Philippines

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

Les Philippins sont très hospitaliers et amicaux. Ils sourient toujours, peu importe ce qu’ils ressentent. Si vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, il est recommandé de lui sourire avant d’entamer une conversation.

Le filipino, qui est largement fondé sur le tagalog, est la langue nationale. La plupart des Philippins parlent également anglais. La langue utilisée dans la plupart des écoles est l’anglais. Les médias sont principalement en tagalog et en anglais, il n’est donc pas surprenant que la plupart des Philippins parlent anglais. Il est facile pour les Philippins d’engager une conversation avec n’importe qui, même s’ils ont tendance à être timides.

Les Philippins ont d’étroits liens familiaux et aiment beaucoup parler de leur famille élargie, en particulier à propos de leurs enfants. Dès lors, leur poser des questions concernant leur famille est un bon sujet de conversation – la région ou la province d’où ils viennent, s’ils ont des enfants, leur âge et l’année dans laquelle ils sont. Il est également acceptable de poser des questions concernant le travail qu’ils font et l’endroit où ils travaillent. Comme cela ne dérange pas les Philippins de parler d’aspects personnels de leur vie, ne soyez pas surpris s’ils vous posent des questions très personnelles comme votre état civil ou votre âge.

Perspective canadienne :

Les Philippins sont généralement amicaux et hospitaliers, également dans l’environnement de travail. On s’attend habituellement à ce que vous entamiez une conversation d’ordre général; ainsi, parler de votre famille, de vos amis, et de l’endroit d’où vous venez est un bon point de départ. Les Philippins sont très axés sur la famille et vous allez peut-être vous rendre compte que nombre d’entre eux ont des proches ou des amis à l’étranger dont ils aimeront vous parler.

Il est assez courant de se voir offrir une boisson (sans alcool) ou une collation d’entrée de jeu. La nourriture et les boissons font partie intégrante de l’hospitalité philippine et parfois vous allez peut-être vous voir offrir plus de nourriture que vous ne pourrez en manger, mais il est recommandé d’accepter tout ce qui vous est offert.

N’essayez pas de faire progresser un ordre du jour, laissez vos collaborateurs locaux donner le rythme pour la réunion. Vous aurez peut-être l’impression au départ de ne pas être en mesure d’aborder tous les sujets prévus, mais il est important de prendre le temps de faire connaissance.

Les Philippines ont récemment tenu des élections présidentielles en mai 2016 et si la politique peut être évoquée dans la conversation, en tant qu’étranger, il est recommandé d’éviter ce sujet.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

Les Philippins apprécient les communications non verbales. Ils utilisent les gestes de la main, pincent les lèvres, lèvent les sourcils et les yeux pour communiquer. Ils sont moins dépendants des mots. Ils sont très intuitifs (ce qu’ils appellent « pakiramdam ») concernant ce qui est impliqué et non énoncé. Même leur sourire a différentes significations. Un sourire n’a pas toujours pour but d’exprimer la joie, mais peut masquer l’embarras, la nervosité, ou les sentiments d’insécurité. S’ils ne souhaitent pas répondre à une question, ils peuvent se contenter de sourire.

Une façon respectueuse de s’adresser à un ancien (une personne plus âgée ou une personne occupant une position élevée et respectée dans la société) consiste à dire « po » (formel) ou « ho » (informel) à la fin de la phrase. Il convient de ne jamais s’adresser aux parents ou à d’autres personnes plus âgées en utilisant leur prénom.

Lorsqu’ils répondent à une demande ou à une faveur, Les Philippins éprouvent généralement des difficultés à dire « non » de peur de blesser les sentiments de l’autre personne. Au lieu de cela, ils peuvent utiliser une réponse diplomatique comme « peut-être » même s’ils veulent en fait dire « non ».

Une poignée de main est acceptable pour les hommes et les femmes, sauf pour les femmes musulmanes. Ne soyez pas offensé si les femmes n’acceptent pas votre poignée de main. Elles pourraient simplement sourire ou hocher la tête en signe d’acquiescement.

La plupart des Philippins ont des surnoms, qu’ils utilisent dans le milieu de travail, mais il est conseillé de vous adresser à eux de manière plus formelle avec leur titre professionnel, comme Directeur, Procureur, etc.

Dans le milieu de travail, les Philippins utilisent beaucoup d’acronymes, il sera dès lors utile de vous familiariser aux acronymes. Les Philippins ont un sens de l’humour unique. Ils sont capables de rire et de faire des blagues, dans les bons et les mauvais moments. Ils peuvent même rire à leurs propres erreurs.

L’utilisation du téléphone cellulaire est le premier moyen de communication aux Philippines. Il n’est pas rare de voir une personne envoyer des messages alors qu’elle est en réunion. Vous pouvez demander aux participants d’éteindre leur téléphone cellulaire pendant les réunions (comme dans les églises).

