Russie, Fédération de la

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Les sujets de conversation neutres pour une première rencontre avec des Russes sont : le sport, la littérature et le temps qu’il fait.

Les sujets à éviter sont : la religion, la politique, l’histoire, la conjoncture socio-économique actuelle de la Russie (comparée aux pays de l’Ouest).

Humour/farces : les Russes ont un sens de l’humour neutre.

Point de vue canadien :

Les Russes ne sont pas habitués aux rapports ouverts et spontanés. Ils prennent le temps de faire connaissance et bâtissent leurs relations personnelles et d’affaires sur une longue relation. Par conséquent, le visiteur doit être patient et s’adapter au rythme « russe ».

Les Russes sont habituellement très hospitaliers et offrent à leurs invités thé, café et même de la vodka, et ce à toute heure du jour. La question des affaires n’est pas le premier sujet dont les Russes veulent discuter, car ils ont avant tout besoin de temps pour se faire une opinion sur l’arrivant.

Il est important de choisir les sujets de discussion en fonction de l’âge, du niveau d’études et de l’expérience internationale de l’interlocuteur russe afin de susciter son intérêt.

Au début, vaut mieux amener dans la discussion avec des hommes des sujets neutres comme le hockey sur glace et autres sports d’hiver (par ex. le ski de fond; le ski alpin n’est pas très populaire). Mais attention ! Même si les hommes russes sont bien informés sur la LNH, ils ne sont pas aussi fanatiques que les Canadiens à l’égard du hockey sur glace.

Au nombre des autres bons sujets susceptibles d’intéresser vos interlocuteurs russes, citons le soccer et le tennis, les animaux de compagnie (beaucoup de Russes aiment les chiens, les chats et les chevaux), des sujets techniques et commerciaux, des commentaires démontrant votre respect et votre admiration à l’égard des réalisations de la Russie (dans la mesure où vous êtes sincère et bien informé); la culture (pour démontrer votre connaissance des artistes et compositeurs russes. Les « dachas » (à l’instar des Canadiens, beaucoup de Russes vivent en ville, mais ont un chalet ou une résidence secondaire à la campagne). La chasse et la pêche sont aussi des sujets qui intéressent vivement les Russes.

Les Russes ont un bon sens de l’humour et apprécient tout particulièrement les anecdotes, surtout celles qui portent sur les politiciens et autres personnes publiques.

Dans la série des sujets de discussion moins neutres, citons la religion, la politique et l’histoire. Ces sujets devraient être évités tant et aussi longtemps que vous ne connaissez pas bien votre interlocuteur. Il faut également éviter les comparaisons désobligeantes entre la Russie par rapport à d’autres pays. Les Russes sont bien conscients des lacunes de la conjoncture actuelle de leur pays, mais ils sont aussi fiers des réalisations de leur pays. De même, les Russes n’apprécient pas que les étrangers fassent l’étalage de leur richesse ou de leurs possessions, sauf les « Nouveaux Russes » – qui forment de plus en plus la classe socio-économique supérieure.

La famille peut constituer un bon sujet de conversation puisque la plupart des Russes sont des parents gâteux, même les mères monoparentales. Par contre, il y a également des hommes qui, après s’être séparés, n’entretiennent plus de contacts réguliers avec leurs enfants.

Les Russes considèrent les cadeaux comme une « marque de respect ». Ces cadeaux peuvent être des cadeaux haut de gamme que l’on donne aux clients pour faire de la promotion (par opposition aux cadeaux souvenirs de touristes), de l’alcool (whisky canadien ou vins) ou, encore, des chocolats (surtout pour les femmes).

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Les critères concernant le contact visuel, la poignée de main et la distance physique à maintenir sont à peu près les mêmes qu’en Amérique du Nord. Le toucher durant la conversation est limité au départ. La gestuelle, les expressions faciales et le ton de voix peuvent être amicaux.

Point de vue canadien :

Les Russes ont tendance à être protocolaires avec tous les nouveaux contacts et plus particulièrement avec les étrangers qu’ils connaissent peu faute d’avoir voyagé à l’étranger. Lorsque la communication se fait par l’intermédiaire d’un interprète, comme cela est souvent le cas, la difficulté est plus grande pour les deux parties de tenir une bonne discussion.

Une bonne poignée de main constitue pour les Russes la façon la plus courante de se saluer à l’arrivée et au départ, même entre les gens qui se voient chaque jour. Au salut amical et ouvert s’ajoute un bon contact visuel. Les Russes maintiennent à peu près la même distance que les Canadiens lorsqu’ils parlent à une personne.

Il faut éviter de donner une poignée de main lorsque vous vous trouvez dans une embrasure de porte, car cela pourrait être perçu comme un présage de malheur. Lorsque vous rendez visite à une personne chez elle ou dans un bureau, vous devez traverser la pièce ou, encore, attendre que l’autre personne traverse la pièce avant de lui tendre la main.

Les Russes se touchent peu (autrement que par la poignée de main). Ils ne se permettent de toucher que les personnes qui leur sont très proches. Dans de tels cas, ils se saluent à l’arrivée et au départ en se donnant la bise sur les joues (trois bises). La bise entre hommes est assez rare, mais normale entre hommes et femmes et occasionnelle entre femmes.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les manifestations d’émotions publiques sont acceptables – l’ampleur de telles manifestations en Russie est comparable à celle des pays latins/méditerranéens (c.-à-d. plus marquées).

