Pérou

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Les Péruviens sont très fiers de leur cuisine, c’est une part essentielle de leur identité. Quiconque parle de son appréciation des saveurs culinaires péruviennes va plus que probablement faire une bonne impression. Des sujets comme le pisco péruvien (boisson alcoolisée nationale et alcool produit au Pérou avec divers raisins depuis la fin du 16e siècle) sont à la base d’excellentes discussions. Les sites touristiques et archéologiques comme le Machu Picchu, les géoglyphes de Nazca, Cuzco, etc. peuvent tous être d’excellents sujets de conversation. Comme les routes sont souvent engorgées par la circulation à Lima, c’est généralement un sujet de conversation, tout comme les Canadiens parleraient de la météo. Bien que ce ne soit pas recommandé, si vous parlez de politique, ne vous lancez jamais dans une discussion idéologique. Il convient de maintenir les conversations concernant la politique locale ou internationale très superficielles, et d’éviter d’exprimer un point de vue personnel.

Perspective canadienne :

En règle générale, les Péruviens sont accueillants et très sociables. Il est raisonnablement facile d’amorcer une discussion avec eux. La cuisine est un excellent sujet pour briser la glace. Au cours des cinq dernières années, le Pérou est devenu le chef de file de la gastronomie en Amérique du Sud, et les Péruviens sont extrêmement fiers de cette réputation. Il y a un peu plus de dix ans, lors d’une grande randonnée pédestre au Pérou, la plupart des guides de voyage recommandaient d’éviter Lima à tout prix. Cette ville est aujourd’hui un arrêt incontournable, et la cuisine en est le principal attrait; de nombreux parcours gastronomiques sont même organisés à Lima.

Les merveilles du Pérou, comme Machu Picchu, les géoglyphes de Nazca et les sites archéologiques de Caral et de Kuelap, constituent un autre bon sujet de conversation. Bien que le site de Machu Picchu soit manifestement l’attrait le plus renommé, et reconnu comme l’une des merveilles du monde, le paysage du Pérou est rempli de joyaux archéologiques qui dépassent l’imagination. 

Autrement, tout dépendant des circonstances et du contexte, la politique et le soccer peuvent assurément alimenter la conversation pendant des heures. Cependant, il est préférable d’éviter d’aborder le Chili (rivalité historique), l’ère du terrorisme, l’avortement et l’union civile; ces deux derniers sujets peuvent soulever le débat pour des motifs religieux, mais aussi en raison des divergences politiques connexes.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

Lorsque vous êtes présenté à des Péruviens, la communication verbale commence avec l’utilisation de « Usted », qui est le « vous » formel qui marquera les différentes hiérarchies sociales : âge, éducation, respect, hiérarchie professionnelle, etc. Aujourd’hui, surtout dans les régions urbaines comme Lima, les personnes des classes moyennes et supérieures ont tendance à utiliser le « Tú » (« tu »), un signe de modernité. Toutefois, les Péruviens des classes inférieures et des populations andines utilisent « Ud. », en particulier si la personne est perçue comme une personne importante.

Pour la communication non verbale, la poignée de main est la salutation la plus courante. Lorsqu’on serre la main droite, il est courant de toucher le bras de l’autre personne avec la main gauche, en particulier entre hommes. Lors des présentations entre un homme et une femme, il est courant de se donner un baiser sur chaque joue. Cette pratique est courante parmi les résidents urbains, mais pas chez les Andins qui préfèrent se serrer la main et se donner l’accolade.

Les conversations et les relations peuvent être influencées par le volume et le ton de la voix. Les Péruviens parlent généralement doucement, car il est considéré comme irrespectueux de parler fort.

Une orientation de la valeur culturelle peut affecter la signification objective des déclarations. Les déclarations affirmatives ou négatives peuvent souvent être mal comprises par les Canadiens en raison de ces différences culturelles. Les Péruviens ne sont pas toujours directs dans leur communication. Parfois ils tournent autour du sujet avant de l’aborder. À d’autres moments, votre interlocuteur peut vous dire ce qu’il pense que vous souhaitez entendre plutôt que ce qu’il pense réellement. Cependant, une fois immergé dans la culture, on découvre qu’il existe un code implicite que comprennent tous les Péruviens. La communication a tendance à devenir plus directe et plus franche une fois que vous avez établi une solide relation avec eux.

Perspective canadienne :

Au Pérou, l’accueil est important, que ce soit dans un contexte professionnel ou lors d’un rassemblement social. Selon la coutume, il convient d’offrir une poignée de main ferme aux hommes ou un baiser sur la joue aux femmes, et ce, tant au début qu’au terme d’une réunion. Lors d’une réunion, le contact visuel est essentiel. De plus, il est souvent préférable d’utiliser de nombreux gestes de la main et un ton de voix amplifié.

