Nouvelle-Zélande

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Les Néo-Zélandais (également connus sous le nom de Kiwis - un terme qui n’est pas désobligeant et qui fait référence à l’oiseau du même nom, et non au fruit) sont très amicaux et vous constaterez qu’ils sont désireux d’apprendre à vous connaître et de découvrir ce qui vous amène dans leur pays.  Comme la Nouvelle-Zélande est une nation insulaire isolée, les voyages sont un sujet de conversation très populaire. Toutes les conversations concernant votre pays d’origine, le paysage, le climat, les animaux, etc. seront bien accueillis.

Les Néo-Zélandais sont également très fiers de leur pays et de leur tourisme. Ils seront ravis de discuter des endroits touristiques et des activités populaires et moins populaires qu’offre le pays. Vous ne pouvez jamais vous tromper en parlant de sport (pour autant que vous souteniez la bonne équipe). Le rugby est le sport national de la Nouvelle-Zélande (au même titre que le hockey au Canada) et vous trouverez de nombreux supporteurs de rugby passionnés qui encouragent les équipes locales, provinciales et nationale. D’autres sports sont populaires en Nouvelle-Zélande : le cricket, le rugby à treize, le netball et la voile.

Perspective canadienne :

Il s’agit du cliché ultime sur le plan des conversations, mais parler de la météo constitue un sujet de discussion dont les Néozélandais (Kiwis) sont très friands, et vous pourrez vous replier sur ce sujet si vous avez de la difficulté à amorcer une discussion. Émettre un commentaire s’il fait trop chaud, trop froid, trop pluvieux ou trop venteux (souvent dans la même journée) est un sujet typique pour casser la glace dans les ascenseurs ou au moment de rencontrer des gens une première fois. À titre de Canadiens, les gens s’intéressent énormément à savoir ce que vous, qui venez d’un pays froid, avez à dire à ce sujet.

Les Kiwis voyagent beaucoup ou ont habité à plusieurs endroits au cours de leur carrière. Ils ont tendance à se sentir peu reconnus à l’échelle mondiale et sont plus qu’heureux de parler de leur pays. Si vous n’êtes pas certain(e) d’où provient une personne, demandez-lui simplement « avez-vous toujours vécu dans la même ville ? » ce qui vous permettra d’éviter de confondre un Kiwi et un Australien, un Britannique ou une personne d’une autre nationalité. Si on lui demande s’il est un Australien, un Kiwi aura la même réaction que si on demande à un Canadien s’il est un Américain, donc évitez de poser la question en général. Plutôt, amorcez la conversation en parlant de voyages à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ce qui vous permettra également de faire part de vos propres expériences.

À moins de connaître la différence entre la ligue de rugby et l’union de rugby, ou encore les détails du test cricket, il vaut peut-être mieux éviter de parler du sport. Le seul hockey qu’ils connaissent se joue sur un terrain. Le basketball de la NBA fait récemment l’objet de plus d’attention en raison de la vedette kiwi Steven Adams. Toutefois, on parle très peu du baseball.

Les citoyens du pays ne sont pas particulièrement religieux ou partisans sur le plan politique (ils se plaindront de tous les partis de façon égale) donc il faudrait que vous émettiez des points de vue excessifs ou que vous fassiez preuve d’ignorance pour offenser quelqu’un. Néanmoins, maintenez le sujet de conversation léger. Les Kiwis ont un sens de l’humour teinté d’ironie et ils plaisanteront avec plaisir sur la plupart des sujets, y compris eux-mêmes.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

Les Néo-Zélandais n’apprécient pas qu’on envahisse leur espace personnel. Cette caractéristique est très similaire à la culture canadienne qui prévoit de laisser aux gens de l’espace lorsqu’on leur parle ou qu’on se tient à leurs côtés. Il est considéré comme poli de se serrer la main. Il n’est pas nécessaire d’embrasser ou de donner l’accolade à une personne que vous venez de rencontrer ou avec qui vous n’êtes pas ami, ces gestes seront considérés comme inappropriés.

La culture maorie a une salutation unique appelée le hongi. Pour cette salutation, les nez se touchent et les personnes se tiennent les mains pendant quelques secondes. Cette forme de salutation est habituellement uniquement utilisée lors d’activités officielles maories et non dans la vie quotidienne.  Si on vous offre un hongi lors d’un événement, sachez qu’il s’agit d’une expérience honorable et sacrée que vous devez prendre au sérieux.