Perspective canadienne :

Les Philippins sont polis et prévenants, avec une approche délicate et indirecte de la communication. La même approche est recommandée aux étrangers qui interagissent avec des Philippins, car une approche directe peut être considérée comme une attitude agressive. En outre, il est essentiel de faire preuve de tact. Toutefois, vous constaterez peut-être que les Philippins sont plus ouverts sur certains sujets qui sont considérés comme étant plus privés au Canada. Par exemple, les gens que vous rencontrez peuvent vous demander ouvertement votre âge, votre état civil et faire des commentaires sur votre apparence physique. Cette attitude n’est aucunement considérée comme impolie et n’est pas inhabituelle.

En général, les Philippins essaient d’être accommodants et prévenants à l’égard des sentiments des autres. Cela peut également signifier que les Philippins ont tendance à éviter de dire « non », et préfèrent à la place dire « oui », ou « peut-être ». « Oui » ne signifie pas nécessairement « oui » et vous entendrez rarement un « non » direct, vous devrez dès lors tenter d’autres lignes de discussion pour clarifier la situation et déterminer ce qui est possible.

Une des nombreuses joies de travailler avec des Philippins est leur amour de l’humour. Même dans le milieu de travail, il est bien perçu et apprécié de laisser la place à un humour léger, cette attitude permet de briser la glace et de détendre les situations stressantes. Néanmoins, le sarcasme n’est pas largement compris.

La communication non verbale est subtile, mais importante. Par exemple, il est impoli de pointer du doigt, les Philippins utilisent leurs lèvres à la place.  Parfois, il est possible de dire « oui » simplement en soulevant un sourcil. La communication en face à face est plus efficace et préférée à la communication par courriel ou téléphone.

Il est courant de se serrer la main, peu importe le sexe de la personne. Entre eux, les Philippins peuvent se toucher et se témoigner de l’affection entre amis ou membres du même sexe au sein d’une équipe, mais ce comportement est moins courant entre hommes et femmes et à l’égard des étrangers. Soyez particulièrement attentif à ce comportement et dans les régions à prédominance musulmane où se serrer la, en particulier avec les femmes, pourrait être inapproprié.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public ?

Perspective locale :

Les démonstrations d’affection pudiques, comme se tenir la main ou passer un bras autour des épaules, sont acceptables aux Philippines.

Par contre, les démonstrations publiques de colère et d’autres émotions fortes ne sont pas acceptables. Cela se produit habituellement lorsqu’une personne d’un statut « supérieur » traite avec un « subordonné ». Mais de telles explosions d’émotion suscitent un profond ressentiment. Les indications du ressentiment sont non verbales — interaction réduite avec la personne, absence aux réunions sociales non liées au travail et même réticence à entamer des communications informelles.

Perspective canadienne :

Des marques d’affection discrètes en public sont acceptables et courantes, comme se tenir la main ou placer un bras au-dessus des épaules de l’autre personne.  Les régions rurales et à prédominance musulmane ont tendance à être plus conservatrices et les marques d’affection en public peuvent ne pas y être acceptables.

Afficher sa colère en public n’est pas approprié, de même que toute autre émotion qui amène une personne à perdre la face.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

Dans le cadre du bureau, la ponctualité et le respect des délais sont de mise. Toutefois, dans les réunions sociales informelles, les Philippins ont généralement tendance à ne pas être à l’heure (on appelle ça le « temps philippin »).

De manière générale, les Philippins peuvent éprouver des difficultés à dire « Non » aux affectations de travail, il est donc préférable d’évaluer d’abord la capacité de la personne afin que le travail ne soit pas rendu en retard, voire pas du tout. Il est important d’effectuer une vérification croisée des projets et des activités bien avant l’échéance afin de clarifier les attentes et l’état d’avancement au fil du projet. Le mieux est de le faire par des discussions informelles lors du déjeuner de temps en temps. Les heures supplémentaires sont considérées comme normales et les Philippins sont habitués à faire des heures supplémentaires pour respecter une échéance de travail.

La tenue quotidienne dans le milieu de travail est relativement informelle (courtes manches et tenue de ville décontractée). La plupart des bureaux suivent la direction de l’agent principal responsable ou des superviseurs du bureau. Les femmes ont tendance à être bien habillées, mais les tenues formelles ne sont pas nécessaires. Malgré tout, lors des réunions, il est approprié de porter une tenue plus formelle. Lors d’activités très formelles comme des événements culturels, commerciaux et d’autres événements publics formels, le barong Tagalog à longues manches (tenue philippine) ou une tenue formelle serait appropriée.

En ce qui a trait au caractère formel, les Philippins aiment se saluer et s’adresser aux personnes en utilisant « Sir » (Monsieur) ou « Mam » (Madame). Toutefois, les Philippins s’adressent souvent à leurs collègues par leur prénom.

Perspective canadienne :

Il est recommandé de porter une tenue sobre, toutefois le degré de formalité diffère en fonction du milieu de travail. En général, le code vestimentaire est relativement informel. Lors de réunions avec des dignitaires ou des représentants du gouvernement, on s’attend généralement à ce que la tenue soit plus formelle (même si cela ne signifie pas nécessairement un costume, mais habituellement une chemise). Toutefois, bien souvent un polo avec un pantalon pour les hommes, et une belle blouse avec un pantalon ou une jupe pour les femmes devraient suffire. En dehors des villes principales, le code vestimentaire est relativement décontracté et il est courant que les membres du personnel portent un jeans et un polo.

