieu de travail est plutôt conservatrice, c.-à-d. chemise et pantalon pour les hommes (la cravate et le veston ne sont pas nécessaires) et jupe longue ou pantalons pour les femmes. Avoir les bras découverts est convenable, mais il ne faut pas montrer les épaules. On suit les mêmes règles dans les basses terres, toutefois l’habillement des femmes est encore plus conservateur. Au bureau, les femmes de religion hindoue peuvent porter le « sari » ou le « kurta » traditionnel et les femmes de religion bouddhiste peuvent porter l’habillement tibétain traditionnel (qui est rare dans les villes). Les Occidentaux peuvent s’habiller de la même façon s’ils le désirent. Les hommes de religion hindoue peuvent porter le « Kurta » et les occidentaux peuvent les imiter s’ils le désirent.

La ponctualité est un concept fluide au Népal. Dans les villes, lorsqu’ils travaillent avec des Occidentaux, les Népalais accordent de l’importance à la ponctualité. Toutefois, lorsqu’ils rencontrent des collègues ou des fonctionnaires locaux, les ateliers ou les réunions commencent souvent après l’heure prévue.  

Les relations entre collègues sont de nature très officielle au Népal. Il est important de mettre l’accent sur la hiérarchie et le statut social des collègues. Si vous parlez avec des supérieurs, vous devez faire suivre leur nom de famille du suffixe « ji » et ils feront la même chose avec vous. Pour être respectueux, il est important de démontrer du respect en fonction du statut social de vos collègues ou supérieurs.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles qualités sont les plus prisées chez un superviseur/directeur local ? Comment saurai-je comment mes employés me perçoivent ?

Perspective locale :

Être amical, respectueux et avoir l’esprit d’équipe est une attitude très appréciée par les collègues. Les supérieurs et gestionnaires locaux accorderont de l’importance à votre éducation, à votre expérience de travail et à vos connaissances dans le domaine dans lequel vous travaillez. Ils apprécieront également énormément de bonnes aptitudes à l’écriture.

Si les membres du personnel vous apprécient, ils seront disposés à coopérer et à travailler avec vous. Les relations sont très importantes, et si vous vous comportez de manière amicale et respectueuse, les membres du personnel et votre gestionnaire auront un avis positif sur vous.

Perspective canadienne :

L’expérience et l’instruction sont les qualités les plus recherchées en milieu de travail au Népal. Comme au Canada, la capacité de travailler fort est aussi très prisée. Vous aurez peut-être du mal parfois à savoir comment vos employés vous perçoivent, parce que les Népalais ne partagent pas leurs émotions directement. Toutefois, si vos employés sont très coopératifs, vous pouvez considérer qu’ils vous respectent et qu’ils font tous les efforts possibles pour collaborer avec vous. Lorsque vous établissez des relations au travail avec des collègues, ils seront la meilleure source de renseignements sur ce qui se passe au bureau.  

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Dans le milieu de travail, comment les décisions sont-elles prises et par qui ? Est-il acceptable de consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction ?

Perspective locale :

Dans le milieu de travail, la haute direction, y compris les directeurs et les PDG, prennent la majorité des décisions. On recherchera la contribution des gestionnaires, mais finalement, les décisions finales sont souvent prises selon la hiérarchie de la haute direction de l’organisation.

Il est certainement acceptable d’aller trouver votre superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou des commentaires. Cela dépendra de la personnalité de votre superviseur et de la mesure dont il est à l’aise de vous consacrer du temps. Généralement, les superviseurs directs sont disponibles pour conseiller leurs subordonnés, mais là encore, cette décision dépend de la relation que vous avez avec votre superviseur.

Perspective canadienne :

Comme mentionné, la hiérarchie est très importante au Népal. En raison du respect de la hiérarchie, souvent les décisions sont discutées et prises par les cadres supérieurs. L’idée d’obtenir les commentaires des employés ou d’adopter une approche de gestion du bas vers le haut pour la prise de décisions commence à faire du chemin grâce à un plus grand nombre d’Occidentaux qui travaillent au Népal, mais ce n’est pas la norme. Il est acceptable de poser des questions et de demander des commentaires à votre superviseur immédiat, puisque cela respecte la hiérarchie du milieu de travail.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Genre : La société népalaise est de nature traditionnelle. Toutefois, les normes relatives aux relations fondées sur le genre changent rapidement parmi les générations plus jeunes. Dans un cadre traditionnel, les hommes sont le soutien de famille et les femmes mariées sont des femmes au foyer. À Katmandou (la capitale), les femmes sont de plus en plus considérées comme des soutiens de famille également. Dans les zones rurales, les femmes s’occupent habituellement des tâches ménagères comme la cuisine, le lavage et prennent soin des enfants.