Lorsque vous écoutez les autres ou que vous leur parlez, il est important d’établir un contact visuel. On considère qu’il est impoli d’interrompre une personne qui parle ou de ne pas lui prêter attention. Il est également impoli de cracher sur le sol, et de roter en public.

Perspective canadienne :

Même si les salutations et les communications avec les Néozélandais Pakeha (ceux ayant des ancêtres européens) ne sont pas différentes de celles entre Canadiens, il y a de nombreuses coutumes que vous devriez garder à l’esprit lorsque vous rencontrez des Néozélandais Maori. La meilleure approche à adopter consiste à observer et à suivre ce que les autres font. Accueillir avec une poignée de main et une bise sur une joue est assez commun, mais dans des situations plus formelles, les Maori se saluent en appuyant ensemble leurs fronts et leurs nez.

La langue Maori, appelée Te Reo, est une langue officielle en Nouvelle Zélande et il n’est pas surprenant d’entendre des mots Maori prononcés dans les conversations quotidiennes, peu importe l’origine de la personne. Kia ora est un accueil normal – sentez-vous à l’aise de le dire, mais ne vous sentez pas gêné(e) si une personne corrige votre prononciation. D’autres mots utilisés communément sont Aotearoa (Nouvelle-Zélande), kai (nourriture), hui (réunion) et whanau (famille – prononcé FAH-now).

Le jargon kiwi peut porter à confusion – un « dairy » est un dépanneur, le verbe « shout » signifie acheter une tournée (boisson ou nourriture) et « tea » peut faire référence à la boisson ou à de la nourriture. « Yeah nah » peut signifier une entente et une mésentente et « sweet as » est un compliment (comme « incroyable ») et non une comparaison. Vous aurez probablement à demander des clarifications à de nombreuses occasions, mais vous vous consolerez lorsque vous vous rendrez compte que les Kiwis disent « eh » plus souvent que les Canadiens anglais.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les témoignages publics d’affection ou de colère ou l’expression d’autres émotions sont-ils acceptables ?

Perspective locale :

Les démonstrations d’affection en public sont acceptables. Donner l’accolade à un ami ou l’embrasser lorsque vous le rencontrez, se tenir la main, ou placer un bras autour de l’épaule de l’autre sont autant de gestes tolérés qui se produisent au quotidien. Les démonstrations publiques de colère ne sont pas acceptées, toutefois, vous pouvez être confronté à des bagarres, en cas de forte consommation d’alcool, habituellement lors d’événements sportifs ou de soirées. Ce type de comportement n’est certainement pas normal, mais peut se produire. Dans ce cas, la police pourrait être impliquée.  Les démonstrations d’autres émotions en public (comme pleurer) ne sont pas fréquentes.

Perspective canadienne :

Comme de nombreux Canadiens, les Kiwis ont tendance à être plutôt réservés lorsqu’il vient le temps d’afficher de fortes émotions en public, particulièrement au travail. La colère, la frustration ou la tristesse ne seront pas affichées afin de ne pas attirer l’attention et il est préférable d’éviter d’avoir des arguments sur la place publique.

Des témoignages publics d’affection, comme se tenir par la main, se faire une accolade ou simplement s’embrasser, sont acceptables en public, y compris entre les couples de même sexe. Tout autre comportement plus osé devrait être du domaine du privé.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

En dehors du milieu de travail, les Néo-Zélandais sont généralement très décontractés et un peu souples en ce qui a trait à la ponctualité. Toutefois, dans le milieu de travail vous devez arriver à l’heure au travail, prendre des pauses appropriées, et respecter les délais.

Si vous travaillez dans un environnement de bureau, votre tenue de travail sera professionnelle et décontractée. Les jeans sont habituellement réservés pour le vendredi et les activités spéciales, mais vous ne devrez pas porter un costume tous les jours.

Les collègues s’appellent généralement par leur prénom, peu importe leur place dans la hiérarchie. Les surnoms sont également assez courants en Nouvelle-Zélande, mais il est judicieux d’opter pour la formalité au  début lorsque vous rencontrez de nouveaux collègues.

