Tunisie

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois et que vous voulez faire une bonne impression, dites-lui combien vous appréciez le pays, la cuisine, les villes, la culture. Les Tunisiens sont très curieux, ils vont vous poser des questions sur votre séjour en Tunisie, sur votre travail et sur le Canada. S’ils ont déjà visité le Canada, ils vont vous parler des endroits qu’ils ont visités.

Généralement, les sujets de discussion portent sur les événements sportifs, le cinéma (dernier film qui a paru au grand écran), le climat et les nouvelles internationales. Les Tunisiens évitent souvent de parler de politique et des sujets à connotation sexuelle. Il est recommandé qu’un étranger ne critique pas la politique locale du pays hôte, ne fasse pas référence au conflit du Moyen-Orient et évite de faire des comparaisons ou des discussions portant sur le fondement de la religion. Ces sujets peuvent offenser certains Tunisiens et doivent être évités pour ne pas créer une mauvaise image ou des tensions entre le Canadien et son entourage. Les Tunisiens ne veulent pas que leur hospitalité soit récompensée par des critiques ou par des commentaires déplacés. Ils s’attendent à un remerciement à des compliments qui reflèteraient la satisfaction de l’étranger pendant son séjour en Tunisie.

Point de vue canadien :

Il est préférable d’aborder le pays d’accueil comme premier sujet de discussion, en évitant toutefois les questions trop politiques et en s’abstenant de mettre en évidence nos mauvaises impressions. Les Tunisiens sont fiers de leur pays et de ses origines. Vous pouvez aussi parler du Canada, ce qui risque d’intéresser vos interlocuteurs. Les Tunisiens sont de grands voyageurs et il n’est pas rare qu’ils aient une bonne connaissance du pays. La discussion s’enchaîne tout naturellement sur ce qui unit les deux pays ou ce qui les différencient. Quoique la famille et les enfants fassent partie des valeurs premières, les Tunisiens n’épiloguent pas trop sur leur situation familiale. A cet égard, après avoir simplement introduit le sujet, il vaut mieux se laisser guider par votre interlocuteur et ne pas trop insister sur cette question s’il ne poursuit pas dans cette direction.

Le travail peut être un autre sujet à aborder (pas comme sujet d’introduction pourtant). Selon le contexte, il ne faut pas trop insister auprès d’un subalterne sur la nature de son travail s’il est en présence de son supérieur ou s’il sait que vous avez des contacts avec son supérieur. Mieux vaut lui en laisser l’initiative et ne pas insister s’il n’élabore pas trop sur ce sujet.

Il faut éviter les questions de politique interne. Ce n’est pas que le Tunisien n’ait pas d’opinion sur le sujet, mais il la réserve pour lui-même. De plus, il ne serait pas apprécié d’avancer des interprétations ou des jugements sur le système politique sans en connaître tous les fondements. D’ailleurs, pour tout sujet touchant la politique interne ou le monde arabe en général, il faut connaître son interlocuteur et il vaut mieux ne pas déborder du cadre général.

Il faut aborder délicatement les questions politiques touchant le monde arabe en général. Le Tunisien aime bien se différencier du monde arabe, tout en insistant sur son appartenance et sa solidarité. Le Tunisien est, en parole, fort sympathique à la cause palestinienne et il pourrait insister pour discuter de la situation des Palestiniens, mais il est recommandé de s’en tenir aux généralités, peu importe l’insistance de son interlocuteur.

Sujets à éviter : Les États-Unis, d’une part, et le radicalisme islamique, d’autre part. Les États-Unis sont fort impopulaires, tout comme le radicalisme islamique. Par ailleurs, le Tunisien est très tolérant en général.

Peut-on faire preuve d’humour? Absolument! Mais il faut prendre la peine de connaître (et reconnaître) le sens de l’humour du Tunisien. Autant commencer par des sujets faciles : La neige au Canada et la façon de conduire des Tunisiens.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Les Tunisiens sont très chaleureux, émotifs et expressifs. Le contact physique et les gestes sont couramment utilisés pour exprimer un sentiment ou pour communiquer. Cependant, lorsqu’ils sont en présence d’un inconnu, ils se placent à un mètre de distance de leur interlocuteur et lui adresse la parole avec politesse.