Point de vue canadien :

Les manifestations de marques d’affection, de colère ou d’autres émotions en public sont acceptables et courantes. L’étranger qui participe à des activités sociales où l’on sert de l’alcool, une fois accepté dans le groupe, peut s’attendre à recevoir des manifestations de marques d’affection. Ces marques peuvent être physiques et prendre la forme d’une étreinte ou être verbales et souvent élogieuses envers la ou les personnes choisies.

Les manifestations de colère en public, y compris dans le milieu de travail, ne sont pas courantes, mais elles se produisent quand même à l’occasion. Certains gestionnaires russes ont un style de gestion plutôt dictatorial et n’hésitent pas à réprimander leurs employés devant les autres. De même, pendant les négociations les esprits peuvent avoir tendance à surchauffer et le ton peut monter. Même si les Russes peuvent parfois sembler bourrus et sérieux, le visiteur étranger doit rester calme et souriant, et utiliser au besoin un ton de voix plus fort pour faire valoir son point. Les Russes ont du respect à l’endroit des personnes qui s’affirment.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Pour le bureau, le code vestimentaire des hommes et des femmes correspond au code conservateur/officiel en Amérique du Nord.

Généralement, on s’adresse à un collègue ou à son supérieur par son nom patronymique. Ce nom correspond au prénom du père. Par exemple, le prénom de Ravil Abdulbyarovich serait Ravil et Abdulbyar serait le nom de son père. Dans le cas d’une femme, le même principe s’applique, à la différence que l’on dirait « OVNA » ou « EVNA » plutôt que « OVICH » qui s’applique aux hommes. Ainsi, la fille de Ravil serait appelée, par exemple, Polina Ravilevna. On peut également s’adresser à une personne en disant « Gospadin » (Monsieur) ou « Gospazha » (Madame).

Entre parents, amis proches, collègues de travail et parfois même avec des employés subalternes, on modifie le nom de baptême par un petit nom comme, par exemple, Sasha pour Alexander, Mila pour Ludmila, Vova pour Vladimir et Geniya pour Evgueniy.

La langue russe a comme le français une façon différente d’exprimer le respect selon le pronom utilisé. Dans les situations officielles, on utilise « vy » tandis qu’entre amis on utilise le « ty ».

La ponctualité et la productivité ne sont pas des points forts en Russie, mais la situation s’améliore peu à peu.

Point de vue canadien :

La Russie est encore un pays fortement porté sur les conventions – au bureau et dans les activités officielles, les hommes doivent porter chemise, cravate et veston de couleur foncée (plus classique). Les femmes russes, et plus particulièrement les jeunes, s’habillent à la mode et même dans certains cas d’une façon plus provocante que les Canadiennes. Les femmes qui visitent la Russie doivent porter des vêtements à la mode, mais quand même conventionnels.

Les étrangers doivent être conscients qu’il est considéré impoli en Russie de s’adresser aux gens qu’on connaît peu en utilisant leur nom de baptême. Il existe deux formes respectueuses de s’adresser aux gens :

a) Dans les noms russes, le second prénom est traditionnellement le nom « patronymique » c’est-à-dire le nom dérivé du prénom du père. Par exemple, pour Ivan Ivanovich Nikitin, le prénom est Ivan, le nom de famille est Nikitin et le second prénom (otchestvo pour prénom du père) est Ivanovich, qui signifie dans le présent cas le fils d’Ivan. La façon polie de s’adresser à un homme russe est d’utiliser son prénom et son nom patronymique soit Ivan Ivanovich dans l’exemple ci-haut donné. Dans le cas d’une femme, on dirait Anna Ivanova.

b) Gospadin (homme) et gospadina (femme) sont les mots qui correspondent le plus à Monsieur et Madame. Ils sont surtout utilisés au pluriel pour s’adresser à un groupe de personnes. Entre les deux façons, la première est la plus indiquée lorsque l’on s’adresse à une autre personne.

On peut s’adresser aux amis, collègues de travail et employés subalternes en utilisant le diminutif du nom de baptême. Par exemple, la mère de Nikolai peut appeler son fils Kolya ou Kolenka; Alexander – Alik ou Sasha; Dmitri - Mitka, Mitya. Pour les femmes, Yekatarina devient Katya; Alexandra – Sasha; Ludmila – Mila ou Lucie.

À l’instar de bien d’autres langues européennes, la langue russe laisse un choix dans la façon de s’adresser à une personne, soit le ty (tu –forme plus familière) et le vy (vous – plus officiel). Les étrangers qui ont étudié le russe ont sûrement appris à faire cette distinction, et je n’en discuterai pas plus en détail dans ma réponse. Pour un étranger qui ne connaît que quelques phrases en russe, il faut en cas de doute utiliser le « vy » lorsque l’on s’adresse à des Russes.

L’attitude envers l’assiduité, la ponctualité et l’éthique professionnelle sont en train de changer en Russie. Auparavant, les Russes (surtout les hommes) avaient une attitude plutôt cavalière mais cela est en train de changer. Il y a d’ailleurs un proverbe russe qui dit « il a fallu beaucoup de temps pour monter en selle, mais maintenant notre cheval court très vite! ».

De plus en plus, l’importance accordée à l’éthique professionnelle et aux délais se rapproche de l’idéal occidental, surtout parmi les jeunes employés.

Pour le visiteur, il est préférable d’être ponctuel et de respecter ses engagements professionnels. Vous serez ainsi mieux respecté.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les Russes recherchent les mêmes qualités de leadership chez un superviseur/directeur local que chez un superviseur/directeur expatrié: expérience/connaissances, confiance, bonne capacité de communiquer/de s’affirmer, bonnes relations interpersonnelles.

