Paraguay

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Lorsque vous rencontrer quelqu'un pour la première fois au Paraguay, il est habituel de l'accueillir d'une manière chaleureuse et amicale. Serrer la main est toujours acceptable à la première rencontre. Lorsqu'ils rencontrent un groupe d'amis, les Paraguayens les accueillent chaleureusement. Les hommes et les femmes, et les femmes entre elles, se saluent habituellement en s'embrassant sur les deux joues. Ces baisers ne touchent réellement pas à la joue, mais consistent à faire un bruit alors que les joues des deux interlocuteurs entrent en contact. Entre eux, les hommes se serrent toujours la main et souvent se donnent une accolade selon le degré d'amitié qui les lie. Les personnes âgées donneront une accolade chaleureuse à pratiquement tous ceux qu'ils rencontrent pour la première fois, particulièrement les étrangers.

Dans les réunions d'affaires officielles, il est courant pour un supérieur d'accueillir les hommes et les femmes, collègues et employés, en leur serrant la main. Durant les événements sociaux officiels, le cadre supérieur accueillera probablement les hommes et les femmes par une poignée de mains. Les Paraguayens sont généralement très démonstratifs de leur affection.

Pour ce qui est des sujets de conversation, les Paraguayens aiment parler de la famille. Et ils aiment aussi discuter du travail, des passe?temps, de sports, des expériences passées, des vacances, etc. Ils sont généralement très curieux et n'hésitent pas à rencontrer et parler aux étrangers, leur décrire en détail d'où ils viennent et comment est la vie dans leur pays. Le climat canadien soulève une curiosité particulière et parler de température de - 30o entraînera sûrement une réaction. Il est presque normal pour les Paraguayens de poser des questions directes telles que « Quel âge avez?vous? », « Comment êtes?vous devenu handicapé? » ou « Combien gagnez?vous? ». Ne vous sentez pas obligé de répondre. La discussion peut dépendre du caractère officiel de la réunion. Les sujets, que les personnes évitent, sont les tabous habituels tels que la religion et la politique. Les alliances politiques peuvent être très fortes et les divergences d'opinion ne sont pas toujours appréciées. Les Paraguayens sont des mordus et des experts du soccer, de la même façon que les Canadiens le sont pour le hockey. Ils aiment plaisanter et avoir du plaisir. Les événements sociaux sont une excellente place pour nouer des contacts et de se renseigner sur la culture paraguayenne.

Point de vue canadien :

Les Paraguayens sont, comme il en est le cas pour la majorité des peuples latins, des gens expressifs et chaleureux, et ils font généralement preuve de ces qualités dès le premier contact. Il est donc recommandé de leur retourner un sourire expressif et un langage corporel ouvert. Il est coutume pour les femmes de faire la bise aux hommes et aux femmes, tandis que les hommes entre eux se serrent la main. La politesse et la gentillesse sont grandement valorisées et il est très mal vu d'arriver dans un lieu ou de le quitter sans avoir pris le temps de saluer les autres.
Lors des premiers contacts, les Paraguayens ont tendance à ne pas trop approfondir la discussion en s'en tenant à des sujets peu risqués d'ordre général sur le pays d'origine du coopérant, son lieu de travail, le football (!), et son appréciation du Paraguay. Il est fortement déconseillé d'aborder des questions d'ordre politique ou idéologique, puisque plusieurs décennies de dictature ont légué aux Paraguayens un certain sentiment de méfiance lorsqu'il arrive le temps de dévoiler leurs opinions. Aussi, il est difficile de prévoir la réaction de son interlocuteur lors d'une telle discussion. Les Paraguayens aiment beaucoup rire et se taquiner, mais il est préférable de s'en tenir à un humour plutôt « bon enfant » et de pas trop user de sarcasme ou d'ironie lors des premières rencontres.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

La classe sociale, la région ou le type de travail importent peu aux Paraguayens. Ils sont tous très semblables, en ce sens qu'ils possèdent des manières amicales et courtoises. Fondamentalement, ils sont ouverts, chaleureux et curieux et ils peuvent toucher beaucoup vos mains ou vos épaules en vous parlant. L'espace personnel est moins restreint et ne joue pas un rôle significatif dans la société. Toutefois, la distance peut et doit être prise en considération lorsque vous parlez ou traitez avec des étrangers dans la rue. Comme au Canada, il y a des vendeurs de rues, des laveurs de pare?brise et d'autres personnes potentiellement malfaisantes.

Les Paraguayens considèrent le contact visuel et les expressions corporelles comme un moyen d'exprimer un niveau élevé d'intérêt à l'égard de ce que quelqu'un est en train de lui dire. De plus, garder le contact visuel durant une conversation crée une atmosphère de confiance.

Une autre question importante est la manière de parler aux gens. Dans une conversation officielle, les gens utilisent le pronom formel « usted » (par opposition au pronom personnel « tu »). Ils utilisent le titre qui convient et le nom de la personne. Par exemple, les personnes qui ont une compétence professionnelle tel qu'un ingénieur (Ingeniero/a Benitez), docteur (Doctor/a Gomez), avocat (Abogado/a Gimenez), professeur (Profesora Maura), prêtre (« Padre » or « Pa » I' Alonzo, etc.). Les Paraguayens utilisent aussi les titres Señor, Señora, Señorita (ce qui signifie monsieur, madame et mademoiselle). Cette façon d'appeler les gens est utilisée plus particulièrement dans les situations formelles.

