Soudan

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Vous pouvez demander à la personne d’où elle vient, de quelle région du Soudan et à quelle tribu elle appartient. Il faut serrer la main lorsque vous saluez quelqu’un surtout à la première rencontre. C’est là, votre première occasion, de faire bonne impression. Des salutations très formelles peuvent donner l’impression que vous n’êtes pas intéressé à une relation chaleureuse et amicale.  Lorsque vous rencontrez des Soudanais pour la première fois, vous constaterez que ce sont des gens très simples et très amènes et qu’ils ont confiance dans les étrangers ou dans les gens qu’ils n’ont jamais rencontrés.

Comme question générale ou tout simplement pour exprimer vos préoccupations, vous pouvez leur demander comment vont leur famille et leurs parents. Il n’est pas conseillé de leur demander trop de détails sur leur famille et souvenez-vous que la famille n’est pas seulement la femme ou le mari et les enfants, mais aussi la famille étendue: les frères, les sœurs, les oncles, les tantes, etc.  Si la famille n’est pas le sujet abordé par l’hôte ou l’invité, on peut poser des questions d’ordre général sur le pays pour briser la glace. 

À la première rencontre, évitez de parler de questions controversées, telles que les croyances religieuses. Les Soudanais aiment cependant exprimer leurs opinions politiques mais vous pourriez les interroger plus tard au cours d’une discussion amicale.
Ils aiment parler de politique et de l’inflation. Habituellement, ils blâment le gouvernement sur le bas niveau de vie et les problèmes qui sont rencontrés aujourd’hui dans le Moyen-Orient.

Point de vue canadien :

Lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, soyez sensible à l’entourage. Si vous utilisez un interprète, demandez-lui constamment si votre question ou observation est acceptable avant qu’il la traduise. Parler de votre pays, résidence et culture n’ont pas grande signification parce qu’il y a très peu de points communs. Les Soudanais du Sud ont rarement vu de véhicules, de routes goudronnées ou de centres commerciaux, portent rarement de l’argent (le troc est très répandu) et ne peuvent pas s’imaginer les nombreuses réalités technologiques du monde occidental. Parler de la famille et des enfants est habituellement acceptable bien que, dans les régions où la polygamie est courante, la monogamie est considérée comme amusante! Préparez-vous à rire avec les gens, particulièrement si vous faites l’objet d’une plaisanterie.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

On trouve de nombreux groupes ethniques au Soudan et les Soudanais ressemblent un peu aux Canadiens. En général, une poignée de mains ferme, accompagnée d’un sourire en disant: As-Salam Alaykum (la plupart utilisent ces salutations quel que soit leur religion). Lorsque l’on parle à un supérieur ou à une femme (si vous êtes un homme), il est important d'avoir une distance raisonnable.  En d’autres mots, vous devez vous tenir à un mètre de distance, particulièrement si votre interlocuteur est de sexe différent.

Il n’est pas nécessaire de maintenir un contact visuel tout le temps, lorsque vous parlez à quelqu'un. Un contact rapide et peu fréquent peut être fait, mais vous devrez éviter de fixer les femmes à qui vous parlerez. Ne soyez pas offensé si votre hôte ne garde pas le contact visuel lorsqu’il vous parle. Il s’agit d’un signe de respect, surtout s’il est plus jeune que vous. Toucher l’épaule d’un homme en lui parlant est considéré comme un geste amical. Rappelez-vous que les gestes de la main, les expressions faciales et le ton de voix ont beaucoup d’importance lorsque vous parlez à quelqu’un. Lorsque vous les rencontrez après une longue période d’absence, des salutations affectueuses, telles qu’une accolade ou une solide poignée de mains tout en tapant sur l’épaule de l’interlocuteur, sont  très courantes entre les amis et les membres de la famille.