Dans le milieu de travail, peu de femmes occupent des postes à un niveau de direction. Les hommes occupent la plupart des postes de haut niveau, en particulier dans le secteur privé et le secteur gouvernemental. Les structures de direction dans les organisations non gouvernementales peuvent être différentes, et présentent plus d’hommes et de femmes occupant des postes similaires.

Religion : Bien que plus de 80 % des Népalais soient hindous, les personnes de religions différentes vivent en harmonie les unes avec les autres. La religion n’est pas une source de tension, comme dans les pays voisins comme l’Inde ou le Pakistan.

Ethnicité/classe : L’ethnicité est le principal sujet de conversation dans le climat culturel politique. Les personnes de la caste supérieure connues sous le nom de « Bahuns » occupent la plupart des postes supérieurs au sein du gouvernement, mais d’autres groupes ethniques marginalisés exigent une part égale dans les processus de prise de décisions.

Perspective canadienne :

Égalité des sexes : Le Népal présente les caractéristiques d’une société patriarcale. On a fait des progrès, mais il n’est pas rare d’observer du sexisme au bureau relativement au niveau de pouvoir et aux promotions. Le milieu de travail est considérablement dominé par les hommes et très peu de femmes sont en position de pouvoir. Il faut souligner que la Très honorable Bidhya Devi Bhandari a été la première femme à devenir président (2015).

Classe et ethnicité : La classe et le groupe ethnique sont entrelacés au Népal et sont un facteur très important pour les Népalais. Le système des castes a été aboli officiellement pendant les années 1960, toutefois, il est encore utilisé partout au pays. Le système des castes est utilisé par les hindous et les bouddhistes (Newar) et est très stratifié. La caste de chaque personne dépend de son lignage et chaque nom hindou désigne l’appartenance à une caste précise. Actuellement, il est possible de passer à une caste plus élevée grâce à un nouveau statut social. En milieu de travail, il est important de prendre en compte le système des castes pour s’assurer de doter les postes selon les attentes, surtout lorsqu’on travaille en milieu rural. 

Religion : Au Népal, l’hindouisme et le bouddhisme sont les deux religions les plus importantes. Le Népal est actuellement un État séculier, toutefois, il a toujours été un pays de religion hindoue et il y a beaucoup de fêtes religieuses pendant l’année.   

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un(e) client(e) avant de faire des affaires ?

Perspective locale :

L’établissement d’une relation de confiance est une condition préalable pour le développement d’étroites relations de travail avec vos collègues et vos clients. La tendance canadienne qui consiste à séparer vie professionnelle et vie privée pourrait être mal interprétée comme l’aversion envers une personne. Une relation personnelle peut consister en un partage d’informations sur votre vie de famille, vos récits de voyage, vos enfants, etc. Il n’est pas rare de mélanger vie personnelle et professionnelle dans vos relations avec vos collègues ou vos clients.

Perspective canadienne :

Au Népal, il est très important d’établir des relations personnelles avec les collègues ou de les renouer pendant chaque réunion avant de discuter d’affaires. Cet effort visant à établir des relations personnelles avec les collègues est un élément central pour avoir des relations de travail harmonieuses. Puisque la famille est très importante pour les Népalais, comme mentionné, il vaut mieux commencer chaque rencontre avec les collègues par un échange de politesses et parler de la famille, parce que cela aide à établir un lien de confiance entre vous et vos collègues. 

Si vous continuez à collaborer avec des collègues au fil du temps, la relation pourra prendre un caractère plus décontracté notamment ils peuvent vous présenter aux membres de leur famille et vous inviter à des fêtes et à des activités familiales. Cela améliorera les relations d’affaires avec ces collègues.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un(e) collègue ou un(e) employé(e) s’attendrait-il à des privilèges ou à des considérations spéciales étant donné la nature de notre relation personnelle ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Les collègues de longue date établissent habituellement une relation informelle dans le milieu de travail. Les employés partagent des détails personnels et créent des liens. Ainsi, il n’est pas rare de constater que des personnes bénéficient de considérations particulières en raison d’amitié, de connexion ou de relations. Si vous établissez de telles relations, ne soyez pas surpris si vos collègues s’attendent à bénéficier de considérations particulières de votre part en retour.

