Slovaquie

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Les sujets favoris sont le travail, la famille, les passe-temps et les voyages. Surtout dans leur contact avec des étrangers, les Slovaques aiment parler de voyages, de styles de vie, de spécialités culinaires, etc. L’histoire de l’Europe de l’Est et centrale est aussi un sujet fréquemment soulevé. Plusieurs aiment aussi parler de l’histoire et des événements de l’ère communiste; en raison de la particularité de cette ère, les gens ont beaucoup d’histoires extraordinaires à raconter.

Vous devriez éviter de parler du temps, de politique et d’argent (salaires), à moins d’une raison particulière, comme vous plaindre d’une température de 40 degrés Celsius en Slovaquie! Ces sujets ennuient les Slovaques, qui pensent en plus qu’ils ne sont abordés que quand les gens ne savent pas trop quoi dire.

Il n’y a pas de sujets particuliers qui pourraient offenser les Slovaques. Vous pourriez peut-être vous montrer prudent et ne pas parler des Tchèques d’une façon trop ostentatoire ou de les comparer aux Slovaques. La relation entre les Slovaques et les Tchèques est semblable à celle des Canadiens à l’égard des Américains – parfois les Slovaques se sentent sous-estimés. Notez toutefois que les Slovaques et les Tchèques sont très proches les uns des autres, parce qu’ils partagent la même culture, langue, histoire et traditions.

Parfois les étrangers pensent que la Slovaquie est un pays très sous-développé. Certains croient, par exemple, que les Slovaques ne disposent pas de télévision. Naturellement, les Slovaques sont très sensibles à de tels commentaires.

De plus, il est important de faire la différence entre la Slovaquie, ou la République slovaque, de la Slovénie, l’un des pays de l’ancienne Yougoslavie, dont la capitale est Ljubljana. Parfois les étrangers confondent la Slovaquie et la Slovénie et posent des questions sur la « guerre ». Notez que la guerre des Balkans s’est déroulée en Slovénie et non pas en Slovaquie.

Pour conclure, il est important de bien distinguer la Slovaquie, ou la République slovaque, de la République tchèque. Il y a dix ans, ces deux pays n’en formaient qu’un seul – la Tchécoslovaquie. Ils se sont séparés en 1993. Les Républiques slovaque et tchèque se sont réunies avant la Deuxième Guerre mondiale pour mieux se défendre contre l’invasion allemande. Après la Deuxième Guerre mondiale, les Soviétiques ont envahi le pays, imposé le régime communiste et maintenu les deux républiques en un seul pays, pendant 40 ans. Après la chute du régime communiste en 1989, à la suite d’une révolution non violente appelée « Révolution de velours », les politiciens slovaques et tchèques ont joint leurs efforts pour séparer les deux nations. En 1993, les Républiques slovaque et tchèque sont devenues des pays indépendants. La séparation, il faut le dire, s’est faite dans une confusion politique extrême, sans référendum, et plusieurs Slovaques et Tchèques étaient contre.

Les Slovaques aiment l’humour, mais au début d’une relation, ils sont plutôt formels. Une fois familiarisés avec vous, ils apprécieront l’humour et en feront usage de manière très amusante.

Point de vue canadien :

Outre le langage et un niveau de vie légèrement inférieur, il existe peu de différences culturelles entre la Slovaquie occidentale et centrale et le Canada. La Slovaquie orientale est de caractère plus rural et communautaire. Au cours des sept dernières années, la Slovaquie s’est rapidement occidentalisée.

Un bon moyen d’amorcer une conversation est de parler de la beauté naturelle du paysage de la Slovaquie, plus particulièrement de ses montagnes, de ses châteaux et du Danube ou de faire des commentaires sur la beauté des centres-villes. Les Slovaques sont très fiers de leurs régions métropolitaines, rurales et récréatives.

Les Slovaques sont très fiers de leur pays. Ils parlent facilement de l’histoire et de la situation politique de la Slovaquie, mais il est préférable de leur laisser prendre l’initiative. Il y a quelques sujets qui les indisposent et qu’il serait préférable d’éviter jusqu’à ce que vous soyez plus familier avec vos interlocuteurs. Il s’agit des Roms (Romanichels), de la politique gouvernementale envers les Hongrois et du rôle de la Slovaquie durant la Deuxième Guerre mondiale. J’ai constaté avec surprise que les Slovaques étaient ambivalents envers les Russes, malgré l’oppression qu’ils ont subie de ces derniers.