Perspective canadienne :

Même si les complets et les vestons sont portés fréquemment dans les bureaux, particulièrement par les dirigeants, de nombreux Canadiens trouveront que le code vestimentaire au travail est beaucoup plus décontracté en Nouvelle-Zélande. Les Kiwis font preuve d’une attitude décontractée quand il vient temps de s’habiller ce qui peut être dû au coût élevé des vêtements. Il n’est pas inhabituel de voir des robes sans manches et des sandales l’été. De plus, les hommes portent rarement des cravates. Les tatouages font partie de la culture et il n’est pas tabou de les afficher visiblement au bureau.

La ponctualité est cruciale pour les réunions et les rendez-vous, mais les heures de travail peuvent être flexibles afin d’accommoder les besoins personnels. Même si on peut s’attendre à ce que vous travailliez des heures supplémentaires lorsque les dates limites approchent, un bon équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle est hautement prisé par les Kiwis, donc une certaine souplesse est requise afin que cela devienne une réalité.

Lorsque vous rencontrez des responsables Maori ou lorsqu’une réunion est tenue dans un marae (un lieu de réunion ou de rassemblement Maori) il pourra y avoir des protocoles plus formels à respecter, notamment retirer les souliers avant d’accéder à l’espace de réunion. Il pourra également y avoir une salutation officielle ou une chanson à l’ouverture de la réunion et une bénédiction pourra être prononcée afin de bénir les aliments qui seront servis. À titre de visiteur, on vous avisera habituellement des procédures. Sinon, faites tout simplement ce que les autres font.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles qualités sont les plus prisées chez un superviseur/directeur local ? Comment saurai-je comment mes employés me perçoivent ?

Perspective locale :

On considère que le poste de gestionnaire ou de supérieur a été mérité et qu’habituellement ce poste est occupé par une personne qui a atteint ce niveau grâce à son travail. Les autres auront un avis positif sur vous si vous faites preuve de qualités telles que l’écoute, le soutien et en particulier le rendement. On vous montrera plus de respect si vous êtes prêt à vous impliquer et « à vous salir les mains ».   Soyez disponible pour votre personnel et veillez à ce que chacun comprenne ce que vous attendez d’eux.

Lorsque vous êtes à l’aise avec votre personnel, engager des discussions informelles (comme les activités de fin de semaine, la famille, les sports, etc.) est une bonne façon d’être perçu comme une personne facile d’abord et polie. Les Kiwis aiment souvent prendre leur pause ou déjeuner ensemble, ces moments sont donc idéaux pour entamer une conversation informelle ne tournant pas autour du travail ou du bureau.

Perspective canadienne :

Les Néozélandais accordent une grande importance à l’honnêteté et à la franchise. Un directeur respecté devra éviter d’effectuer de la microgestion et avoir confiance que son équipe effectuera les tâches requises avec peu de supervision. Même s’ils valorisent des chefs de file ayant de grandes connaissances et beaucoup d’expérience, ils afficheront du ressentiment envers les « tall poppies » ou ceux qui se croient meilleurs que les autres. Les meilleurs directeurs sont ceux qui sont pratiques et faciles d’approche, et qui traitent tous leurs employés de façon juste et respectueuse. Vous saurez que votre personnel est mobilisé lorsque vos employés n’auront pas peur de vous poser des questions ou de proposer des idées.

Les réunions individuelles sont généralement tenues devant une tasse de café et il est assez commun pour les équipes de se réunir pour une pause-thé en milieu de matinée ou d’après-midi.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Dans le milieu de travail, comment les décisions sont-elles prises et par qui ? Est-il acceptable de consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction ?

Perspective locale :

Vous devez recevoir une sorte d’orientation concernant les protocoles relatifs à la prise de décision et à la rétroaction. En général, il est acceptable de s’adresser à un superviseur immédiat pour obtenir de la rétroaction et des réponses. Une analyse du rendement peut faire partie de vos attributions, c’est donc une bonne occasion pour amener toutes les questions ou la rétroaction. Dévaloriser les collègues ou court-circuiter votre superviseur si vous n’êtes pas d’accord avec son point de vue sera considéré comme arrogant.