Le contact visuel diffère largement d’une situation à l’autre. En général, les Tunisiens évitent d’établir un contact visuel lorsqu’ils sont en présence de personnes âgées ou en réunion avec leurs patrons. Ceci est interprété comme un signe de respect. Ce genre de comportement permet d’éviter le risque de se faire juger comme une personne défiant l’ordre ou l’autorité. Au travail, le contact visuel est parfois établi pour montrer qu’on est attentif et pour signifier aussi qu’on a bien compris le sujet de la conversation.

Dans la plupart des situations, on sert la main des hommes et des femmes lors d’une première rencontre. Parfois, les hommes (les femmes aussi) se saluent en s’embrassant sur les deux joues, surtout s’ils se connaissent depuis quelque temps. Cette règle générale s’applique aussi dans le milieu professionnel. Il faut garder une certaine distance lors des premiers contacts et éviter de toucher l’autre personne. L’échange d’embrassades entre hommes et femmes dépend largement du degré de familiarité. Il faut souvent évaluer la situation avant de réagir.

Certains gestes sont généralement considérés impolis en Tunisie (tout comme au Canada), notamment de dresser le majeur, de pointer un objet du pied ou de roter.

Les Tunisiens s’attendent à ce que les étrangers qui proviennent d’une autre société ou culture s’expriment de manière différente. En fait, il vaut mieux se comporter naturellement et montrer du respect pour les gens et les coutumes. Les Tunisiens s’attendent à ce que les étrangers soient satisfaits et aient une bonne expérience en Tunisie.

Point de vue canadien :

La distance acceptable à prendre lorsqu’on parle à quelqu’un : Il est tout à fait acceptable de se tenir à une distance d’un bras. Cela est particulièrement vrai entre les hommes et les femmes.

L’importance d’établir un contact visuel (ou non) : C’est important certes, mais le Tunisien cache bien son jeu. S’il baisse les yeux ou évite le contact visuel, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas digne de confiance ou qu’il est fuyant. Cela peut démontrer sa difficulté à aborder une question trop délicate pour lui ou pour laquelle il n’a pas à manifester d’opinion dans le contexte où cela lui est présenté. Même si la femme tunisienne est « très libérée », dans le contexte arabe, la culture et le contexte social tunisien fait en sorte qu’un étranger ne doit pas chercher à établir un contact visuel avec elle si elle le fuit. Cela est particulièrement évident si elle est voilée.

Le toucher, lorsqu’on parle à des gens, est tout à fait acceptable entre personnes du même sexe, surtout entre hommes pour marquer un accord manifeste. Prendre l’autre momentanément par la main est très courant, tout comme l’est l’accolade entre deux personnes du même sexe.

On se serre toujours la main au début et à la fin d’une conversation. À cet égard, le Tunisien le fait spontanément comme introduction à n’importe quel type de discussion. Cela peut aussi se faire avec un subalterne qui amène l’eau dans une pièce où les gens sont en réunion. Il pourrait faire le tour, serrer la main de tous et les saluer, ensuite, il servira l’eau.

Ne pas hésiter à prendre l’initiative de serrer la main; c’est apprécié. Aussi, il faut absolument le faire lorsqu’on est intercepté par un policier par exemple, il insistera de toute façon pour vous serrer la main avant toute autre chose.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les démonstrations d’affection, de colère ou d’autres émotions ne sont pas acceptables en public et surtout pas dans les milieux professionnels. Il est préférable de garder son sang-froid et de se contrôler. En fait, être calme et diplomate peut vous éviter beaucoup de mauvaises surprises ou de problèmes. Ce contrôle de soi est un des traits des Tunisiens.

Point de vue canadien :

Le Tunisien est une personne très émotive. Il manifeste beaucoup ses émotions de surprise et même de colère (surtout si une autre voiture a heurté la sienne, ce qui est pratique courante!!!).

Il n’est absolument pas rare que deux personnes du même sexe qui se connaissent s’embrassent sur la joue lorsqu’elles se croisent et se donnent ensuite une accolade chaleureuse. Cela est tout à fait normal et accepté comme geste d’amitié. Parfois, les adolescents et les jeunes adultes marcheront la main dans la main ou en s’enlaçant par la taille, simplement par amitié, sans autre arrière pensée.