Les Slovaques tendent à se voir dans une position tout aussi ambivalente par rapport aux Tchèques, aux Autrichiens et aux Allemands, comme les Canadiens se considèrent vis-à-vis des Américains.

Je recommanderais de retenir les noms de quelques joueurs slovaques qui jouent dans la Ligue nationale de hockey, dont plusieurs sont des joueurs vedettes (Palffy, Bondra, Hossa, etc.) et qui sont une source de fierté pour les Slovaques. Plusieurs suivent le hockey de très près et les nouvelles à ce sujet sont nombreuses et accessibles.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Les gens maintiennent une distance personnelle (distance sociale) d’une épaule environ de leur interlocuteur. Naturellement, la distance maintenue entre amis est plus courte et les gens se touchent davantage. Dans des situations formelles, toucher ses interlocuteurs n’est pas très fréquent et plutôt inacceptable.

Initier et maintenir un contact visuel est très important; les Slovaques y voient un signe de sérieux, de fiabilité et de civilité chez les personnes qui le font. Si vous évitez le contact visuel, les gens mettront en doute votre sincérité. Nota : Le contact visuel est extrêmement important lorsque vous portez un toast. En trinquant, verre contre verre, assurez-vous de regarder votre interlocuteur directement dans les yeux; ne pas le faire serait jugé très impoli et irrespectueux, bien que votre interlocuteur ne laissera rien paraître de sa frustration. Néanmoins, les Slovaques ont appris que les Nord-Américains n’avaient pas cette habitude et, par conséquent, ils pourraient comprendre que vous ne la suiviez pas.

Les Slovaques utilisent de nombreux gestes; toutefois, dans les situations officielles, ils sont plutôt conservateurs. Ils sont aussi modérés en ce qui a trait aux expressions faciales.

Lorsque vous offrez des fleurs à des gens, assurez-vous que ce soit en nombre impair; des fleurs en nombre pair ne sont offertes qu’aux funérailles.

Même si votre hôte insiste que vous gardiez vos chaussures lorsque vous lui rendez visite à son domicile, enlevez-les tout de même. Si l’on vous offre quelque chose à boire ou à manger (aliment, boisson, présents, etc.), surtout en région rurale, vous êtes censé refuser en premier lieu. Ce n’est qu’à la deuxième ou troisième offre de votre hôte que vous pouvez l’accepter. L’inverse est aussi vrai : lorsque vous offrez quelque chose à un Slovaque, il la refuse automatiquement. Cela ne veut pas dire nécessairement qu’il ne veut pas de votre offre et il attendra que vous insistiez plusieurs fois avant de l’accepter.

Vous noterez que les Slovaques sont beaucoup moins affirmés et ont moins confiance en eux-mêmes que les Occidentaux. Être sûr de soi est parfois associé à de l’égocentrisme. Les Slovaques ont de la difficulté à « se vendre » ou se mettre en valeur, bien qu’ils aient beaucoup à offrir.

Les femmes et les personnes âgées sont traitées avec respect. Les hommes laissent passer les femmes et les personnes âgées avant eux et leur tiennent la porte. Lorsqu’un homme est en compagnie d’une femme et qu’ils entrent dans un bar, l’homme passe en premier. La raison est que si une bagarre avait éclaté dans le bar, l’homme servirait de parade et recevrait alors les coups.

Point de vue canadien :

Les Slovaques semblent maintenir la même distance personnelle que les Canadiens; il n’existe pas de différence notable. Cela s’applique aussi au toucher.

Les hommes et les femmes slovaques s’attendent à ce qu’un Canadien leur serre la main au premier contact, quel que soit le sexe de leur interlocuteur. Au fur et à mesure que l’amitié progresse, une femme slovaque peut embrasser un homme canadien sur les deux joues en prenant congé. Une Canadienne peut aussi serrer la main des hommes et des femmes slovaques, et il est possible que ses interlocuteurs des deux sexes l’embrassent sur les deux joues en prenant congé, si une amitié s’est développée. Les Slovaques s’embrassent sur la joue dans plusieurs situations.

