Ukraine

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question : Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder ?

Perspective locale :

En Ukraine, une présentation formelle commence en mentionnant votre nom, votre organisation et votre poste. Dans un contexte professionnel, lorsque les Ukrainiens s’adressent les uns aux autres, ils utilisent leur prénom, leur patronyme et ensuite leur nom de famille. Par exemple, Mykola (prénom) Petrovych (patronyme - signifie le fils de Petro) Savchenko (nom de famille). Toutefois, dans le pays, il devient de plus en plus populaire de n’utiliser que le prénom parmi les jeunes et les personnes d’âge moyen, ainsi qu’entre amis, peu importe leur âge.

Les noms ukrainiens ont également une forme « diminutive ». Par exemple, le diminutif d’Alexander est Sasha. L’usage de diminutifs est réservé aux amis proches et aux collègues. Vous pouvez les entendre dans un cadre professionnel, mais n’utilisez le diminutif d’un nom que si vous y êtes invité. Une poignée de main, un échange de cartes de visite font généralement partie des présentations, même si les Ukrainiennes se serrent rarement la main.

Les Ukrainiens sont très fiers de leur pays et de leur ville et en général, ils apprécient les remarques concernant la beauté de leur ville et de leur pays. Ils apprécient la possibilité de partager des informations à propos de leur culture, ils accueillent avec plaisir les questions concernant les monuments (il en existe plusieurs dans chaque ville) et d’autres endroits importants pour leur patrimoine.

Les Ukrainiens aiment discuter de politique, mais vous devez les laisser entamer la discussion à ce sujet. Ils peuvent parfois être très critiques par rapport à la politique de leur pays, mais pourraient être offensés si la critique vient d’un étranger.

Veuillez à ne pas appeler le pays « l’Ukraine ». C’était le terme utilisé sous le régime de l’Union soviétique et les Ukrainiens peuvent trouver l’utilisation de ce terme offensant.

Perspective canadienne :

Il convient de noter que, si par le passé les Ukrainiens avaient peu d’interactions avec les Occidentaux, c’est de moins en moins le cas. S’ils ont leurs propres normes et règles culturelles, ils comprennent également que les Occidentaux ont les leurs, qui sont souvent différentes (comme de sourire lorsque vous rencontrez quelqu’un, et partager à outrance des renseignements personnels), ils tolèrent de plus en plus ces normes et s’adaptent plus dans le cadre professionnel lorsqu’ils traitent avec des Occidentaux. Ce sera probablement moins le cas dans un contexte social.

Il convient de noter que l’Ukraine est, sur tous les plans, un pays en transition, d’une société fermée à une société ouverte, et que ses valeurs et ses normes évoluent au fil de cette transition. Cette constatation est particulièrement évidente chez les personnes nées après l’indépendance.

Les biographies de base, les noms, l’âge, le travail, les informations de base sur la famille, les centres d’intérêt et les passe-temps sont de bons sujets de conversation. Selon l’atmosphère de la réunion, vous pouvez également aborder les événements actuels (succinctement) et les événements dans le monde (succinctement). La religion et les détails de la politique ne sont généralement pas de bons sujets pour entamer une conversation. Les Ukrainiens ont un sens de l’humour très différent de celui des Occidentaux et les blagues ne sont généralement pas comprises entre cultures.

Information culturelle - Styles de communication

Question : Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales ?

Perspective locale :

Les Ukrainiens ont tendance à être plus physiques lorsqu’ils communiquent entre eux qu’avec des étrangers. Une tape sur l’épaule, une accolade, un baiser sur la joue sont les gestes acceptables de communication entre amis et connaissances proches.

Le contact visuel est moins important et il est considéré comme grossier de regarder une personne avec insistance. Toutefois, éviter le contact visuel lors d’une conversation avec une personne peut être considéré comme un signe de malhonnêteté ou de timidité. Les Ukrainiens utilisent les gestes physiques et sont généralement plus animés lorsqu’ils parlent ou font une présentation.