Vous pourriez avoir de la difficulté à découvrir comment votre personnel vous perçoit. Les Russes ont tendance à ne donner que les bonnes nouvelles et des compliments – même s’ils ne sont pas tout à fait sincères. L’établissement d’un climat de confiance favorisera peu à peu la communication et éventuellement vous permettra d’obtenir une rétroaction.

Point de vue canadien :

Les employés russes apprécient le leadership, l’expertise et l’expérience de leur supérieur ainsi que l’intérêt sincère qu’il leur porte. L’expatrié doit avoir les mêmes qualités que le supérieur russe et plus particulièrement lorsque son mandat est de former les employés russes pour qu’ils assument éventuellement un rôle plus important.

Les Russes s’habituent rapidement à travailler avec des expatriés. Ils sont ouverts d’esprit et intéressés à apprendre, même si l’écart est plus souvent qu’autrement grand aux niveaux de l’expertise et de la rémunération. L’expatrié devra investir beaucoup d’efforts pour arriver à obtenir de la rétroaction sur sa performance personnelle. Les Russes ne sont pas très portés à ce genre de confidence, et moins encore lorsqu’elles sont négatives. Les Russes ont tendance à répondre ce que leur interlocuteur veut entendre. Un expatrié pourra avoir l’assurance qu’il est accepté de ses employés russes si ceux-ci l’invitent à se joindre à eux dans leurs activités sociales.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Même si les entreprises russes fonctionnent de plus en plus comme celles de l’Ouest, le processus de prise de décision suit encore l’ancien style, soit du haut vers le bas. Les nouveaux styles de délégation du pouvoir sont graduellement mis en place. Les idées proviennent de tous les niveaux de l’entreprise et il est convenable de consulter son superviseur pour obtenir de la rétroaction.

Point de vue canadien :

Dans les organismes russes, le processus de prise de décision change actuellement du tout au tout. Il n’existait au pays aucune entité appartenant à des intérêts étrangers et ni petite et moyenne entreprise (PME) avant 1991-1992. Avant cette année-là, toutes les organisations russes, petites et grandes, faisaient partie d’une vaste « entité » du gouvernement central. Elles rendaient compte de leurs activités aux différents niveaux hiérarchiques formant la « bureaucratie » et il s’ensuivait un nombre infini de règles et de règlements (codes, normes, pratiques et formulaires).

La plupart des industries et des commerces de la Russie sont totalement ou partiellement privatisés (ou en voie de l’être). Des PME sont créées et des sociétés étrangères entrent rapidement sur le marché. Tous ces changements marquent tous les secteurs de l’économie, donnant lieu à des bouleversements dans le milieu de travail. Toutefois, il est plus courant en Russie que dans les pays occidentaux que les décisions soient prises aux plus hauts niveaux de la hiérarchie.

En ce qui concerne la création d’idées et leur communication vers le bas par les superviseurs, la situation est assez semblable à celle des organismes canadiens. Les idées sont générées tant par les employés que par les membres de la direction. Les idées venant des employés doivent être développées (approuvées) par différents niveaux de la direction, selon leur importance. Pour les sujets relatifs au travail, la rétroaction régulière constitue la norme. Toutefois, la rétroaction concernant la performance personnelle n’est que sporadiquement fournie.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :


Égalité des sexes :
D’une façon générale, les femmes ne sont pas considérées ni traitées sur une base d’égalité avec les hommes et la plupart occupent des postes subalternes à ceux des hommes.

Classe sociale :
Les anciennes idéologies russes n’étaient pas compatibles avec le communisme. Sous ce régime, des privilèges étaient quand même accordés selon le statut de la personne auprès du parti au pouvoir. Aujourd’hui, ce sont les « nouveaux Russes » qui cherchent à obtenir ces privilèges.

Religion :
L’Église orthodoxe russe redevient la religion dominante en Russie. Toutefois, la majorité des Russes ne sont pas de fervents pratiquants. Quant aux autres religions (juive, islamique, bouddhiste), elles sont ignorées ou évitées.

Groupe ethnique :
Bon nombre de Russes sont xénophobes et le racisme est plus courant en Russie que dans les pays de l’Ouest.

Point de vue canadien :

Il existe en Russie de la discrimination fondée sur la race et sur d’autres facteurs. Il y a également beaucoup de chemin à faire avant que soit accepté le principe de traitement égal.

Égalité des sexes :
Les femmes russes sont souvent qualifiées de « cou de la Russie ». C’est le cou qui soutient la tête et le cerveau (en l’occurrence les hommes) qui détermine de quel côté se tourne la tête !!! Les femmes d’un certain âge, et plus particulièrement les « babushkas » sont hautement respectées et écoutées. Toutefois, même si la Russie a longtemps été considérée comme un modèle d’émancipation des femmes (on y trouvait en effet beaucoup de femmes professionnelles bien avant que le phénomène se retrouve dans les pays de l’Ouest et avant la participation des femmes aux combats de la Deuxième Guerre mondiale), il n’en demeure pas moins qu’elles ne sont pas toujours traitées sur un pied d’égalité avec les hommes.

L’homosexualité n’est pas vraiment acceptée et peut même susciter des réactions négatives.

Religion :
L’Église orthodoxe russe est la religion du pays et c’est d’ailleurs le calendrier orthodoxe qui détermine les congés religieux. La Pâque orthodoxe et Noël (qui n’est pas un congé férié) et autres fêtes chrétiennes sont célébrées environ deux semaines plus tard que dans les pays de l’Ouest.