Les Slovaques tendent à dire bonjour à tout le monde que ce soit après une courte conversation ou rencontre dans un ascenseur. Les Slovaques ne s’attendent pas à ce que vous connaissiez leur langue (les menus sont souvent rédigés en anglais), mais ils apprécient que vous disiez bonjour, merci, etc., en slovaque. Ils peuvent rire de votre prononciation, mais cela est principalement une marque d’appréciation de l’effort que vous faites (ou du respect que vous leur montrez).

Certaines réunions peuvent prendre fin sur la consommation de quelques verres de liqueur (suivis d’un verre d’eau). Les Slovaques se sentiront insultés, si vous ne participez pas. Cette pratique se perd de plus en plus, au fur et à mesure que le pays s’occidentalise.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les démonstrations en public d’affection, de colère et d’autres émotions sont acceptables, même si habituellement elles ne sont pas appréciées. Il faut souligner que crier, embrasser, hurler, se battre ou rire à trop haute voix en public est méprisé. Les Slovaques ne sont généralement pas très expressifs en public.

Point de vue canadien :

Les Slovaques ne semblent pas être très démonstratifs. Dans des échanges vigoureux, ils élèvent souvent la voix. Je ne sais pas quelle serait leur réaction si un étranger en faisait autant.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Le code vestimentaire au travail dépend essentiellement du lieu de travail et du poste que vous occupez. On s’attend à ce que les gestionnaires et les cadres exécutifs portent le complet-veston. Les titulaires de rang inférieur doivent porter des tenues de ville. Dans tous les cas, il est préférable de bien s’habiller, plutôt que l’inverse. Je recommande d’observer les collègues et de s’habiller comme eux.

La façon de s’adresser aux gens dépend une fois encore du poste et du milieu de travail. Il faut se rappeler, toutefois, que la langue slovaque utilise l’équivalent de la forme « vous ». Par conséquent, il est préférable d’appeler les gens par le nom de famille. Éventuellement, les personnes âgées, les femmes ou des cadres supérieurs vous inviteront à les appeler par le prénom. Entre Slovaques, cela ne se fait que s’ils ont des relations très étroites. Sachant que la langue anglaise n’utilise pas la forme « vous », les gens pourraient se présenter à vous en utilisant le prénom et s’attendront donc à ce que vous en fassiez autant.

Les Slovaques utilisent un langage très poli dans leur milieu de travail et jurent très rarement.

Ils prennent le temps très au sérieux. La ponctualité est une marque de sérieux, de politesse et plus important encore, de respect. Arriver en retard à une réunion signifie que vous ne respectez pas vos collègues, bien qu’un retard de 5 à 10 minutes soit acceptable, à condition d’avoir un bon motif. On s’attendra à ce que vous vous excusiez et expliquiez la raison de votre retard.

Comme le temps est pris très au sérieux, les délais le sont aussi. Aux yeux des Slovaques, l’incapacité de respecter les délais témoigne d’une mauvaise gestion du temps, de l’inefficacité, du manque de respect et de l’insouciance de la part de la personne en défaut.

Comme au Canada, l’absentéisme n’est pas apprécié. Un employé fréquemment absent peut être dédaigné par ses collègues, qui le jugeront paresseux et irrespectueux à leur égard.

Point de vue canadien :

Les Slovaques tendent à s’habiller de façon conservatrice et décontractée. Dans certaines situations officielles, le complet-veston et la cravate semblent appropriés, mais plus fréquemment ils portent un vêtement de ville soigné.

Les Slovaques sont généralement ponctuels aux réunions. Selon mon expérience, l’absentéisme n’est pas vraiment accepté. Dans la plupart des situations, la direction et les employés tendent à se montrer efficaces et à avoir une bonne productivité. Toutefois, les vestiges de l’ancien système socialiste sont encore présents et certaines personnes, en raison de leur ancienneté ou influence, sont encore tolérées (elles peuvent faire certaines contributions mineures aux affaires à régler).