Point de vue canadien :

L’espace personnel d’un Soudanais est considérablement plus petit que celui d’un Canadien : il ne faut donc pas s’offenser si quelqu’un s’approche de près pour vous parler. Le contact visuel dans les situations amicales, est généralement acceptable, mais dans les situations de tension (fréquentes dans les régions de guerres civiles), regarder par terre en signe d’humilité, peut vous sauver la vie. Il est préférable de ne pas toucher les gens, mais ne reculez pas si l’on vous touche. Vous pouvez être ferme en parlant sur un ton égal et en gardant votre calme. Les Soudanais montrent facilement leurs émotions (joies, colères) ; mais un étranger ne doit pas risquer d’exprimer d’émotions négatives.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les démonstrations d’affection en public, telle que l’accolade simple, sont acceptables. Dans certaines situations, par exemple un mariage ou une naissance,  remettre un cadeau très est considéré comme un geste d’affection envers la famille entière.  Votre visite sera très importante lors des situations difficiles ou en cas de problème, par exemple, lors d’un décès, d’une maladie ou d’un accident. Notez bien qu’un simple appel téléphonique n’est pas suffisant dans ces situations. Les Soudanais s’attendent à ce que vous les visitiez, surtout si vous habitez dans la même ville. Cela s’applique aussi bien aux collègues qu’aux supérieurs. Rappelez-vous que les Soudanais sont des gens très sociaux et qu’il est recommandé d’échanger des visites et de répondre aux invitations qui vous sont lancées.

Point de vue canadien :

On peut voir des témoignages de colère en public, mais éviter vous-même de le faire. Les démonstrations publiques d’affection ne sont pas fréquentes et elles doivent être évitées. La nudité se définit différemment dans les diverses parties du Soudan occidentales, par rapport au Canada. Dans plusieurs tribus, les femmes ont le torse nu et les hommes ne couvrent pas leurs organes génitaux. Même si le comportement différent des autres les amuse en secret, on ne s’attend pas à ce qu’un étranger adopte leurs codes vestimentaires. Dans ces cultures, la concupiscence et une obscénité sont tout aussi inacceptables qu’au Canada.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Les Soudanais ont le même code d’habillement au travail que les Canadiens. L’habillement est généralement conservateur et formel pour les deux sexes. Il est important de paraître propre et bien mis. L’emploi de parfum est acceptable. Les Soudanais préfèrent normalement être appelés par leur prénom. Utiliser une formule de courtoisie telle que: Uztas pour les mâles et Uztaza pour les femmes, suivi du prénom, qui est un signe de respect. Utiliser toujours les titres de courtoisie: docteur ou professeur dès la première rencontre.

En général, les horaires et la ponctualité sont très souples. Les employés peuvent arriver en retard et quitter plus tôt dès que le travail est terminé. Même si le travail n’est pas fait, vous pouvez vous absenter en donnant une raison acceptable au superviseur, qui est sensé comprendre. Les Soudanais sont rémunérés au mois et il n’y a généralement pas d'heures supplémentaires. Il est inhabituel de réclamer des heures supplémentaires.

Les délais sont habituellement fixés sans qu’on s’attende à ce qu’ils soient observés. Il y a toujours beaucoup de souplesse autour des délais. Cela comprend les rendezvous. Vous pouvez prendre un rendezvous pour 10 h et ne vous présenter qu’à 11 h. Que ce soit dans le secteur privé ou public, vous n’avez pas besoin de prendre rendez-vous pour rendre visite à quelqu’un dans son bureau.