Le Judaïsme, l’Islam et le Catholicisme sont les autres religions assez populaires en Russie. Durant la période communiste, la pratique de la religion n’était pas encouragée et elle demeure un sujet que la plupart des Russes considèrent comme étant aujourd’hui assez personnel.

Au cours des dernières années, l’Église orthodoxe a repris en popularité et compte de plus en plus de jeunes parmi ses fidèles. Il y a eu des cas où l’Église orthodoxe s’est carrément montrée hostile aux nouvelles religions venues des pays de l’Ouest.

Classe sociale :
Pour les Russes, la classe sociale est généralement synonyme de pouvoir (en ce qui concerne la hiérarchie gouvernementale). Toutefois, l’argent (les nouveaux Russes) est rapidement en train de surpasser l’influence de la classe sociale.

Origine ethnique :
En URSS, la culture slave était la culture dominante et la discrimination était faite et est encore faite à l’endroit des Russes provenant des régions qu’on appelle aujourd’hui les « républiques du sud » comme, par exemple, le Kazakhstan, la Géorgie, etc. Les étrangers à la peau foncée font aussi l’objet de discrimination. Il s’est produit quelques incidents isolés d’antisémitisme et la discrimination religieuse est sur le point de devenir aussi courante que la discrimination ethnique.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

En Russie, il est important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de tenter de faire des affaires avec cette personne. Un climat de confiance et un échange de bons procédés faciliteront la relation dans un environnement actuellement assez difficile.

On peut profiter d’activités sociales comme les fêtes de bureau, les dîners, etc. pour établir de bonnes relations personnelles avec des Russes. Il est toujours de mise d’apporter de petits présents lorsque vous êtes invité à des célébrations telles que fêtes d’anniversaires, jubilés, etc.

Point de vue canadien :

Pour la plupart des Russes, il est important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire affaire avec cette personne. Cette relation pourra plus rapidement s’établir si vous participez à des activités sociales, comme les célébrations d’anniversaires de naissance ou d’années de service organisées au bureau, où tous les employés du bureau se rassemblent pour parler, prendre un verre et faire des toasts. Les Russes aiment aussi recevoir à la maison. Si on vous invite, vous aurez ainsi une occasion toute choisie d’établir une relation personnelle. La coutume est que l’invité apporte un petit cadeau à ses hôtes, comme des fleurs, des aliments ou une bouteille d’alcool.

En Russie, les fleurs sont un cadeau très populaire tant pour les hommes que pour les femmes – les Russes présentent de gros bouquets à diverses occasions, que ce soit pour les anniversaires de naissance, les jubilés, les journées consacrées à des noms de femmes (Vera, Luba, Nadia, etc.). Le nombre de fleurs que contient le bouquet est important – un nombre pair de fleurs pour les occasions tristes (comme des funérailles) et un nombre impair pour les autres occasions.

Une invitation à souper au restaurant est un excellent moyen de briser la glace avec les clients. Les Russes plus âgés se font généralement accompagner par leur femme à de tels soupers.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Oui, des attentes peuvent se créer. La culture et l’éthique commerciales de l’Ouest commencent à peine à être appliquées en Russie. Par exemple, les agences de recrutement de personnel n’existent en Russie que depuis une dizaine d’années environ et ce, seulement dans les grandes villes. Dans le système soviétique, les employés sont recrutés par le truchement de bases de données personnelles, de réseaux de contacts (amis, parents, contacts personnels) ou par le truchement d’annonces. Les salaires étaient fixés mais jamais en fonction de la performance. Actuellement, la situation évolue rapidement. Certaines sociétés/personnes sont beaucoup plus avancées dans ce processus que d’autres.

Point de vue canadien :

Les Russes accordent beaucoup d’importance aux relations personnelles et s’attendent à la réciprocité. Il faut par contre éviter à tout prix le favoritisme, et plus particulièrement lorsque celui-ci ne sert pas les meilleurs intérêts de l’organisation. Le mauvais choix découlant du favoritisme peuvent miner le respect que vous porteront vos employés russes.

L’embauche d’employés et de fournisseurs recommandés personnellement par des employés de confiance peut constituer un bon moyen de s’assurer que le travail sera bien fait. Toutefois, le choix des employés et des fournisseurs doit quand même se fonder sur des critères de performance.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Comme en Amérique du Nord, la meilleure approche dans un tel cas est de discuter de la situation directement et en privé avec son collègue. Il ne faut pas faire intervenir d’autres personnes dans le conflit sauf si les deux parties ne réussissent vraiment pas à s’entendre.

Il n’est pas toujours facile de savoir qu’on a offensé un collègue. Il faut établir un bon lien de confiance/une bonne relation, autrement, il est fort probable qu’on ne vous dira rien et que la relation sera affectée.

Point de vue canadien :

Même si les Russes sont généralement portés à exprimer leurs critiques en public, il est préférable de confronter directement et en privé la personne avec qui vous avez un problème et ce, dans les meilleurs délais.

Avant les récents changements politiques que nous connaissons, les Russes n’étaient pas encouragés à exprimer le fond de leur pensée. Par conséquent, on ne peut pas toujours s’attendre aujourd’hui à ce que les Russes nous parlent en toute franchise. Ici encore, plus la relation sera personnelle et fondée sur la confiance, plus l’interaction avec votre collègue russe sera ouverte et franche.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Les employés russes sont motivés à peu près par les mêmes choses qui motivent les employés en Amérique du Nord. Les employés russes, plus particulièrement les plus âgés, entretiennent peu d’attentes à l’égard des conditions de travail et du salaire.

Sous l’ancien régime économique, la bonne performance au travail n’était pas récompensée. Cette situation mine encore la motivation et les ambitions des employés.