Cependant, « vos » (l'équivalent à « tú », la voie la plus commune en espagnol) est très utilisé parmi les jeunes gens et entre amis.

Point de vue canadien :

Au Paraguay, vaut mieux oublier l' « espace vital » auquel on accorde tant d'importance en Amérique du Nord : les Paraguayens sont très confortables avec la proximité et les contacts physiques sont fréquents en famille autant qu'entre amis et connaissances, peu importe le sexe.
En effet, les Paraguayens accordent beaucoup d'importance à la famille et à la communauté, souvent au détriment de leur vie privée. La vie de chacun est l'affaire de tous, et c'est pour cette raison qu'il est essentiel pour tout Paraguayen qui veut se faciliter la vie de maintenir des relations harmonieuses en minimisant les situations conflictuelles. Le mot d'ordre est donc un minimum de confrontation, et non pas la franchise à tout prix. Le ton franc et direct qui est valorisé au Canada n'est donc pas la meilleure stratégie à adopter. En effet, vaut mieux garder la bonne humeur, ne pas attaquer notre interlocuteur et essayer de faire passer son message de manière plus subtile. Dans le même ordre d'idées, il est rare que les Paraguayens refusent une invitation, préférant trouver une excuse pour avoir dû s'absenter plutôt que d'avouer à l'autre qu'on a pas envie d'accepter. Les Paraguayens sont passés maîtres dans l'art de décoder le langage non verbal et c'est souvent de cette façon qu'on devine ce que l'autre veut vraiment nous dire. Un oui n'est pas toujours un oui, et c'est en observant le ton et le regard de l'autre qu'on le comprend. Enfin, si on a de la difficulté à saisir les intentions de notre interlocuteur, il est généralement préférable de poser des questions ouvertes, qui ne peuvent pas se répondre par oui ou par non, pour avoir l'heure juste.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Il est courant pour les Paraguayens de montrer leurs émotions en public, que ce soit la colère ou la joie. Vous verrez des couples de tous âges se caresser et s'embrasser lorsqu'ils marchent dans la rue, dans les parcs ou dans les mails commerciaux et les voir se disputer entre amants ou amis, en public. Si vous avez une amie ou un ami et qu'on vous trouve en train de parler ou de donner l'accolade à un autre ou une autre, ne soyez pas surpris si vous vous retrouvez dans une scène de jalousie. Même si les démonstrations de colère et d'autres émotions négatives sont fréquentes, elles peuvent être dues à l'alcool. Des bagarres sont considérées comme des comportements négatifs et ne sont pas acceptées comme une bonne pratique sociale.

Point de vue canadien :

Comme dans la plupart des pays d'Amérique latine, les Paraguayens ont tendance à démontrer très affectueux et émotifs lorsqu'ils se retrouvent en famille ou entre amis, mais vu un long régime totalitaire et les yeux omniprésents des autres membres de la communauté, les Paraguayens tendent à éviter de causer des remous et se montrent généralement plus discrets en public.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Les Paraguayens s'habillent formellement si le travail l'exige. En affaires, dans le secteur gouvernemental ou dans environnements de bureaux similaires, il est difficile de se tromper en s'habillant formellement. La chemise formelle traditionnelle paraguayenne appelée « a'o poí » est aussi considérée comme un habit formel et peut être porté au bureau ou lors d'événements sociaux, tels que les mariages. Il est normal pour les femmes de se farder et de veiller leur coiffure, de porter des bas culottes et des talons, particulièrement si elles travaillent dans des bureaux ou des écoles.

Certaines femmes portent des jupes très courtes et des hauts ouverts, en d'autres mots la femme s'habille de façon sexy. En tant qu'étrangère, vous pourriez vous sentir plus à l'aise et commander plus de respect en vous habillant de façon plus conservatrice. Il n'est pas nécessaire que les hommes portent une veste formelle au bureau à cause de la chaleur. Le port de la cravate est jugé acceptable.

Vous devez vous adresser aux gens que vous ne connaissez pas et à vos supérieurs de façon formelle (usted) et par leur nom de famille ou leur titre, comme il a été mentionné plus haut (par exemple ingénieur, docteur, etc.). Après le titre, utilisez le premier nom de famille des deux noms de la personne. Tous les Paraguayens ont deux noms de famille. Le premier vient du père et le second de la mère. Même si vous les connaissez bien, vos supérieurs voudront être appelés de cette manière formelle.

La ponctualité et la fiabilité sont exigées par les superviseurs, mais il faut admettre qu'elles ne sont pas toujours présentes parmi les employés Paraguayens. Des problèmes de transport public et des orages inattendus ont tendance à aggraver la possibilité d'arriver à l'heure. Les événements sociaux sont normalement annulés à cause des pluies torrentielles. Les jours et nuits où tombent de fortes pluies, les gens tentent de rester à la maison.

Les Paraguayens ont toujours des difficultés à respecter les délais, parce qu'ils laissent toujours les choses pour la dernière minute (« a ultima hora »).

