Pologne

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Le caractère réservé et chaleureux des Polonais varie selon les régions rurales et urbaines. Les gens dans la campagne tendent, au début, à se montrer très soupçonneux à l’égard des étrangers, mais s’ils vous acceptent, leur chaleur, leur hospitalité et leur cordialité pourraient vous étouffer. Vous pouvez parler du nombre d’enfants que vous avez, de la partie du pays d’où vous venez, des écoles et universités que vous avez fréquentées, de l’emploi que vous occupez, etc. Si vous avez un ancêtre ou un parent polonais (par exemple, la conjointe de votre cousin), mentionnez-le. Cela constitue toujours un bon sujet de conversation.

Parler de la beauté de la Pologne (oui, les Polonais aiment qu’on leur dise que leur pays est beau) est aussi un bon sujet de discussion. Préparez-vous à quelques réactions de fausse modestie. Un conseil : il est couramment accepté que toute la Pologne, à l’exception de Varsovie, est très jolie. Toutefois, cela n’est pas à vous en tant qu’étranger de leur dire que Varsovie n’est pas une belle ville.

Ne discutez pas de religion avec la plupart des Polonais. Leurs opinions sur la religion peuvent ne pas refléter la façon dont ils dirigent leur vie. D’autres sujets à éviter sont l’avortement (qui est pratiquement illégal en Pologne), les droits des homosexuels et les drogues.

Pour les Polonais, l’humour est important. Ils vous diront des plaisanteries à tout bout de champ. Le sens de l’humour polonais se situe entre l’humour anglais (sarcastique) et américain (du type comédie-américaine). Vous constaterez que des gens polis et « politiquement corrects » vous raconteront, par exemple, des plaisanteries sexistes, à connotations raciales, etc., que l’on n’oserait pas dire chez vous.

Point de vue canadien :

Si l’unité familiale joue un rôle primordial dans la vie de la plupart des Polonais, (probablement davantage que pour les Nord-Américains), le milieu de travail occupe également une place importante dans la Pologne contemporaine. Par conséquent, de bons sujets à aborder pour amorcer une conversation seraient la famille et le milieu de travail. Un moyen exceptionnel de briser la glace serait aussi de parler de divers aspects de la Pologne et de faire un effort pour parler le polonais. Cet effort sera très apprécié et vu comme un signe admirable de respect envers les Polonais.

Après quatre décennies de domination soviétique, tout ce qui a trait de prêt ou de loin à la Russie peut être impopulaire. Si vous êtes de descendance russe, mieux vaut ne pas en faire état. De plus, sachez que plusieurs termes polonais et russes apparemment homonymes ne se prononcent pas de la même façon. Vous pourriez tout gâcher en prenant congé de votre interlocuteur polonais si vous utilisez la formule dasvidanya (das-vidania [au revoir]) au lieu de do widzenia (do veed-zehnia). N’offrez pas de la vodka à un collègue polonais, mais plutôt d’autres boissons, du café ou des parfums. Un article spécifiquement « canadien » fera très bien l’affaire. Un bouquet de fleurs est le meilleur choix quand vous rendez visite à une famille polonaise. Présentez-les sans emballage, en nombre impair et évitez les roses rouges (bourgeons d’amour) et les chrysanthèmes (que l’on utilise aux funérailles).

En plus du Pape Jean Paul II (qui est hautement révéré dans ce pays catholique romain à 95 p. 100), le compositeur Frédéric Chopin et le poète Adam Mickiewicz sont des trésors nationaux polonais et une source de grande fierté. Un commentaire sincère à leur égard est un excellent moyen de briser la glace. De plus, les conversations portant sur la cuisine, les sports et la beauté du paysage polonais sont des sujets acceptables, alors que la Deuxième Guerre mondiale, l’occupation soviétique, le sexe et la religion ne le sont pas.

À part la gymnastique sémantique, l’humour polonais s’acquiert avec le temps. Contrairement à l’Amérique du Nord, l’humour polonais tend à accentuer l’ironie ou la dérision sous-jacente d’une situation, plutôt que la situation elle-même. Comme l’humour est souvent de caractère culturel, la conclusion comique n’a pas toujours beaucoup de sens pour un Nord-Américain.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

La distance acceptable entre deux interlocuteurs est légèrement inférieure à la longueur d’un bras tendu. La distance peut ne pas être respectée partout. Par exemple, si vous faites la queue dans une banque ou si vous vous tenez devant une vitrine, les gens vous bousculeront probablement.

Pour ce qui est du contact visuel, il n’est absolument pas recommandé de regarder ailleurs lorsque vous parlez à vos interlocuteurs, parce que cela voudra dire qu’on ne peut pas vous faire trop confiance. Cependant. vous n’avez pas à regarder dans les yeux chaque personne que vous rencontrez.