Perspective canadienne :

La communication devrait être ouverte entre les employés et leur superviseur immédiat et une rétroaction régulière est encouragée. Les décisions importantes seront prises par le directeur, mais il pourra consulter son équipe avant de le faire. Si vous travaillez dans le secteur public, il se peut que vous deviez franchir plusieurs paliers hiérarchiques avant qu’une décision soit prise et de petits projets prennent parfois beaucoup de temps à se concrétiser.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Religion : Les Néo-Zélandais ne sont pas trop religieux. Le rôle de l’église n’a aucun effet dans le milieu de travail.  

Classe : Il n’existe pas un grand système de classe dans le pays. Toutefois, les habitants d’Auckland sont parfois considérés comme faisant partie d’une classe différente par les résidents de petites villes. On constate parfois un écart entre les revenus et le mode de vie des Pakehas (blancs) et des Maoris (autochtones). Dans le milieu de travail, cette différence ne semble pas avoir d’impact.

Ethnicité : Les Néo-Zélandais sont très fiers de leur pays et dans l’ensemble ils sont très ouverts aux autres ethnies. Vous pouvez entendre (en particulier de personnes de la vieille génération) des remarques qui ne sont pas toujours positives concernant l’immigration. Les préoccupations concernant l’immigration semblent tourner autour de la propriété des terres et des investissements outre-mer. Ces préoccupations ne semblent pas interférer dans le milieu de travail.

Genre : La Nouvelle-Zélande a été le premier pays à accorder le droit de vote aux femmes, et a également connu deux femmes premiers ministres. Le pays peut encore s’améliorer relativement à l’équité entre les sexes, à cause d’un préjugé à l’égard des hommes dans la haute direction. Toutefois, dans l’ensemble, les hommes et les femmes sont considérés comme égaux dans le milieu de travail.

Perspective canadienne :

Sexe : Même si les rôles de haute direction tendent encore à être dominés par les hommes, on reconnait de plus en plus l’importance de l’égalité entre les sexes au travail. En effet, on remarque certains changements sur ce plan. Tout de même, les hommes et les femmes sont traités de façon raisonnablement égale dans les environnements de travail, un peu comme ce que l’on trouve au Canada.

Classe sociale : Typiquement, il n’y a pas de problèmes de classe sociale au travail et l’attitude générale est assez similaire à celle que l’on trouve au Canada. Il y a certainement des différences entre les collectivités rurales et la vie urbaine, mais on tente actuellement de stimuler le marché de l’emploi dans les régions extérieures et d’augmenter les capacités à l’extérieur des grandes villes.

Religion : La Nouvelle-Zélande est principalement séculaire, particulièrement en ce qui concerne les citoyens d’origine européenne. Les fêtes de Noël et de la Pâque sont observées, mais il s’agit principalement d’un motif de profiter d’un congé à la plage. Le taux croissant d’immigration au pays entraîne une augmentation des populations de croyances différentes. Toutefois, le christianisme, sous différentes formes, est la croyance dominante. Il est pratiqué par ceux provenant des pays des îles voisines du Pacifique. Puisqu’une grande partie de la population est non religieuse, les questions connexes aux croyances n’ont pas tendance à se manifester au travail.

Ethnicité : Les groupes ethniques prédominants de la Nouvelle-Zélande sont les Maori (prononcé MOW-ree, et non may-OR-ee) et les Pakeha (PAH-ke-ha – ceux d’origine européenne). Historiquement, il y a eu de nombreux conflits entre ces deux groupes étant donné que les Maori ont lutté afin de reprendre les terres et le patrimoine qu’ils ont perdu lorsque les colons britanniques ont pris le contrôle. Aujourd’hui, on observe une acceptation et une intégration à grande échelle de la culture Maori dans la vie quotidienne en Nouvelle-Zélande. Il y a encore des tensions entre les deux camps, surtout aux alentours de la journée commémorant la ratification du traité historique (Waitangi Day).

L’immigration récente a également mené à une augmentation du nombre d’autres groupes ethniques, comme les Pasifika (provenant du Samoa, des îles Cook, du Fiji et d’autres nations du Pacifique), les Chinois, les Indiens et les nationalités d’autres pays de l’Asie du Sud. Les Kiwis sont plutôt accueillants et ouverts aux autres cultures, mais certains enjeux croissants connexes à l’infrastructure, aux logements et à l’éducation déclenchent parfois des réactions xénophobes. Les voyageurs de tous les pays sont généralement bien accueillis et on les fera sentir bienvenus durant leur séjour.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un(e) client(e) avant de faire des affaires ?