Perspective canadienne :

La communication verbale et non verbale joue un grand rôle dans les styles de communication, de même que les styles de communication directe et indirecte. Les hommes ont tendance à avoir une communication plus directe que les femmes et attendent le même type de communication de la part des autres hommes. Les femmes optent généralement plus pour une communication non verbale et indirecte lorsqu’elles parlent à des étrangers ou à des collègues. Il convient de noter que sourire n’est pas une forme habituelle de communication en Ukraine et qu’il est généralement réservé pour la famille et les amis dans un contexte social.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question : Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public ?

Perspective locale :

Les marques d’affection, de colère ou d’autres émotions en public sont plus courantes et sont généralement acceptables si elles n’impliquent pas de gestes grossiers et/ou l’usage de la force physique à l’encontre d’une autre personne.

Les Occidentaux remarquent souvent que les Ukrainiens ne sourient habituellement pas en public. En fait, si une personne parle fort et sourit à des personnes inconnues, il est très probable que cette personne n’est pas ukrainienne. Parallèlement, en ce qui a trait aux relations personnelles ou professionnelles, les Ukrainiens se considèrent généralement comme étant ouverts et directs en ce qui concerne le fait d’exprimer aux gens les émotions qu’ils ressentent à leur égard. Et c’est effectivement le cas.

Perspective canadienne :

Si les marques d’affection plus intimes comme s’embrasser ou, en fonction du groupe d’âge, marcher les bras passés autour de l’autre ne sont pas très courantes, il n’est pas rare de voir les personnes se tenir la main, chez les personnes de tous âges, bien que cette attitude soit plus courante parmi les jeunes générations. À nouveau, l’attitude dans ce cas dépend de l’âge. Les enfants du millénaire sont plus susceptibles d’afficher des marques d’affection que les personnes de plus de 40 ans. Ceci dit, en Ukraine, le type de marques d’affection en public est très conservateur par rapport à l’Amérique du Nord et consiste à se tenir la main et à donner des bises occasionnelles sur la joue entre partenaires. Il convient de noter que les amis (femme-femme et femme-homme) peuvent se saluer en se donnant 2 ou 3 bises sur la joue ou en se donnant l’accolade. Les hommes ont tendance à se serrer la main ou parfois, après de longues absences, à se donner l’accolade.

Dans un cadre professionnel, les hommes se serrent la main et, lorsqu’ils traitent avec des Occidentaux, ils serreront également la main des femmes, bien que ce ne soit pas habituellement la norme entre Ukrainiens. Ce geste se fait généralement à l’initiative des hommes.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question : Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.) ?

Perspective locale :

Les Ukrainiens accordent une grande attention à leur tenue et à leur apparence, en particulier dans le cadre professionnel. Ils affichent souvent leur statut par leurs vêtements et leurs accessoires et les Ukrainiens s’efforcent d’être considérés comme ayant un certain statut, même si ce n’est pas le cas en réalité. Les femmes font particulièrement attention à leur apparence physique, et apprécient les compliments à leur égard. En règle générale, il est conseillé, en cas de doute, d’opter pour la tenue la plus formelle et de toujours emporter un costume d’affaires.

Dans la hiérarchie ukrainienne, la ponctualité est abordée d’une manière plus détendue et s’applique en général plus aux subordonnés qu’à tout le monde. Plus une personne occupe un poste élevé, moins elle peut être ponctuelle. Un retard de 15 minutes par rapport à l’heure prévue d’une réunion est acceptable.

Les étrangers constatent souvent que les Ukrainiens font tout à la dernière minute. Ce qui a certainement un impact sur les délais et peut affecter la qualité du travail. La productivité varie et est habituellement liée à un processus cyclique habituel au cours duquel le rythme et la charge de travail augmentent de manière significative lorsqu’on approche de la date limite, et sont relativement lents au début d’un projet ou d’une initiative. Certains constatent que les milieux de travail ukrainiens font assez facilement des promesses, mais ne les respectent pas toujours.

Au bureau, les Ukrainiens sont amicaux et cordiaux et fêtent souvent les événements marquants de la vie personnelle comme les anniversaires de mariage, l’anniversaire d’un enfant, etc. avec leurs collègues.