Les Canadiens seront frustrés parce que le temps est perçu différemment au Paraguay. En général, ils ont une attitude moins rigide à l'égard du temps. Aussi, prenez les choses comme elles viennent. Pour ce qui est du traitement de documents, de licences, de passeports, de travaux publics en général ou de services gouvernementaux, vous pourriez pouvoir attendre 15 jours. C'est réellement irritant! Vous obtenez un service plus rapide si vous dites que vous êtes pressé d'obtenir le document et s'il y a un moyen d'expédier le processus. En d'autres mots, offrez « coima » ou pourboire, mais sans insulter la personne en le faisant. Je sais que le gouvernement prend des mesures pour lutter contre les pots de vins, mais j'ai constaté que les choses n'ont pas beaucoup changé au cours de ma dernière visite.

Les vendeurs de chaussures, d'ordinateurs, de télévisions, les techniciens, et les tailleurs vous diront toujours de revenir le lendemain et vous tiendront ainsi pendant des semaines et des mois (aussi longtemps que vous l'accepterez). Aussi, il est préférable d'imposer un délai d'une semaine ou deux, avant le délai réel que vous voulez voir observé.

Les heures de travail au bureau dépendent du statut public ou privé des compagnies. Assurez?vous d'appeler d'abord et demandez si l'organisme est ouvert avant de vous y rendre, parce que les heures affichées changent au gré du propriétaire. Les banques ouvrent du lundi au vendredi de 9 h à 13 h.

Les Paraguayens tendent à être à l'heure lorsqu'ils se rendent à des réunions ou des rendez?vous pour établir un premier contact. Une fois qu'un certain degré de confiance a été établi il est courant, d'arriver une demi-heure en retard. Parfois, l'heure et la date d'une réunion sont reportées ou renégociées après que le délai initial soit dépassé.

Ne vous attendez pas à ce que vos amis arrivent à l'heure exacte comme convenu aux fêtes ou aux réunions sociales informelles. Il arrive à ce qu'ils appellent l'heure paraguayenne « hora Paraguaya ».

Point de vue canadien :

Au travail, comme dans les autres sphères de la vie sociale quotidienne, il est très important d'avoir une tenue vestimentaire adéquate et propre. En général, on ne porte pas de bermudas au travail, même lors des grandes chaleurs, y préférant un pantalon et une chemise pour les hommes et un tailleur pour les femmes. Les Paraguayens sont des gens généralement fiers de leur apparence et ils accordent beaucoup d'importance à l'hygiène personnelle, prenant en moyenne 2 à 3 douches par jour. Il n'est pas rare de les entendre commenter au sujet d'étrangers « qui sentent mauvais » ou qui ne sont pas vêtus adéquatement. Aussi, quoique les Paraguayennes portent souvent des tenues assez légères, il peut être mal vu pour les femmes étrangères d'être trop découvert. Cela est d'autant plus vrai en dehors de la capitale puisque les tenues vestimentaires ont tendance à être plus conservatrices en région.
Au travail, les relations sont assez formelles, et on se sert souvent du titre d'un supérieur pour l'interpeller. Pour ce qui est de la langue, on peut s'attendre à un mélange d'espagnol et de guarani, que l'on nomme le jopara. Dans la capitale, l'espagnol prédomine, tandis que c'est presque exclusivement le guarani dans les milieux ruraux.
Les Paraguayens ne sont généralement pas très ponctuels. « La hora paraguaya », c'est l'heure paraguayenne, et ça signifie qu'il faut prendre pour acquis qu'il y aura 20 ou 30 minutes de retard à l'heure du rendez-vous fixé. Cependant, les Paraguayens s'attendent généralement à ce que les étrangers ne suivent pas leur exemple et soient ponctuels. Aussi, les attentes en terme de productivité sont très différentes qu'en Amérique du Nord : les projets avancent lentement, les délais ne sont pas toujours respectés et on a tendance à mettre moins d'importance. Généralement, ceci n'est pas dû à la paresse (quoique la chaleur suffocante y soit pour beaucoup!), mais plutôt à un manque de moyens et d'infrastructure.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Dans les services publics ou les entreprises familiales, le superviseur ou le gestionnaire n'est pas toujours choisi selon ses compétences. Les nominations et les postes de gestion répondent souvent à des intérêts politiques, en fonction des contacts qu'il a, des faveurs et des relations familiales. Dans les secteurs internationaux ou privés, un cadre est habituellement évalué pour son niveau d'instruction, ses compétences spéciales et son expérience. Cela n'est pas tellement différent pour les étrangers.
Toutefois, on considère que l'instruction, les connaissances, les outils et l'expertise des étrangers sont supérieurs à ceux des locaux. Vous saurez ce que le personnel pense de vous à leur productivité. Même si les Paraguayens sont de forts travailleurs par nature, vous obtiendrez une plus grande productivité si vous démontrez que vous êtes un chef de direction solide, comprenez la culture, la réalité du pays et les priorités des Paraguayens.