Si les Philippins apprécient la ponctualité, les activités et les réunions commencent rarement à l’heure. À Manille en particulier, une circulation dense peut entraîner des retards, un problème largement partagé. Le travail à domicile n’est pas généralement accepté et de nombreuses personnes parcourent de grandes distances dans une circulation dense pour se rendre au travail.  Ainsi, on attend une certaine souplesse dans les heures de début et de fin. Les déplacements aériens avec de petits avions comme ceux reliant les îles sont soumis aux changements de météo et les retards/annulations sont courants et affectent les calendriers. La semaine de travail va du lundi au vendredi, même si dans certains secteurs, on peut s’attendre également à travailler une partie du samedi.

S’il y a des représentants du gouvernement ou des étrangers lors d’une réunion, la structure est souvent assez formelle avec plusieurs préliminaires qui comprennent parfois une prière, un mot d’ouverture, ainsi que de brefs discours de la part des principaux intervenants avant de passer aux affaires du jour. En tant qu’étranger, on pourrait s’attendre à ce que vous disiez quelques mots pour vous présenter et témoigner de votre gratitude.

Les Philippins sont sensibles aux titres et veillent à utiliser la terminologie pertinente, comme les titres de docteur, ingénieur, etc. Vous le constaterez sur les formulaires à remplir où vous trouverez souvent des options pour M./Dr/ ainsi que des chiffres pour indiquer la génération, comme Ernesto I, II, III etc.

Les Philippins ont tendance à ajouter des titres honorifiques pour montrer du respect à l’égard de leurs supérieurs, comme Monsieur ou « Po » ou Madame. Dans le milieu de travail, vous entendrez des collègues s’appeler « Kuya » (grand frère) ou Ate (grande sœur), qui est un terme respectueux. Il est recommandé d’utiliser le titre et le nom de famille des gens jusqu’à ce que vous soyez invité à utiliser leur prénom. Les surnoms sont répandus aux Philippines, ce qui peut être déroutant au départ lorsque vous tentez de retenir quel nom est associé à quel surnom, car ils ont souvent très différents des prénoms.

La nourriture constitue un élément important des réunions et des conférences. On s’attend habituellement à ce qu’il y ait des collations (souvent assez substantielles) et des boissons (café, thé, eau, jus) à disposition et pour les conférences d’une journée complète, on organise habituellement un buffet pour le dîner.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local ? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit ?

Perspective locale :

Les qualités hautement appréciées chez les supérieurs/gestionnaires locaux sont leur niveau scolaire, leur expertise dans leur domaine, la capacité à inspirer et à orienter le personnel, d’excellentes compétences de communication et l’attention au bien-être du personnel.

Les Philippins accordent beaucoup d’importance à leur travail, ils sont donc généralement prudents et ne prennent pas de risques. Les membres du personnel attendent du superviseur non seulement qu’il leur donne des directives, mais également qu’il soit reconnaissant pour leur loyauté, leur contribution au travail et leurs réalisations. Les gestionnaires philippins aiment être les « chefs », on s’attend donc à ce qu’ils donnent des directives.

En général, les subordonnés philippins ne se donneront pas volontairement d’informations sur la façon dont ils perçoivent le superviseur sauf s’ils sont directement informés que le superviseur est ouvert aux suggestions. Les avis et les commentaires seront principalement positifs, car les Philippins ne sont pas très à l’aise avec les commentaires critiques de peur de blesser les sentiments d’une personne.

Perspective canadienne :

Le niveau d’études est tenu en haute estime, et les diplômes d’universités étrangères sont particulièrement respectés. L’expérience dans un domaine est également importante, même si parfois, l’« âge » et l’« ancienneté » sont associés à l’expérience, plutôt que le rendement et la réussite avérée.

Les Philippins apprécient également la capacité à conseiller et à fournir une rétroaction sans être critique, permettant ainsi au personnel de développer ses capacités par la participation et l’autonomisation.

Si vous travailler hors des villes principales, les membres de l’équipe sont peut-être partis de différentes parties du pays pour venir vivre et travailler où vous activités sont localisées. Cela signifie qu’ils vivent souvent loin de leur famille et de leurs amis et s’efforcent de créer de solides liens avec leurs collègues, qui deviennent alors un peu comme leur seconde famille lorsqu’ils sont loin de chez eux. Les Philippins ont tendance à travailler de nombreuses heures et à avoir peu de séparation avec l’environnement de travail, il est donc particulièrement important en votre qualité de gestionnaire, de comprendre cette dynamique et de favoriser un milieu de travail positif.

Parfois, il est difficile de savoir comment les membres du personnel vous considèrent, en particulier en raison de la tendance à éviter la franchise et de l’hésitation à aborder les problèmes et les préoccupations. Toutefois, plus vous interagissez avec votre personnel, renforcez la confiance et favorisez de solides relations, plus vos collaborateurs sont susceptibles de vous parler ouvertement.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend ? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction ?