Perspective canadienne :

La famille est très importante pour les Népalais et la vie professionnelle et la vie familiale s’entremêlent en milieu de travail. Les collègues et les employés peuvent s’attendre à des privilèges spéciaux en raison de votre amitié, surtout si vous occupez un poste de haut rang. Il est important d’être impartial et juste pour toutes les activités professionnelles et de respecter toutes les politiques sur les RH de votre organisme pour éviter des situations difficiles. Cela ne pose pas de gros problèmes pour les grandes entreprises, mais si vous travaillez pour des petites organisations en milieu rural ou avec des organismes gouvernementaux, vous devez vous attendre à ce que les employés demandent des privilèges pour les membres de la famille et les amis.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’éprouve un problème lié au travail avec un(e) de mes collègues. Dois-je le (la) confronter directement ? En privé ou en public ?

Perspective locale :

En général, les Népalais évitent généralement la confrontation. Si vous avez un problème lié au travail, réglez-le en privé autour d’une tasse de thé ou de café, de manière amicale. Affronter un collègue directement en public concernant des problèmes liés au travail sera considéré comme une attaque personnelle.

Perspective canadienne :

S’il y a un conflit en milieu de travail, le mieux est de ne pas prendre à partie directement la personne, mais de traiter la question de façon moins directe généralement par l’intermédiaire d’un autre collègue. Lorsque vous essayez d’établir des relations, il vaut mieux utiliser des collègues qui ont déjà une relation solide avec vous. En évitant d’affronter un collègue directement, vous pouvez discuter la question par l’intermédiaire de ce tiers pour comprendre le problème et la manière de le régler. Après avoir compris le problème, vous pouvez prendre des mesures officieusement et discrètement pour le régler, s’il y a lieu.  

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

Une bonne relation avec les collègues, la satisfaction au travail, la rémunération, les conditions de travail positives, et un bon plan de ressources humaines comme la formation ou les voyages peuvent être de bons facteurs de motivation. Les collègues locaux seront également motivés s’ils sont certains que leur voix sera entendue en cas de mécontentement au travail. Cette constatation est particulièrement vraie dans le secteur non gouvernemental.

Perspective canadienne :

L’augmentation du salaire et la promotion sont les facteurs plus importants de motivation pour la majorité des gens. Puisque la famille est très importante pour les Népalais, une promotion peut apporter des avantages à d’autres membres de la famille, ce qui est aussi une motivation.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) locale(s), veuillez suggérer : des livres, des films, des émissions de télévision, de la musique et de la nourriture.

Perspective locale :

Livres recommandés :

Lost in Transition, de Kul Chandra Gautam, Forget Kathmandu, de Manjushree Thapa, Palpasa Café, de Narayan Wagle, Customs and Etiquette of Nepal et A Simple Guide to Nepal, de Sunil Kumar Jha sont de bons livres pour découvrir l’histoire et la culture du Népal.

Cuisine :

La cuisine du Népal est assez similaire à la cuisine du nord de l’Inde, et comprend du riz, des lentilles, des légumes et de la viande cuits avec des épices similaires. Le dal, le bhat et le tarkari (riz, lentilles et légumes) sont les aliments de base de la plupart des gens, qui les consomment deux fois par jour — pour le dîner et le souper, avec des collations entre les repas. Les momos (des boulettes tibétaines) sont un plat très célèbre du Népal et les gens les consomment avec de la viande de poulet, de buffle ou de porc. La cuisine newarie (de la communauté culturelle Newar) est particulièrement célèbre pour un ensemble de types d’aliments différents. Un livre intitulé Taste of Nepal, de Jyoti Pathak est une excellente façon de vous familiariser à divers types de plats népalais et leurs recettes.

Musique :

Avec plus de cinquante groupes ethniques, la musique du pays est fortement diversifiée. Des genres comme la pop, le rock, la folk et le classique sont largement présents. Le rap apparaît aussi parfois sur les listes de meilleures ventes. De nombreux groupes musicaux du pays sont basés à Katmandou, en particulier ceux axés sur la musique pop et rock.

Perspective canadienne :

Livres :Palpasa Cafe (Narayan Wagle), Karnali Blues (Buddhisagar), Massacre at the Palace (Jon Gregson), Into Thin Air (Jon Jon Krakauer), Dark Summit: The True Story of Everest's Most Controversial Season (Nick Heil), The Waiting Land (Dervla Murphy), A History of Nepal (John Whelpton), Snake Lake (Jeff Greenwald).