Les délais d’exécution de projets, par exemple, peuvent ne pas être respectés, sans grande conséquence. Les Slovaques ne semblent pas avoir le même sentiment d’urgence qu’un Canadien pourrait avoir lorsqu’il doit réaliser un objectif dans les délais prescrits.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les qualités les plus recherchées chez un ressortissant étranger sont les études, l’expérience de travail et les capacités de leadership. Les Slovaques accordent aussi beaucoup d’importance à d’autres qualités telles qu’une attitude positive, la souplesse, l’enthousiasme et la génération de nouvelles idées. De plus, contrairement aux locaux, ils apprécient que les ressortissants étrangers utilisent parfois un modèle de gestion horizontale, c’est-à-dire qu’ils soient très amicaux et ouverts envers leurs subordonnés.

Il pourrait être difficile de découvrir ce que vos subordonnés pensent de vous. En raison d’une gestion traditionnelle descendante, les employés ne sont pas habitués à exprimer ouvertement leurs opinions, leurs idées, leurs points de vue, ce qu’ils aiment et n’aiment pas, auprès des superviseurs. Entre eux, ils peuvent souvent discuter et se plaindre de leur supérieur ou le louer, sans jamais avoir l’intention de lui transmettre ce genre de rétroaction. Toutefois, dans les organismes internationaux et multinationaux, le personnel est habitué à une méthode de gestion différente et, par conséquent, il est plus enclin à exprimer ses opinions et ses besoins à la direction.

Point de vue canadien :

J’ai l’impression que les études et l’expérience ont une très grande importance en milieu de travail. Les organismes slovaques ont généralement parmi leur effectif des employés anglophones pour interagir avec les ressortissants étrangers anglophones. En général, les superviseurs interagissent avec leurs employés sur une base informelle. Les Slovaques acceptent des ressortissants étrangers comme superviseurs de projets, s’ils introduisent dans le milieu de travail de nouvelles technologies ou idées. Il peut y avoir une certaine résistance au changement des méthodes traditionnelles de conduite des affaires, mais cela ne semble provenir que d’une minorité.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

En raison de la nature collectiviste de la culture slovaque, les décisions sont souvent prises collectivement. En conséquence, les processus de prise de décision peuvent être très longs. Du point de vue des ressortissants étrangers, c’est là l’obstacle le plus grand à surmonter dans un environnement de gestion slovaque. Les décisions sont prises du haut vers le bas. Écouter et accepter les points de vue et les opinions des titulaires de poste de niveau inférieur n’est pas encore très courant par comparaison aux entreprises occidentales.

Point de vue canadien :

Les gestionnaires ou les propriétaires prennent les décisions. Je pense que les employés peuvent faire des suggestions sur la méthodologie, les moyens de respecter les objectifs, etc. Il semble ne pas y avoir de différence par rapport aux normes canadiennes. L’interaction dans les groupes en milieu de travail est très fréquente.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : En raison de longues traditions selon lesquelles les femmes jouent un rôle plutôt soumis dans la société, le monde des affaires commence tout juste à intégrer les femmes comme gestionnaires aux responsabilités équivalentes à celles des hommes. Toutefois, l’environnement slovaque change rapidement et, parfois, il ressemble beaucoup à ce qui se fait dans les entreprises occidentales.

Religion : La religion principale en Slovaquie est le Catholicisme. À cause de la modernisation et de l’occidentalisation, la religion perd de plus en plus d’influence dans la société. Cela est particulièrement vrai pour la jeune génération et dans les grandes villes.

Classe : Le statut joue un rôle important dans la société. La chute du communisme a donné naissance à toutes les classes que l’on connaît dans les structures capitalistes : élite, classe supérieure, classe moyenne supérieure... et les sans-abri. En Slovaquie, les signes les plus courants du statut social sont dans l’ordre d’importance, une automobile, une maison et son choix de destination pour passer les vacances.

Les travailleurs de la classe inférieure peuvent envier les employés des classes supérieures. Toutefois, de telles attitudes ne sont pas manifestes. Parfois, les employés locaux envient les salaires des ressortissants étrangers parce que, d’ordinaire, ils sont beaucoup plus élevés.