Le Tunisien s’abstiendra de pareil geste avec un étranger, par respect et déférence pour lui, sachant que ce n’est pas la coutume dans sa société. Toutefois, si un lien d’amitié s’est installé avec l’étranger, il l’embrassera sur la joue spontanément lorsqu’il le retrouvera après un certain temps, oubliant ainsi sa réserve.

Entre personnes de sexe opposé, il y a peu de contact. Si un homme et une femme marchent main dans la main ou en se tenant par la taille, c’est qu’un fort lien sentimental les unit ou qu’ils sont mariés. À l’exception de certains lieux publics très précis où l’étranger est également très présent (ex : lieu touristique), on ne s’embrasse pas sur la bouche.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Il convient de s’habiller et de se comporter correctement au travail. Cela veut dire se présenter bien vêtu, à l’heure et utiliser un langage adéquat. Chaque milieu professionnel a ses propres normes de conduite et son code vestimentaire mais, en général, les gens accordent une très grande importance à la tenue vestimentaire, ce qui refl&egrave entre autre la personnalité et le statut social.

Il est recommandé de vouvoyer les gens que vous ne connaissez pas et de vous adresser à un superviseur ou un directeur en l’appelant Monsieur (vous pouvez dire "Si" également) ou Madame suivi du nom de famille. Entre collègues on se tutoie souvent et on s’adresse par le prénom. On s’attend à ce que les employés soient ponctuels et fiables, ce qui est un des facteurs qui rentrent en ligne de compte lors de l’évaluation de rendement des employés et qui contribuent au bon fonctionnement de l’entreprise. Il est souvent permis aux employés d’arriver et de quitter le lieu du travail après ou avant les heures régulières sous réserve de l’acceptation du superviseur immédiat. En cas d’absence le département des ressources humaines doit être avisé en même temps que le supérieur immédiat.

Si vous travaillez à un projet particulier ou vous préparez un rapport déterminé, vos supérieurs s’attendent à ce qu’il soit terminé ou remis à l’échéance convenue. Il se peut que votre superviseur vous demande de rester après les heures de travail ou de venir en fin de semaine pour travailler, lorsque c’est justifié.

Point de vue canadien :

Sur la façon de se vêtir pour le travail? À la canadienne, notamment dans les contacts avec l’entreprise privée. Pour l’administration, cravate et veston sont de rigueur pour les hommes. Pour les femmes, tenue toujours sobre et très réservée; il est recommandé d’éviter les robes ou jupes trop courtes (haut du genoux) ou moulantes ou les chandails qui découvrent trop le cou!!!

La politesse est de rigueur. Le Tunisien emploie facilement le ton familier (prénom, tutoiement) et ne fait pas souvent de distinction entre le « vous » et le « tu ». Il est préférable de vous laisser guider par vos habitudes canadiennes. Le Tunisien utilise indifféremment le prénom ou le nom (mais très rarement les deux ensemble), qu’il fait précéder de M. ou Mme.

On vous fera très vite observer que le rythme méditerranéen est une excellente chose! Mais ce rythme s’accommode mal avec le rythme nord américain. C’est à l’étranger de gérer l’écart car le Tunisien conservera le rythme du pays. La ponctualité n’est pas de rigueur, le Tunisien est souvent en retard et ne s’en formalise aucunement.

L’absentéisme pour maladie est très courant... Le niveau de productivité n’est pas nécessairement lié au niveau d’ « activité » observé.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur tunisien touchent plusieurs aspects allant de l’expertise et de la compétence dans le domaine d’activité en question à un bon réseau de contacts dans le milieu économique et politique. Les compétences académiques sont souvent plus appréciées que les années d’expérience. Cependant, certains postes sont attribués pour des raisons politiques à des personnes qui ne sont pas du domaine. Le pouvoir de décision au sein de la plupart des entreprises tunisiennes est centralisé, donc la majorité des idées ou des recommandations tardent à être approuvées ou appliquées.

Un superviseur ou directeur qui provient d’un autre pays est très respecté par les employés et les clients. Son entourage s’attend à ce qu’il soit compétent, ouvert et accessible. Par ailleurs, il doit s’intéresser aux besoins de son personnel et encourager l’esprit de collaboration et la confiance au sein de son département. Le fait de s’adresser aux employés régulièrement pour constater leurs préoccupations et leurs motivations permet au directeur de dresser le bilan et d’évaluer la situation. Le directeur peut connaître la perception de son personnel en maintenant une relation directe et en communiquant d’une façon claire et précise avec son entourage.