Point de vue canadien :

Les études et l'expérience sont très valorisées au Paraguay, et celui qui a terminé des études universitaires fait souvent figure d'expert, même lorsqu'il est question de problématiques en dehors de son champ d'expertise. On va souvent jusqu'à appeler cette personne par son grade plutôt que par son nom (p.ex. : « licenciada » pour bachelière).
Cependant, ce genre de standing est plus souvent réservés au Paraguayens d'origine, les étrangers devant faire preuve d'autres qualités pour être respectés en tant qu'autorité. Une image propre et soignée est essentielle : puisque les classes sociales sont très hiérarchisées, pour être respecté en tant que directeur, il faut généralement avoir l'air d'un directeur. Mais surtout, en tant qu'expatrié, il faut faire preuve de beaucoup de respect et être généreux envers les employés. En effet, la société paraguayenne est basée sur un système de loyauté correspondant aux liens familiaux et à l'allégeance politique et il faut généralement faire preuve de beaucoup de tact pour pénétrer le tissu social et être réellement accepté et écouté. Ceci étant dit, les Paraguayens sont généralement généreux et chaleureux de nature et ils feront tout en leur pouvoir pour qu'un expatrié se sente à son aise. Ce qui signifie aussi qu'il sera parfois difficile pour cet expatrié de savoir quand les membres de son équipe sont insatisfaits!

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Les décisions sont prises par la personne la plus élevée dans la hiérarchie ou le propriétaire d'une entreprise. Les méthodes traditionnelles d'administration existent dans la plupart des compagnies, ce qui génère des écarts d'autorité entre la gestion et les employés de postes inférieurs. Les décisions sont prises par les supérieurs mais les idées peuvent être générées, durant les réunions, par le personnel et les supérieurs. Il est acceptable de consulter son superviseur immédiat pour une rétroaction et obtenir des réponses si vous avez des doutes concernant les procédures ou les règles, ce qui permet de créer une relation de respect et de confiance entre vous et votre superviseur.

Point de vue canadien :

Ce qu'il faut retenir, c'est que la société paraguayenne est très hiérarchisée, même si le milieu de travail peut sembler assez décontracté et qu'il y ait peu d'exigences en terme de productivité. Habitués sous le régime dictatorial, les Paraguayens ont généralement tendance à préférer qu'on leur donne des tâches claires pour éviter de prendre des décisions qui pourraient leur causer des ennuis. Le conformisme est beaucoup plus valorisé que l'individualisme fort et le désir de se démarquer. Il y a peu de rétroaction, et celui ayant besoin d'une mise au point sur la qualité de son travail devra en faire la demande spécifiquement.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Sexe : Au plan culturel, les femmes sont généralement vues comme des objets sexuels et comme responsables des fonctions domestiques, même si elles occupent des postes à temps plein. En d'autres termes, le Paraguay se situe loin derrière les normes mondiales en ce qui a trait à l'égalité des femmes. Le milieu de travail est réellement un monde d'hommes Paraguayens. Au cours des dernières années, les femmes ont accédé à de nombreux postes sur le marché de l'emploi ainsi que dans les domaines politiques et économiques, mais elles sont confrontées à beaucoup de harcèlement sexuel, bien que plusieurs groupes d'intérêt et le gouvernement travaillent afin de résoudre cette situation.

Religion : Le Paraguay est principalement un pays catholique mais y il a une prolifération de sectes chrétiennes, telles que les mormons, baptistes et protestants. Les Paraguayens sont des croyants et les fêtes religieuses sont très importantes. En milieu de travail, on s'attend à ce que les employés assistent à des cérémonies de funérailles particulièrement lorsque la mère, la femme ou le fils de vos collègues décèdent. Normalement, les gens supposent que vous êtes catholique.

Classes sociales : La société Paraguayenne a un sens élevé des classes sociales qui se définissent par une combinaison de facteurs telles que les origines familiales, le niveau d'instruction et le revenu. La classe ouvrière éprouve beaucoup de difficultés à cause des salaires insuffisants. L'inflation est élevée et cette classe paie les pots cassés d'une économie détériorée, puisque les salaires ne sont pas alignés sur l'inflation. Les classes inférieures peuvent éprouver de l'amertume à l'égard de la classe supérieure, alors que cette dernière se distancie des classes inférieures. Les gens des classes supérieures essaient d'occuper les postes les plus élevés. Les classes inférieures remplissent les postes inférieurs avec le plus bas salaire.