Films :Himalaya (Caravan), Lahure

Émissions de télévision : Les Népalais regardent surtout le cricket et les nouvelles à la télévision. Nepal TVest la principale station de télévision du pays.

Musique : Il existe un grand nombre de genres musicaux traditionnels, mais les Népalais aiment surtout la musique de l’Inde et la musique occidentale.  

Plats :Il y a beaucoup de tabous liés à la nourriture. Si vous avez touché des aliments, ils sont considérés comme malpropres et vous devez suivre certaines règles, soit éviter de toucher les aliments dans l’assiette d’une autre personne ou si vous buvez d’une bouteille commune, vos lèvres ne doivent pas toucher la bouteille. Vous devez utiliser uniquement la main droite pour manger, puisque la main gauche est considérée comme malpropre parce que les Népalais l’utilisent pour se nettoyer après avoir déféqué.

Le Dal Bhat est le plat national du Népal. Le Dal est une soupe de lentilles et Bhat est le riz. Dans les villages ruraux des basses terres, on mange ce plat trois fois par jour. Les momos (dumplings traditionnels tibétains) sont très populaires. Dans les montagnes, on consomme tous les plats indiens et tibétains traditionnels. Puisque la plupart des Népalais sont de religion hindoue, ils ne mangent pas de viande de bœuf, mais ils consomment souvent la viande de buffle.  

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

Le pays compte de nombreux bâtiments et sites historiques que vous pouvez visiter pour en apprendre plus sur la culture népalaise. Les palais et les temples de Bhaktapur, Basantapur, Patan et Hanuman Dhoka sont d’excellents endroits pour découvrir l’histoire du pays. Engagez un guide touristique local qui vous donnera une leçon intéressante sur l’histoire de chaque élément d’architecture. Vous trouverez plusieurs galeries d’art dans la ville de Katmandou, comme la National Art Gallery, qui offre également des vues de la culture népalaise.

Apprendre à cuisiner des plats népalais vous gagnera l’affection de nombreuses personnes. Si vous trouvez une personne locale qui pourra vous apprendre quelques plats, ce sera un avantage supplémentaire. Les sports comme le football et le cricket sont très populaires au Népal. La plupart des hommes suivent les compétitions internationales de ces deux sports à la télévision. Il existe quelques équipes de sport locales que vous pouvez rejoindre si vous le souhaitez — cela vous permettra également de vous faire des amis locaux.

Vous pouvez également visiter des musées comme le Palais Royal, le Musée de Patan, le Musée national d’histoire du Népal, le Musée Tribhuvan et le Musée national du Népal. La capitale compte de nombreux temples, dont certains sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi mes préférés je citerai le temple Swoyanbhunath, le temple Pashupati, Boudhanath square et Krishna Mandir à Mangabazar.

Pour déguster la cuisine népalaise, vous aurez le choix entre de nombreux restaurants authentiques dans des endroits comme Thamel, Durbar Marg, Jhamsikhel et Mangabazar; vous y trouverez une grande variété de plats népalais. Les cuisines newarie et thakalie sont particulièrement appréciées par de nombreux Népalais.

Perspective canadienne :

Puisque des fêtes nationales et religieuses et des activités familiales ont lieu pratiquement toutes les semaines, elles sont une bonne façon pour comprendre la culture locale ou mieux connaître vos collègues. Visiter les villes et la campagne est la meilleure façon pour comprendre la culture locale et les personnes. Katmandu comporte un grand nombre de sites anciens tels que Swayambhunath et Boudhanath. À l’extérieur de la vallée de Katmandu, vous pouvez visiter la ville sacrée de Janakpurdham, la réserve faunique du parc national de Chitwan ou faire des randonnées dans la région de l’Himalaya. Les meilleures randonnées sont dans la région de Pokhara (par exemple, le circuit d’Annapurna). Les plus courageux peuvent se rendre jusqu’au camp de base de l’Everest (ou survoler la montagne pour voir le sommet des airs). 