Perspective locale :

On s’attend à ce qu’une personne respecte la structure hiérarchique dans le cadre du bureau. Donc les superviseurs s’attendent à ce que les questions soient abordées avec eux d’abord plutôt qu’avec des subordonnés. Il est acceptable et attendu que les employés s’adressent à leur superviseur immédiat (et non la haute direction) pour obtenir des réponses ou des commentaires.

Les Philippins accordent une grande valeur au consensus. Ils préfèrent prendre des décisions en groupe et demander des conseils à une personne d’un statut plus élevé (professionnellement, socialement, ou en âge). Si des discussions sont organisées pour prendre certaines décisions de manière collective, le schéma général de la prise de décision maintient une approche du sommet vers la base.

Perspective canadienne :

En général, il est acceptable de poser des questions et de demander une rétroaction à votre superviseur direct. Cependant, il peut s’avérer difficile d’obtenir des critiques/suggestions constructives d’amélioration, car les Philippins ont tendance à être moins directs et à éviter de vous mettre dans une situation où vous pourriez perdre la face.  La hiérarchie et la prise de décision d’une organisation varient grandement en fonction du type et de la taille de l’entreprise.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Genre :

Les Philippines ont une société matriarcale. Les femmes occupent des positions élevées au sein de la société, en politique, dans le milieu académique et dans le monde professionnel. Les Philippines ont eu deux femmes présidentes. Les ONG de fortes femmes philippines ont joué des rôles dominants. Si l’égalité des sexes est établie aux Philippines, les marques de courtoisie à l’égard des femmes sont très appréciées, notamment le fait de céder le passage à une femme lorsque l’on marche ou de lui offrir son siège.

Classe :

En fonction de leur revenu et de leur richesse, les Philippins peuvent généralement être classifiés en trois classes, la classe supérieure, la classe moyenne et la classe inférieure, ou les pauvres. Si la classe supérieure, ou les très riches est composée d’un très petit pourcentage de la population, elle possède ou gagne la majorité de la richesse du pays. La majorité de la population fait partie de la classe inférieure qui possède ou gagne une très petite partie de la richesse du pays.

Un nombre considérable de Philippins employés outremer subviennent aux besoins de leur famille grâce à des versements outremer.

Religion :

Aux Philippines, la population est principalement de religion catholique romaine. Les autres religions rencontrées dans le pays comprennent l’islam, le protestantisme, l’aglipay, l’Église du Christ et le bouddhisme. Les centres commerciaux proposent des chapelles catholiques et des mosquées.

Les Philippins sont en congé lors de la semaine sainte (Jeudi Saint, Vendredi saint et dimanche de Pâques), la Toussaint (1er novembre) et Noël. Au cours de ces jours de congé, les Philippins participent à des activités à l’église et en famille, vous ne devez donc pas vous attendre à ce qu’ils fassent des affaires ou travaillent.

Ethnie :

Les Philippines constituent l’une des sociétés au monde les plus diversifiées sur le plan ethnique. Avec 7 107 îles, environ onze langues et quatre-vingt-sept dialectes sont parlés aux Philippines.

De forts liens unissent les personnes appartenant aux mêmes groupes ethniques. Le pays présente également des poches variées de population autochtone dans les régions vallonnées et montagneuses isolées.

Perspective canadienne :

Genre : Les Philippines ont fait d’importants progrès dans le domaine de l’égalité entre les sexes, grâce à des améliorations dans la parité des sexes dans les postes de prise de décision et l’engagement du gouvernement à faire progresser le statut de la femme. L’homme est toujours considéré comme le « chef » du ménage, mais la femme est souvent aussi considérée comme une source de revenu du ménage et comme la gestionnaire des affaires du ménage. Toutefois, il reste encore du travail pour atteindre une véritable égalité de genre, et cette question il est particulièrement difficile à aborder parmi les familles aux ressources limitées qui ont tendance à accorder la priorité aux possibilités pour leurs fils plutôt que pour leurs filles.

Classe : La société philippine peut être généralement définie dans trois classes, l’élite puissante et aisée, la classe moyenne petite certes, mais qui prend de l’ampleur, et la classe inférieure. L’élite contrôle la majorité des secteurs commercial, économique et politique du pays, tout en ne représentant d’une partie réduite de la population, cette élite contrôle la majorité des richesses du pays. Les classes pauvre et à plus faible revenu englobent plus de la moitié des ménages des Philippines, mais représentent moins d’un quart des richesses du pays. 

Religion : Les Philippines sont un pays profondément religieux, avec une grande majorité de la population de confession catholique. Le pays compte également plusieurs autres groupes de chrétiens, ainsi que des hindous, des bouddhistes et des groupes non religieux. La Région autonome du Mindanao musulman (RAMM) est la région des Philippines avec des provinces à prédominance musulmane et est la seule région disposant de son propre gouvernement. La religion est extrêmement importante pour les Philippins, et elle influence de nombreux aspects de la vie personnelle et professionnelle. Il est courant de faire des prières avant les événements, les conférences et certaines réunions. Le dimanche est le jour dédié à la religion et à la famille et il est irrespectueux de demander à une personne de travailler le dimanche.