Ethnicité : La majorité de la population Paraguayenne est un métissage d'Espagnols et d'Indiens autochtones. Les vrais peuples autochtones sont minoritaires et on compte aussi quelques immigrants européens, asiatiques, moyens orientaux et argentins. Historiquement, le Paraguay a connu la plus grande paix entre les Européens et les peuples indigènes par rapport aux autres pays. C'est pourquoi le Paraguay a deux langues officielles, l'espagnol et le guarani. Le pays est réellement bilingue, puisqu'un fort pourcentage de personnes parle les deux langues officielles. Les gens des régions rurales parlent principalement le guarani et un mélange de l'espagnol et de guarani. Ils apprécient lorsque les étrangers essaient de parler leur langue, au moins à l'heure des salutations. Si vous apprenez à dire « mba'éichapa » qui signifie « Comment allez?vous », vous serez reçu avec un grand sourire et vous y gagnerez du respect. L'influence des immigrants a un impact significatif dans la plupart des milieux de travail professionnels. Par exemple, les Mennonites du Canada, d'Allemagne et du Japon possèdent les fermes les plus productives et les plus riches, principalement à cause de l'utilisation des technologies modernes. Les Coréens et les Chinois contrôlent presque tous les magasins et les restaurants de l'Asunción.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes: Le Paraguay est loin d'avoir établi une égalité entre les sexes. Quoiqu'il y ait eu quelques avancées dans ce domaine auprès des nouvelles générations, les rôles traditionnels sont encore respectés et les tâches sont nettement ségrégées. Très peu de femmes occupent des positions cadres. Si elles ne sont pas femmes au foyer, elles sont employées pour des postes traditionnellement réservés aux femmes : domestique, secrétaire, réceptionniste, caissière, enseignante, esthéticienne, gardienne, etc., et leurs salaires sont aussi plus faibles. Les hommes ne s'occupent pas des tâches ménagères, ayant plutôt la responsabilité de s'occuper de la survie financière de la famille et des autres tâches en dehors du ménage. Il y a nettement moins de libertés laissées aux femmes.

Religion: La religion est très présente dans la vie quotidienne, faisant partie intégrante d'une grande partie des fêtes populaires et familiales. Presque exclusivement catholiques et baptisés, les Paraguayens affichent volontairement leur identité religieuse, mais ils ne sont pas tous pratiquants de la même façon et font preuve de tolérance à cet égard. En effet, certains fréquentent l'église assidûment plusieurs fois par semaine, tandis que d'autres n'y vont que lorsqu'il y a un mariage ou un décès. Ce qu'on peut dire cependant, c'est que les Paraguayens sont généralement plus superstitieux que dogmatiques, et leur pratique vise surtout à se protéger de dangers potentiels, à obtenir des faveurs et guérir de la maladie. Il faut aussi mentionner la présence de quelques cellules protestantes à travers le pays et de mennonites agriculteurs d'origine allemande dans le chaco, mais il y a dans ce cas peu d'interactions puisqu'ils vivent dans une région relativement inhabitée loin des villes principales. La religion a peu d'influences sur le milieu de travail.

Classe: Les différences sociales sont très marquées au Paraguay, et il y a relativement peu d'interactions entre les différentes classes puisque les milieux plus aisés ont mis en place diverses structures pour les limiter, tels que des clubs sociaux et athlétiques privés, des quartiers barricadés pour réduire les vols, etc. Il y a un grave problème d'enfants travaillant dans la rue. Les contrastes sont grands. Au travail, ceux provenant de classes considérées comme inférieures occupent généralement les postes moins valorisés.

Origine ethnique: La population paraguayenne est métisse à 90%, c'est-à-dire que la grande majorité des Paraguayens sont à la fois de descendance guarani et européenne. Cependant, il y a beaucoup de racisme envers les aborigènes guarani, dont la culture est peu valorisée, malgré les nombreux efforts pour la faire revivre. Ils sont souvent considérés comme étant moins vif d'esprits et moins productifs. Ce sont généralement ceux qui ont la peau plus claire qui sont mieux considérés et respectés socialement. Puisqu'il y a très peu de contacts avec d'autres ethnies, les attitudes envers celles-ci sont difficiles à évaluer. Cependant, puisque les Paraguayens sont assez homogènes dans leur apparence et leur manière de se vêtir, l'expatrié peut s'attendre aux regards soutenus de nombreux curieux. Il est possible qu'on fasse l'objet de quelques préjugés basés sur l'ignorance et le manque de contacts multiculturels, mais rien qui soit particulièrement problématique.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il est normal d'établir une relation personnelle lorsque l'on traite d'affaires. Les Paraguayens sont très ouverts et chaleureux, et ils sont prêts à parler d'eux-mêmes aussi bien dans un contexte d'affaires que dans une situation sociale. Dans la société paraguayenne, l'amitié et la famille occupent une place centrale et, par conséquent, les intérêts communs tels que le sport, la cuisine, les vins, les voyages et d'autres sujets sont des moyens d'amorcer une bonne relation.

Point de vue canadien :

Pour être bien accepté dans la société paraguayenne et pour qu'on ose ainsi vous faire confiance, il faut généralement participer activement aux activités sociales en dehors du travail. Que ce soit des 5 à 7 au bureau ou des fêtes « barbecue » la fin de semaine, celui qui n'y participe pas pourrait être perçu comme hautain, froid ou solitaire, ce qui ne favorisera guère sont intégration au tissu social. Il faut savoir que la politique est mêlée à plusieurs sphères de la vie quotidienne paraguayenne, et que les allégeances et les amitiés sont souvent déterminantes dans le milieu des affaires. L'avancement au travail n'est pas nécessairement basé sur les compétences personnelles, mais plus souvent qu'autrement sur un système de loyauté familial, amical et politique.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Les collègues ou les employés peuvent s'attendre à un traitement préférentiel tel qu'une augmentation de la rémunération ou encore le recrutement de leurs amis ou un parent. Il y a des circonstances dans lesquelles je recommanderais d'accorder de tels privilèges ou considérations, surtout si votre employé est fiable et travail fort. Mais allez-y cas par cas parce que certains utiliseront la « la ley del mbarete »ce qui signifie la loi du plus fort.