Perspective locale :

Les relations personnelles sont importantes pour les affaires, le respect et la réputation sont des qualités vraiment importantes. Les Néo-Zélandais accordent de l’importance à la gentillesse et apprécieront les cadres informels, notamment les soupers ou les événements sportifs comme occasions pour mêler affaires et loisirs.

Perspective canadienne :

Tout comme ce à quoi l’on s’attendrait au Canada, il est profitable d’établir de bons rapports avec les collègues ou les clients et de bien se comprendre avant de faire affaire. Établir des liens étroits d’amitié n’est pas nécessaire et ne sera pas attendu de vous. Toutefois, il peut arriver que vous deviez travailler avec une personne avec qui vous avez déjà entretenu une relation personnelle. On s’attendra alors de vous que vous fassiez preuve de professionnalisme et d’impartialité lorsque vous vous trouvez au bureau.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un(e) collègue ou un(e) employé(e) s’attendrait-il à des privilèges ou à des considérations spéciales étant donné la nature de notre relation personnelle ou de notre amitié ?

Perspective locale :

En Nouvelle-Zélande, il est généralement accepté que c’est le travail acharné et non le favoritisme qui donnera une longueur d’avance aux gens en affaires. On peut vous demander de fournir des références pour vos collègues ou amis, mais généralement, les gens ne demandent pas de privilèges particuliers.

Perspective canadienne :

Si vous établissez des relations personnelles ou des amitiés avec des gens, ces derniers ne s’attendront pas à recevoir d’avantages spéciaux au travail. Toutefois, à l’extérieur d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, les villes ressemblent davantage à de petites villes et il n’est pas difficile d’y créer un réseau de contacts. Même si les privilèges spéciaux ou les promotions ne sont pas fréquents, on pourra vous demander d’aider des amis à faire des connexions ou de mousser la candidature d’amis auprès d’employeurs ou de clients potentiels.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’éprouve un problème lié au travail avec un(e) de mes collègues. Dois-je le (la) confronter directement ? En privé ou en public ?

Perspective locale :

Les Néo-Zélandais sont largement privés et préfèrent traiter des problèmes de façon privée. La décision de les affronter directement ou non dépendra de la gravité de la situation de travail. S’il s’agit d’un petit problème, vous pouvez affronter la personne en privé. S’il s’agit d’un problème de plus grande ampleur, il est préférable d’impliquer la direction et de traiter la situation en privé. Affronter les personnes en public est considéré comme agressif et embarrassant.

Perspective canadienne :

Tout problème avec un collègue devrait être clarifié le plus rapidement possible, d’une façon calme et en privé. Si on ne parvient pas à en arriver à un règlement, il pourrait être judicieux d’en parler avec son directeur immédiat. Évidemment, en raison de la taille de nombreuses villes de la Nouvelle-Zélande et de l’ambiance qui y règne, évitez de dire quoi que ce soit de compromettant en public, car on ne sait jamais qui pourrait vous entendre.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

La possibilité de promotion est un important facteur de motivation pour un bon rendement. Une rétroaction positive et une reconnaissance financière sont également d’importants facteurs de motivation pour un bon rendement. Les Néo-Zélandais ont une très bonne éthique de travail. En effet, ils sont ponctuels et assument leurs responsabilités au mieux de leurs capacités. 

Perspective canadienne :

D’abord et avant tout, vos collègues seront motivés s’ils sentent qu’ils sont aimés et que leur travail fait une différence. L’équilibre vie privée-vie professionnelle est très important, donc de nombreux Néozélandais travaillent fort afin de pouvoir profiter du bon temps avec leur famille ou de prendre des congés.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage au sujet de la (des) culture(s) locale(s), veuillez suggérer : des livres, des films, des émissions de télévision, de la musique et de la nourriture.

Perspective locale :

De nombreux auteurs Néo-Zélandais sont célébrés, notamment Witi Ihimaera, Janet Frame, Margaret Mahey et Alan Duff.

La série télévisée la plus populaire est « Shortland Street »; un feuilleton de longue durée qui se déroule dans un hôpital fictif. De nombreux acteurs Néo-Zélandais ont fait leurs débuts dans cette série au fil des années. 