Ethnicité : Les Philippines sont l’un des pays les plus diversifiés en termes d’ethnicité. L’identité ethnique est fondée sur plusieurs facteurs, les deux plus importants étant la régionalité et la langue. Si le philippin (basé sur le tagalog) et l’anglais sont les langues nationales, les Philippines présentent plus de 150 langues différentes. Les résidents parlent souvent leur langue maternelle (en fonction de leur région d’origine) entre eux, mais passeront au philippin ou à l’anglais selon qui est présent. Il est courant d’entendre un mélange d’anglais et de philippin.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne ?

Perspective locale :

Il est très important pour les Philippins d’établir une relation personnelle. La confiance est l’élément clé pour établir des relations de travail ou d’affaires. Montrer un intérêt sincère pour la vie de famille de la personne peut permettre d’établir une bonne relation.

Passer du temps avec ses collègues au cours des pauses café et des pauses déjeuner est une bonne occasion d’apprendre à mieux connaître le personnel. Non seulement vos collaborateurs seront à l’aise et détendus dans ce type de situation informelle, mais généralement les Philippins aiment manger et prendre des collations.

Les Philippins aiment qu’on s’adresse à eux de façon formelle avec leur titre, comme Procureur, Docteur, Professeur, Directeur, etc. pour faire preuve de respect envers l’autorité, le statut ou le poste.

Perspective canadienne :

Il est important d’établir une relation amicale avant de passer aux affaires. Parfois les affaires sont réalisées sur la base de ces relations plutôt que sur l’organisation spécifiquement, ce qui signifie que lorsque les gens changent d’emploi/d’organisation, il peut être nécessaire de recréer la relation depuis le départ avec la nouvelle personne. Il est essentiel d’établir la confiance avant que vous puissiez vous attendre à avoir des relations de travail efficaces. Pour ce faire, il est important de montrer du respect pour l’autre et de faire preuve d’humilité. Profitez des occasions de prendre part à des conversations informelles avec les membres de votre équipe, par exemple lors des pauses ou si vous êtes invité à des événements sociaux.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié ?

Perspective locale :

Les Philippins s’attendront généralement à ce que leurs relations personnelles et leurs amis bénéficient de privilèges et de considérations particulières, ces attentes concernent uniquement les Philippins, et non les non Philippins. Ce comportement est inscrit dans de nombreuses valeurs et convictions fondamentales philippines interconnectées. Un de ces concepts est le « Bayanihan » (coopération). Un autre est le « Pakikisama » (un avec le groupe) par lequel les Philippins doivent maintenir une bonne relation interpersonnelle entre eux, même lorsque les autres ont tort.   Il y a également l’« Utang na Loob » (un sens profond de gratitude) pour montrer son appréciation ou retourner une faveur à quelqu’un. Le système de « Padrino » (parrain) utilise une personne d’influence ou un poste pour accélérer les choses.

Ces valeurs et croyances philippines ne sont pas attendues de la part des étrangers. Ce qui est important dans le milieu de travail est d’être ferme et transparent concernant les attentes, les procédures et les normes opérationnelles.

Perspective canadienne :

Il n’est pas rare pour un collègue ou un employé local d’attendre des faveurs les uns des autres, mais ils sont moins susceptibles d’avoir la même attente à l’égard d’un étranger. Les Philippins peuvent s’attendre à une certaine clémence dans le travail ou les délais sur la base de votre amitié personnelle, mais ils ne devraient pas attendre de faveurs personnelles plus importantes que cela.

Parfois le recrutement peut être difficile, car on s’attend parfois que le recrutement cible les personnes ayant des liens avec des proches ou des amis employés, ou d’offrir des opportunités aux employés de longue date de l’organisation qui ne sont pas forcément qualifiés ou adaptés pour le poste. Il est important de faire preuve de transparence avec la personne au cours de toute transaction afin de veiller à ce que vous suiviez les protocoles et les normes de l’organisation.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé ?

Perspective locale :

Les Philippins préfèrent éviter la confrontation. Ils éprouvent également des difficultés à rejeter ou à marquer leur désaccord, en particulier lors d’une conversation avec une personne considérée comme supérieure.

Les Philippins préfèrent « sauver la face (orgueil) plutôt que de ressentir de la « honte (hiya) ». Lorsqu’ils pensent que la vérité offensera ou embarrassera une personne, les Philippins répondront d’une façon indirecte (pour ne pas mentir, mais éviteront la confrontation).

La discussion en tête-à-tête (sans confrontation) et les commentaires constructifs en privé seraient la meilleure façon de traiter des problèmes liés au travail. Évitez d’utiliser le mot « problème », car le personnel pourrait le prendre personnellement. Utilisez des mots positifs comme « stratégies pour la mise en œuvre d’un meilleur travail ».