Point de vue canadien :

Il est probable que oui. Comme il a déjà été dit, la loyauté est une valeur très importante dans la société paraguayenne, et celle-ci se construit entre autres en accordant certains privilèges aux personnes concernées. Cependant, ceci n'est pas toujours le cas, et il préférable que le coopérant ou le travailleur étranger respectent ses propres valeurs dans ce domaine et qu'il n'use pas trop de ces stratégies puisqu'il pourrait se retrouver dans de bien fâcheuses situations, son statut d'étranger ne lui permettant pas de comprendre entièrement les règles non dites qui régissent ces pratiques. Il y a beaucoup de non dits au Paraguay, et les privilèges spéciaux doivent donc être considérés au cas par cas.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Un problème qui est relié au travail avec un collègue doit toujours être traité directement et en privé avec la personne ou les gens concernés. Vous pouvez savoir que vous avez offensé quelqu'un selon le langage corporel de l'employé ou du collègue, un changement de comportement et/ou s'ils évitent de faire un contact visuel avec vous. Tous ces signes indiquent que quelque chose ne va pas. Un changement de qualité du travail est aussi un signe à prendre en considération. Dans la plupart des cas, vous serez la dernière personne à savoir qu'il y a un problème parce que le commérage va à bon train du bas vers le haut.

Point de vue canadien :

Les Paraguayens n'apprécient pas la confrontation, et il est donc à déconseiller de confronter un collègue publiquement. Même si on a à confronter un collègue en privé, il faut faire attention de ne pas trop attaquer et d'amener le sujet de façon calme et amiable. Il est probable qu'il soit difficile de découvrir la source exacte du problème, puisque les Paraguayens ont tendance à éviter les conflits en les niant ou en ne s'avouant pas offensés. Bien sûr, les choses ne sont pas toujours aussi difficiles, et l'intention de ces comportements est très rarement malhonnête. Il vaut donc mieux ne pas trop insister et de trouver une façon moins menaçante d'approcher le problème.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Il y a plus de travailleurs que de travail, et lorsqu'ils ont un emploi, ils peuvent se montrer loyaux et engagés envers leurs employeurs et être de vaillants travailleurs. La plupart des employés ne sont pas très bien rémunérés à cause d'une situation économique détériorée. Ils peuvent être motivés à bien faire leur travail si on leur offre de bonnes conditions de travail, la sécurité d'emploi et une bonne rémunération.

Plusieurs familles n'ont qu'un seul membre qui travaille à l'extérieur du domicile et dans de nombreux cas, la mère monoparentale est la chef de famille. Il y a aussi des familles qui sont très nombreuses alors la rémunération est un facteur déterminant de motivation.

Point de vue canadien :

Puisque les Paraguayens sont généralement habitués à ce que les possibilités d'avancement soient faibles, vu une économie stagnante et des classes sociales hiérarchisées, ce qui motive les employés serait surtout la sécurité d'emploi, un salaire juste et des avantages sociaux. Il s'agit d'abord de nourrir la famille et d'occuper une place avantageuse dans la communauté; la satisfaction professionnelle et les autres conditions de travail passent en second lieu. Il ne faut pas oublier que les relations de travail sont largement basées sur des liens familiaux et amicaux, et donc la notion de loyauté est prépondérante, ce qui n'a pas nécessairement pour effet d'assurer un bon rendement en termes de productivité.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Livres :
Le principal livre que vous devez posséder est le dictionnaire anglais?espagnol, ou guarani?espagnol..

Dominguez, Ramiro : « Creencias populares en el contexto de la religiosidad paraguaya ».

Dominguez, Ramiro : « La religiosidad popular paraguaya. Aproximación a los valores del pueblo. »

Bareiro Saguier, Rubén: « Literatura Guaraní del Paraguay, Caracas: Ayacucho, 1980. »

Barret, Rafael: « El dolor paraguayo, Caracas: Ayacucho, 1978. »

Pla, Josefina: « Literatura paraguaya en el siglo XX, Asunción 1976. »

Roa Bastos, Augusto: « Cultura popular en Latinoamérica y creación literaria. »
Sites internet :
http://www.yagua.com.py/
Quotidiens et magazines :
www.abccolor.com.py
www.lanacion.com.py
www.diariopopular.com.py
www.dineroynegocios.com.py


Afin d'obtenir une bonne perspective historique de la culture paraguayenne, je recommande de voir le film « La Mission » de Robert Deniro et Jeremy Irons. Je crois que ce film décrit avec précision certains comportements et évènements qui ont façonné les normes culturelles modernes du Paraguay et ainsi que le comportement social tel que la structure de classes, l'image macho, les attitudes religieuses et les relations avec peuples autochtones

Point de vue canadien :