Les Péruviens demeurent formels et polis en utilisant la formule « usted » (l’équivalent de « vous ») lors d’une présentation initiale ainsi qu’à titre de norme à l’égard des aînés (une marque de respect). L’usage de titres professionnels tels que « Ingeniero » (ingénieur) ou « Doctor » (avocats et professionnels de la santé) est tout aussi important. Autrement, l’appellation « Señor » ou « Señora » (Monsieur ou Madame) est de mise. L’utilisation du prénom s’installe au fil du temps, tout comme celle des formules abrégées ou des surnoms. Cependant, ces appellations ne doivent être utilisées que sur demande ou une fois que la confiance est établie. Enfin, ne présumez pas que, dans un contexte professionnel, tout le monde parle anglais. L’espagnol est la langue des affaires; il est recommandé de recourir aux services d’un interprète dans le cadre de réunions. Dans un contexte social, toute tentative de parler espagnol sera bien accueillie, et ce, même si votre accent est évident ou que votre fluidité est limitée.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public ?

Perspective locale :

Les démonstrations d’émotions ne sont pas acceptables dans le milieu de travail. Les Péruviens ont tendance à adopter leur meilleure attitude même dans des situations pénibles ou problématiques. Toutefois, lorsqu’ils sont fâchés contre vous, la plupart des Péruviens ont tendance à l’exprimer en radicalement silencieux à votre égard, et ce potentiellement pendant des jours.

Perspective canadienne :

Au Pérou, la population affiche ses émotions de façon plutôt libérale, probablement plus qu’en Amérique du Nord. Les manifestations publiques d’affection ne sont pas rares, surtout au sein de la nouvelle génération ; les jeunes adultes demeurent chez leurs parents jusqu’au mariage (cette tradition disparaît graduellement). Malheureusement, tout comme les signes d’affection, les manifestations de colères sont également accentuées. Cela est particulièrement le cas dans le cadre de manifestations et de grèves.

Les Péruviens ont régulièrement recours à la violence comme tactique de communication d’un message, puisque le dialogue est jugé inefficace et lent dans certains groupes sociaux. Compte tenu des conflits sociaux décrits dans les rapports de l’ombudsman du Pérou, les démonstrations physiques ne montrent aucun signe de ralentissement. La violence a forcé maintes fois les politiciens à intervenir immédiatement plutôt que de tenter d’atténuer les conflits. Par conséquent, les bulletins de nouvelles sont empreints de violence et, malheureusement, la précarité gagne du terrain et s’intègre probablement de nouveau à la psyché des Péruviens.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

Pour les Péruviens, les bonnes impressions sont fondées sur une belle apparence physique, notamment des vêtements repassés, des chaussures cirées et des soins du visage, p. ex. des cheveux peignés et une barbe entretenue. Les Péruviens sont sensibles aux odeurs. Certaines personnes utiliseront du parfum, toutefois, chacun essaie de montrer des preuves d’hygiène quotidienne.

En ce qui a trait aux vêtements, les Péruviens s’habillent de manière formelle au travail (pas nécessairement un costume, mais avec des vêtements qui respectent les normes péruviennes). Il est recommandé aux femmes d’éviter les mini-jupes par respect pour la gent masculine.

À Lima, il est très difficile d’être ponctuel, en raison de l’absence d’infrastructure de transport moderne. Cette situation génère d’énormes embouteillages partout dans la ville, de 6 h à minuit. Les employés doivent souvent partir 2 heures plus tôt pour arriver à l’heure au travail. La plupart des gestionnaires péruviens sont très stricts avec les employés qui arrivent en retard. Les employés péruviens n’ont pas la liberté de planifier leur programme de travail, ils doivent travailler dans les limites du programme fourni par leur supérieur ou la société. Tout le monde commence et termine à la même heure. La plupart des employés en retard reçoivent de rudes sanctions ou pourraient même être licenciés s’ils sont trop souvent en retard. D’un autre côté, les employés pourraient accepter de faire des heures supplémentaires au besoin.

Dans le milieu de travail, les collègues peuvent s’appeler par leur prénom en fonction de leur relation. Mais, lors de réunions ou d’activités formelles avec des clients externes, on ajoutera « Señor/a » devant le nom de famille, p. ex. « Señor Carlos » ou on utilisera leur titre professionnel, comme Ingeniero, Doctor, etc.

Perspective canadienne :

Dans le même ordre que le caractère des salutations, la tenue vestimentaire en milieu de travail est plutôt formelle, bien que cela dépende du secteur. L’industrie minière, des infrastructures et de la construction adopte des tenues décontractées, hors des bureaux administratifs. Il en va de même pour les sorties sociales ; les femmes ont tendance à se vêtir de façon plus formelle et avec plus d’élégance qu’en Amérique du Nord. Le mariage constitue un événement formel. Contrairement à il y a dix ans, d’impressionnants centres commerciaux et de nombreux magasins prestigieux sont implantés au Pérou.