Vous ne devez pas toucher les gens quand vous leur parlez. Serrez-leur la main pour les saluer. Si vous êtes une femme, certains hommes (particulièrement les plus vieux) pourraient vous baiser la main. Si vous êtes un homme, certaines femmes pourraient vous donner la main d’une façon très molle en s’attendant à ce que vous la lui baisiez; bien que cela ne soit pas obligatoire. Lorsque les femmes se connaissent mieux (deviennent« amies »), elles s’embrassent sur les joues (3 fois); la même chose s’applique entre les hommes et les femmes. Les amis de travail ne s’embrassent que dans les événements sociaux, et jamais au travail. Les hommes polonais peuvent embrasser leurs frères, leur père, leurs grands-pères, leurs cousins, etc., ou l’ami d’un membre de la famille. Dans un tel cas, en tant que ressortissant étranger, il vaudrait mieux que vous attendiez que vos interlocuteurs polonais vous embrassent d’abord.

Les mêmes gestes qui sont offensants au Canada le sont en Pologne. Vous pouvez utiliser vos mains lorsque vous parlez, mais vous n’êtes pas obligé de le faire. Les Polonais font beaucoup de gestes lorsqu’ils discutent, mais moins que les Italiens, par exemple.

En ce qui a trait au ton de voix et à la franchise, vous devez juste vous montrer « poli ». Si vous êtes une femme, vous constaterez que les hommes s’adresseront à vous de façon moins directe. Certains hommes se sentent obligés de vous couvrir de compliments, avant, durant et après une conversation d’affaires. Ils peuvent aussi se retenir de jurer en votre présence, parce que vous êtes une femme.

Point de vue canadien :

Les Polonais ne sont pas aussi sensibles à l’espace personnel que le sont les Canadiens. Un nouveau venu en Pologne risque d’être décontenancé par la distance très petite que maintiennent entre eux des interlocuteurs qui ne se connaissent pas. Les Canadiens se placent à 18 ou 24 pouces environ de leurs interlocuteurs, alors que le Polonais tendent à se tenir plus près, bien que cette habitude ait sensiblement changé. Notez que la distance dépend des relations sociales que vous entretenez avec vos interlocuteurs et qu’elle est plus grande si les relations sont formelles et sans familiarité. Des Canadiens peuvent être troublés par la distance entre Polonais lors des discussions courantes, qui semble être de deux à quatre pouces plus petite qu’au Canada – un faible écart mais suffisamment pour vous faire reculer et prendre la distance qui est confortable pour vous.

Comme dans beaucoup de cultures, le contact visuel est essentiel. Parler à un interlocuteur en regardant le plafond ou en regardant autour de soi peut être interprété comme un manque de respect et de l’impolitesse. Établir de solides rapports est essentiel dans toutes vos relations de travail. Les Polonais peuvent prendre plus de temps que d’autres pour faire confiance à un étranger, ce qui n’est pas surprenant après avoir passé quatre décennies sous un régime socialiste. Néanmoins, ce « complexe » tend à disparaître rapidement au fur et à mesure que les relations évoluent.

Le toucher est beaucoup plus fréquent entre les Polonais qu’entre les Canadiens. Il est courant de voir de très bons amis se saluer en s’embrassant trois fois sur les joues. D’autres marchent bras dessus, bras dessous dans la rue et la plupart des Polonais offrent facilement le bras aux femmes.

Placer le pouce entre l’index et le majeur est un geste que les Polonais appellent « figa » ou figue. Bien que ce geste soit jugé inconvenant, il remonte au passé socialiste polonais et servait à exprimer alors le concept d’« absence » (Les figues étaient extrêmement rares durant cette période). Alors qu’on ne doit pas pointer du doigt dans la plupart des cultures, il n’est pas rare de voir des gens montrer des choses la main tendue, paume tournée sur le côté ou vers le haut.

Au lieu de passer à un sujet moins délicat, les Polonais tendent souvent à échanger des opinions divergentes. Pour eux, ne pas être d’accord est un aspect normal du discours. Les divergences n’influent toutefois pas sur les rapports; elles ne font que rendre les conversations plus colorées et ne sont pas prises comme une insulte personnelle. Mais il y a des limites. L’acceptation sociale diminue rapidement devant un manque de civilité ou lorsque la conversation traîne en longueur.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les Polonais sont très émotifs. Ils sont aussi préoccupés par la façon dont les gens les perçoivent. Vous les verrez discuter âprement dans les magasins, les bureaux, etc. (par exemple : ils pourraient crier après un commis au bureau de poste et se faire crier après aussi). Les gens pleurent aux funérailles, aux mariages et aux événements religieux ou en regardant des films. On s’attend à ce que les hommes soient plus calmes et plus « forts » que les femmes, et à ce que les femmes soient plus réservées et ne montrent pas leurs émotions, particulièrement si elles s’adressent à des personnes de sexe opposé. Ce ne sont là que des règles et de plus elles sont constamment outre-passées. En tant qu’étranger, on ne vous tiendra pas rigueur si vous ne les connaissez pas toutes.