Point de vue canadien :

Je ne saurais dire si la promotion au mérite a un sens en Tunisie. Toutefois, le directeur local aura peu de succès s’il est trop directif et autoritaire, même si cela est le trait de beaucoup de directeurs et est la cause d’une rotation importante dans le personnel.

Si le directeur est un expatrié, c’est d’abord et avant tout sur sa compétence « technique » qu’il sera évalué et respecté. Toutefois, afin de s’assurer un bon rendement il faut agir dans le sens des objectifs recherchés, tout en étant conscient que le personnel n’est pas toujours hautement motivé.

Il est difficile de savoir comment le personnel perçoit le directeur expatrié. Le Tunisien énoncera difficilement de façon directe comment il perçoit son directeur; il n’osera peut être même pas lui parler et il passera par un intermédiaire! Plus souvent qu’autrement il dira avec politesse que c’est bien et qu’il apprécie sa présence. Une bonne piste d’évaluation de la part du directeur est le degré de collaboration et le rendement des employés.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Au travail, les décisions qui concernent le fonctionnement quotidien de l’entreprise sont prises par les directeurs ou les chefs de service. Quant aux décisions d’ordre stratégique, c’est le conseil d’administration qui les approuve. Notons qu’il y a une certaine bureaucratie et que les individus influencent considérablement la prise de décision dans les entreprises tunisiennes.

Les idées qui émanent du personnel ont plus de chance de se concrétiser et de se traduire en une plus-value pour l’entreprise si elles reçoivent l’aval du directeur. Souvent la concrétisation de ces idées prend beaucoup de temps.

Il est recommandé de consulter son superviseur immédiat avant de prendre une décision qui pourrait s’avérer non pertinente ou qui a des répercussions internes ou externes importantes. Cette décision peut ne pas convenir à votre superviseur. Si vous avez des questions sur des sujets bien particuliers, même personnels, il convient de parler à votre superviseur.

Point de vue canadien :

Les décisions, même parfois les plus faciles, sont très souvent prises par le plus haut échelon. Le Tunisien délègue peu et le subalterne s’efface. Les idées s’expriment de la même façon : de haut en bas. Cela ne veut pas dire que le Tunisien subalterne suit toujours la décision prise.

Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiatement pour obtenir des réponses ou de la rétroaction? Il faut en général agir avec toute la circonspection d’usage. C’est souvent faire preuve de faiblesse que de consulter son superviseur, surtout si celui-ci est basé dans le pays d’origine. Le Tunisien le fait hardiment, mais il attend de l’expatrié compétence, autonomie et réponses techniques à tout! Celui-ci est l’EXPERT et il doit le démontrer.

Est-il convenable d’annoncer que mon superviseur sera consulté ultérieurement? Mieux vaut savoir à qui on a affaire comme superviseur. Il ne faut le faire qu’en cas de stricte nécessité et si vous avez l’assurance que notre avis sera renforcé par notre superviseur. Sinon, vous risquez de perdre votre crédibilité en tant qu’expert.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

L’attitude des Tunisiens à l’égard de certains sujets est très variable. Il faut souligner que cette attitude se dégage d’une tendance générale observée au sein de la société tunisienne :

Égalité des sexes :
Le principe d’égalité hommes-femmes sur le plan de la citoyenneté et devant la loi est affirmé dans les textes constitutionnels et législatifs tunisiens. Les femmes participent à la vie politique et sociale et accèdent au marché du travail au même titre que les hommes.

Religion :
La religion est très importante pour la société. Les gens sont tolérants mais ils s’attendent à ce que les étrangers respectent leur religion (l’islam). Les étrangers peuvent pratiquer leur religion en toute liberté. Un certain pourcentage de la population tunisienne ne sont pas pratiquants.

Classe sociale :
La majorité (75p. cent) de la population appartient à la classe moyenne. Récemment on a constaté l’émergence d’une classe aisée et l’augmentation de la pauvreté. La notion de la famille est forte au sein de la société tunisienne qui est une société basée sur l’entraide et la solidarité.