Perspective canadienne :

Il est déconseillé d’affronter un collègue en public. Les Philippins ont un sens prononcé de la honte ou « hiya », qui est ressentie lorsqu’ils sont critiqués ou embarrassés en public. Cette situation pourrait amener un important ressentiment qui pourrait se cacher derrière des apparences amicales.   En général, les Philippins évitent la confrontation et pourraient ne pas venir vous trouver pour vous faire part des difficultés auxquelles ils sont confrontés. Vous devez fournir la rétroaction d’une manière positive et constructive et proposer des solutions qui n’amèneront pas votre collègue à perdre la face.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail ?

Perspective locale :

Les Philippins sont définis par leur travail. Ils éprouvent des difficultés à se dissocier de leur travail. Il est important de les motiver en reconnaissant le travail bien fait. Les critiques concernant le travail d’une personne pourraient être considérées comme un échec personnel. L’estime de soi (également appelé « amor-propio ») et l’image sont importantes pour les Philippins.

Les Philippins accordent une grande valeur à leur éducation, qui est perçue comme une façon d’améliorer fortement leur statut dans la vie et leur position sociale. Les membres de la famille contribuent également à l’éducation d’un frère ou d’une sœur et de leur famille élargie.

Perspective canadienne :

La compensation financière est souvent plus importante que la satisfaction relative à l’emploi. Dans de nombreux cas, les Philippins discutent assez ouvertement de leur salaire, il est dès lors important de faire preuve de transparence relativement aux salaires.

La reconnaissance et les félicitations sont des éléments importants pour vous permettre de motiver le personnel, et parallèlement à établir un solide travail d’équipe.

Les critiques et la confrontation publiques peuvent être des facteurs majeurs de démotivation.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web ?

Perspective locale :

Livres :

Philippine History and Government (cinquième édition) de Gregorio Zaide

History of the Filipino People (huitième édition) de Teodoro Agoncillo

A History of the Philippines de Renato Constantino, Letizia R. Constantino

The Philippines: A Singular and a Plural Place, 4e édition (Nations of the Modern World) de David Joel Steinberg

In Our Image: America’s Empire in the Philippines de Stanley Karnow

Films :

Heneral Luna

Magnifico

Himala

Bagong Bayani (Unsung Heroes)

Baler

Mga Munting Tinig (Small Voices)

Tanging Yaman

Muro_Ami

Rizal sa Dapitan

Aguila

Maynila sa Mga Kuko ng Liwanag (Manille)

Tinimbang Ka Ngunit Kulang (Weighed But Found Wanting)

Séries télévisées :

TV Patrol

Eat Bulaga

Maalala Mo Kaya

I-Witness

Extra Challenge

ASAP

Magpakailanman

Kapuso Mo, Jessica Soho

Musique :

Anak

Dahil Sa Iyo

Kay Ganda Ng Musika

Sino Ang Baliw

You Made Me Live Again

Till I Met You

Luha

Nandito Na Ako

Cuisine :

Le plat philippin bien connu est le « adobo » qui peut être à base de porc et/ou de poulet.

Le sinigang (principalement du poisson, mais qui peut aussi être préparé avec des crevettes ou du porc) est une soupe à base de tamarin à essayer absolument.

D’autres régions des Philippines utilisent beaucoup de noix de coco et le plat est appelé « ginataan » (légumes et porc).

Le lechon est un des plats à base de porc préférés pendant les fiestas et les réunions sociales.

Pour les collations, le « Halo-halo : (Un mélange de fruits et de glace) est un incontournables au cours de la chaude saison estivale.

Les mangues de Guimaras, Iloilo.

Lanzones en septembre.

Perspective canadienne :

Livres : Romans de F. Sionel Jose (l’auteur le plus largement traduit des Philippines), Noli Me Tangere (N’y touchez pas!) et El Filibusterismo qui sont tous les deux des livres de l’un des héros nationaux des Philippines, Jose Rizal; Awaiting Trespass, de Linda Casper; Dusk de F Sionel Jose (histoire qui suit une famille philippine sur une période de 100 ans; Illustrado de Miguel Syjuco (qui se déroule dans la Manille moderne) et When the Rainbow Goddess Wept, de Cecilia Manguerra Brainard.

Quelques bibliothèques publiques à Manilles disposent d’une bonne sélection de livres philippins sur l’art et la culture, notamment le Centre culturel de la Bibliothèque des Philippines et la Bibliothèque publique de la ville de Quezon qui propose de nombreuses sections différentes.

Films : Les Philippines comptent un grand nombre de réalisateurs primés, notamment Marilou Diaz Abaya (son film Jose Rizal est recommandé) et Ishmael Bernal qui a réalisé le film classique Himala (Miracle). L’industrie cinématographique indépendante est en plein développement aux Philippines. Certains films indépendants sont également reconnus par la critique internationale, notamment Perfumed Nightmare (1977), Anino (2001) et Kinatay (2009).