Point de vue canadien :

Les Polonais sont très connus pour leur tempérament (polski temperament) et tendent à exprimer davantage leurs émotions en public que les Canadiens. Toutefois, cela est paradoxal, puisque d’une part, les Polonais ont tendance à être des individus passionnés, alors que de l’autre, ils ont une conduite sociale qui respecte les bienséances et restreint les démonstrations d’affection en public. Il est néanmoins plus fréquent et acceptable socialement de montrer de l’affection que de la colère.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Vous devez porter des vêtements adéquats, ce qui pour les hommes signifie le costume et la cravate. Les femmes doivent aussi s’habiller de façon professionnelle. Il est important de savoir que les travailleurs de bureau polonais s’habillent parfois beaucoup trop; par exemple, un préposé de la salle de photocopie portant un complet-veston et une cravate. Les femmes polonaises ont la réputation d’être très soignées. Certains étrangers pourraient juger qu’elles s’habillent de façon exagérée. La plupart des travailleuses portent des talons hauts, beaucoup de maquillage, du vernis à ongles, etc.; les jupes courtes se voient beaucoup. Si vous êtes un homme, on s’attend à ce que vous complimentiez les femmes sur leur habillement... mais cela dépendra de vous.

Dans la plupart des entreprises qui emploient des étrangers, les gens s’appellent par le prénom. Les Polonais savent que c’est la pratique dans les pays occidentaux et ils l’ont rapidement adoptée. Toutefois, il existe de nombreuses « exceptions ». Les employés polonais du même niveau que le vôtre s’adressent à leurs supérieurs par le titre Pani/Pan (Madame/Monsieur). Appeler quelqu’un Monsieur Piotr (son prénom) est plus habituel que Monsieur Nowak (son nom de famille). Il est généralement plus sûr d’utiliser le titre professionnel, s’ils en ont un (par exemple, docteur, professeur), et il est conseillé d’utiliser les titres Pani/Pan avec les étrangers (à l’exception des enfants). Si les gens vous présentent quelqu’un en utilisant son prénom, vous pouvez vous-même utiliser le prénom. Rien ne vous empêche aussi de demander à votre interlocuteur si vous pouvez l’appeler ainsi, mais la règle, pour ce qui est des supérieurs, est qu’ils doivent d’abord vous le proposer. Pour les collègues hommes et femmes, ce sont les femmes qui le suggéreront.

Dans les entreprises étrangères, la vision du temps est semblable à celle du pays d’origine de celles-ci. Les choses sont un peu plus décontractées dans les entreprises polonaises et tout prend énormément de temps dans les organismes publics. Les délais sont généralement respectés, mais assurez-vous du suivi sur la base de rappels amicaux.

Les gens sont généralement ponctuels. Si les gens arrivent au travail à l’heure, ils le quittent exactement à la seconde où leurs huit heures sont écoulées. Dans certains milieux, où il règne une « éthique de travail d’avant 1989 », selon laquelle les employés considèrent qu’ils ne sont payés que pour être présents au travail, l’approche à l’égard de la ponctualité, des délais et de l’absentéisme peut être très mauvaise. Toutefois, cette attitude est de plus en plus en voie de disparition, particulièrement dans les milieux de travail qui n’existaient pas avant 1989.

Point de vue canadien :

Un habillement convenable est une obligation dans les milieux de travail en Pologne, ce qui signifie que les hommes doivent porter le costume et la cravate et les femmes, une toilette appropriée. Les salutations entre collègues de travail sont de style occidental, avec une touche polonaise. L’échange de cartes d’affaires est un passe-temps favori et je vous conseillerais d’en amener beaucoup et de les distribuer abondamment. Serrez la main lorsque vous rencontrez, saluez ou prenez congé des gens. Les hommes sont des pratiquants assidus de la poignée de main. Un étranger doit attendre qu’une femme lui tende la main avant de la lui serrer. S’il désire montrer plus de respect, il peut s’incliner légèrement. Les femmes d’affaires étrangères ne doivent pas être surprises ni offensées si un polonais (particulièrement des hommes plus âgés) leur baise la main pour les saluer. C’est une marque de respect. Je ne recommanderai pas aux hommes d’affaires étrangers de baiser la main de leurs interlocutrices, parce qu’on ne s’attend pas à ce qu’ils le fassent, mais s’ils désirent le faire, ils devront s’incliner vers la main de leurs interlocutrices. Le baiser se fait sur le dos de la main et non pas sur les doigts.

À moins qu’on ne vous le demande, ne vous adressez pas à vos collègues polonais en utilisant leur prénom. Le moyen le plus sûr est d’utiliser la salutation « pan » (pahn - monsieur) ou « pani» (pahnee - madame), suivi du titre professionnel ou du nom de famille. Il n’est pas recommandé d’appeler « panna» (pahnah - mademoiselle) une femme célibataire, utilisez « pani».

En tant qu’étranger, on s’attendra à ce que vous soyez à l’heure aux réunions et que vous arriviez au travail à 8 heures du matin. Vos collègues polonais, toutefois, pourront être très en retard. Les Polonais sont conservateurs en matière d’habillement et de comportement. De plus, ils se vantent rarement devant d’autres gens et, si vous le faites, ils vous jugeront arrogant et trop confiant.