Point de vue canadien :

La satisfaction professionnelle, le dévouement, l’argent, la loyauté, les bonnes conditions de travail et la crainte de l’échec motivent bien sûr les employés russes à bien faire leur travail. Toutefois, tout comme au Canada, la mesure dans laquelle ces éléments motivent les différents employés variera d’une personne à une autre, et en grande partie en fonction de son âge. Les Russes plus jeunes seront surtout motivés par l’argent et les perspectives d’avancement (et plus particulièrement les affectations à l’étranger). Quant aux Russes d’un certain âge, ils sont bien sûr motivés par l’argent et ont encore de la loyauté à l’endroit de l’employeur, mais ils accordent aussi de l’importance à la satisfaction professionnelle et au respect.

Il faut aussi savoir que même si les salaires d’un bon nombre de jeunes professionnels russes se situent dans la moyenne élevée des salaires versés dans les autres pays, le salaire mensuel de la plupart des travailleurs russes se situe en deçà de 500 $ US.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Livres : James Billington, The Face of Russia; Valentin Pikulj, Evil Power (qui traite de Grigory Rasputin et de son temps – début du XXe siècle); Valentin Pikulj, Favorite (La Russie sous le règne de Catherine la Grande – milieu du XVIIIe siècle); Boris Akunin, Turkish Gambit (guerres entre la Russie et la Turquie au milieu du XIXe siècle); Mikhail Bulgakov, White Guard (guerre civile russe de 1917-1922); et Tynianov Kukhlya (révolution de décembre 1825).

Films : « Siberian Barber » – Directeur N.Mikhalkov (Russie à la fin du XIXe siècle); « Est – West » – Directeur Regis Wargnier (URSS en 1947); « Autumn Marathon » – Directeur G.Danelia (comédie, URSS au milieu des années 1980); et « Love and Pigeons » – Directeur V.Menjshov (comédie, URSS au milieu des années 1980).

Musique / classique : Tchaikovsky – Concerto pour piano no 1; Tchaikovsky – « Lac des cygnes » et le ballet « Casse-Noisette »; Tchaikovsky – opéra « Eugeniy Oneguin »; Tchaikovsky – Symphonie no 6; Rachmaninov – Concertos pour piano nos 2 et 3; Glinka – opéra « Ivan Susanin »; Prokofiev – ballets « Romeo et Juliet » et « Cendrillon »; Borodin – opéra « Kniaz Igor » et Rimsky-Korsakov symphonie « Shachirizada ».

Musique / folk : Folk Band « Ivan Kupala »; Boys Choir – Directeur Popov; et orchestre de danse d’Igor Moisseyev.

Musique pop : Groupes - A-Studio, Time Machine, Gorky Park et DDT; chanteurs - Konstantin Nikolsky, Valery Meladze et Alsu.

Sites Web : pour l’actualité, les affaires et les sports - www.rbc.ru (version en anglais disponible) – et www.gazeta.ru (version en anglais disponible)

Point de vue canadien :

Il existe des centaines et des centaines de livres, de restaurants, etc. à découvrir en Russie. Ceux qui sont énumérés ci-dessous sont parmi mes préférés.

Les professeurs de russe et les interprètes constituent d’excellents « interprètes culturels ». Les Russes sont très fiers de leur pays, et plus particulièrement de leur culture. La plupart des Russes aiment beaucoup parler de ce sujet avec des étrangers.

Livres : The Xenophobe’s Guide to the Russians par Vladimir Zhelvis (Juillet 2001); The Routledge Atlas of Russian History – from 800 BC to the present day (Routledge, 3e éd. Nov. 2002); And Quiet Flows the Vodka, When Pushkin Comes to Shove: The Curmudgeon’s Guide to Russian Literature & Culture or With the Devil’s Dictionary of Received Ideas par Andrew Sobesednikov; The Heart of a Dog par Mikhali Bulgakov (1968); The Twelve Chairs par Ilf & Petrov, 1928 (Vintage Russian Library); et The Penguin Book of Russian Short Stories édité par David Richards (Un recueil des meilleures nouvelles d’écrivains russes du 19e et du 20 e siècle, dont Gorky, Chekov, Gogol, Pushkin.

Musique : La musique des compositeurs russes classiques. Mes préférés sont : le concerto pour violon de Tchaïkovski; le deuxième concerto pour piano de Rachmaninov et « Pictures at an Exhibition » de Mussorgsky.

Cuisine : J’aime beaucoup les mets russes et géorgiens à base de champignons et de crème sûre, de haricots et de noix/aubergine. La famille aime aussi beaucoup les mets traditionnels russes à base de poisson (caviar, esturgeon) et de viande (poulet, etc.).

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Voici quelques programmes d’actualité et d’affaires courantes que je vous recommande : sur le canal « ORT » – « Vremya » (Time) tous les jours à 21 h (heure de Moscou); sur le canal « RTR » – « Vesti » (émission d’actualité) à 23 h; et sur le canal « NTV » – « Segodnya » (Today) à 22 h tous les jours.