Bien que la ponctualité varie d’une personne à l’autre, il n’existe aucun modèle à suivre. En règle générale, les travailleurs sont ponctuels, mais les retards ne sont pas inhabituels, plus particulièrement à Lima, où la circulation est chaotique. Le respect des échéances est parfois négligé ; l’expression « manana » (demain) peut comporter diverses significations, selon l’interlocuteur ; par conséquent, il est toujours recommandé d’indiquer des dates et des heures précises plutôt que de laisser ces renseignements à l’interprétation.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local ? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit ?

Perspective locale :

Dans le milieu de travail, le supérieur/gestionnaire est habituellement perçu comme ayant plus de travail lié aux connaissances que les autres employés. On s’attend à ce qu’il résolve les problèmes liés au travail et prenne les décisions les plus importantes. Les Péruviens ont tendance à respecter un dirigeant avec de telles qualités, comme modèles à imiter.

La plupart des dirigeants établiront des relations plus étroites avec un ou deux employés afin de recevoir des commentaires. Ces relations sont souvent établies avec un employé plus âgé qui, selon eux, a beaucoup d’expérience et d’informations sur les antécédents de travail de la société et son personnel.

Perspective canadienne :

La plupart des Péruviens ont de longs horaires de travail ; la journée peut durer 12 heures en moyenne, sans compter les déplacements, cinq à six fois par semaine. Les Péruviens préfèrent un gestionnaire honnête, ouvert et communicatif. Les gestionnaires doivent être directs, tout en respectant certaines limites ; au Pérou, il est important de fournir des directives, sans toutefois tomber dans la microgestion. Cependant, compte tenu de l’importance renversante du caractère informel au Pérou, ces gestionnaires sont rares.

Les gestionnaires nord-américains ont tendance à conférer à leurs employés une plus grande autonomie que les gestionnaires péruviens. Pour cette raison, au Pérou, l’utilisation d’expressions ambiguës telles que « peut-être », « pourriez-vous » et « si possible » n’est pas courante et ne convient pas très bien au milieu des affaires.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend ? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction ?

Perspective locale :

Le Pérou est une société complexe et est le résultat de profondes inégalités basées sur l’ethnicité (Cholo / Criollo) qui ont historiquement façonné une stratification de classes sociales très rigide. Cette stratification a placé les Criollos (personnes qui revendiquent un héritage espagnol) au sommet de la hiérarchie sociale et politique. Cette situation a des répercussions sur le milieu de travail, en particulier dans l’attribution des postes et des tâches.

En dépit de cette situation, les femmes et les populations andines ont amélioré leur accès à l’éducation et, plus récemment, on les trouve à des postes au sein d’institutions publiques. Les postes de haute direction et de direction restent principalement occupés par les Criollos — il est difficile d’expliquer cette dynamique sociale en un bref paragraphe.

Les personnes d’origine cholo sont souvent discriminées sur la base de la crédibilité (même intellectuelle); cette attitude peut venir des hommes ou des femmes. D’un autre côté, les personnes qui se disent Criollo ne ressemblent pas nécessairement à des Européens. En fait, si un Criollo et un Cholo sont habillés de la même manière, il n’y a pas de différence physique entre les deux. Ce fait montre que l’ethnicité est souvent fondée sur un préjugé inconscient et une attitude profondément enracinée dans la mentalité péruvienne. Les différences ethniques sont plus enracinées dans les valeurs, les Criollos adoptant les valeurs européennes et nord-américaines (modernité, progrès, vie à l’échelle du monde, leadership, poste, etc.) et les Cholos adoptant une mentalité plus rurale p. ex. caractère informel, prémodernité, traditions, classe ouvrière, etc. Cette perception de classe affecte également les femmes, les Criollas exerçant une discrimination à l’égard des Cholos.

Il est courant de voir des offres d’emploi demandant des candidats avec une « Buena presencia », ce qui signifie une apparence plus proche du type caucasien « blanc ». Vous constaterez que les animateurs de télévision (pour les publicités, l’actualité, etc.) ne sont pas représentatifs de l’apparence de nombreux Péruviens. En fait, les médias projettent des images de beauté qui ne reflètent pas la réalité culturelle de la plupart des Péruviens. Cette situation affecte les relations dans le milieu de travail, par exemple lorsqu’un Criollo est le subordonné d’un poste occupé par un Cholo.