Perspective canadienne :

La tenue est formelle professionnelle à semi-formelle et les Ukrainiens ont souvent une apparence soignée. Si l’Ukrainien moyen ne peut pas s’offrir une grande garde-robe de vêtements coûteux, il est fier de ce qu’il possède. Les femmes ont tendance à porter des jupes et des talons, les hommes des costumes avec vestes (selon le groupe d’âge et le type de bureau), ainsi que des cravates. Les Ukrainiens sont généralement ponctuels dans le milieu de travail (heure d’arrivée), mais il est moins courant de quitter le travail avant votre supérieur à la fin de la journée. Ceci dit, les réunions de bureau commencent ou se terminent rarement à l’heure, car si elles sont des événements professionnels, elles offrent également une occasion de prendre des nouvelles de ses collègues/amis. Dans un cadre social, les Ukrainiens sont moins ponctuels et suivent leur propre horloge (1/2 heure de retard).

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question : Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local ? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit ?

Perspective locale :

En général, les Ukrainiens sont hautement éduqués, en effet la plupart des membres de la main-d’œuvre professionnelle ont obtenu un diplôme universitaire. L’expérience joue un rôle important dans le poste de la personne au sein de l’organisation, mais cette constatation est aussi vraie pour les connexions d’une personne au sein de l’établissement professionnel ou dans la société en général.

Si le gestionnaire est étranger, les collègues ukrainiens attendent probablement de lui qu’il apprenne autant de choses que possible sur le pays, le domaine professionnel, l’organisation, etc. Le personnel ukrainien s’attendra normalement à ce que le responsable « donne le ton » de l’organisation/du projet et établisse les règles. Les attentes seront plus élevées, ce qui signifie que les Ukrainiens s’attendront à un traitement équitable et compareront habituellement leur propre situation professionnelle/leurs conditions d’emploi avec celles de personnes travaillant dans des organisations/pour des projets similaires.

Dans le contexte professionnel ukrainien, les conversations les plus importantes se passent souvent dans une cuisine ou dans les espaces réservés aux fumeurs autour d’une cigarette ou même d’un verre. La même constatation s’applique aux soirées au travail. Il est habituel de socialiser avec ses collaborateurs.

Perspective canadienne :

Les qualités les plus fortement appréciées comprennent de bonnes études, de l’éloquence, de la confiance, une attitude directe, généralement chez un homme de plus de 40 ans (toutefois, l’âge et le sexe évoluent depuis 2004). Les Ukrainiens respectent l’expérience et les études, mais, comme en Occident, l’expérience est un élément inestimable. Les femmes occupant un poste de cadre sont encore rares dans la plupart des domaines et les professionnels plus âgéssont moins à l’aise avec les femmes occupant ce type de postes que leurs homologues plus jeunes. Au sein de la haute direction, les attitudes à l’égard des femmes occupant des postes de direction ou supérieurs sont comparables à celles observées en Amérique du Nord à la fin des années 70 et au début des années 80. Le plafond de verre est encore très présent en Ukraine et la notion de salaire égal pour un travail égal est encore très éloignée. Toutefois, lorsqu’ils traitent avec des entreprises occidentales, les Ukrainiens sont plus ouverts aux jeunes et aux femmes occupant un poste de cadre, même s’ils ont tendance à se sentir plus à l’aise avec des hommes d’âge mûr.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Genre :

Il est indéniable qu’en Ukraine, les femmes ont assumé la plus lourde charge de la reconstruction sociale - prenant soin de la famille, et assumant parfois plusieurs emplois, tout en faisant également un peu d’exploitation agricole afin de subvenir aux besoins de la famille. On constate également des rôles et des attentes plus traditionnellement distincts en fonction du sexe au sein des familles ukrainiennes.

Les femmes sont moins présentes à des postes de haute direction dans les sphères politiques et économiques, et il n’y a pas de conviction générale forte qu’elles devraient y être plus présentes. Le code vestimentaire pour les femmes a tendance à placer un fort accent sur la féminité. Le problème du harcèlement sexuel tel qu’on le comprend à l’Ouest n’est pas compris ou accepté en Ukraine. Certains gestes qui seraient considérés comme inappropriés entre collègues de travail ont tendance à être courants en Ukraine, même si les femmes les trouvent importuns.