Mets : Hors d’oeuvre froids : Marinades russes (concombres, chou, champignons, tomates); Esturgeon fumé / Saumon fumé; Hareng avec pommes de terre; Salade de viande (appelée « Olivier » ou « Stolichniy »); Satsivi (cuisine géorgienne: poulet avec noix épicées et sauce) et Lobio (cuisine géorgienne : haricots épicés et sauce). Hors d’oeuvre chauds : Crêpes avec caviar (caviar rouge et (ou) caviar noir). Soupes : Borch (soupe aux betteraves); Solianka (viande avec gombo, poulet, bacon, porc, boeuf et saucisse) etc. Autres mets typiques : Pelmeni (boulettes de pâte– peuvent être farcies avec du boeuf, du porc, de l’agneau, du saumon ou des champignons); brochette d’esturgeon (aussi de boeuf, de porc, d’agneau) et pot-au-feu. Desserts : glaces, gâteaux (aux pommes, aux cerises, aux fraises, au cassis) et baklava (cuisine d’Azerbaïdjan ou d’Uzbek).

Restaurants : Moscou - « Café Pushkin » – cuisine et service supérieurs –cuisine russe; « Shenok » –cuisine ukrainienne; « Ermak » –cuisine russe; « U Pirosmani » – cuisine géorgienne; et « White Sun of Desert » – cuisine Uzbek.

Lieux à visiter : À Moscou - Kremlin; Palais des armures (Kremlin); Diamond Fund (Kremlin); théâtre Bolshoy; galerie d’art Tretyakov; musée Pushkin (galerie d’art); panorama Borodino; marché de souvenirs de Izmaylovo; parc zoologique Gorky et diverses activités sportives (soccer, hockey sur glace, basketball, volleyball, patinage artistique, natation, etc.). À St.Petersburg - Hermitage; théâtre Mariinsky (opéra, ballet); Palais d’Hiver; village Pavlovsk; village Pushkin ; Peterhoff; Kunstkamera et le Musée russe.

Point de vue canadien :

Lieux à visiter : Moscou et St. Pétersbourg regorgent de lieux culturels et historiques à visiter, dont des galeries d’art, des théâtres, des monuments, des musées, des parcs, etc. Même les villes moins importantes comptent beaucoup d’attraits culturels (par ex. Yuzno-Sakhalinsk dans la partie extrême Est de la Russie a le théâtre Chekov – Chekov a séjourné dans cette ville!). Il est impossible de dresser une liste complète de tous les endroits à visiter en Russie, mais je vous présente néanmoins une courte liste de mes préférences.

St. Pétersbourg : Hermitage; Winter Palace; Musée russe; Cathédrale St. Isaac; Forteresse de Pierre et Paul; le bateau-taxi sur la rivière Neva et ses canaux ; Peterhof; le village Pushkin; les marchés alimentaires (reenoks), etc.

Moscou : galeries d’art Puskin & Tretyakov; Kremlin; théâtres Bolyshoi, Mali et Satiricon. Salles de concert - Tchaikovsky et Conservatoire. Cimetière Novodeivichi (où se trouvent les dépouilles de grands personnages russes); la cathédrale Christ the Kihn; marchés alimentaires et autres (reenoks).

Environs de Moscou : Yasnaya Polyana – domaine de Tolstoy; Klin – domaine de Tchaïkovski.

Restaurants : C’est toujours un peu risqué de recommander des restaurants à moins d’y avoir mangé la veille !! En effet, la qualité du service et de la nourriture peut baisser rapidement et plus particulièrement dans la nouvelle Russie. Mes deux incontournables sont : U Pirosmani (cuisine géorgienne) – Moscou; Grand Hôtel Europe (cuisine russe et internationale)– St. Pétersbourg. On trouve maintenant partout en Russie des restaurants de grandes chaînes nord-américaines et européennes, dont McDonald’s, Pizza Hut et autres.

Quotidiens/magazines/sites Internet (versions en langue anglaise) : Moscow Times – (Quotidien). Version en ligne : http://www.themoscowtimes.com; The St. Petersburg Times (Quotidien). Version en ligne ; http://www.sptimesrussia.com; Vladivostok News (hebdomadaire) : http://vn.vladnews.ru; Russian Life Magazine (bimensuel) : http//www.rispubs.com/ine; Russia To-day (site Web) : http://www.einnews.com/russia/ et The Canada – Russia Business Forum : http://www.canada-russia.com/.

Films : Burnt by the Sun (1994) – réalisateur et figurant principal : Nikita Mikhalkov; Battleship Potemkin (1925) de Sergei Eisenstein (un classique!!)

Télévision : Toutes les émissions télévisées sont présentées en langue russe, y compris les films étrangers qui sont pour la plupart présentés en version doublée. La télévision présente également des bulletins d’actualité et des émissions d’affaires publiques qui nous tiennent bien au courant de l’actualité. Selon la région, les deux séries suivantes sont probablement encore présentées, peut être aussi en reprise : (série sur les policiers et les voleurs, dans le pur style russe) « The Streets of Broken Lamps » (sur la police de St-Pétersbourg) et « National Security Service Agent » (activités du KGB).

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Pierre le Grand – homme d’une personnalité exceptionnelle et leader de grand talent qui sous son règne a favorisé le développement économique et culturel de la Russie. Il a appliqué avec succès des politiques intérieures et extérieures, établi St.Petersburg, réorganisé l’armée russe et mis en place la marine russe.
Marshall Kutuzov – a empêché l’invasion de l’armée de Napoléon en 1812.
Marshall Zhukov – le fameux commandant militaire de la Deuxième Guerre mondiale.
Yuri Gagarin – le premier astronaute (1961).
Mikhail Gorbachev – a guidé le pays dans la démocratie et la « Perestroyka ».
Sports : Lev Yashin – soccer, Irina Rodnina – patinage artistique, Valery Kharlamov, Pavel Bure – hockey, Valery Brummel – sauts, Valery Borzov – course de vitesse, Evgeny Kafelnikov – tennis, Garry Kasparov - échecs.
Affaires : Vladimir Potanin – groupe Norilsky Nickel & Interros.
Secteur scientifique : Dmitry Sakharov – un scientifique et dissident qui a vécu 7 ans en exil au cours des années 1980 à cause de son opposition au programme nucléaire de l’URSS.