La situation linguistique du Paraguay est fort probablement l'aspect le plus intéressant et le plus déterminant de sa culture actuelle. Vous trouverez plusieurs documents sur le guarani et le jopara sur Internet.
Le Paraguay étant une très petite nation qui est affligée par des graves problèmes socio-économiques, l'industrie culturelle est actuellement peu prolifique. Pour en savoir plus sur les actualités de la région, vous pouvez consulter le journal électronique www.yagua.com.
Si vous voulez avoir une meilleure idée de la géographie du Paraguay près des frontières argentines et brésiliennes et des événements qui s'y sont produits à l'époque coloniale, le film The Mission (avec Robert Deniro) sur les missions jésuites et les aborigènes guaranis. On y présente entre autres des vues spectaculaires des chutes d'Iguazu.
Il faudra attendre d'être au Paraguay pour profiter de sa gastronomie, puisque les restaurants se font rares à l'étranger, mais il est devenu relativement facile de se procurer de la Yerba mate avec lequel les Paraguayens préparent le tereré, leur thé froid national.
Aussi, un roman historique se déroulant au Paraguay du 19e siècle a récemment été publié chez HarperCollins : The News from Paraguay, de Lili Tuck.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Pour apprécier réellement le Paraguay, vous devez visiter les ruines des jésuites de Paraguarí, San Ignacio Guasu, Santa Rosa, Santiago, San Cosme y Damian, Trinidad del Paraná y Jesus de Tavarangue.

Les cataratas (chutes) del Yguazu que partagent le Brésil, l'Argentine et le Paraguay, Represas de Yacyreta, Chaco et le parc national et les musées.

Dans la capitale, vous pouvez assister à des concerts, lire les quotidiens, voir la télévision et écouter la radio, assister à des parties de soccer, des émissions en direct, aller au cinéma, visiter les mails commerciaux, aller au restaurant, etc.

La cuisine paraguayenne est diversifiée et les Paraguayens aiment la viande, particulièrement l' « asado » ou le barbecue. Vous serez certainement invité par un collègue de travail pour goûter à ses spécialités. Un asado, au Paraguay, est une sorte de dîner informel. Vous ne pouvez pas quitter le Paraguay sans avoir essayé une boisson rafraîchissante appelée « terere » et « mate ». C'est une sorte de thé. Le terere est pris avec de l'eau très froide et bu les après?midi d'été très chauds. Le mate est servi avec de l'eau chaude et est pris le matin. Une autre boisson typique est le « cocido »; boisson préparée à partir de la « yerba mate » à laquelle on ajoute du lait et du sucre et que l'on consomme généralement à la place du café. Je conseillerais aussi la soupe paraguayenne (sopa paraguaya) et le chipa. La soupe paraguayenne étant un pain de maïs fait de farine de maïs, d'œufs et de fromage et ce sera votre première soupe qui n'en est vraiment pas une!

Les heures de repas au Paraguay sont très différentes du Canada. Votre petit déjeuner sera très similaire : café ou cocido, rôtie, confiture, œuf sans bacon ou pain perdu. Le lunch est le repas principal des Paraguayens. Vers 16 ou 17 h, ils prennent une « merienda » ou collation. Le dîner se prend tard en soirée (aux alentours de 21-22 h), et ce n'est pas toujours un repas complet.

Point de vue canadien :

Les journaux quotidiens principaux sont l'Ultima Hora et le ABC color, chacun ayant ses allégeances politiques bien définies.
Le football est de loin le sport le plus populaire au Paraguay et les parties de l'équipe nationale (surtout contre le Brésil!) au stade d'Asuncion sont un attrait pour tout amateur de sport.
Il y a aussi beaucoup de théâtre amateur, autant en ville qu'en région, et il y a fréquemment des soirées dansantes où toute la communauté se réunit. La musique paraguayenne est quant à elle très différente des autres pays latino-américains. En effet, la musique est d'influence très européenne (guitare, harpe, violoncelle), presque sans influence aborigène, brésilienne ou argentine (voir les missions jésuites pour mieux expliquer le phénomène).
À Asuncion, il y a de nombreux petits cafés et bars où l'on présente des concerts intimes, tandis qu'en région on a plus tendance à se rassembler autour du petit comptoir/bar du quartier
À la télévision, par contre, il est difficile d'y trouver des productions typiquement paraguayennes, la majorité de la programmation étant importée d'Argentine, du Brésil et des États-Unis.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

L'un des héros nationaux les plus réputés du Paraguay est Francisco Solano Lopez qui a été le président du Paraguay et dirigeant de la guerre de triple alliance contre l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay. Il est décédé le drapeau dans ses bras en prononçant ses dernières paroles : « Muero por mi Patria (je meurs pour mon pays) ».

Point de vue canadien :

Mis à part le chanteur Luis Alberto del Parana, qui est reconnu pour avoir chanté pour la reine d'Angleterre, et l'équipe de Football qui soulève immanquablement les passions, les héros paraguayens sont généralement des personnages politiques ou militaires ayant participé à la Guerre d'indépendance du Paraguay ou à la Guerre de la Triple Alliance, qui a presque vu la fin de la nation paraguayenne. Le Paraguay est une nation ayant passé de gloire et richesse à l'anéantissement presque total, et ceci en l'espace de quelques années seulement. L'histoire du Paraguay est particulièrement intéressante et très révélatrice pour comprendre les Paraguayens d'aujourd'hui. Il est facile de trouver de bons résumés sur Internet.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Le Canada bénéficie d'une bonne réputation et relation avec le Paraguay. Il existe une grande communauté Mennonite au Manitoba, Canada et une autre dans le nord du Paraguay appelée « Chaco ». Ces communautés mennonites ont des liens étroits et plusieurs de ces membres sont des citoyens canadiens ou paraguayens. La plupart des voyages entre le Canada et le Paraguay sont faits par ces Mennonites. Un grand festival paraguayen a lieu tous les ans à Winnipeg.