Point de vue canadien :

Si vous travaillez au Soudan, vous serez presque invariablement employé par une agence des Nations Unies ou un organisme non gouvernemental, ou encore un organisme religieux. Par conséquent, l’organisme employeur serait étranger et les normes dictées ailleurs. L’employeur vous indiquera quelle approche professionnelle a adopter. L’habillement des étrangers est presque toujours composé de vêtements sport. Les Soudanais comprennent rarement les nuances que les Occidentaux attachent aux prénoms et aux noms alors ne soyez pas surpris s’ils utilisent l’un ou l’autre pour s’adresser à vous. Même si les Soudanais n’ont pas la même notion de temps que les Occidentaux, votre employeur s’attendra à ce que vous soyez ponctuel. Toutefois, ne vous attendez pas à ce que les locaux le soient.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les qualités recherchées chez les superviseurs et les chefs d’équipe sont:  l’expérience, l’éducation, le travail ardu et le traitement égal. Les Soudanais apprennent vite et sont prêts à acquérir plus d’expérience de leurs supérieurs. Dans l’ensemble, ils s’attendent à être traités avec respect et ils accordent beaucoup d’attention à l’attitude de leur supérieur. En d’autres mots, le supérieur doit être poli et calme en toute circonstance. Si le personnel n’aime pas l’attitude d’un supérieur, ils lui disent directement sans trop se préoccuper des conséquences. Un gestionnaire, aux idées ouvertes, motive le personnel et les encourage à bien travailler.

Point de vue canadien :

Études :  très recherchées, mais pas nécessairement appréciées.

Expérience :  aussi très recherchée, si elle est vue sous l’angle de l’appréciation des valeurs soudanaises et africaines.

Ouverture aux nouvelles idées :  admirable si l’étranger est ouvert aux valeurs soudanaises

Travail ardu :  les Soudanais peuvent être considérés parfois comme paresseux, parce qu’ils ne répondent pas aux attentes des Occidentaux. Toutefois, ce sont de très gros travailleurs, lorsque le travail à faire répond à leurs propres préoccupations. Ils marchent pendant des jours et des semaines pour se rendre à une destination. Les femmes travaillent des heures impossibles pour tenir le ménage et elle travaille aussi dans les champs. 

Gestion :  le gestionnaire expatrié a du succès s’il se montre s’il a l’esprit ouvert, si il est ouvert à l’écoute et juste. Ce sont là des qualités universelles, mais elles ont une valeur particulière en milieu africain où la perception est que le gestionnaire est autocratique et les étrangers insensibles.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

En milieu de travail, les décisions sont prises par le gestionnaire. Les idées sont générées par les employés et présentées au superviseur immédiat, puis au supérieur pour fins de discussion. Il est acceptable de consulter son superviseur immédiat pour obtenir des réponses et une rétroaction. Notez que les employés ne s’attendent pas à fixer un rendez-vous pour voir leur supérieur et ils apprécient beaucoup l’approche porte ouverte.

Point de vue canadien :

Le milieu de travail au Soudan est souvent une organisation étrangère (non-soudanaise) et la prise de décision se fait comme dans tout autre pays. Dans les familles et les tribus du Soudan, les décisions sont prises par les aînés.  Le respect de l’administration des aînés (ou d’un chef de guerre) est la norme; toute déviation est sanctionnée d’une façon pour que les Occidentaux pourraient trouver cela sévère à l’extrême.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Il est important de mentionner que la culture soudanaise ne dénote pas une société homogène, où le dominateur commun est la langue, la religion, l’histoire et les ethnicités, qui sont exprimées dans un ensemble typique de comportements, d’attitudes, et de valeurs. De plus, la politique et l’économie ont joué, dernièrement, des rôles importants dans le changement d’attitude des Soudanais à l’égard des femmes et ceci dans presque toutes les communautés urbaines du Soudan. Devant l’émergence du mouvement islamique, les relations entre sexes ont considérablement changé. Les femmes dans le mouvement islamique soudanais deviennent de plus en plus indépendantes et sont des activistes efficaces au nom des autres femmes.

Les Soudanais respectent énormément le christianisme et le judaïsme. Par exemple, donner un nom de prophète juif ou chrétien à un nouveau-né est une pratique courante (Musa pour Moïse et Issa pour Jésus). En général, les Soudanais croient que les chrétiens et, dans une moindre mesure les juifs, s’écartent un peu ou considérablement des enseignements de leurs religions.