Perspective canadienne :

Au Pérou, le sexe, la classe et l’ethnicité demeurent des sujets de discrimination, bien que la situation se soit améliorée considérablement. Dans l’ensemble, les hommes dirigent les entreprises du Pérou et jouent le rôle de pourvoyeur principal. Dans de nombreux milieux, il n’est pas rare qu’un club des dinosaures nuise à l’embauche et aux promotions équitables. Des familles renommées, comme les Benavides, les Brescia et les Romero, sont de grands entrepreneurs au Pérou et dominent le secteur minier, financier, bancaire, hôtelier et le domaine des assurances. Le contraste entre la classe ultra-riche, la classe moyenne et la population pauvre peut avoir une incidence sur le comportement d’une organisation et la dynamique de bureau. Les femmes commencent à effectuer de grands progrès, mais elles dominent principalement la maison familiale pour l’instant.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

La constitution péruvienne accorde la liberté de religion. La religion principale au Pérou est le catholicisme romain, qui a été introduit pour la première fois par les conquistadores espagnols et a ensuite été imposé par la loi coloniale et républicaine. Les églises évangéliques ont considérablement augmenté depuis les années 70.Le catholicisme péruvien est pratiqué distinctement dans deux zones. La première version, orientée plus vers les valeurs européennes et nord-américaines, comme la modernité, le progrès, et la vie à l’échelle du mondeest pratiquée dans les zones urbaines.  La seconde version, associée à la prémodernité, aux traditions autochtones, au milieu rural, à la pauvreté, etc., est pratiquée dans les Andes et dans les zones rurales, ainsi que dans les zones suburbaines défavorisées

La religiosité andine et populaire a une vision du monde holistique qui comprend des valeurs et des pratiques culturelles, sociales et spirituelles. Ce concept tire ses racines dans le polythéiste précolombien et les religions et systèmes de croyances théocratiques. En dépit du dogme officiel de l’Église catholique, le catholicisme péruvien est le résultat de cinq cents ans de syncrétisme. Ce fait est particulièrement évident dans les Andes, dans les régions rurales et, au cours des dernières décennies, dans les zones urbaines défavorisées où vivent des millions de migrants andins. Dans la vie réelle, un Péruvien peut aller à l’église le dimanche afin de célébrer les rites catholiques officiels, mais parallèlement, il peut compter sur des rituels andins liés à la santé et à la guérison spirituelle et toujours les pratiquer.

L’Église catholique officielle a de l’influence sur la vie politique et sociale actuelle. Par exemple, les leaders catholiques interviennent toujours dans les lois décisionnelles en influençant le vote contre l’avortement et les droits des homosexuels et des lesbiennes.

Les Péruviens en général sont spirituels, qu’ils fassent partie d’une église ou non. Un facteur clé à garder à l’esprit quand vous approchez des Péruviens est que la spiritualité est une part importante de leur identité et de leur contexte culturel.  Par exemple, au cours des élections de 1990, l’écrivain et lauréat du Prix Nobel péruvien, Mario Vargas Llosa, alors candidat à la présidence, a perdu beaucoup de soutien après s’être publiquement déclaré agnostique. Les Péruviens aiment les personnes qui croient en quelque chose, une suggestion pour les voyageurs est de croire au moins ce que croient les Péruviens.

Perspective canadienne :

On peut dire qu’une fragmentation sociale existe au Pérou. Ce pays demeure une société « machista » (sexiste), bien que le sexisme joue en faveur de certaines femmes qui préfèrent les marques d’attention et de courtoisie; ce comportement est de moins en moins présent en Amérique du Nord.   L’homophobie persiste malgré un nombre accru de révélations publiques de la part de députés, d’acteurs, etc. La tolérance relative aux droits des homosexuels demeure à des années-lumière. Certains citent une solide foi religieuse pour justifier ce refus, mais la situation dépasse la religion. Le Pérou comprend divers groupes ethniques, comme les Autochtones, les Campesinos (montagnards), les Afro-Péruviens, les Péruviens d’origine chinoise et les Péruviens d’origine arabe, qui n’ont cependant pas réussi à se mélanger harmonieusement afin de créer une riche mosaïque de cultures. La même remarque s’applique également à la relation entre le petit segment ultra-riche et la classe moyenne et pauvre.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne ?

Perspective locale :

En général, les Péruviens aiment socialiser avant de faire des affaires, en racontant des blagues, en parlant de sujets informels, etc. Les Péruviens aiment l’idée de la « confianza » qui est établie sur la relation personnelle et l’utilisation du comportement différentiel approprié à l’égard des autres sur la base de l’âge, du sexe, de la position sociale, du statut économique et de l’autorité. Le Pérou souffre profondément d’une culture de mafia et de corruption, qui a affecté l’attitude de confiance des gens.

Perspective canadienne :

L’établissement de la confiance est essentiel pour un étranger, compte tenu du scepticisme des deux côtés; ce processus retarde la conclusion d’ententes commerciales. Cette réalité risque de ne pas vous plaire, mais peut s’avérer bénéfique à long terme. Les retards peuvent être liés à l’établissement de relations, mais aussi au manque d’autonomie des employés, selon les qualités recherchées chez un gestionnaire. Il est possible qu’un cadre supérieur attende qu’une relation atteigne un certain niveau avant d’autoriser et de finaliser une entente. 