Plusieurs récents programmes financés par des donateurs ont introduit des projets visant à promouvoir l’égalité des droits pour les hommes et les femmes. Ces projets rencontrent une attitude sceptique de la part des hommes et des femmes, car les deux groupes comprennent relativement mal le concept « d’égalité des sexes ».

Religion :

Pendant l’époque soviétique, on déconseillait fortement aux citoyens de célébrer les fêtes religieuses et de participer aux offices. De ce fait, plusieurs générations ont grandi sans valeurs ou traditions religieuses. Depuis l’indépendance, on constate une renaissance religieuse en Ukraine. La plupart des Ukrainiens sont de confession orthodoxe orientale, avec des Orthodoxes russes, des Orthodoxes ukrainiens et des églises autocéphales. Mais dans l’ouest de l’Ukraine, vous trouverez un nombre plus élevé de membres de l’Église catholique grecque, qui suivent la tradition orthodoxe des offices religieux et acceptent le mariage des prêtres, ainsi que des membres de l’Église catholique romaine. Le pays compte également quelques musulmans (c.-à-d. Les Tatars de Crimée) et une forte présence du judaïsme dans certaines parties du pays.

Classe :

Au cours de la période soviétique, tous les citoyens étaient considérés comme étant égaux, même si « certains étaient plus égaux que les autres » - en effet, l’élite du Parti communiste a bénéficié de droits et de privilèges tacites ce que la majorité de la population ignorait. Selon l’idéologie soviétique, il n’y avait que deux classes : les paysans / travailleurs et la prétendue « intelligentsia » (c.-à-d. Les professionnels). Ainsi, les notions d’égalité restent très marquées dans la société ukrainienne. Toutefois, dans la vie réelle, le népotisme régit la classe. Les connexions personnelles, la famille et la position des parents au sein de la société définissent souvent la position sociale d’une personne. Et les gens ayant un statut au sein de la société offriront souvent d’autres postes de statut à des proches et des amis, peu importe leurs compétences.

Si des réformes démocratiques, économiques et sociales progressent en Ukraine, l’ancienne élite soviétique a tenté de se propager en utilisant le népotisme et en préservant l’« élite ». Généralement, les Ukrainiens diront qu’aujourd’hui, il existe deux classes en Ukraine : les riches et les pauvres. La classe moyenne ne compte pas encore beaucoup de membres.

Les Ukrainiens sont très sensibles au statut. Il est typique pour les personnes occupant des postes élevés d’attendre un traitement de faveur. Lorsque vous accueillez une délégation officielle ukrainienne, les hauts fonctionnaires s’attendront à un hôtel plus luxueux et à avoir une voiture privée avec chauffeur à leur disposition.

Ethnie :

On constate deux principaux groupes ethniques en Ukraine : Les Ukrainiens (environ 78 % de la population totale) et les Russes (17 %). D’autres groupes ethniques sont présents dans le pays, notamment les Tatars de Crimée, les Moldaves, les Juifs, les Roumains, les Hongrois et d’autres groupes originaires des pays baltes et d’Europe de l’Est.

L’ukrainien et le russe sont les deux langues nationales. Récemment, la langue est devenue un sujet politisé en Ukraine. En sa qualité de langue officielle, l’ukrainien est utilisé en particulier dans la cadre de la bureaucratie et des établissements scolaires. Toutefois, de nombreuses personnes parlent russe dans leur vie quotidienne, sauf dans l’ouest de l’Ukraine qui est historiquement un bastion de la langue et de la culture ukrainiennes.

Il est important d’utiliser l’ukrainien comme langue de traduction au cours des négociations, puisqu’il s’agit de la langue officielle.