Origine ethnique :
La tolérance en Tunisie est une chose acquise. Peu importe l’origine ethnique, la cohabitation avec une autre ethnie est une chose existante et faisable.

Point de vue canadien :


Égalité des sexes :
L’égalité est consacrée dans la constitution tunisienne. Il reste maintenant à faire évoluer les cultures. Toutefois, il y a beaucoup de femmes d’affaires et de femmes cadres dans l’administration. Cependant, comme dans bien d’autres pays, plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de femmes dans ces postes.

Religion:
La religion pratiquée officiellement par la majorité des Tunisiens est l’Islam. Toutefois, même s’il est croyant, le Tunisien pratique peu, en règle générale. Le prosélytisme est défendu, mais le Tunisien est très ouvert et tolérant envers les religions pratiquées par les étrangers.

Classe sociale et origine ethnique :
C’est plutôt histoire de clan et de famille, que de classe, sans nier que les classes existent. Le « réseau » fait souvent foi de tout.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Les relations interpersonnelles avec un collègue ou un client sont très importantes en Tunisie, surtout si vous allez entretenir une relation d’affaire ou de travail durable. Il faut souvent demander à votre entourage de quelle façon les responsabilités sont réparties au sein de l’entreprise et identifier les personnes ressources qui détiennent la bonne information. La relation est établie suite à une manifestation mutuelle d’une volonté d’échanger des informations ou de s’entraider pour la réalisation d’un projet.

Point de vue canadien :

Tout dépend du contexte et de qui sollicite qui. Si un homme d’affaires canadien désire développer des relations d’affaires ou pénétrer le marcher tunisien, il doit s’astreindre aux mêmes rituels que les Tunisiens.

Par contre, si c’est un Tunisien qui sollicite l’aide de la coopération, c’est un peu différent! Sans négliger l’importance d’établir une relation personnelle, elle devient secondaire à l’objectif principal. Il faut toutefois, que le Canadien démontre un réel intérêt pour le développement des affaires de celui qui sollicite l’aide demandée.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

En raison de votre relation ou amitié avec un collègue ou un employé, vous devez vous attendre à ce qu’il vous demande des privilèges spéciaux. Ces situations sont très courantes dans le milieu du travail et peuvent vous mettre dans l’embarras dans certains cas. Elles peuvent même vous causer des problèmes. La meilleure façon de s’en sortir est d’impliquer une autre personne dans le processus de décision ou de renvoyer le demandeur à une autre personne ressource.

Exemples :
- Quelqu’un qui veut une augmentation de salaire : l’implication de son supérieur immédiat qui évalue sa performance ainsi que des ressources humaines est la meilleure issue.
- Quelqu’un qui veut embaucher un proche : renvoyer le demandeur aux ressources humaines, tout en lui assurant que les compétences du candidat seront évaluées d’une façon équitable.

Une attention particulière doit être accordée à la demande d’un collègue ou d’un employé voulant embaucher un parent handicapé.

Point de vue canadien :

La société tunisienne est tissée par les relations interpersonnelles, les réseaux, la famille et les privilèges que cela donne. Ce qui est clair : un service en attire un autre... Ce qui est peut-être peu évident pour l’étranger, mais est clairement pour le Tunisien : Un service donné peut très facilement impliquer que l’on est prêt à en donner un autre.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

En général, lorsque vous avez un problème relié au travail avec un collègue, vous devez le confronter directement en privé et essayer de résoudre les différends avec sagesse. Il est conseillé de traiter le problème dès le début et ne pas attendre jusqu’à ce qu’il s’amplifie ou se propage à d’autres personnes ou départements.

Si l’un de vos collègues semble être offensé ou il a quelque chose à vous reprocher, vous allez constater un changement au niveau de son comportement et de son attitude. Si vous prenez l’initiative de vous excuser ou d’expliquer votre position, cela sera appréci&eacute et pourra vous épargner des confrontations inutiles ou des remarques déplacées.

Point de vue canadien :

Je ne sais pas si l’idée de confronter quelqu’un est à considérer, même en privé. Une attitude conciliatrice serait plutôt recommandée. Vous pourriez aborder le sujet en exprimant des choses à faire ou en privilégiant l’énoncé d’exemples. Ce serait plus apprécié comme attitude.