Par leurs accomplissements insignes, ces héros ont permis à la Russie de se développer politiquement, socialement et économiquement. Le pays a également acquis une certaine impulsion et a découvert de nouvelles perspectives de croissance. Ils ont ouvert de nouveaux horizons au pays. Grâce à leur bon travail, « leur Russie » est devenue plus populaire et plus respectée aux quatre coins du monde. Leur héritage continue d’inspirer notre patriotisme et à unir le pays.

Point de vue canadien :

La Russie, un leader mondial à de nombreux niveaux, compte une très longue liste de héros historiques et de héros actuels (et d’héroïnes dans une moins grande mesure). Comme on peut s’y attendre, nombre de ces héros sont associés à l’amour qu’ont les Russes pour la culture et la puissance. Toutefois, le choix des héros (et des héroïnes) varie selon l’âge, mais il comprend généralement les héros et héroïnes suivants :

Politiciens : Putin jouit actuellement d’une grande popularité et est perçu comme un leader solide et rassembleur. Staline (malgré ses « excès » bien connus ) est encore littéralement vénéré pour son leadership et sa victoire durant la Deuxième Guerre mondiale ; Lénine – le père du communisme.

Artistes (poètes, écrivains, musiciens, interprètes, peintres, etc.) : particulièrement de la période romantique, mais aussi des artistes du 20e siècle et de la période contemporaine. Au nombre de ces artistes, citons : Pushkin, Mayakovsky, Akmatova (Anna), Chekov, Dostoevsky, Bulgakov, Pasternak, Tchaïkovski, Mussorsky, Oistrakh, Richter, Repin, et bien d’autres si l’on considère toute la richesse de la culture russe.

Héros de la deuxième guerre mondiale (Marshall Georgi Zhukov) ; explorateurs (Gargarin) ; scientifiques (Mendeleyev)...et autres.

Les jeunes Russes admirent également les grands hommes d’affaires contemporains, les artistes, y compris des groupes des pays de l’Ouest, les athlètes.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Je ne me souviens d’aucun incident dans l’histoire de nos deux pays qui pourrait avoir une incidence sur les relations d’affaires et sur les relations personnelles. Le hockey sur glace est une passion que partagent nos deux pays. Le plus récent match s’est déroulé à Salt Lake City dans le cadre des Jeux olympiques de 2002. La Russie s’est inclinée devant le Canada aux demi-finales. Le Canada a affronté en finale les États-Unis et a mérité la médaille d’or à 5 contre 2. La compétition Russie-Canada en patinage artistique suscite également beaucoup de passion et réserve de temps à autre des surprises.

Point de vue canadien :

Les quelques liens historiques entre le Canada et la Russie sont présentés ci-après. Aucun de ces liens n’a une incidence négative sur les relations sociales ou professionnelles, mais ils constituent de bons sujets de conversation et même une bonne entrée en matière pour parler du Canada aux Russes.

A) Le lien le plus notoire entre les deux pays est probablement la Ligue nationale de hockey ainsi que les grands joueurs de hockey russes qui jouent maintenant dans des équipes canadiennes. Les parties de hockey où se sont affrontées les équipes russe et canadienne constituent de grands moments, entre autre celle de 1972 où l’équipe canadienne a remporté les honneurs.

B) Depuis 1991, beaucoup de Russes ont immigré au Canada et se sont installés dans les grandes villes. Le Canada profite de leurs excellentes compétences (et de la richesse de leur culture).

C) Les premiers immigrants russes au Canada (à la fin du 19e siècle) étaient associés à la secte des Dukhobors. Leurs coûts d’émigration ont été assumés par Leo Tolstoy. Des descendants de ces immigrants russes vivent dans l’ouest canadien.

D) Aux Jeux d’hiver de 2002, dans la discipline du patinage artistique, la médaille d’or a été attribuée au couple russe et la médaille d’argent au couple canadien. Ce classement a été contesté et éventuellement renversé. Le couple de patineurs canadiens a finalement lui aussi reçu la médaille d’or.

E) Le récital du pianiste Glenn Gould au Conservatoire de Moscou en 1957. Les critiques russes avaient alors acclamé Glenn Gould pour la perfection de sa technique.

F) Nombre de co-entreprises canado-russes dont SNC– Lavalin (dans le secteur du pétrole et du gaz), CANstroy (maisons préfabriquées), et autres coopérations découlant de la visite d’Équipe Canada en Russie en 2002.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Il y a certains aspects concernant la Russie qui préoccupent la plupart des pays et des cultures :

Criminalité : même si la «mafia russe » est connue internationalement depuis les dix à douze dernières années, il est important de savoir que le portrait social du Russe typique n’a rien à voir avec l’agression et la violence. Au cours des dix dernières années, la Russie a connu une importante transformation sociale. Beaucoup de Russes ont perdu leur emploi, leur maison et ont connu la faim et le froid. L’ancien système de distribution de la richesse s’est effondré, plaçant les Russes dans une position où ils devaient s’adapter à une nouvelle réalité. L’adaptation n’a pas été facile pour tous et certains ont perçu la criminalité comme le seul moyen de survie. Mais la situation s’améliore. Le système judiciaire russe s’améliore de jour en jour. L’État perçoit plus de taxes et la militsya (la police russe) bénéficie de plus de fonds. De nos jours, les assistés sociaux obtiennent un meilleur soutien de l’État.