Perspective canadienne :

Genre : Le genre est l’un des aspects culturels les plus complexes en Ukraine, tant sur le plan social que professionnel. Si les femmes sont plus présentes dans le milieu de travail, elles ne sont pas aussi présentes dans les postes de cadre et supérieurs et sont rares dans les postes politiques de haut rang, les postes de direction et supérieurs. Le plafond de verre pour les femmes est bien plus évident en Ukraine qu’en « Occident ». Dans les bureaux, les femmes occupent généralement la majorité des postes administratifs. Certaines femmes occupent des postes de gestionnaires, mais elles ne sont pas légion. Lorsqu’elles occupent ces postes, les femmes sont confrontées à plus de résistance que leurs homologues masculins. Les femmes sont beaucoup plus ouvertement sexualisées (même dans le milieu de travail) qu’en « Occident ». À la maison, les rôles de genre sont très similaires à ceux observés au Canada dans les années 70 et 80, lorsque les femmes commençaient à faire leur chemin au sein de la main-d’œuvre et partageaient leurs objectifs entre famille et profession. Les femmes se chargent encore principalement des repas, du nettoyage et de l’éducation des enfants en plus de leur emploi à temps plein. La plupart des femmes occupent une certaine forme d’emploi, car il est peu probable qu’un seul revenu soit suffisant pour subvenir aux besoins de la famille.

Classe : Une classe moyenne émerge lentement en Ukraine, cependant, sa croissance a ralenti depuis le début de l’incursion russe en 2013. Les postes de haut rang au sein du gouvernement, ainsi que les professions « col blanc » sont généralement occupées par les nantis, notamment les oligarques ukrainiens qui, comme d’ailleurs dans d’autres états post-soviétiques, n’ont aucun intérêt à partager leur contrôle des secteurs clés en Ukraine. Comme les pots-de-vin sont toujours une pratique « acceptée » dans le pays, les riches sont plus susceptibles de grimper les échelons que les personnes provenant de familles à revenus plus modestes.

Ethnie : Si la majorité de la population ukrainienne est caucasienne et en majorité d’ethnie ukrainienne et russe, des minorités visibles sont de plus en plus courantes en Ukraine. Le groupe ethnique des Tatars de Crimée a traditionnellement été majoritaire dans la Péninsule de Crimée, et est également reconnu et identifié comme des Tatars ukrainiens. D’autres ethnies sont présentes en Ukraine, notamment, mais sans s’y limiter, des Polonais, des Juifs, des Roumains et des Hongrois. Les minorités visibles représentent un pourcentage minime de la population et signalent être confrontées à divers niveaux de discrimination dans le milieu de travail, en fonction de la profession.

Religion : La religion ne joue pas un rôle important dans le milieu de travail, car ce n’est pas un sujet qui est généralement abordé dans un cadre professionnel. L’Ukraine est un pays largement chrétien qui compte des Orthodoxes, des Catholiques grecs et romaines et des Protestants (94 %), avec un petit pourcentage des citoyens de confession juive ou musulmane (4 %).

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question : Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Perspective locale :

Genre :

Il est indéniable qu’en Ukraine, les femmes ont assumé la plus lourde charge de la reconstruction sociale - prenant soin de la famille, et assumant parfois plusieurs emplois, tout en faisant également un peu d’exploitation agricole afin de subvenir aux besoins de la famille. On constate également des rôles et des attentes plus traditionnellement distincts en fonction du sexe au sein des familles ukrainiennes.

Les femmes sont moins présentes à des postes de haute direction dans les sphères politiques et économiques, et il n’y a pas de conviction générale forte qu’elles devraient y être plus présentes. Le code vestimentaire pour les femmes a tendance à placer un fort accent sur la féminité. Le problème du harcèlement sexuel tel qu’on le comprend à l’Ouest n’est pas compris ou accepté en Ukraine. Certains gestes qui seraient considérés comme inappropriés entre collègues de travail ont tendance à être courants en Ukraine, même si les femmes les trouvent importuns.

Plusieurs récents programmes financés par des donateurs ont introduit des projets visant à promouvoir l’égalité des droits pour les hommes et les femmes. Ces projets rencontrent une attitude sceptique de la part des hommes et des femmes, car les deux groupes comprennent relativement mal le concept « d’égalité des sexes ».