Télévision, radio et médias écrits : De nombreuses radios et programmes télévisés sont en anglais, de même que la plupart des quotidiens et des magazines, ce qui permet de facilement vous tenir au courant des événements et des activités lorsque vous êtes dans le pays. The Philippine Inquirer et Philippines Star sont de bons quotidiens à consulter.

Musique : La musique est une partie essentielle de la culture philippine et vous pouvez assister à des événements musicaux en direct dans tout le pays. Ne soyez pas surpris que les pauses lors d’ateliers de tournent autour de la musique et de la danse, amenant ainsi des moments potentiellement très divertissants et beaucoup de rires. Aucun séjour aux Philippines n’est complet sans une visite dans les clubs de karaoké/vidéoké. Soyez prêt à vous lever et à chanter à tue-tête avec un groupe de personnes qui aiment s’amuser.

Parmi les musiciens les plus connus et appréciés on peut citer Freddie Aguilar, qui a dirigé la scène musicale folk philippine et Regine Velasquez, connus comme l’oiseau chanteur de l’Asie, qui a remporté de nombreux prix au cours de sa carrière. Parallèlement à une vaste gamme de musiques originales d’artistes philippins bien connus, vous trouverez de nombreux excellents groupes de reprise qui se produisent dans les hôtels, les bars et les restaurants.

Nourriture : Aux Philippines, la cuisine est fortement influencée par la région, les produits de la mer et le porc sont des éléments principaux dans la plupart des plats. Si vous avez la chance d’être invité à une soirée ou de participer à une fête locale, il est probable que vous y découvriez le Lechon (porc entier rôti à la broche). Un des plats philippins les plus connus et appréciés est le Adobo (habituellement au poulet/porc préparé avec du vinaigre, du soja, de l’ail et du poivre). Voici d’autres spécialités philippines : Sisig (plat frémissant d’entrailles), Bulalo (bouillon de bœuf), Sinigang (ragoût aigre léger et délicat de poisson/crevettes/bœuf avec des légumes), crispy pata (pieds de porc frits), Kare Kare (soupe de queue de bœuf assaisonnée avec du beurre de cacahuète), Pancit (nouilles transparentes sautées), Halo Halo (qui signifie « mélange-mélange » en tagalog, et correspond bien à ce dessert à plusieurs couches composé de glace pilée, de fruits et de fèves confits, de crème glacée à l’igname pourpre et de lait évaporé).

Si vous entendez des vendeurs vous proposer du Balut, soyez prêt à être aventureux – ce mets est un embryon de canard de 17 jours bouilli et servi avec du sel et du vinaigre. Le riz est un élément de base de la cuisine - même dans les restaurants-minute, où il remplace souvent les frites comme accompagnement standard dans les chaînes nord-américaines. On vous amènera souvent à table un bol de calamansi (petits citrons ronds juteux) et de piments. Les Philippins mélangent souvent du jus de calamansi, du soja et des piments comme accompagnement pour y tremper leur viande. Vous serez peut-être surpris de voir une grande quantité de chaînes nord-américaines dans les différentes villes, en particulier McDonald et Krispy Kreme qui sont extrêmement populaires. Les gens mangent habituellement avec une fourchette et une cuillère.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

Une visite à la ville fortifiée d’Intramuros à Manille offre un aperçu de l’histoire espagnole. Elle abrite la cathédrale de Manille avec des sculptures de pierre détaillées et des mosaïques de vitraux; Fort Santiago, une vieille forteresse construite par les Espagnols, qui est le site des chambres de torture et des donjons; et l’église San Agustin, un endroit préféré pour les mariages.

Il y a des festivals connus sous le nom de « fiestas » suivant une tradition qui remonte à la période coloniale espagnole lorsque la communauté avait toujours de saints patrons. Parmi les festivals célèbres, on peut noter :

  1. Le Festival Ati-Atihan à Kalibo, Aklan
  2. Le Festival Dinagyang à Iloilo
  3. Sinulog à Cebu

La Semaine Sainte aux Philippines est une pratique religieuse importante pour la majorité des catholiques romains et la plupart des groupes protestants.

Perspective canadienne :

À Manille – la ville historique murée d’Intermuros, qui était la ville originale de Manille, est la principale attraction pour les visiteurs. Si les distances peuvent sembler petites sur la carte, la circulation dense peut transformer ce qui semblait être un trajet de 10 minutes en une excursion de deux heures. À Manille, pour une expérience culinaire exceptionnelle, rendez-vous à Diosdado Macapagal Boulevard à Pasay City, un marché aux poissons en plein air où vous pouvez vous balader et sélectionner vos poissons que de nombreux restaurants différents prépareront selon vos souhaits. Le musée Ayala est excellent, après la visite, vous pouvez déambuler dans le vaste complexe commercial Greenbelt qui est particulièrement fréquenté pendant les fins de semaine, lorsque les familles viennent s’y balader et profiter d’un moment ensemble après la messe.