La principale religion au Soudan est l’islam et le jour férié hebdomadaire est le vendredi; ce qui fait que les employés s’attendent à être libres les vendredis. Ils font cinq prières par jour, et deux d’entres elles se font durant les heures de travail. Les employés peuvent assister à la prière dans une mosquée située proche de leur milieu de travail ou prier en groupe à leur lieu de travail. Notez aussi qu’ils observent le mois du ramadan et le jeûne musulman durant le jour pendant 30 jours. Les Soudanais s’attendent à ce que tout le monde observe le mois de ramadan.  Ils ne doivent pas manger, boire ou fumer en public, quelle que soit leur religion. Les Soudanais chrétiens s’attendent à être libres le dimanche et la veille du Jour de l’An.

Point de vue canadien :

Rappel : l’expérience de votre interprète culturel cible plutôt le Sud-Soudan.

Sexe : les hommes sont habituellement jugés supérieurs, mais cette réponse superficielle doit être comprise en fonction du sujet examiné. Le rôle des sexes est généralement très arrêté, par exemple la femme travaille dans les champs et les hommes s’occupent du bétail. Rares sont les personnes qui intervertissent ces rôles, en ce qui a trait au comportement et à l’emploi.

Religion :  la religion est très importante. Si la communauté est animiste, la plupart des aspects de la vie quotidienne sont liés à la religion, d’une façon ou d’une autre. Si la communauté est chrétienne, il existe habituellement une structure ecclésiastique quelconque et les gens observent les traditions et services de cette confession. (Il y a quelques musulmans dans au sud du Soudan et  à l’occasion apparaissait une mosquée lorsque le Nord contrôlait la région.) La plupart des étrangers ne pratiquent pas ouvertement leur religion (à l’exception évidente des missionnaires ou des employés d’ONG confessionnels). Cela étonne beaucoup les locaux, qui assimilent tous les étrangers aux chrétiens.

Classe sociale : la classe sociale pose rarement un problème dans le Sud-Soudan bien que quelques tribus (par exemple les Didinga) ont fait des « niveaux » au sein de la tribu et la possibilité de monter ou de descendre d’un niveau, selon le comportement. Mais cela n’est pas immédiatement visible pour un étranger.

Ethnicité : l’origine ethnique ou l’identité tribale sont extrêmement importantes. Il n’est pas toujours facile d’en comprendre la raison parce qu’on peut assister parfois à des alliances entre Dinka et Nuer, mais à un conflit entre Dinka! Par conséquent la géographie et l’économie (bovin, droits de pacage, etc.) peuvent influencer le comportement autant que l’ethnicité. 

 Aucun des facteurs susmentionnés n’aura d’impact en milieu de travail, parce que l’étranger sera indubitablement employé par un organisme étranger.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il n’est pas important d’établir des relations personnelles avant d’entrer en affaires. Les Soudanais respectent les relations d’affaires, particulièrement si les deux partis partagent les mêmes intérêts. Vous pouvez commencer par une conversation informelle sur le pays et la cuisine soudanaise. Les Soudanais sont très fiers de leur maison et leur culture. Vous serez invité chez votre interlocuteur pour rencontrer sa famille immédiate au cours d’un souper et vous devrez répondre à l’invitation parce qu’il s’agit d’une importante étape pour établir une relation et la confiance.

Point de vue canadien :

Il est extrêmement important d’établir une relation personnelle. Dans le climat actuel, les possibilités de réaliser des affaires sont minimes, mais, si le processus de paix réussit, ces dernières seront nécessaires. Il sera alors essentiel d’établir des relations sans oublier le manque de confiance que la guerre aura pu engendrer.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Oui, le collègue ou un employé s’attendent à des privilèges particuliers. Recruter des amis ou des membres de la famille est le privilège le plus recherché. Je recommanderais d’accorder ce genre de privilège si cela est possible et permis parce qu’il est essentiel dans la culture soudanaise et si cette pratique n’est pas respectée, il peut se répercuter sur les relations d’affaires. Si le recrutement d’un ami ou d’un parent n’est pas pris en considération, le supérieur doit donner une explication valable à l’employer et s’en excuser.