Religion :

Pendant l’époque soviétique, on déconseillait fortement aux citoyens de célébrer les fêtes religieuses et de participer aux offices. De ce fait, plusieurs générations ont grandi sans valeurs ou traditions religieuses. Depuis l’indépendance, on constate une renaissance religieuse en Ukraine. La plupart des Ukrainiens sont de confession orthodoxe orientale, avec des Orthodoxes russes, des Orthodoxes ukrainiens et des églises autocéphales. Mais dans l’ouest de l’Ukraine, vous trouverez un nombre plus élevé de membres de l’Église catholique grecque, qui suivent la tradition orthodoxe des offices religieux et acceptent le mariage des prêtres, ainsi que des membres de l’Église catholique romaine. Le pays compte également quelques musulmans (c.-à-d. Les Tatars de Crimée) et une forte présence du judaïsme dans certaines parties du pays.

Classe :

Au cours de la période soviétique, tous les citoyens étaient considérés comme étant égaux, même si « certains étaient plus égaux que les autres » - en effet, l’élite du Parti communiste a bénéficié de droits et de privilèges tacites ce que la majorité de la population ignorait. Selon l’idéologie soviétique, il n’y avait que deux classes : les paysans / travailleurs et la prétendue « intelligentsia » (c.-à-d. Les professionnels). Ainsi, les notions d’égalité restent très marquées dans la société ukrainienne. Toutefois, dans la vie réelle, le népotisme régit la classe. Les connexions personnelles, la famille et la position des parents au sein de la société définissent souvent la position sociale d’une personne. Et les gens ayant un statut au sein de la société offriront souvent d’autres postes de statut à des proches et des amis, peu importe leurs compétences.

Si des réformes démocratiques, économiques et sociales progressent en Ukraine, l’ancienne élite soviétique a tenté de se propager en utilisant le népotisme et en préservant l’« élite ». Généralement, les Ukrainiens diront qu’aujourd’hui, il existe deux classes en Ukraine : les riches et les pauvres. La classe moyenne ne compte pas encore beaucoup de membres.

Les Ukrainiens sont très sensibles au statut. Il est typique pour les personnes occupant des postes élevés d’attendre un traitement de faveur. Lorsque vous accueillez une délégation officielle ukrainienne, les hauts fonctionnaires s’attendront à un hôtel plus luxueux et à avoir une voiture privée avec chauffeur à leur disposition.

Ethnie :

On constate deux principaux groupes ethniques en Ukraine : Les Ukrainiens (environ 78 % de la population totale) et les Russes (17 %). D’autres groupes ethniques sont présents dans le pays, notamment les Tatars de Crimée, les Moldaves, les Juifs, les Roumains, les Hongrois et d’autres groupes originaires des pays baltes et d’Europe de l’Est.

L’ukrainien et le russe sont les deux langues nationales. Récemment, la langue est devenue un sujet politisé en Ukraine. En sa qualité de langue officielle, l’ukrainien est utilisé en particulier dans la cadre de la bureaucratie et des établissements scolaires. Toutefois, de nombreuses personnes parlent russe dans leur vie quotidienne, sauf dans l’ouest de l’Ukraine qui est historiquement un bastion de la langue et de la culture ukrainiennes.

Il est important d’utiliser l’ukrainien comme langue de traduction au cours des négociations, puisqu’il s’agit de la langue officielle.

Perspective canadienne :

Genre : Le genre est l’un des aspects culturels les plus complexes en Ukraine, tant sur le plan social que professionnel. Si les femmes sont plus présentes dans le milieu de travail, elles ne sont pas aussi présentes dans les postes de cadre et supérieurs et sont rares dans les postes politiques de haut rang, les postes de direction et supérieurs. Le plafond de verre pour les femmes est bien plus évident en Ukraine qu’en « Occident ». Dans les bureaux, les femmes occupent généralement la majorité des postes administratifs. Certaines femmes occupent des postes de gestionnaires, mais elles ne sont pas légion. Lorsqu’elles occupent ces postes, les femmes sont confrontées à plus de résistance que leurs homologues masculins. Les femmes sont beaucoup plus ouvertement sexualisées (même dans le milieu de travail) qu’en « Occident ». À la maison, les rôles de genre sont très similaires à ceux observés au Canada dans les années 70 et 80, lorsque les femmes commençaient à faire leur chemin au sein de la main-d’œuvre et partageaient leurs objectifs entre famille et profession. Les femmes se chargent encore principalement des repas, du nettoyage et de l’éducation des enfants en plus de leur emploi à temps plein. La plupart des femmes occupent une certaine forme d’emploi, car il est peu probable qu’un seul revenu soit suffisant pour subvenir aux besoins de la famille.