Comment puis-je savoir si un collègue a quelque chose à me reprocher ou si mon comportement l’a offensé? C’est assez difficile de le savoir. C’est surtout par ce qu’il ne fait pas – ou ne fait plus – qu’on le saura. Suis-je encore invité? M’appelle-t-il encore pour un conseil? Accepte-t-il une invitation, ne serait-ce que pour un café? Retourne-t-il avec diligence les appels? TOUTEFOIS, le fait que votre collègue adopte une telle attitude peut ne pas être une indication que vous l’avez offensé, mais plutôt qu’il obéit à une directive de son supérieur de ne pas prendre trop d’engagements, même à ce niveau (café), jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur un projet. Donc, tout est dans la connaissance du contexte et dans les nuances observées.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Les principales motivations des employés sont rattachées aux conditions de travail et au taux de rémunération. Le rendement est fortement lié à ces facteurs et il s’améliore d’une façon significative lorsque l’entreprise assure une formation continue et un encadrement de qualité à ses employés. Ce genre d’engagement de la part de l’entreprise est très apprécié par les employés qui donnent alors le meilleur d’eux-mêmes. La satisfaction professionnelle est un élément important mais qui vient souvent en second lieu. Par ailleurs, le fait d’avoir un travail constitue déjà une réalisation importante dans la vie d’un Tunisien (le taux de chômage est assez élevé et il n’y a pas de bien-être social ou d’assurance-chômage).

Point de vue canadien :

Ils seraient les même qu’au Canada.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

La musique: Plusieurs chanteurs tunisiens sont connus à l’étranger notamment dans les pays arabes. Il s’agit à titre d’exemple de : Anouwar Brahim, Lotfi Bouchnak, Latifa Arfawi, Hedi Jouini, Saliha,... Pour admirer la musique traditionnelle tunisienne vous pouvez écouter le Mizoued, l’équivalant du hard rock. Certains noms se démarquent dans ce genre de musique comme Mohamed Le Rouj, Fatma Boussaha, Lotfi Jormana,... Le site www.tunisie.com vous propose un cocktail de chansons tunisiennes ainsi que quelques clips vidéo. Aussi, vous pouvez visiter le site www.tunisie.mac125.com et découvrir certaines des chansons tunisiennes et arabes les plus appréciées par le public.

Lire des livres : La plupart des livres sont en arabe. Toutefois, il y a quelques livres traduits ou écrits en français qui sont intéressants. Je vous suggère les livres suivants : Ibn Khaldoun, ’Al Moukadama (L’introduction)’ : Sociologie; Tahar Haddad, ’ Imraatouna fi chariaa wa moujtama (Femme, jurisprudence et Société) ’ : Droit et rôle de la femme dans la société; Mahmoud Mesaidi, ’ Al soud (Le barrage)’ : Philosophie; Abou Kacem Chabbi, ’ Diwan al Hayatt (La compilation de la vie)’ : poèmes.

Voir des films : Halfaouine, Un été à la goulette, Le silence des palais, Sultan le Medina. Regarder des émissions télévisées : Al mindhar, dimanche sportif, variétés culturelles.

Lire les journaux et les magazines : La presse, L’économiste, Jeune Afrique.

Les liens d’Internet les plus utiles : www.tunisie.com - Source d’information générale sur la Tunisie, histoire, art et culture, médias, tourisme; www.tunisie.mac125.com – Ce site contient plusieurs rubriques intéressantes concernant la société et la culture tunisienne; www.itfarhad.com – Itfarhad (amusez-vous) est consacré à la culture, loisir et prestation des services. Ce site est entièrement gratuit et bénéficie d’une mise à jour continue qui varie selon les rubriques; www.tunisiatv.com : Transmission en direct et programmes enregistrés de la télévision nationale Tunisienne; www.tn.refer.org - Ce site présente différentes facettes de la Tunisie : éducation, recherche, économie, média- presse, culture, vie pratique, association et coopération en Tunisie et www.touristic-guide.com - Visite guidée et liens vers les sites d’hôtels, de restaurants et d’agences de voyage (en français et en anglais).