Au Pérou, les familles sont nombreuses. Par conséquent, il est important de gérer ses relations soigneusement, car il est facile de couper des ponts inconsciemment, puis d’en subir les conséquences indirectes au moment de clore une transaction opérationnelle.    En règle générale, les Péruviens sont très ouverts à partager les détails de leur vie personnelle. Cependant, pour des raisons de sécurité, il est probablement préférable de limiter la communication de ces renseignements, au départ, jusqu’à ce que la confiance s’installe.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Le Pérou a une culture de « Padrinos ». Il n’est pas rare de voir des postes occupés par les proches des employés importants, même s’ils ne sont pas nécessairement les employés les plus qualifiés. Cette situation reflète la corruption népotique dans la culture qui façonne le milieu de travail péruvien. On constate cette situation dans les petites entreprises jusqu’aux institutions gouvernementales.

En dépit de privilèges spéciaux, les relations personnelles avec d’autres employés pourraient mener à des demandes de considération spéciale comme une promotion ou un meilleur poste au sein de l’organisation.

Perspective canadienne :

La confiance ne se convertit habituellement pas en privilèges et en favoritisme. Cela dit, certains tenteront néanmoins d’obtenir certains avantages ; en règle générale, cette pratique n’est toutefois pas courante. Le Pérou se classe au 35e rang parmi les 189 pays évalués dans le rapport Indice de la facilité de faire des affaires de 2015 de la Banque mondiale. Cependant, le Pérou vient au 88e rang sur 168e selon l’indice de perception de corruption de Transparency International. Le défi consiste toujours à éliminer la corruption au sein du gouvernement, plus particulièrement à l’échelle régionale. Lorsque les richesses et l’éducation sont limitées, la corruption a tendance à s’accentuer.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé ?

Perspective locale :

Il est recommandé de résoudre le problème en privé. Les Péruviens seront choqués s’ils sont confrontés en public.

Perspective canadienne :

Les mouvements syndicaux et les grèves sont communs, au Pérou. Il est fréquent que des routes soient bloquées et que des travailleurs quittent leur poste pour une durée prédéterminée et autorisée. Dans l’ensemble, la médiation et les négociations sont fructueuses; cependant, certaines situations se détériorent et se transforment en conflits violents. À moindre échelle, en cas de problème lié au travail, la communication directe en privé constitue la meilleure solution.

Contrairement à en Amérique du Nord, les employés ne souhaitent pas être confrontés à leurs pairs, et il est certainement préférable d’aborder un problème dès que possible afin d’éviter son escalade. Il convient de souligner qu’un problème récurrent est lié à la perception d’un traitement préférentiel accordé aux expatriés et aux étrangers aux dépens de leurs homologues péruviens. Depuis que la classe moyenne a accès à un enseignement supérieur, la tolérance envers ce favoritisme est en déclin.  

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

La sécurité de l’emploi et un meilleur salaire devraient motiver les collègues locaux. La plupart des Péruviens n’ont pas un bon salaire, mais ils acceptent de faire des heures supplémentaires s’ils sont payés de manière appropriée. À la fin de l’année, il est courant que l’employeur leur offre un « Aguinaldo », une prime ou une gratification pour leur travail acharné.

Perspective canadienne :

En règle générale, les employés apprécient grandement les récompenses financières et la reconnaissance verbale. Cependant, la présentation de formations, d’ateliers et de conférences constitue l’outil de motivation le plus important. Les sociétés qui favorisent le perfectionnement professionnel et la formation, et qui s’engagent clairement à investir dans leurs ressources humaines, sont fortement respectées et recherchées. Le perfectionnement professionnel est également utile pour maintenir les employés en poste et livrer concurrence à d’autres entreprises. Cette activité permet à l’employeur et à l’employé de forger une relation étroite. Compte tenu de l’importance du caractère informel et des petites et moyennes entreprises au Pérou, les sociétés qui offrent de la formation ne sont pas très répandues; cependant, les multinationales sont plus disposées à le faire.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web ?

Perspective locale :

Livres

Essais

  • Jorge Bruce. Nos habíamos choleado tanto. Psicoanálisis y racismo. Lima : Universidad de San Martin de Porres, 2007.
  • Guillermo Nugent. El laberinto de la choledad. Lima : Universidad Peruana de Ciencias Aplicadas, 2e édition,  2013.
  • Gonzalo Portocarrero. Racismo y mestizaje y otros ensayos. Lima : Fondo Editorial del Congreso del Peru, 2007.
  • Gonzalo Portocarrero. Los nuevos limeños. Sueños, fervores y caminos en el mundo popular. Lima : Sur, 1993.
  • Jorge Bracamonte. Para no olvidar, testimonios sobre la violencia política en el Perú. Lima : Universidad del Pacífico, 2003.
  • Rafael Roncagliolo. La Cuarta Espada: La historia de Abimael Guzmán y Sendero Luminoso. Debate, 2007.
  • Tito Flores Galindo. Buscando un Inca.