Point de vue canadien :

Non, il n'y a pas d'événements historiques marquants qui soient communs entre le Paraguay et le Canada. Les relations entre ces deux nations ont été assez limitées dans le passé, mais les Paraguayens ont généralement une opinion favorable des Canadiens et sont curieux d'en apprendre plus sur eux.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les Paraguayens ont un point de vue positif sur les Canadiens et le Canada. Toutefois, plusieurs Paraguayens voient les Canadiens comme des gens froids, n'ayant pas l'esprit ouvert et libéral. Les Canadiens peuvent ne pas être préparés à confronter les risques dans un pays pauvre et pourraient être la proie de voleurs ou de pickpockets.
Renseignements importants pour les Canadiens :
· Faire TRÈS attention lorsque vous traversez les rues. Les automobiles ont le droit de passage et ne possèdent pas le piéton. Ils l'utilisent en tout temps!
· Les feux de signalisation n'ont pas toujours de signaux pour les piétons. Utilisez les feux de signalisation des véhicules comme guides lorsque vous traversez une rue. N'oubliez pas qui a le droit de passage!
· Soyez très prudents lorsque vous conduisez. Un grand nombre de personnes conduisent alors qu'ils sont saouls. Les feux de signalisation ne sont pas toujours respectés, pas plus que le code de la route. Il est plus sécuritaire de se faire conduire par un local ou d'utiliser un taxi.
· Si vous marchez dans la rue, vous serez indubitablement pris pour un étranger. Ne portez pas un porte?monnaie plein d'argent, mais uniquement ce dont vous avez besoin. Si quelqu'un vous vole, ne résistez pas parce que vous risquez d'être blessé.
· Le téléphone cellulaire est très utile au Paraguay. Vous ne payez pas pour l'appel que vous recevez, seulement pour les appels que vous faites.
· Les gens peuvent être très agressifs au marché. Ils insistent pour vous vendre beaucoup de choses dont vous n'avez pas nécessairement besoin. Cette façon de faire est particulièrement irritante pour les Canadiens qui ne veulent pas être impolis. Les Paraguayens traitent ces personnes d'une façon qui peut sembler dur aux Canadiens.
· À l'aéroport, il existe un grand nombre de personnes qui offre de porter vos baggages, de cirer vos chaussures, de changer votre argent, de vous louer une voiture, etc. Prenez votre temps et choisissez le service que vous désirez. Les gens à l'aéroport acceptent un non poli. Lorsque vous êtes plus à l'aise, vous pouvez accepter l'un des services qu'il vous offre.
· Le terme « motel » au Paraguay désigne un rendez?vous pour amant et non pas un lieu où passer la nuit comme au Canada. Aussi, ne demandez pas à quelqu'un s'il connaît un beau « Motel » où vous pouvez passer la nuit

Point de vue canadien :

Puisque les Paraguayens n'expriment pas facilement leur opinion sur des sujets qui peuvent être perçus comme étant risqué (politique, idéologie), il peut être trop facile de conclure qu'ils n'ont tout simplement pas d'opinion, qu'ils sont superficiels et qu'ils sont facilement manipulables. Il faut comprendre le contexte socio-politique du pays pour mieux comprendre les comportements des Paraguayens.
Aussi, il serait erroné de penser que les opinions politiques sont homogènes en Amérique du Sud, et que tous, par exemple, adhèrent aux idées et aux valeurs révolutionnaires/socialistes d'un Ché Guevara. Bien au contraire, les Paraguayens ont tendance à être généralement assez fermés sur le plan idéologique et à préférer les conservateurs aux partis de gauche.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née dans la partie nord du Paraguay, dans une petite ville nommée Horqueta. Elle est la 11e d'une famille de 12 enfants. Elle a vécu à Horqueta jusqu'à l'âge de 9 ans. Ensuite, elle a déménagé à Asunción, la capitale du Paraguay. Elle a étudié à l'université nationale d'Asuncion, où elle a obtenu un diplôme en gestion hôtelière. Après avoir travaillé dans le domaine, votre interprète culturelle a étudié l'anglais au Canada en 2001 et a décidé d'y émigrer. Elle travaille présentement comme dispensatrice de soins à Ottawa. Votre interprète culturelle parle couramment trois langues, le guarani, l'espagnol et l'anglais et étudie le français.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle est née à Montréal, un enfant unique. Elle a grandi en ville. Elle a poursuivi ses études en psychologie à l'université McGill. Ses études l'ont amenée à l'étranger en 1996 pour la première fois où elle a étudié en Espagne. Par la suite, elle a voyagé au Paraguay où elle a vécu pendant 8 mois. Elle est maintenant revenue au Canada, à Montréal où elle vit depuis 4 ans.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.