Les films « Le Seigneur des anneaux » et « Le Hobbit » ont été tournés en Nouvelle-Zélande et offrent un aperçu des paysages du pays. Les Néo-Zélandais sont très fiers de ces films et l’industrie du tourisme a tiré profit de leur succès. La série télévisée « Flight of the Conchord » mettant en scène deux musiciens kiwis vivant à NYC apporte un regard humoristique de la culture Néo-Zélandaise. La Nouvelle-Zélande présente une scène musicale florissante et vous entendrez de nombreux talents locaux à la radio. 

Si vous en avez l’occasion, essayez un hangi. Il s’agit d’une façon traditionnelle de cuire les aliments (viande et légumes) dans le sol avec des pierres chaudes. La cuisson du repas dure toute une journée et c’est un grand privilège d’être invité à y participer. 

Perspective canadienne :

Livres – The Luminaries par Eleanor Catton, The Bone People par Keri Hulme.

Films – Boy, The Hunt for the Wilderpeople, Whale Rider, Once Were Warriors, The Dark Horse

Émissions de télévision – Shortland Street, Outrageous Fortune, Flight of the Conchords, Top of the Lake

Musique – Lorde, Broods, Six60, Fat Freddy’s Drop, Shihad, Crowded House

Nourriture – Un « afghan » est un type de biscuit, « hokey pokey » est une saveur de crème glacée et les tartes sont habituellement savoureuses. Toutefois, toutes les gâteries kiwi valent la peine d’être essayées. Les Kiwis se vantent également d’avoir créé le pavlova (un dessert à base de meringue), mais les Australiens croient véhément le contraire. La Nouvelle-Zélande compte plusieurs régions productrices de vins de qualité. En effet, leur Sauvignon blanc et leur Pinot noir reçoivent une reconnaissance de plus en plus grande pour leur qualité. L’industrie de la bière artisanale fait actuellement l’objet d’un intérêt croissant. Vous voudrez donc certainement essayer les bières des brasseurs locaux.

La culture du café est forte en Nouvelle-Zélande. En effet, les cafés servent des lattés et des « flat whites », et il y a en un peu partout. Tant et si bien qu’ils ne sont parfois séparés que de quelques mètres. Ne vous attendez toutefois pas à trouver un Tim Horton’s en Nouvelle-Zélande; même Starbucks peine à acquérir une part du marché. Les Kiwis peuvent faire preuve de snobisme dans ce domaine, mais la qualité du café est grandement supérieure à ce que l’on trouve au Canada.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

Comme indiqué, les Néo-Zélandais sont de très grands adeptes de sports, dès lors, regarder le rugby (matchs au stade ou dans un bar local) vous donnera une idée de la passion des Kiwis pour ce sport. Il existe une réelle rivalité amicale entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie dans tous les événements sportifs. 

Il sera très intéressant pour vous de visiter le centre culturel maori et d’en apprendre plus sur l’histoire maorie; cette visite vous permettra également de découvrir la culture maorie, qui occupe une part très importante de la culture Néo-Zélandaise.   Il y a également de la très bonne musique Néo-Zélandaise (dont les Néo-Zélandais sont très fiers), essayez d’assister à un festival ou un concert en plein air l’été.

Perspective canadienne :

Assurez-vous de visiter le Auckland Museum ou Te Papa à Wellington pour en apprendre davantage au sujet de l’histoire et des gens de la Nouvelle-Zélande. Même si Auckland est la plus grande ville du pays, vous pourrez assister à des activités culturelles dans presque toutes ses régions. Il y a des villages historiques Maori à Rotorua ainsi que des villages miniers où l’on exploite l’or à Otago.

Passer du temps à l’extérieur peut constituer la façon la plus importante et inspirante d’en apprendre davantage au sujet du pays et du mode de vie. Visitez les plages, faites des randonnées pédestres dans les sentiers, baignez-vous dans les piscines thermales et admirez les glaciers. N’ayez crainte de demander des conseils de vos collègues ou des locaux, qui pourront vous conseiller des sites loin des sentiers battus.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Les héros sportifs jouent un grand rôle dans l’histoire de la Nouvelle-Zélande. Si vous mentionnez la très célèbre équipe nationale de Nouvelle-Zélande, les All Black, les gens sauront à qui vous faites référence.