Point de vue canadien :

Les employés et collègues, selon la relation, s’attendent toujours à des privilèges particuliers. Cela n’est pas jugé immoral. Je vous recommanderais de toujours donner aux Soudanais des explications courtoises, gracieuses et patientes sur la façon dont les organismes internationaux fonctionnent en général, le principe de la sélection au mérite, la rémunération au mérite et que la discrimination, pour quelques raisons que ce soit, est interdite ou mal vue.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Si vous devez parler à quelqu’un, choisissez le bon moment et le lieu adéquat. Prendre quelqu’un à l’écart des autres peut être considéré comme un geste irrespectueux envers les autres. S’il est nécessaire, n'hésitez pas à divulguer une nouvelle ou un renseignement immédiatement aux gens concernés.

Point de vue canadien :

Un affrontement courtois en privé est préférable. Évitez tout action ou commentaire qui force le collègue à se défendre. Si possible, trouvez une solution qui sauvera la face du collègue.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

La loyauté ainsi que de bonnes conditions de travail motivent les collègues à produire un bon rendement au travail.

Point de vue canadien :

Mes collègues locaux donnaient un bon rendement à cause de leur engagement, de leur loyauté, des bonnes conditions de travail et équitables, des objectifs clairs et contenus et la rémunération.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Écrivains soudanais :

1.    Salih,  Altayeeb
2.    Khalid,  Dr  Mansour
3.    Mahjoub,  Jamal
4.    Al-tayeeb, Dr  Abdallah

Spécialités cuisinières soudanaises :

SHORBA  - Purée d’agneau à la Khartoum
MASCHI- Tomates farcies de bœuf haché
SALATA  MA  JIBNA- Salade au fromage oriental
SALATET ZABADY BIL  AJUR- Salade de concombre et yaourt
SHORBET  ADS- Soupe aux lentilles
FOOL  MEDEMMAS-  Fèves
TAMAYYA  (FALAFIL)- Hamburgers verts
MULLAAH  BAMYAH- Ragoût d’Okra - Elliptio - doigt de dame
MOLOKHIYA-  Végétaux feuillus
KOFTAH- Boules de viande hachée
SHATA- Épice piquante
PYRAMIDE DE POISSONS À LA SAUCE VERTE
CREME  CARAMELA- Croustade soudanais
THÉ À LA CANELLE

Point de vue canadien :

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Lieux à visiter :

Musée national : le Musée national contient des objets antiques et de plusieurs périodes de l’histoire et de la préhistoire soudanaise dont des objets en verre et en poteries, ainsi que des statues et des figurines de l’ancien royaume de Cush. La période chrétienne de l’ancienne Nubie est aussi bien représentée, par des fresques et murales provenant d’églises en ruines datant du 8e au 15e siècle.

Musée ethnographique : Il s’agit d’un petit musée qui abrite une collection intéressante d’articles se rapportant à la vie villageoise des soudanais. Cela comprend des instruments de musique, des vêtements, des articles de cuisson et de chasse.

Souq : Il s’agit du plus grand Souq du Soudan et qui a une intéressantes variétés de marchandises. Des bougeoirs en ivoire et en ébène sont sculptés par des artistes, des orfèvres et des argentiers sur le marché même, façonnent toutes sortes de bijoux de leurs échoppes. L’atmosphère y est vivante et très achalandée. Le meilleur moment de visiter le marché est le vendredi matin.