L’absentéisme et la productivité sont très semblables à ce que l’on attend d’un employé au Canada. Toutefois, en tant qu’un des chefs de file des « économies du tigre » de l’Europe centrale, la Pologne a développé une éthique de travail énergique.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les études, plus que l’expérience, sont très recherchées chez un gestionnaire et un supérieur immédiat. Les titres et qualités officiellement reconnus sont habituellement requis pour occuper des postes professionnels. De fait, les Polonais sont très à cheval sur les certificats, les diplômes, etc. En ce qui a trait au leadership, les supérieurs et les gestionnaires doivent être des leaders. Même s’ils n’ont aucune capacité de leadership, ils s’attendent à ce que les employés les écoutent et obéissent. Dans plusieurs milieux de travail, les initiatives indépendantes ne sont pas bienvenues. Mais, comme beaucoup d’autres choses, cela peut varier d’un milieu de travail à l’autre.

Il en va de même pour l’ouverture aux nouvelles idées. Certains gestionnaires peuvent percevoir les nouvelles idées qu’ils n’ont pas générées comme une menace; de nombreux travailleurs ne s’attendent pas d’ailleurs à ce que leurs supérieurs soient ouverts aux nouvelles idées. Travailler fort est très apprécié chez un supérieur. Les mêmes qualités sont recherchées chez les ressortissants étrangers, bien que de nombreux Polonais jugent que leur système d’éducation est supérieur à celui des autres pays. De votre part, vous pourriez constater que les Polonais reçoivent une formation très académique (théorique). Les gens vous accuseront parfois de ne pas comprendre le contexte polonais, aussi votre ouverture aux idées, qui vous aideront à comprendre ce contexte, sera généralement très bien reçue.

Vous dire que vous saurez ce que vos employés pensent de vous à la manière dont ils travaillent ne vous aidera pas beaucoup, mais c’est malheureusement vrai, car il n’est pas habituel en Pologne d’évaluer le rendement de son supérieur.

Point de vue canadien :

Le leader polonais typique en milieu de travail est habituellement d’une grande force de caractère et s’attend à être écouté. Il doit montrer qu’il est capable de formuler des opinions personnelles et de prendre des décisions rapides et efficaces. Plus il le fait rapidement, plus cela est préférable.

Le scénario peut changer si le superviseur est un ressortissant étranger – surtout s’il est occidental – parce que les étrangers sont hautement considérés. Toutefois, le niveau de professionnalisme d’un employé tend à influencer le milieu de travail plus que le superviseur lui-même.

Un bon moyen de savoir ce que le personnel pense d’un superviseur est le niveau d’accessibilité et les rapports personnels et professionnels établis au cours des premières semaines ou premiers mois.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les décisions sont traditionnellement prises par le supérieur, bien que, par exemple, j’aie travaillé dans un milieu de travail polonais où les décisions étaient prises de façon très démocratique. La génération d’idées peut se faire au bas de l’échelle, mais en général, c’est votre niveau hiérarchique qui fera qu’elles seront acceptées ou non. Il est acceptable de consulter son supérieur immédiat pour des réponses et une rétroaction, particulièrement si vous voulez demander la permission de faire quelque chose ou solliciter une information en retour, et n’hésitez pas à les flatter en mentionnant, par exemple, leur plus grande expérience, leur plus grand pouvoir ou leur plus haut niveau d’études.

Point de vue canadien :

En général, les décisions sont prises à la tête de l’organisation et transmises du haut vers le bas. Lorsqu’elles sont générées au palier le plus bas, les retombées principales sont habituellement siphonnées au sommet de la hiérarchie.

Malgré la révolution numérique, il est courant d’approcher directement son superviseur et de lui « tirer la manche » pour attirer son attention. Dans le passé, les Polonais pouvaient être tenus responsables par le simple fait d’avoir vu un certain document, et les dossiers et les documents menaient souvent à des problèmes. De plus, il est parfois plus rapide et plus efficace de se présenter en personne au bureau de son supérieur pour le consulter. Cependant, les choses évoluent rapidement. La réponse que vous obtiendrez dépendra du supérieur immédiat et du milieu de travail.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : L’approche en ce qui a trait au sexe est particulière en Pologne. D’une part, les femmes ont toujours travaillé à l’extérieur du ménage en très grand nombre, du moins depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Même au tout début du 19e siècle, elles jouaient un rôle social important et participaient à la prise de décision au plan familial et communautaire sur des questions économiques. Dans la Pologne d’aujourd’hui, selon les statistiques, elles sont plus instruites que les hommes, mais elles gagnent moins (l’écart salarial entre les sexes est d’environ 30 p. cent) et elles font l’objet de discrimination au travail en raison de l’âge, de l’état civil, du statut des parents et de l’apparence, bien que tout cela soit illégal. Les femmes sont censées être traitées (et elles le sont dans la plupart des cas) avec respect, cependant il existe une certaine double norme de moralité qui fait que les femmes sont censées se comporter d’une façon plus morale que les hommes. Les hommes peuvent sembler harceler les femmes ou, au contraire, paraître romantiques. Cela dépend du point de vue. Par conséquent, vous devez garder à l’esprit que les rapports entre les sexes en Pologne sont fondamentalement différents de ce qu’ils paraissent être en surface.