Fiction

  • Mario Vargas Llosa. La ciudad y los perros.
  • Mario Vargas Llosa. La historia de Mayta.
  • Ciro Alegría. El mundo es ancho y ajeno.
  • Julio Ramón Ribeyro. La palabra del mudo.
  • El cuento peruano en los años de la violencia. Selección de narrativa por Mark R. Cox.
  • José María Arguedas. Todas las sangres.

Films

  • Gregorio. Réalisateurs : Fernando Espinoza y Alejandro Legaspi (Grupo Chaski), 1984
  • La boca del lobo. Réalisateur : Francisco Lombardi, 1988.
  • Caídos del cielo. Réalisateur : Francisco Lombardi, 1990.
  • Reportaje a la muerte. Réalisateur : Danny Gavidia con el guion del poeta José Watanabe, 1993
  • No se lo digas a nadie. Réalisateur : Francisco Lombardi, 1998.
  • Pantaleón y las visitadoras. Réalisateur : Francisco Lombardi, 1999.
  • Ojos que no ven. Réalisateur : Francisco J. Lombardi, 2003.
  • Madeinusa. Claudia Llosa, 2006.
  • La teta asustada. Claudia Llosa, 2009 (nominée à la 82e édition des Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger).

Aliments

  • Astrid y Gastón
  • La Mar:

Perspective canadienne :

Il est impossible d’offrir un simple aperçu de la culture péruvienne, qui est incroyablement riche. Cela dit, les lectures recommandées doivent englober les œuvres littéraires de Mario Vargas Llosa, lauréat du prix Nobel de littérature de 2010, dont les romans ont été traduits en plus de 40 langues. Dans ses ouvrages, M. Vargas Llosa aborde l’histoire, la politique et la mosaïque culturelle du Pérou. Antonio Raimondi, un géographe et scientifique péruvien né en Italie, est un autre auteur dont l’œuvre est essentielle à la compréhension du Pérou. Mis à part ses ouvrages historiques de cartographie, M. Raimondi est également reconnu comme le voyageur naturaliste le plus important de l’histoire du Pérou. Enfin, Martin Chambi est l’un des premiers photographes autochtones importants de l’Amérique latine et est considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle. Sa collection de photographies dépeint la population et le paysage de Cuzco.

Dans le domaine du cinéma, Claudia Llosa (nièce de l’auteur Vargas Llosa) est une grande réalisatrice, dont les œuvres, notamment Madeinusa, La teta asustada et No llores, vuela (Cry/Fly ou Aloft), sont provocatrices. La teta asustada lui a valu le prix Golden Bear au Festival du film de Berlin, en 2009. Magaly Solier, actrice principale dans divers films de Claudia Llosa, est devenue célèbre, à l’échelle locale et internationale, en raison de sa représentation de la classe ouvrière du Pérou, qui est souvent oubliée. La plupart des films de Mme Solier capturent l’essence des montagnes du Pérou. D’excellentes émissions télévisées sont actuellement offertes et traient d’histoire (A la vuelta de la esquina, animée par Gonzalo Torres), de cuisine (Aventura culinaria, animée par Gaston Acurio), de tourisme (Tiempo de viaje, animée par Rafo Leon) et de musique (Prueba de sonidos, animée par Lucho Quequezana).

La renommée culinaire du Pérou est principalement redevable au chef Gaston Acurio, qui agit comme ambassadeur de la gastronomie péruvienne. M. Acurio est bien connu à titre de propriétaire du restaurant Astrid y Gaston, entre autres. La plus récente célébrité de la scène culinaire est Virgilio Martinez Veliz, propriétaire du Central Restaurante, qui s’est classé 4e parmi les 50 meilleurs restaurants d’Amérique latine en 2014, 1er en 2015, et 4e à l’échelle mondiale. Trois chefs péruviens se sont hissés dans le palmarès des dix meilleurs, en 2015. Étant donné la diversité ethnique du pays, les gammes alimentaires sont variées. Les principaux mets traditionnels englobent les éléments suivants : ceviche, lomo saltado, comida criolla, chifa (cuisine sino-péruvienne), cuisine nippo-péruvienne, pachamanca et comida amazonica. Le Pérou se distingue par ses chocolats, son café, son huile d’olive et ses sels, et comme cultivateur biologique d’aliments formidables. Au cours des dernières années, les brasseries artisanales ont intégré le marché (à la suite d’une vague d’étrangers au Pérou), et les céréales comme le quinoa, le kiwicha et la maca ont permis à ces brasseries de créer des bières uniques et renommées.