Origine ethnique : Par comparaison au monde occidental et au Canada en particulier, la Slovaquie demeure un pays très homogène. Les deux principales minorités sont les Roms (romanichels) et les Hongrois. En raison d’un faible niveau de sensibilisation et d’appréciation de la diversité, certains Slovaques, particulièrement les Skinheads, infligent des préjudices considérables et de l’intolérance à l’égard des minorités et des Roms, plus particulièrement.

Les collègues pourraient se montrer distants des juifs ou des musulmans en milieu de travail; aucun de ces groupes n’est très fortement représenté en Slovaquie. Une personne qui appartient à la minorité hongroise ou rom pourrait faire l’objet d’une antipathie considérable; toutefois, cela ne se produit en général que dans les milieux de travail moins professionnels.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Les deux sexes participent pleinement en milieu de travail. L’attitude typique est que les sexes peuvent avoir des rôles différents dans la société et par conséquent, différentes attentes prédominent.

Religion : Les Slovaques ne sont pas religieux : le communisme et des événements tels que l’holocauste et des actes de barbarie commis contre eux dans le passé par les Nazis et les communistes ont érodé la primauté de la religion. Un grand nombre d’églises sont principalement fréquentées par la plus vieille génération.

Classe : La classe ne paraît pas constituer un problème. Quelques anciens cadres communistes semblent avoir conservé une place privilégiée dans le domaine politique.

Origine ethnique : Les Slovaques sont relativement nationalistes mais ouverts aux étrangers, particulièrement aux Canadiens, qu’ils jugent cordiaux. Ils ont certains préjugés à l’égard des Allemands, des Autrichiens et des Américains, et ils sont ambivalents envers les Tchèques (un peu comme les Canadiens voient les Américains). Les Hongrois et leur désir de conserver leur langue constituent un problème intérieur. Tout commentaire sur la question hongroise pourrait être considéré comme une interférence, mais sur un plan personnel, les Slovaques sont en général tolérants.

Des différends avec les Roms (Romanichels) dans la Slovaquie centrale ont suscité du ressentiment à leur égard chez d’autres Slovaques. En général, les Roms ne sont pas représentés dans les milieux de travail, de sorte qu’ils ne constituent pas un problème pour les Canadiens.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Il est relativement important d’établir une relation personnelle avec un collègue avant de traiter avec lui. Les discussions commencent toujours par une période de bavardage, puis on passe aux affaires; ces préliminaires, toutefois, ne sont pas très longs et il n’est pas nécessaire de tenir de nombreuses réunions à cet effet.

Il est très facile pour les ressortissants étrangers d’établir des relations personnelles avec leurs homologues slovaques. Ces derniers pourraient, par exemple, vous poser de nombreuses questions sur votre pays, votre travail, les raisons pour lesquelles vous avez décidé de travailler en Slovaquie, vos opinions sur le pays et son peuple. En retour, vous pouvez leur poser des questions sur leur travail, leur cheminement de carrière, leurs connaissances du Canada, etc.

Point de vue canadien :

Il est important d’établir une relation personnelle avec un Slovaque pour entrer en affaires avec lui. Il existe une myriade de règles et de conventions d’affaires étranges et très mouvantes que seul un Slovaque peut comprendre. Ce n’est qu’en ayant des activités sociales avec eux que vous pouvez déterminer si vous pouvez leur faire confiance, ce sur quoi un Canadien d’origine slovaque pourrait vous conseiller.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Malheureusement, en raison de la tradition collectiviste de la culture slovaque, les employés s’attendent à ce que leurs superviseurs leur accordent des privilèges particuliers, en raison d’une amitié ou d’un lien de parenté. Le protectionnisme est encore vigoureux en Slovaquie, ce qui peut mener à l’octroi de meilleurs salaires ou à des passe-droits lors du processus de recrutement aux amis des personnes en position d’autorité.

Il n’est pas recommandé d’accorder de tels privilèges et, en général, le faire serait jugé immoral. La pratique est toutefois répandue.