Religion : La Pologne est un pays à prédominance catholique et vous le ressentirez quand vous y serez. Le dimanche, il semble que tout le monde est à l’église. Les gens observent diverses fêtes et traditions religieuses et prétendent suivre toutes les règles de l’Église. En pratique, ils en observeront un très grand nombre, mais la plupart du temps, pas autant qu’ils le disent. Tout tient dans les apparences. Par conséquent, il serait plus sûr de vous retenir de critiquer inutilement la religion, l’église et le Pape, tant que vous ne serez pas familier avec vos interlocuteurs. En public, les gens tendent à se montrer très peu critiques envers l’église, et même s’ils sont plus critiques en groupes serrés d’amis, ils continueront à suivre la plupart des traditions religieuses.

Les gens n’aiment pas travailler durant les fêtes religieuses parce qu’on s’attend à ce qu’ils participent à divers événements familiaux; par conséquent, organiser une réunion de travail le jour de Pâques ne sera pas très bien reçu.

Classe : Bien que la Pologne ait été communiste pendant très longtemps la société polonaise est très sensible aux classes sociales. Le niveau de scolarité est un des déterminants du statut social.

La classe est aussi déterminée par le statut de la famille. Les gens des régions rurales sont généralement perçus comme appartenant à la classe inférieure. À Varsovie, les gens sont probablement jugés davantage sur leurs réalisations et leur rémunération. Il peut être important de souligner que la Pologne a eu un grand nombre de nobles avant la Deuxième Guerre mondiale. Toutefois, la plupart des aristocrates ont été tués durant la guerre, au cours de l’ère stalinienne, et les quelques survivants ont soit émigré à l’étranger soit épousé des Polonais ordinaires.

Origine ethnique : Après la Deuxième Guerre mondiale, la Pologne est devenue très homogène en ce qui a trait à l’origine ethnique. Cela a eu deux effets : l’absence de conditions qui auraient pu provoquer des tensions ethniques et un manque de connaissances ou de compréhension et d’appréciation des différences ethniques. Le résultat en est que les différences ethniques pourraient être aujourd’hui davantage marquées en Pologne que dans d’autres pays plus diversifiés. Dans les rues la plupart des gens ont l’air polonais. Il y a quelques Asiatiques et également quelques Noirs, dont la plupart vivent dans les grandes villes. La curiosité est par conséquent courante et vous pourriez parfois vous sentir mal à l’aise par le fait que les gens vous regardent si vous n’êtes pas de type caucasien. De plus, la notion de rectitude politique n’est pas très répandue en Pologne. Cela signifie que les Polonais peuvent dire des choses que des Américains ou des Canadiens courtois éviteraient en parlant de différences ethniques et des gens.

Il faut souligner, toutefois, bien que cela puisse vous surprendre, que les attitudes ci-dessus ont un impact minimum en milieu de travail. Si des gens n’aiment pas quelqu’un sans raison réelle, ils pourraient s’en prendre à sa religion, sa classe ou son origine ethnique; mais dans la plupart des cas, ses commentaires les feront paraître quelque peu stupides aux yeux des autres.

Au travail, si vous êtes accepté comme « un membre du groupe », vos antécédents ne sont plus très pertinents. De plus, votre statut d’étranger vous placera dans une classe à part.

Point de vue canadien :

Égalité des sexe : Il s’agit d’une question complexe étant donné que le rôle des femmes va de la femme d’intérieur et mère traditionnelle, à celui de femme d’affaires moderne et soutien de famille. Cela dit, les femmes polonaises jouent parfois un double rôle: elles peuvent poursuivre une carrière intéressante, tout en demeurant des femmes d’intérieur extrêmement efficaces. Les hommes occupent des emplois qui vont de l’ouvrier (habituellement plus conservateur) à celui d’intellectuel libéral très ouvert. Dû à de solides influences occidentales et au fait que de nombreuses femmes gagnent plus que les hommes, le rôle des sexes évolue constamment.

Classe : Le système de classe est encore traditionnel. Les cols bleus appartiennent à la classe inférieure. Toutefois, le concept de travail physique ne consiste pas seulement à creuser des fossés. Il peut aussi s’étendre à l’entrée de données.

Origine ethnique : Les Polonais sont en général ouverts aux autres groupes minoritaires ethniques, bien que certains d’entre eux, de façon stéréotypique, sont jugés « inférieurs » : les Roumains, les Russes, les Ukrainiens et les Biélorusses sont souvent placés dans cette catégorie. À l’occasion, les travailleurs étrangers d’Asie et d’Afrique sont aussi mis dans le même sac. De plus, Les Polonais n’aiment pas beaucoup les Allemands.

Les Américains et les Canadiens sont habituellement les étrangers les mieux acceptés, quoique les Polonais aient encore un vif « attachement » à la France (qui remonte à l’époque napoléonienne). Ces stéréotypes nationalistes, toutefois, sont en train de changer.