De façon similaire à la cuisine, la musique tend également à englober les trois régions : la côte, les montagnes et la jungle. Des instruments tels que le cajon, la harpe andine et la flûte créent une symphonie sonore et musicale. Les musiciens et les artistes péruviens sont trop nombreux pour en dresser la liste. Cependant, des classiques tels que Chabuca Grande demeurent populaires. La nouvelle génération de musiciens comprend Gian Marco Zignago, lauréat de trois Latin Grammy Awards ; Damaris Mallma Porras, chanteuse folklorique péruvienne (elle chante également en quechua) ; Nova Lima, groupe afro-péruvien, et Jaime Cuadra, gourou de la musique électronique d’Amérique latine. L’Orchestre symphonique de Lima a fait l’objet de l’une des plus belles additions des dernières années; la troupe se produit maintenant depuis le magnifique Gran Teatro Nacional, une salle de concert et de théâtre polyvalente à la fine pointe de la technologie, à Lima.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

  • Participer à des processions dans les zones rurales et urbaines.
  • Assister à des « Peñas » (musique en direct et danses péruviennes).
  • Aller au marché informel au Pérou : Gamarra
  • Manger à un marché local
  • Visiter une grande scène littéraire : Librería El Virrey

Perspective canadienne :

Pour s’intégrer à la scène culturelle, il est recommandé de participer à des cours de danse et de musique, à des cours de cuisine à l’Instituto del vino y del pisco (IDVIP), de survoler la Costa Verde en parapente, à Miraflores, ou de prendre part à l’un des ultra-marathons de Lima, qui gagnent en popularité. Autrement, les championnats de surf, les championnats de marinera de Trujillo, les spectacles Caballos de Paso et les corridas font partie des activités les plus populaires.

Il est toujours possible d’assister aux interminables matchs de soccer, au stade, et de visiter les nombreux musées, à Lima et en région (Chiclayo, Trujillo, etc.). Quelques jours par année, l’événement Abre de noche permet d’accéder aux musées gratuitement, en soirée. Mistura, une foire gastronomique qui se déroule en septembre, constitue un événement phare depuis 2007. Dans le domaine de la mode, l’événement LIF Week est maintenant un incontournable pour les nouveaux créateurs de mode. L’utilisation novatrice de fibres locales, comme la laine d’alpaga, est mise à l’avant-plan. Enfin, lors d’un voyage au Pérou, la randonnée d’aventure, l’écotourisme et les excursions hors route en véhicule tout-terrain constituent le meilleur moyen d’apprendre à connaître la culture et la population de façon directe.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

  • Túpac Amaru II
  • José de San Martín
  • Simón Bolivar
  • Miguel Grau
  • Francisco Bolognesi

Perspective canadienne :

Certains Incas célèbres font partie des héros nationaux du Pérou, dont le patrimoine est immense. Sous le règne de Pachacutec, qui était l’un des Incas les plus puissants de l’histoire, le village de Cuzco (aujourd’hui, la ville de Cuzco fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO) s’est transformé en empire, puis s’est élargi et a envahi l’Amérique du Sud. Manco Capac, l’un des nombreux fils de Huayna Capac, dernier dirigeant de l’empire péruvien, qui a lutté en vain contre l’invasion espagnole.

À part les Incas, le Pérou compte de nombreux héros de guerre, comme Francisco Bolognesi, qui a pris part à la guerre du Pacifique contre le Chili et est tombé au combat lors de la bataille d’Arica; Miguel Grau, le plus célèbre amiral de la guerre du Pacifique; ainsi que Bolivar et San Martin. Autrement, les personnalités suivantes se sont démarquées récemment, sans toutefois atteindre le statut des héros historiques : Javier Perez de Cuellar, cinquième secrétaire général de l’Organisation des Nations unies de 1982 à 1991, Mario Testino, photographe de renommée mondiale de personnalités riches et célèbres (royauté) et de célébrités sportives (les joueurs de soccer Claudio Pizarro, Paolo Guerrero et Jefferson Farfan, la surfeuse Sofia Mulanovich et la boxeuse Kina Malpartida). L’auteur Mario Vargas Llosa et la réalisatrice Claudia Llosa ont également acquis une renommée internationale.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Non.