Point de vue canadien :

Oui, un collègue local pourrait s’attendre à des faveurs spéciales, par exemple d’échanger de petits cadeaux ou l’appuyer au cours de réunions. Il peut aussi s’attendre à ce que des membres de sa famille soient recrutés dans certaines circonstances. Je vous recommanderais de coopérer dans ces situations, mais notez que les Slovaques accepteront que vous appliquiez les règles et les critères en vigueur.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Les problèmes entre collègues ne doivent pas être traités en public. Ils sont normalement adressés en privé ou en groupe restreint de collègues. Dans plusieurs entreprises locales, des concepts tels que la résolution de conflits ou la médiation n’existent pas encore. Les problèmes sont résolus au cas par cas.

Point de vue canadien :

Confrontez les collègues en privé pour régler des problèmes liés au travail. Les Slovaques sont fiers et n’aiment pas être critiqués en public. Ils sont aussi hésitants à critiquer les ressortissants étrangers. Le seul signe qui pourrait indiquer que vous avez « fait quelque chose de mal », serait une certaine froideur ou réserve à votre égard.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Les Slovaques luttent encore pour améliorer leur style de vie. Par conséquent, la rémunération et les avantages sociaux sont les principaux facteurs de motivation.

Point de vue canadien :

Les Slovaques tendent à être motivés par l’argent et la crainte de l’échec. Ils sont relativement loyaux une fois qu’une relation a été établie.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Sites Web : Pour vous informer sur l’histoire, l’économie, la culture slovaques, etc., je recommande le site www.Slovaquie.org; si vous désirez lire les nouvelles sur la Slovaquie, vous renseigner sur les restaurants, les lieux à visiter et les livres ou obtenir la liste des événements en langue anglaise, voyez www.slovakspectator.sk. Sur ce même site, consultez « The Slovak Spectator Guide » pour les lieux à visiter et « The Green Pages » pour consulter la liste des livres en anglais.

Spécialités culinaires : Les spécialités slovaques typiques sont relativement lourdes à digérer et très peu appréciées des étrangers, qui préfèrent des régimes plus sains. Le régime alimentaire des Slovaques comprend beaucoup de viande, des pommes de terre, des boulettes et peu de légumes. Certains des mets slovaques très typiques sont : le bryndzove halusky – boulettes au fromage de brebis et bacon frit, les schnitzels accompagnés de pommes de terre, le goulash au boeuf, la soupe au chou, la soupe aux pois et les langoses – une version salée des queues de castor vendues uniquement dans les kiosques dans la rue.

Vous pourriez visiter aussi la Chambre de commerce canado-slovaque.

Point de vue canadien :

Un appel à l’ambassade de Slovaquie vous permettra d’obtenir de nombreuses brochures sur les possibilités d’affaires, ainsi que les pratiques courantes et les événements ou sites culturels. Rendez aussi visite à l’ambassade.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Malheureusement, il existe un nombre très limité d’événements culturels en langue anglaise. Par conséquent, il serait préférable d’assister à des concerts et de voir des films en salle.

Les Slovaques aiment le sport et le pratiquer, mais moins que les Canadiens. Cela dépend du lieu où ils résident. Les jeunes Slovaques de Bratislava (la capitale) sont plus aisés et plus enclins à pratiquer divers sports et diverses activités culturelles que les gens des régions rurales, où le niveau de vie et les revenus sont beaucoup plus bas que dans les villes.

Les Slovaques aiment fréquenter les étrangers. Ils vous recommanderont avec plaisir des lieux intéressants à visiter et plusieurs d’eux vous offriront de vous y accompagner et de vous aider. Les meilleurs endroits où l’on peut faire connaissance avec des gens du pays sont les bars et les restobars. À Bratislava plus particulièrement, il existe un restobar fréquenté par un grand nombre d’étrangers. Vous y rencontrerez souvent des Slovaques qui parlent bien l’anglais et qui seront heureux de vous servir d’« interprètes culturels ».

Même au travail, vous côtoierez un grand nombre de gens qui proposeront de vous aider. N’hésitez pas à accepter leur offre; ils en seront très honorés.