Tous ces facteurs peuvent influer sur les milieux de travail, selon le cas.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Avec vos clients polonais (et peut-être moins avec vos collègues), vous devez établir un rapport étroit « professionnel », ce qui signifie qu’il vous faudra les inviter à des repas ou à prendre un verre, mais que vous ne serez pas réellement des amis. Si vous devenez trop proche, vos clients s’attendront à des faveurs, ce qui risque de compromettre votre statut professionnel (les faveurs pourraient être, par exemple, la prestation de services au prix de revient ou à un prix inférieur, mais offerts directement en court-circuitant l’entreprise pour laquelle vous travaillez).

De la même façon, je vous conseillerais de maintenir une certaine distance à l’égard de vos collègues, et surtout de vos subordonnés. Le mieux serait d’observer la façon dont les collègues de votre niveau se comportent envers leurs subordonnés et d’adopter ce comportement sans pour autant compromettre votre propre système de valeurs.

Inviter un membre du personnel chez vous ne sera jamais perçu comme un geste simple, amical et sans signification. Notez en effet que, s’il est normal d’assister à un événement organisé par un employé auxquel assisteront d’autres personnes de rang similaire ou de nombreux autres employés de votre organisme, vous pourriez vous retrouver plus tard dans une situation difficile, si vous étiez invité à un dîner en tête-à-tête par un employé ou un collègue. Il vaudrait mieux vous familiariser avec les gens au travail, avant de mêler votre vie privée et votre vie professionnelle, ce qui ne signifie pas que vous devez les séparer totalement. L’essentiel est que vous ne pouvez pas vous montrer trop décontracté, spontané ou amical au début.

Point de vue canadien :

Cela dépend considérablement du milieu. Les Polonais ont des comportements qui peuvent aller de la relation d’affaires étroite et très ouverte à une absence quasi totale de discussion entre partenaires ou collègues.

Obtenir la confiance des gens et nouer des rapports personnels est important dans tout milieu de travail ou d’affaires. En faisant preuve de jugement, de psychologie élémentaire et d’un peu de bon sens, presque tout le monde peut établir une solide relation de travail, comme on le fait au Canada.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Oui, ils s’attendront absolument à recevoir des privilèges, notamment une augmentation de paye, un traitement préférentiel ou le recrutement d’amis et de membres de la famille. Ce qu’il y a de bon dans tout cela est que, dans la plupart des cas, ils seront très heureux de faire la même chose pour vous (par exemple, vous recommander un bon nettoyeur; trouver un enseignant pour vos enfants; vous obtenir une voiture à bon prix, si vous l’achetez auprès d’un ami ou d’un membre de leur famille; obtenir un emploi pour votre conjoint, etc.). Le problème qui découle de ce système est que les gens ont l’habitude de tout « organiser » par contact personnel et utiliser votre supérieur, vos collègues et vos employés pour obtenir toutes ces choses fait partie du jeu.

Point de vue canadien :

Les relations du passé fondées sur le népotisme sont en voie de disparition et directement contestées. L’octroi de privilèges spéciaux peut être utile, surtout dans le secteur public, mais a moins d’effet dans les cas où le rendement est fondé sur les résultats. Si, à court terme, un bon contact peut vous aider à redresser une mauvaise situation, à long terme toutefois, un bon rendement vous sera le plus utile. Les négociations peuvent prendre plusieurs mois, surtout si le gouvernement est impliqué, ou se conclure rapidement si vous traitez avec l’un des entrepreneurs agressifs de la nouvelle vague.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Je ne crois pas qu’il existe une façon particulière de vous faire savoir que vous posez un problème, surtout s’ils sont vos subordonnés. Ils pourraient se montrer de mauvaise humeur et refuser de vous dire quel est le problème, mais seules quelques personnes se comporteront de cette façon. Le meilleur moyen de résoudre le problème est de les affronter directement et en privé. Il est important de souligner qu’il existe un très haut taux de chômage en Pologne (18 p. cent chez les hommes et 20 p. cent chez les femmes) et la crainte de perdre leur emploi influera sur la façon dont les gens communiqueront avec vous et ce qu’ils feront durant la discussion que vous aurez avec eux.

Point de vue canadien :

Les affrontements en public ne sont pas la façon la plus efficace de résoudre la plupart des problèmes liés au travail. Il est préférable de s’adresser en privé aux personnes en question et de résoudre le problème d’une façon professionnelle et positive.

Cette question est complexe et n’a pas de réponse adéquate unique; néanmoins, comme cela se fait au Canada, votre collègue polonais pourrait vous éviter et ne pas se comporter aussi bien qu’il le devrait au travail.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

La satisfaction au travail, le dévouement, la rémunération, de bonnes conditions de travail et la crainte de l’échec sont tous des facteurs de motivation, comme la crainte de perdre son emploi. Il est de tradition pour les supérieurs polonais d’administrer leur personnel par la peur! Les travailleurs doivent craindre leurs supérieurs et, par conséquent, travailler le mieux qu’ils peuvent. Selon mon expérience et ce que j’ai observé dans les milieux de travail dans de telles conditions, les gens jouent un jeu avec leur supérieur où ils font tout pour lui pour lui faire penser qu’ils travaillent bien, et le rendement réel passe au second plan. Je dois souligner que, jusqu’à 1989, les gens étaient habitués à avoir des emplois à vie et qu’ils continuent d’apprendre aujourd’hui comment fonctionner dans un nouveau système d’économie de marché et de chômage élevé. Je pense qu’un compromis acceptable entre le style de gestion des employés polonais par la peur et des méthodes plus progressistes axées sur l’encouragement et le soutien de vos employés est une meilleure réponse.