Perspective canadienne :

Le Canada et le Pérou ne partagent aucun événement historique, mais entretiennent une excellente relation bilatérale. L’Accord de libre-échange Canada-Pérou est en vigueur depuis août 2009. Les deux pays sont membres de la Coopération économique de la zone Asie-Pacifique (APEC); le Canada, depuis 1989, et le Pérou, depuis 1998. Le Canada et le Pérou sont membres signataires du Partenariat transpacifique depuis février 2016, et le Canada fait partie des 42 États observateurs actifs de l’Alliance du Pacifique.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Les Péruviens, comme d’autres personnes d’origine d’Amérique latine, peuvent être stéréotypés sur la base de leur caractère informel, leur retard, leur corruption, leur passion, etc. Toutefois, dans le milieu de travail, ils peuvent être aussi productifs que n’importe quel Nord-Américain.

Il n’y a pas de stéréotype particulier associé aux Canadiens; toutefois, dans le nord du Pérou, les sociétés d’exploitation minière canadiennes peuvent ne pas avoir aidé l’image des Canadiens en raison de leur conflit avec des communautés rurales.

Perspective canadienne :

Comme tous les pays, le Pérou fait l’objet de certains stéréotypes. De nombreux étrangers présument que les Péruviens, dans l’ensemble, ne sont pas bien instruits. Cependant, la classe moyenne du Pérou est importante et grandissante, et de nombreux Péruviens sont à la recherche d’une éducation supérieure, au pays et à l’étranger. Des sondages révèlent que la plupart des multinationales du Pérou sont d’avis que le pays possède un bassin d’employés hautement qualifiés, principalement dans les domaines de l’ingénierie.

Un autre stéréotype courant qualifie tous les Péruviens de retardataires. Ce stéréotype est peut-être fondé sur la scène sociale ; cependant, dans l’ensemble, le Pérou joue un rôle actif dans le scénario mondial et dispose d’investissements étrangers croissants. Les retards ne sont pas bien perçus ni tolérés dans le domaine des affaires. L’idée selon laquelle l’argent peut résoudre tous les problèmes est également fausse. Elle sous-tend que toute personne puisse être persuadée ou corrompue. Enfin, il est important de souligner que les lignées ancestrales des Péruviens sont très diversifiées. Par conséquent, ils ne semblent habituellement pas d’origine latine, mais plutôt d’origine européenne. Cependant, il est offensant de présumer qu’ils ne sont pas péruviens à part entière.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

Né au Pérou, le professeur Luis Abanto a étudié dans les universités de Strasbourg, Waterloo, Montréal, et Ottawa, où il a obtenu son doctorat en 2005. Il enseigne à l’Université d’Ottawa depuis 2006, et il est actuellement directeur du baccalauréat en espagnol. Précédemment il a enseigné à l’Université de Montréal, à l’Université du Québec en Outaouais, au Collège Nouvelles Frontières et au Lycée Claudel.

En tant que professeur, son travail est lié à l’enseignement de l’espagnol comme langue étrangère et de la littérature et de la culture de l’Amérique latine. En 2013, il a obtenu le Prix d’honneur pour enseignement de la Faculté des Arts, et le Prix de l’enseignant exceptionnel de la ville d’Ottawa.

En plus de ses activités d’enseignement, il rédige des analyses littéraires sur la littérature contemporaine d’Amérique latine; il est particulièrement intéressé par les questions liées aux films d’Amérique latine : la migration rurale et l’hybridité culturelle (littérature et musique).

Perspective canadienne :

Déléguée commerciale à l’ambassade du Canada à Lima, Alexandra est responsable de l’industrie extractive (extraction minière, pétrolière et gazière) et du dossier de la responsabilité sociale organisationnelle. Avant de déménager au Pérou, Alexandra a travaillé à Vancouver en tant que directrice principale des Politiques de la Mining Association of BC, plus particulièrement dans les domaines de la réglementation, de la gouvernance et du développement durable. Ensuite, en tant que conseillère au sein de Stratagem Pacific Consulting, Aleandre a participé à un processus de consultation et de négociation renforcé entre des groupes des Premières Nations et le ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières. Avant de terminer ses études de cycles supérieurs, Alexandra a travaillé au sein du Conseil canadien des chefs d’entreprise à titre d’analyste principale des politiques, notamment en ce qui concerne les relations étrangères, la gouvernance mondiale, la responsabilité sociale organisationnelle et des questions liées à la politique sociale intérieure. Alexandra a également acquis de l’expérience de travail au sein de Stentor Resource Centre Inc. et de la Commission de la fonction publique du Canada. Elle détient un baccalauréat en commerce de l’Université McGill et une maîtrise en relations internationales de l’Université Bond, en Australie. Fille d’un diplomate canadien, Alexandra a habité et étudié à l’étranger. Elle a voyagé en Amérique du Nord, au Mexique, en Amérique du Sud, en Afrique du Nord, en Afrique centrale, en Europe occidentale, en Asie et en Australie. Alexandra s’est installée au Pérou en 2007, où elle a épousé un mineur de Cuzco. Ensemble, ils ont eu une fille, qui est d’origine péruvo-canadienne.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.