Guerre en Ttéchénie – qui a cours depuis 1994 – soit depuis déjà huit ans ! La population russe n’appuie pas en général la politique du Kremlin dans les Caucases.

En guise de conclusion : Les Russes sont des gens hospitaliers, ouverts et amicaux. Le pays, sa population et son héritage culturel offrent des centaines de raisons d’apprécier son séjour en Russie.

Il n’y a pas beaucoup de Russes qui parlent une langue étrangère. Je ne connais pas le chiffre précis, mais je dirais que seulement 3 à 5 % des Russes peuvent s’exprimer dans une autre langue (essentiellement en anglais). Je vous conseille donc d’apprendre le Russe – vous pourrez mieux comprendre le pays et également vous adapter plus facilement à la culture russe.

Point de vue canadien :

La première réaction de beaucoup de Canadiens qui constatent les niveaux élevés de pauvreté et de dégradation (et plus particulièrement de l’infrastructure). L’argent est le seul ingrédient manquant – les niveaux d’instruction, de créativité et d’ingénuité sont très élevés.

Souvent les Canadiens perçoivent les Russes comme étant tapageurs et brusques. Il est vrai que les Russes sont plus tapageurs que les Canadiens et qu’ils se plaisent dans des rassemblements bruyants, mais leurs manières et leur affabilité font contrepoids.

L’alcool joue en Russie un rôle plus important dans les relations sociales et d’affaires qu’au Canada. Certains Canadiens croient qu’il faut prendre « une bonne brosse » avec un Russe pour arriver à faire plus ample connaissance. Les jeunes Russes sont aujourd’hui plus conscients que ce type de comportement est antisocial et mauvais pour la santé, d’autant plus que les ressortissants des pays de l’Ouest ne boivent pas ou boivent d’une façon modérée. Les Russes sont encore très hospitaliers et obligeants lorsqu’ils connaissent vos préférences.

Il y a aussi la perception qu’il manque de respect pour l’ordre et la loi. Cette affirmation est partiellement vraie, mais la situation n’est pas aussi mauvaise que la presse le laisse entendre. La corruption est très répandue. Le système juridique russe n’est pas rodé et il n’est pas aussi prévisible et objectif que les systèmes des pays de l’Ouest.

La criminalité, y compris les homicides à forfait, le kidnapping et l’intimidation, est habituellement le fait de personnes au pouvoir, de personnes qui détiennent les ficelles de l’influence, et dans certains cas aussi aux entreprises criminelles et à la « mafia russe ».

Les crimes contre la personne et la propriété constituent un facteur. La plupart des villes russes étant très populeuses (Moscou a une population d’environ 11 millions), on peut s’attendre un peu à tout. Il faut donc prendre nos précautions comme dans toutes les autres grandes villes du monde et éviter de porter des bijoux dispendieux lorsque l’on se balade dans la rue, etc.

Souvent les Canadiens se méfient des hommes d’affaires russes. Cette attitude peut remonter au temps de la Guerre froide, mais elle tire probablement plus sa source des récents reportages faits sur le non respect des lois en Russie (voir paragraphes précédents).

En affaires, les Russes sont aussi honnêtes que les Canadiens.

Toutefois, en Russie comme ailleurs il faut faire preuve de diligence en affaires, évaluer les risques, bien faire ses papiers et respecter son associé. Mieux vaut commencer petit et laisser l’entreprise grandir en même temps que grandit la relation de confiance !!

Il faut quand même être prudent, et plus particulièrement lorsque les négociations se font avec l’aide d’interprètes, afin que les erreurs de traduction ne créent des problèmes.

Les Russes sont souvent considérés comme étant très nationalistes. Ce qui est très vrai – ils sont aussi très patriotiques! Ce trait est étroitement associé à l’histoire et au climat : luttes, collectivisme, tragédies et épreuves. La Russie est un pays fascinant et les Russes sont tellement de bons amis. Amusez-vous bien!!

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né à Moscou (en Russie) où il a aussi grandi. Il est un de deux enfants. Il a étudié les langues (anglais, persan et français) ainsi que les relations économiques internationales à l'université de Moscou et a obtenu son diplôme en 1987. Il a travaillé pour diverses organisations internationales avant de joindre la compagnie italienne de vente du métal qu'il représentait à Moscou. Il a par la suite joint ABB (organisation suisse/suédoise) en 1995 et a travaillé pour cette société en Russie, aux Pays-Bas, et aux États-Unis dans le cadre de différents projets de construction de grandes usines. Votre interprète culturel vit actuellement avec sa femme et ses deux enfants à Houston, au Texas d'où il se rend à l'île Sakhalin et à Moscou en sa qualité de coordonnateur des achats pour les projets de construction d'Exxon Mobil.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel, le cadet d'une famille de deux enfants, est né et a grandi à Londres, en Angleterre. Son travail l'a amené en 1967 à faire un premier séjour à l'étranger, plus précisément en Italie. Il a par la suite immigré au Canada où, de 1974 à 1978, il a étudié le commerce à l'université York à Toronto puis à l'université Carleton à Ottawa. Votre interprète culturel a par la suite été appelé à travailler à l'étranger, entre autres en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Afrique. Après un séjour de sept années en Russie, il a fait un autre séjour en Europe puis aux États-Unis. Depuis un an, il vit à Ottawa avec sa femme et sa fille et travaille comme expert-conseil en commerce international et formation, marketing, régulation de l'offre et procédés administratifs. Il est régulièrement appelé à travailler en Russie et dans d'autres pays.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.