Tombe du Mahdi : À la mort du Mahdi en 1885, son corps a été enseveli dans une tombe de la mosquée au dôme argenté Omdurman. La mosquée a été complètement détruite par Kitchener en 1898, lorsque le corps du Mahdi a été brûlé et jeté dans la rivière. En 1947, le fils du Mahdi a fait reconstruire la mosquée et la tombe. Le lieu est interdit aux étrangers, mais il peut être vu de l’extérieur.

Beit al-Khalifa : Ce site est situé à l’opposé de la tombe du Mahdi. L’une des résidences du successeur du Mahdi, a été construite en terre battue et en briques en 1887, et abrite aujourd’hui un musée. Elle contient des reliques des batailles de Mahdiyya et comprend des fusils, des étonneurs et fanions de guerre. Une intéressante collection de photographies décrit la ville de Khartoum au moment de la révolte du Mahdi et de l’occupation subséquente des Britanniques.

Point de vue canadien :

Il n’y a pratiquement aucun média dans le Sud-Soudan (pas de télévision, de radio, de journaux, etc.). Par conséquent, le meilleur moyen de s’informer sur la culture est de lire les matériaux ethnographiques, des livres et de consulter un « informateur culturel » dans la région où vous devrez résider ou travailler. Les agences des Nations Unies et d’autres organismes offrent parfois des séminaires d’orientation (sur la sécurité, qui est extrêmement importante dans une région de conflit) et qui peuvent servir d’introduction.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les leaders du mouvement d’indépendance du Soudan sont des héros. Je citerais en particulier le Dr John Garang et le Dr Riek Machar.

Point de vue canadien :

Les chefs du mouvement d’indépendance du Sud-Soudan sont des héros. Je citerais en particulier le Dr John Garang (pour la grande majorité du sud, mais surtout chez les Dinka) et le Dr Riek Machar (pour les peuples Nuer). Ces deux personnes ont parfois collaboré et parfois guerroyé l’un contre l’autre, de sorte que je recommanderais la prudence avant de formuler une opinion les concernant.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Non, pas à mon avis.

Point de vue canadien :

Il y a quelques événements historiques que partagent le Soudan et le Canada. Le seul cas où le nom du Canada a été mentionné au Soudan, au cours des dernières années, est celui de la compagnie pétrolière canadienne Talisman. La distanciation de la compagnie de la « guerre du pétrole » a été utile à cet égard.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les seuls stéréotypes que les Soudanais pourraient avoir envers les canadiens, sont qu’ils sont amicaux, contribuent beaucoup à l’aide humanitaire et il fait froid.

Point de vue canadien :

Très peu de Canadiens connaissent le Soudan et ont par conséquent peu de stéréotypes sur les Soudanais. Toutefois, il existe des stéréotypes sur les Africains qui peuvent s’appliquer à certains aspects du Soudan. Par exemple, il y a des Soudanais nus ou demi-nus, soit par choix culturel, soit à cause d’une pauvreté extrême. Ce stéréotype, même s’il est vrai, peut causer du tort s’il est perçu comme un jugement ou dépeint les locaux sous un angle négatif. Des relations positives peuvent être établies si les étrangers comprennent que les Soudanais sont différents, mais égaux et qu’ils évitent les caractérisations ethnocentriques.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né à Khartoum, capitale du Soudan, le quatrième de cinq enfants. Il a grandit en ville jusqu’à l’âge de 17 ans. Il appartient à la tribu des Fur. Il a poursuivi ses études en Turquie en 1996 où il a obtenu un baccalauréat en génie de l’Université Salcuk. Il a immigré au Canada en 2004. Il habite présentement à Winnipeg, il est célibataire et n’a pas d’enfant.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né à Edmonton (Alberta). Il est l'aîné d’une famille de quatre enfants. Il a résidé et travaillé au Canada, en Australie, en Inde, au Népal, aux Philippines, au Sri Lanka, au Kenya et au Soudan. Il réside maintenant au Canada et il est père de trois enfants. N.B. L’expérience de votre interprète culturel cible plutôt le Sud-Soudan.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.