Point de vue canadien :

La nourriture: Il existe un excellent livre de recettes sur la cuisine tunisienne « Délices de Tunisie », ISBN 2-84308-357-5. Il a eu d’excellentes revues de la part des critiques car il rassemble les meilleures recettes tunisiennes par les grands chefs.

Consulter également Office National du Tourisme et site web : www.tunisie.com.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Visiter les pays : Sidi Bousaid (paysages et architecture), Carthage (ruines romaines et musée), Tunis (Medina et les berges du lac), Bardo (musée : collection de mosaïques), Hammamet (centre-ville et zones touristiques), Le jem (amphithéâtre romain), Nabeul (poterie), Matmata (maisons troglodytes), Sousse (port le Kantaoui, les catacombes et la grande mosquée), Kairouan (grande mosquée et les réservoirs aghlabites), L’Ile de Djerba (plage, centre ville et synagogue de la Gribha), Tabarka (plongée sous-marine, les paysages et les corails), Menzil Bourguiba (lac Ichkeul : parc national), Tozeur/Nefta/Kebili/Douz (sahara, oasis, musée dar chrait), Gafsa (lézard rouge : train).

Découvrir la gastronomie tunisienne : Le couscous est le plat traditionnel en Tunisie. Il peut être préparé avec de l’agneau, du poulet ou du poisson. Outre le couscous, il y a d’autres plats comme tagine, kaftaji, lablabi, salade tunisienne, salade mechouia. Je vous recommande une salade mechouia et du couscous à l’agneau accompagné du lait fermenté (leben). Il est à signaler aussi que les poissons et fruits de mer figurent en bonne place sur les menus tunisiens. Autres plats brik, chorba, salade verte, M’loukhiya, lablabi. Patisseries : baklawa, chamiya, makroudh, caak anbar. Fruits (selon la saison) : oranges, mandarines, dates, pommes, pêches, prunes, figues, fraises, abricots. Fortement recommandés sont les restaurants suivants : Dar le jild (Medina/Tunis), Un boeuf sur le toit (Soukra/Tunis) et Le pirate (nouveau port/Monastir).

En Tunisie la plupart des activités culturelles sont en arabe. Toutefois, certains festivals présentent des artistes de cultures différentes ou des spectacles en français ou en anglais. Il est conseillé d’assister à des activités culturelles même en arabe car ceci vous permet de découvrir une nouvelle culture et de connaître des artistes tunisiens. Le ministère de la Culture publie une liste complète des festivals en Tunisie selon leur domaine d’intérêt. D’autre part, le théâtre municipal de Tunis programme des spectacles de bonne qualité. Il faut se renseigner et réserver votre place d’avance.

Les événements sportifs les plus importants qui reçoivent une grande couverture médiatique en Tunisie concernent le soccer, le handball, le volley-ball, et le basket-ball. Pour en savoir plus sur les événements sportifs, il faut regarder le dimanche sportif (dimanche soir). Outre la chaîne nationale Canal 7, il y a le Canal 21 réservé aux jeunes avec des émissions fort intéressantes. Pour écouter les nouvelles ou de la musique en français vous pouvez ouvrir votre radio sur la RTCI (FM 98).

En Tunisie, il y a beaucoup de cafés ou les gens se rencontrent pour boire un café, jouer aux cartes, converser, fumer le narguilé. Il est recommandé aux étrangers de fréquenter les cafés situés dans les zones à caractère touristique (par exemple : la Marsa, Sidi Bousaid, Les Berges du lac, Le Manar, La Goulette). Les bureaux de l’Office national du tourisme, partout dans le pays, peuvent vous aider dans votre recherche d’événements culturels, de brochures et autres documents ou d’endroits à visiter.

Point de vue canadien :

Films : Un été à la Goulette est souvent indiqué comme film à voir, mais est-ce proprement tunisien?

Émission de télévision : la chaîne « 7 » est la chaîne nationale, mais les Tunisiens regardent la télé italienne, française et la chaîne d’information continue arabe.

Des endroits à visiter : La Médina de Tunis, la banlieue nord de Tunis, les lieux archéologiques (Le Gem,...) Jerba, bref ce qui se trouve dans les sites touristiques.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Les héros nationaux de la Tunisie sont : Le président de la république - Zine Al Abidine Ben Ali; les joueurs de football - Chorki Le ouer etc.; les chanteurs - Lotfi Bouchnak etc.; et les comédiens - Lamine Nahdi etc.