Pour des excursions en dehors de Manille, Philippines Airlines et Cebu Pacific proposent des vols vers la plupart des régions du pays. El Nido, Palawan, offre des eaux transparentes cristallines et des récifs coralliens spectaculaires. Les rizières en terrasses vieilles de 2 000 ans de Banaue et de Batad sont époustouflantes. Elles sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Fêtes – chaque village organise au moins un festival qui lui est propre, habituellement pour honorer son saint patron. Les gens s’activent souvent pendant des semaines pour préparer la fête qui réunit les amis et les familles pour une messe et une procession, suivies par une journée de musique, de danse et de mets.  Les festivités de Noël débutent tôt et l’enthousiasme est palpable tout au long du mois de décembre tandis que les familles et les communautés se préparent. Il faut absolument ne pas manquer les processions de Pâques.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Le héros national des Philippines est le Dr Jose Rizal — un chirurgien hautement éduqué et romancier qui parlait plus de 20 langues. Il fut un personnage central dans le mouvement de réforme contre les Espagnols.

D’autres héros ont lutté pour l’indépendance des Philippines sous le régime espagnol, notamment Andres Bonifacio, Emilio Aguinaldo, Gabriela Silang et Tandang Sora.

Perspective canadienne :

Le 25 août est la Journée des Héros nationaux aux Philippines, un jour férié au cours duquel les gens rendent hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté des Philippines. Parmi les héros les plus connus du pays, on peut citer Jose Rizal (un nationaliste et défenseur de la réforme des Philippines au cours de la période de colonisation espagnole) et Andres Bonifacio (révolutionnaire). D’autres personnes ont été recommandées par le Comité des héros nationaux pour obtenir le statut de héros nationaux, notamment le sénateur Benigno Aquino Jr. (en dépit des moyens violents qu’il a utilisés pour arriver au pouvoir), Emilio Aguinaldo, Gabriela Silang et Apolinario Mabini.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

Les Philippins ont une attitude très positive à l’égard des Canadiens. Les programmes d’aide canadiens, en particulier au cours de la catastrophe du typhon Haiyan, ont montré la générosité des Canadiens.

Un récent intérêt dans l’immigration et des salons récurrents sur l’éducation au Canada ont mis en évidence le Canada comme une destination potentielle où les étudiants internationaux peuvent étudier, travailler et vivre.

Perspective canadienne :

Le Canada n’a pas beaucoup de liens historiques importants avec les Philippines, et n’est pas associé à une importante implication politique contrairement aux États-Unis. Contrairement à d’autres pays où on fait peu de distinction entre les Canadiens et les Américains, la forte implication des États-Unis au cours du siècle passé et les bases militaires américaines aux Philippines contribuent à une distinction plus évidente entre le Canada et les États-Unis.

Des centaines de milliers de Philippins ont immigré au Canada au cours des dernières décennies. Très souvent au cours d’une réunion vous croiserez quelqu’un qui a un ami ou des proches au Canada et leurs expériences au Canada peuvent aider à définir leur attitude à votre égard. En général, les Philippins ont une image positive du Canada.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

Il existe une perception de corruption étendue aux Philippines qui pourrait entraver la capacité des Canadiens à traiter des affaires avec les Philippins. Toutefois, les Philippins respectent les valeurs d’honnêteté et de sincérité.

Perspective canadienne :

Une idée fausse courante est que la corruption est très présente aux Philippines. Si la corruption existe, il convient de prendre des précautions raisonnables lorsque vous exercez des activités aux Philippines. Les Philippins sont généralement professionnels, ils font preuve de conscience morale et sont investis dans leur travail.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

L’EM est un spécialiste en développement international et a travaillé au sein du gouvernement des Philippines comme coordonnateur de l’assistance au développement, il a travaillé avec une agence internationale apportant une aide au développement aux Philippines, il a également travaillé avec une organisation au Canada comme agence de mise en œuvre des projets de développement. L’EM a travaillé avec le secteur de l’éducation au Canada et est actuellement impliqué aux Philippines pour promouvoir le Canada comme destination de choix pour les étudiants internationaux où ils pourront étudier, travailler et vivre.

L’EM est diplômé en ingénierie électrique aux Philippines et a obtenu un diplôme en politique publique et en administration publique aux États-Unis.

Perspective canadienne :

L’EM est née à Ottawa, Canada et a grandi à Toronto jusqu’à l’âge de neuf ans. Elle a ensuite déménagé aux Pays-Bas avec sa famille, où elle a vécu jusqu’à ses 18 ans. Elle a fait des études en commerce à l’Université Queen’s au Canada et est ensuite partie en Inde pour travailler avec une organisation à but non lucratif. Plus tard, elle est partie au Royaume-Uni pour suivre une maîtrise en gestion du développement international à la London School of Economics and Political Science (LSE). Au cours des années qui ont suivi, elle a travaillé pour diverses organisations internationales pour le développement, elle a notamment travaillé et vécu en Sierra Leone, en Éthiopie, en Afghanistan, aux Philippines, au Cambodge et au Laos.

Elle vit actuellement à Toronto avec son mari et se rend souvent aux Philippines pour son travail.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.