Voici d’autres héros Néo-Zélandais :

Sir Edmund Hillary - premier homme à avoir escaladé l’Everest

Sir Peter Jackson - réalisateur des films « Le Seigneur des Anneaux » et « Le Hobbit »

Dame Kiri Te Kanawa - chanteuse d’opéra qui a chanté au mariage de Charles et Diana

Neil et Tim Finn - frères et musiciens kiwis du groupe Crowded House and Split Enz

Helen Clark – première ministre Néo-Zélandaise pendant 9 ans, elle dirige à présent le programme du PNUD

Perspective canadienne :

Les héros nationaux de la Nouvelle-Zélande peuvent typiquement être trouvés sur le terrain de rugby. Toutefois, les All Blacks ne sont pas les seuls Kiwis de renom. Sir Edmund Hillary est reconnu pour avoir escaladé le mont Everest et a été la première personne à atteindre les pôles Nord et Sud.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Il n’existe pas d’événements historiques entre les deux pays qui pourraient affecter les relations professionnelles et sociales. Les Kiwis trouvent que les Canadiens leur ressemblent, et pensent que les Américains sont plus proches des Australiens. La Nouvelle-Zélande et le Canada sont tous les deux membres du Commonwealth et ont combattu ensemble dans plusieurs guerres. 

Perspective canadienne :

Le Canada et la Nouvelle-Zélande sont tous deux des pays relativement jeunes comptant des passés similaires étant donné qu’il s’agissait de colonies britanniques. Même si le Canada compte une relation beaucoup plus tendue avec ses peuples autochtones, il y a beaucoup à apprendre de l’adaptation de la culture Maori et il ne faut certainement pas croire que nos deux pays se ressemblent à cet aspect.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Le plus important stéréotype qu’on pourrait retenir concernant la Nouvelle-Zélande est la relation entre les Pakehas (d’origine européenne) et les Maoris (autochtone). Cette relation est très différente de celle des Autochtones et des personnes d’origine européenne au Canada. Le mode de vie maori est très bien accepté et intégré en Nouvelle-Zélande, il sera bénéfique de comprendre un peu cette culture, car vous travaillerez avec des personnes d’origine maorie et vivrez parmi elles. Il existe clairement des défis et des problèmes relatifs à l’acceptation de ces deux cultures entre elles qui remontent au Traité de Waitangi – la signature du traité en 1840 par les représentants britanniques et les chefs maoris. Comprendre ces problèmes vous sera utile.

Perspective canadienne :

Si vous demandez à des Canadiens ce qu’ils savent de la Nouvelle-Zélande, ils répondront invariablement les All Blacks et leur haka traditionnel dansé à l’ouverture des parties de rugby. Même si cette performance pourra marquer les Canadiens, il ne faut jamais l’imiter ou s’en moquer, étant donné qu’il s’agit d’un rituel sacré et d’une partie protégée de la culture néozélandaise.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

Cet interprète culturel a grandi à  Otorohanga, une petite ville agricole de Nouvelle-Zélande.  Elle a obtenu un diplôme à l’Université de Waikato avant d’émigrer en Australie et ensuite en Angleterre, pour enfin s’installer à Ottawa, Canada. Bien qu’elle apprécie la vie à Ottawa avec son mari canadien et ses deux enfants, elle fait de fréquents voyages pour rendre visite à sa famille en Nouvelle-Zélande et retombe chaque fois amoureuse du paysage, des gens et du mode de vie.

Perspective canadienne :

J’ai grandi dans une banlieue de Toronto. J’étais la plus âgée de trois enfants provenant d’une famille d’origine anglophone et canadienne. J’ai étudié les langues modernes et la littérature à l’Université de Toronto et j’ai passé quelque temps en France afin d’y étudier le français. En 2012, j’ai quitté le Canada afin de passer du temps en Amérique du Sud. J’y ai fait du bénévolat au sein d’une ONG et y ai enseigné l’anglais à des professionnels du milieu des affaires. C’est là que j’ai rencontré mon mari kiwi. Par la suite, j’ai déménagé en Nouvelle-Zélande. J’habite à Wellington depuis deux ans et je travaille actuellement à titre de chercheuse pour une organisation gouvernementale.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.