Ces personnes sont considérées comme des héros parce qu’elles ont accompli de bonnes choses pour la société. Leurs contributions et leurs réalisations dans leur domaine respectif ont été appréciées par l’ensemble de la population.

Point de vue canadien :

Il y en a eu plusieurs commençant peut-être par Hannibal (circa 200 avant J.C.) allant jusqu’à Bourguiba (1990). N’importe quel livre d’histoire sur la Tunisie ou la lecture de guides touristiques fournirait ces informations.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Il n’y a aucun événement historique commun entre la Tunisie et le Canada qui pourrait nuire aux relations sur le plan professionnel et social. Les Canadiens jouissent d’une bonne réputation en Tunisie et ils sont considérés honnêtes, polis et ouverts.

Point de vue canadien :

Il n’y a pas, à ma connaissance, d’événement historique commun. Il faut résister à la tentation facile de comparer la colonisation française au Canada au 17ème et 18ème siècle et la colonisation française en Tunisie lors du dernier siècle. Premièrement, elle se situe à des dates différentes, et deuxièmement, les Tunisiens ont été les sujets de la colonisation alors que les Canadiens français sont souvent les descendants directs du colon français. La perspective est alors fort différente.

Il y a par contre des événements au plan mondial qui peuvent être interprétés différemment et sur lesquels il vaut mieux s’aventurer avec prudence, notamment l’interprétation à donner au « 11 septembre ».

De plus, l’histoire se lit différemment, selon que l’on est canadien ou tunisien. L’histoire de la Tunisie est millénaire; celle du Canada est centenaire. Le « vieux Québec » est tout récent pour le Tunisien, comparé à sa « Médina ».

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces concernent :

  • L’endroit : Certains canadiens pensent que la Tunisie est un pays constitué essentiellement par le Sahara, ce qui exclut toute forme de développement économique ou social.
  • Le mode de vie : D’autres croient que la majorité des femmes portent des voiles, que le chameau est le moyen de transport le plus répandu et que les Tunisiens n’utilisent pas des outils technologiques modernes comme le téléphone mobile ou l’internet.
  • Le comportement : Certains canadiens supposent notamment que les femmes tunisiennes n’ont pas de droits ou de liberté et qu’il n’y a pas de tolérance et de respect envers les droits de la personne en Tunisie.

Ces stéréotypes disparaissent grâce à une meilleure documentation et davantage de renseignements sur la Tunisie. Il faut donc lire, se renseigner, visiter des sites web tunisiens et rencontrer des Tunisiens résidant au Canada. Toutefois, une visite en Tunisie vous donnera une image réelle et claire de la société et de la culture tunisienne.

Point de vue canadien :

Je ne crois pas qu’il y ait des stéréotypes sur la culture locale tunisienne. Par contre, il y a des stéréotypes dit « régionaux ». Il faut absolument éviter de généraliser sous prétexte qu’ils sont arabes. Le Tunisien aime bien se démarquer, et souvent il soulignera qu’il est de descendance arabe, oui, mais également berbère et phénicienne.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né en Tunisie et est le plus jeune de trois enfants. Il a grandi dans la capitale, Tunis, et a poursuivi ses études à Carthage à l'Institut des Hautes Études Commerciales (I.H.E.C.). Pendant ses études, et en tant que responsable des stages et anciens membres de l'Association Internationale des Étudiants en Science Économique et Commerciale (A.I.E.S.E.C. - H.E.C.), il a accueilli, accompagné et assisté les stagiaires étrangers lors de leurs séjours en Tunisie. Ses études l'ont emmené au Canada où il a complété une maîtrise en administration des affaires (M.B.A.). Il a emigré au Canada il y a 4 ans et vit à Montréal où travaille dans la Finance.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est à Sherbrooke, au Canada et est le 7ème de 13 enfants. Il a grandi en milieu rural. Il a poursuivi ses études à Sherbrooke en mathématiques/informatique à l'Université de Sherbrooke. Son travail l'a emmené à l'étranger en Tunisie où il était le coordonnateur d'un programme de l'ACDI (FDSP). Il est divorcé et père de deux enfants.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.