Point de vue canadien :

Une fois en Slovaquie, procurez-vous les nombreuses brochures sur la culture et la nature. Un quotidien de langue anglaise est disponible sous forme d’abonnement et vous donnera une bonne idée des événements culturels en Slovaquie. Ing Barings contient une analyse financière mensuelle qui pourrait vous être utile.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Le héros national slovaque est Janosik. C’est en quelque sorte un Robin des bois slovaque qui a aidé les pauvres en volant les riches. Il a fini par être capturé et pendu par une côte.

Point de vue canadien :

Les sphères politiques subissent quelques bouleversements et il n’y a pas en ce moment de leader national populaire qui se distingue des autres. La Slovaquie est fière de ses traditions en randonnée de montagne, en ski et en hockey. Les nombreux Slovaques qui jouent dans la Ligue nationale de hockey font la fierté de toute la Slovaquie, notamment les frères Stasny, qui ont été les premiers Slovaques à évoluer dans la Ligue nationale de hockey. Je crois qu’ils sont respectés et admiré, parce qu’ils ont réussi à s’évader en franchissant le mur de fer et ils continuent d’être respectés en tant qu’entraîneurs et hommes d’affaires.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Les Slovaques reconnaissent les Canadiens comme des alliés dans la Deuxième Guerre mondiale.

La fameuse chanteuse canadienne, Diana Krall, est d’origine slovaque.

Point de vue canadien :

Pas à ma connaissance.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Je ne pense pas que les Slovaques, en Slovaquie, soient bien renseignés sur les Canadiens. Je dirais qu’ils voient en général les Canadiens comme des gens très agréables et pacifiques.

Le Canada est bien connu des Slovaques pour son ouverture envers les immigrants. Plusieurs sont désireux de quitter la Slovaquie et le Canada figure en tête de liste des pays de leur choix. Par conséquent, je suis sûr que vous rencontrerez un grand nombre de Slovaques qui voudront s’informer de la vie au Canada.

Point de vue canadien :

Certains stéréotypes qu’ont les Canadiens et qui sont généralement faux et nuisibles aux affaires et aux interactions sociales sont : une entité plus pauvre et inférieure au plan culturel par rapport à la Tchécoslovaquie; un pays sans lois et sans identité depuis que les Soviétiques sont partis; ou des gens qui maltraitent les Roms.

En général les Slovaques travaillent fort, sinon plus fort que les Tchèques, et ont leur propre culture. La Slovaquie était un pays relativement développé avant l’occupation soviétique et il s’est complètement occidentalisé. En ce qui a trait au traitement des Roms, le problème n’a pas de solution évidente.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née à Bratislava d'un père slovaque et d'une mère hongroise. La cadette d'une famille de deux enfants, elle a grandi dans cette ville jusqu'à l'âge de 18 ans. Avant de s'installer au Canada pour y poursuivre ses études, elle a fait quelques voyages, puis obtenu un diplôme de premier cycle en communications de l'Université d'Ottawa (Ontario, Canada). Elle a ensuite travaillé dans une entreprise de consultation en communications, avant de retourner en Slovaquie, où elle a obtenu une maîtrise en Marketing, Communications et Études Culturelles de l'Université de Comenius. Votre interprète culturelle est co-fondatrice et membre de la Chambre de commerce canado-slovaque et effectue des travaux pour la Chambre internationale de commerce à Prague, dans la République tchèque. Elle a séjourné au Royaume- Uni pendant un an et voyagé aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Pologne, en Hongrie, en Israël et en Égypte. Elle réside actuellement à Bratislava et travaille dans le domaine de la coopération internationale.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né et a grandi à Dauphin (Manitoba, Canada). Il est l'aîné d'une famille de quatre enfants. Il a suivi des études en génie géologique à l'Université du Manitoba et a obtenu un doctorat en géologie, à l'Université du Minnesota. En 1995, son travail l'a amené pour la première fois, à l'étranger, au Burkina Faso, pour assister à une conférence géologique. À partir de 1996, il se déplace en Slovaquie environ huit fois pour des séjours d'un mois environ. Il réside actuellement au Canada et travaille comme entrepreneur et cadre exécutif d'une petite entreprise, dont l'activité s'inscrit dans le domaine de l'exploration des ressources naturelles et du développement des terres. Il a quatre enfants.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.