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Tenzing Sherpa est considéré comme l’un des héros nationaux du pays, car il a été le premier Népalais à gravir le mont Everest avec Edmund Hillary. Les Népalais considèrent également les martyrs de l’histoire comme Ganga Lal Shrestha et Dasrath Chand comme des héros nationaux, car ils ont combattu pour l’indépendance contre le régime des Rana. Tous les ans le 30 janvier, le Népal célèbre le Jour des Martyrs afin de rendre hommage à ces personnes. Ganga Path, une route au centre de Katmandou, a été baptisé du nom de l’un de ces héros nationaux. L’Hôpital Shahid Ganga Lal à Katmandou a également été baptisé de la sorte en son honneur. Une statue de Ganga Lal a été érigée à Shahid Gate, un monument dédié aux martyrs du Népal.

Perspective canadienne :

Il existe un grand nombre de dieux et de déesses dans la religion hindoue et les héros nationaux plus importants du Népal sont le roi Janaka (un des grands rois anciens), Prithvi Narayan Shah (1700, le premier roi qui a unifié le Népal), Tribhuwan Bir Bikram Shah (roi au début du 20e siècle, il a solidifié le pouvoir dans le pays) et Tenzing Sherpa qui a été le premier népalais à conquérir le mont Everest en compagnie de Sir Edmund Hillary.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Il n’existe pas d’événement historique commun majeur entre le Canada et le Népal qui affecte les relations professionnelles et sociales. La plupart des Népalais considèrent les Canadiens comme des personnes amicales.

Perspective canadienne :

Le Canada et le Népal ne partagent pas d’événement historique. Toutefois, les organismes et les entreprises canadiens travaillent depuis des années au Népal et le Canada et les Canadiens ont généralement une image positive au Népal. Il y a une vaste diaspora népalaise au Canada, surtout à Toronto, ce qui aide à renforcer les liens entre le Népal et le Canada.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Les stéréotypes peuvent concerner par exemple le fait que les Népalais sont incapables de parler anglais correctement. En réalité, à Katmandou de nombreuses personnes ayant fait des études s’expriment très bien en anglais. D’autres stéréotypes peuvent comprendre le fait que les Népalais ont un système de castes strict. Le système de castes dans les villes modernes et parmi les personnes éduquées n’est pas appliqué de manière rigide au Népal. Les Népalais travaillent très dur, donc tout stéréotype concernant le fait qu’ils seraient paresseux nuirait à des relations efficaces.

Perspective canadienne :

Le stéréotype le plus répandu sur le Népal est que l’économie, le style de vie et le pays se fondent sur l’alpinisme. En réalité, les sherpas sont une petite minorité au Népal et la randonnée est seulement un des éléments clés du tourisme au Népal.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

L’EM a huit années d’expérience dans la recherche, le contrôle, l’évaluation et la gestion de programmes au Népal et au Canada. Avec deux diplômes en politique publique et en études des genres, elle a acquis une expertise dans la gestion, l’évaluation, et le rapport de projets de plusieurs millions de dollars financés par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), le ministère du Développement international (DFID) et les Nations Unies au Népal. Lorsqu’elle travaillait pour le gouvernement fédéral canadien, elle a évalué les répercussions de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, de la Commission canadienne des droits de la personne et du Tribunal canadien des droits de la personne et a produit des rapports d’analyse en la matière. Elle a également développé un manuel de surveillance et d’évaluation pour les projets financés par le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD) pour ses partenaires internationaux et a formé des formateurs sur les approches de surveillance et d’évaluation. Elle effectue actuellement des recherches et une surveillance sur la base de données concrètes et analyse les tendances relativement à l’accueil par le Canada des réfugiés d’Europe de l’Est, d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique du Sud.

Perspective canadienne :

Je possède un baccalauréat en anthropologie et une maîtrise en développement international. Je travaille dans le domaine du développement international depuis 1998 et j’ai travaillé dans des communautés touchées par un conflit, m’intéressant particulièrement aux jeunes en Amérique latine, en Asie et en Afrique. Pendant cette période, j’ai vécu et travaillé aux Philippines, au Tadjikistan, en Équateur, au Guatemala, au Pérou, au Népal, à Cuba, en RDC, dans le nord de l’Ouganda, en Éthiopie, au Soudan du Sud et au Burkina Faso. Mes spécialités sont, entre autres, l’éducation, le développement communautaire et les moyens d’existence. J’ai eu l’occasion de collaborer étroitement avec de petites agences locales de développement communautaire à l’étranger ainsi que de travailler pour les Nations Unies. Vivant maintenant au Canada, je travaille pour de petites ou grandes ONG canadiennes ayant des projets à l’étranger. 

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.