Point de vue canadien :

Il existe une gamme de facteurs de motivation en milieu de travail polonais. Ici encore, cela dépend des cas, mais je dirais que les salaires, de bonnes conditions de travail et la satisfaction au travail viennent en tête de liste. De la même façon, travailler pour une compagnie étrangère est jugé prestigieux en Pologne.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Tous les livres de Normal Davis seraient bons. À mon avis, c’est le seul auteur étranger qui décrit ce que sont réellement la Pologne et les Polonais, d’une façon intéressante, détaillée et excitante. Il y a aussi un excellent livre, Polish society, d’Adam Podgorecki (le premier à être écrit en langue anglaise, et plus tard, en polonais) qui décrit la façon dont la société polonaise fonctionne, d’une façon très facile à comprendre, malgré le ton très universitaire de l’ouvrage. Il a été écrit pour un public étranger de sorte que vous pourrez en comprendre une grande partie.

Je recommanderais aussi le guide Lonely Planet sur la Pologne. Son auteur est un Polonais qui a beaucoup voyagé et qui décrit les choses d’une façon très utile pour les étrangers et vous aidera à acquérir une expérience polonaise.

Point de vue canadien :

Un bon livre à lire pour commencer serait Lonely Planet - Poland, 4e édition, mai 2002, 600 pages, de Krzysztof Dydynski. Consultez le site (http://www.lonelyplanet.com/destinations/europe/Pologne/). Je conseillerais aussi le roman d’Adam Mickiewicz, repris par Andzej Wajda, intitulé Pan Tadeusz ou la dernière expédition judiciaire en Lituanie (1999) (http://www.pantadeusz.com/). Le film qui porte le même nom a remporté un Oscar et doit être vu absolument, que l’on se rende en Pologne ou non. Blanc (1993), sous la direction de Krzysztof Kieslowski, est un film plus contemporain, quoiqu’un peu démodé, qui permet de comprendre la culture locale.

Plusieurs émissions de télévision peuvent être vues dans la région d’Ottawa-Gatineau : Rozmaitosci, le samedi de 18 à 20 heures - canal OMNI 1 (anciennement CFMT); Polish Studio, le samedi de 11 heures à midi, City TV et Émission de radio polonaise, le mercredi de 18 à 19 heures, CKCU 93.1 FM.

Pour finir, il existe une pléthore de sites Web que l’on peut visiter pour mieux se renseigner sur la culture polonaise. Je recommanderais d’abord le plus grand hebdomadaire de langue anglaise, The Warsaw Voice (http://www.warsawvoice.pl/) qui publie des nouvelles et des informations courantes en anglais. En deuxième lieu, je conseillerais Polish World (www.polishworld.com), où l’on trouve une grande variété d’informations sur des questions allant des arts au divertissement et de la culture aux voyages.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Suivez les télé-romans polonais! Par satellite, vous pourrez probablement capter le canal de télévision en polonais appelé « Polonia », qui s’adresse aux Polonais vivant à l’étranger. Les télé-romans tels que « Zlotopolscy » ou « Klan » fournissent une image excellente (peut-être un peu trop douce) de la vie des familles polonaises (la Pologne est très axée sur la famille!), leurs valeurs et leurs problèmes.

À Varsovie, vous pouvez acheter une publication mensuelle appelée « Insider », destinée particulièrement aux ressortissants étrangers, que lisent aussi les locaux. Elle fournit aux étrangers une très bonne description des cafés, restaurants et événements culturels.

Il est bien de demander à un collègue de travail de vous faire visiter la ville dans laquelle vous résidez. Il y a là toutefois trois risques : si vous vous adressez à une personne de sexe opposé, elle pourra penser que vous vous intéressez à elle; les gens peuvent aussi vouloir vous montrer les meilleurs aspects de la Pologne et de la ville dans laquelle vous résidez et vous ne verrez pas la vraie Pologne; vous pourrez simplement vous retrouver dans les salons de certaines personnes, plutôt que de vivre une vie nocturne excitante. Vous découvrirez que les Polonais forment des familles à un âge relativement jeune et qu’ils ne sortent pas beaucoup, comparativement à d’autres pays (cela est particulièrement vrai pour les personnes âgées de plus de 30 ans).

Mais, quoique vous fassiez, faites-vous quelques amis polonais et ne fréquentez pas uniquement des ressortissants étrangers. En général, il n’est pas difficile de nouer des amitiés avec les gens du pays car les étrangers sont considérés comme de bons membres potentiels pour tout cercle social.

Point de vue canadien :

Il y a des concerts gratuits en été, le dimanche, sous le monument dédié à Frédéric Chopin dans le parc et le palace Lazienki à Varsovie. Des concerts plus officiels sont aussi présentés régulièrement dans la ville, et les oeuvres de Chopin sont au répertoire de tous les pianistes polonais. L’hebdomadaire The Warsaw Voice peut être consulté sur Internet et acheté dans la plupart des kiosques et librairies de Pologne.

À Cracovie, le Cabaret Piwnica Pod Baranami est peut-être le premier à avoir été élevé au rang d’institution nationale. Depuis sa création en 1956, le Piwnica Pod Baranami, situé au sol-sol du Pod Baranami, au 27, Rynek Glowny, s’est illustré par une variété très particulière de divertissement pour intellectuels : des représentations de variétés littéraires accompagnées de chants poétiques et d’humour (qui sont sa marque de commerce depuis toujours).

L’un des meilleurs « interprètes culturels » est le Bureau national du tourisme de Pologne (www.polandtour.org). Son site Web est mis à jour régulièrement et peut répondre à pratiquement toutes les questions que vous pouvez avoir sur la Pologne, son peuple et sa culture.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Cela est difficile à dire. Chaque groupe social a ses héros nationaux. J’ai lu un article récent sur le manque de héros nationaux de la Pologne contemporaine. Adam Malysz (saut à ski) est probablement le plus grand. La plupart des gens respectent le Pape et s’attendent à ce que tout le monde sache qu’il est Polonais. Lech Walesa (du mouvement Solidarité) n’est plus considéré comme un héros. Un conseil : il est important que vous sachiez que Copernikus (Kopernik) et Kosciuszko étaient Polonais et ce qu’ils ont fait.

Point de vue canadien :

Le Pape Jean Paul II, Adam Mickiewicz, Tadeusz Kosciuszko et Kazimierz Pulaski sont quelques-uns des héros nationaux polonais. Ces patriotes et apôtres de longue date de la liberté nationale de la Pologne ont soutenu la lutte pour l’indépendance du pays et son accession au rang d’État.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

S’il en existe, je ne suis pas au courant. Les Polonais pourraient blâmer le Royaume-Uni ou les États-Unis de ne pas avoir aidé la Pologne plus rapidement durant la Deuxième Guerre mondiale, et de les avoir « vendus » aux Russes, puis exploités après 1989. Les Canadiens ne sont pas jugés responsables des tragédies nationales et les injustices historiques que la Pologne a subies. En tout état de cause, les Canadiens peuvent être perçus comme des citoyens d’un pays à la fois grand, beau, riche et paisible, quoique peu influent dans le monde. Vous pourrez constater que les gens pourraient se sentir proches de vous parce qu’ils ont des parents ou des amis qui ont émigré au Canada.

Point de vue canadien :

Non. La Pologne et le Canada ont une longe histoire de rapports amicaux. De plus, le Canada est le foyer d’une diaspora polonaise considérable et très active.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Il n’existe pas beaucoup de stéréotypes sur les Canadiens, car il n’y a pas beaucoup de ressortissants canadiens en Pologne. Je suppose qu’il pourrait y avoir une tendance à associer les Canadiens aux Américains.

Point de vue canadien :

Certains Canadiens tendent à placer dans le même sac tous les pays d’Europe centrale et de l’Est et les perçoivent tous de la même manière. De nos jours, il ne reste pratiquement rien de ces amalgames amorphes. Les pays qui vivaient ensemble sous un même bloc ont aujourd’hui peu de choses en commun et, dans certains cas, peu de relations commerciales entre eux. La Pologne s’est détachée de ses cousins de l’Est et s’est débarrassée de l’influence soviétique plus rapidement que ses pays frères, la Biélorussie et l’Ukraine. Ce que l’on peut dire des pays de la région est que, après plus d’une décennie de transition, ils sont encore en train d’évoluer. La Pologne n’y fait pas exception.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née en Pologne, troisième d'une famille de quatre enfants. Elle a grandi à Cracovie et, à son adolescence, elle a émigré avec ses parents en Australie où elle a obtenu un diplôme de deuxième cycle et un doctorat de l'Université Monash, à Melbourne. Elle a aussi travaillé à Melbourne dans divers organismes non gouvernementaux (principalement axés sur les femmes) et à titre d'enseignante et de chercheure universitaires. Son doctorat portant sur la Pologne, elle y a voyagé au moins une fois par année pour effectuer des recherches. Sa thèse rédigée, elle est retournée en Pologne et réside aujourd'hui à Varsovie, où elle travaille principalement dans le secteur non gouvernemental et donne des cours dans une université locale.

Interprète Canadien :

Dernier-né d'une famille de cinq enfants, votre interprète culturel est né et a grandi à Ottawa, où il a fait des études en sciences politiques appliquées à l'Europe de l'Est et à la Russie, à l'Université Carleton. Son travail l'a amené pour la première fois à l'étranger en 1998 à Minsk (Biélorussie) dans le cadre d'une affectation pour le compte du Conseil Atlantique du Canada. Après quoi, votre interprète culturel a séjourné en Pologne pour une période de 11 mois. Il réside actuellement au Canada, à Ottawa.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.