Classe : Une classe moyenne émerge lentement en Ukraine, cependant, sa croissance a ralenti depuis le début de l’incursion russe en 2013. Les postes de haut rang au sein du gouvernement, ainsi que les professions « col blanc » sont généralement occupées par les nantis, notamment les oligarques ukrainiens qui, comme d’ailleurs dans d’autres états post-soviétiques, n’ont aucun intérêt à partager leur contrôle des secteurs clés en Ukraine. Comme les pots-de-vin sont toujours une pratique « acceptée » dans le pays, les riches sont plus susceptibles de grimper les échelons que les personnes provenant de familles à revenus plus modestes.

Ethnie : Si la majorité de la population ukrainienne est caucasienne et en majorité d’ethnie ukrainienne et russe, des minorités visibles sont de plus en plus courantes en Ukraine. Le groupe ethnique des Tatars de Crimée a traditionnellement été majoritaire dans la Péninsule de Crimée, et est également reconnu et identifié comme des Tatars ukrainiens. D’autres ethnies sont présentes en Ukraine, notamment, mais sans s’y limiter, des Polonais, des Juifs, des Roumains et des Hongrois. Les minorités visibles représentent un pourcentage minime de la population et signalent être confrontées à divers niveaux de discrimination dans le milieu de travail, en fonction de la profession.

Religion : La religion ne joue pas un rôle important dans le milieu de travail, car ce n’est pas un sujet qui est généralement abordé dans un cadre professionnel. L’Ukraine est un pays largement chrétien qui compte des Orthodoxes, des Catholiques grecs et romaines et des Protestants (94 %), avec un petit pourcentage des citoyens de confession juive ou musulmane (4 %).

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne ?

Perspective locale :

Les Ukrainiens accordent une grande valeur aux relations personnelles. Il est très important d’établir une relation personnelle de confiance avec vos homologues ukrainiens avant d’établir une relation professionnelle.

Un petit souvenir canadien ou un cadeau comme une affiche, un calendrier ou un stylo avec une feuille d’érable canadienne sera un bon début/élément permettant de briser la glace lorsque vous tentez d’établir un partenariat professionnel à long terme.

Pour une réunion, les Ukrainiens demanderont souvent à recevoir préalablement autant de renseignements que possible concernant les participants, l’objectif de la réunion, les questions qui seront abordées et les résultats escomptés.

Les membres du groupe professionnel de la bureaucratie voudront connaître le statut et la position professionnelle de chaque participant à la réunion, afin de pouvoir prévoir des participants du même niveau. Habituellement, la personne ayant le poste le plus élevé du côté ukrainien dirigera la réunion. Là encore, dans le contexte professionnel, la confiance est importante et de bonnes relations personnelles sont essentielles. Essayez d’en apprendre autant que possible sur la situation générale des affaires en Ukraine afin de comprendre le contexte légal en constante évolution.

Le protocole est important et il est essentiel de vous fier aux conseils de vos collègues locaux pour savoir avec qui les réunions doivent être organisées et dans quel ordre. Le temps consacré à établir la confiance et le partenariat et peut-être la relation personnelle amicale au départ portera ses fruits ultérieurement. Si vous négligez d’y consacrer du temps, un manque de soutien personnel entravera l’établissement de la relation.

Perspective canadienne :

Ce sont habituellement les hauts fonctionnaires qui assistent aux réunions en Ukraine et celles-ci sont souvent organisées hors site, dans des restaurants et des cafés et impliquent parfois des repas et de l’alcool. Il n’est pas courant, même si cela n’a rien d’inhabituel, de refuser de boire lors d’une telle réunion. Souvent les réunions sont une activité sociale en plus d’être une activité professionnelle, et sont considérées comme une possibilité d’apprendre à connaître les gens avec qui vous travaillez.

Vous ne devez pas être surpris si, lors d’une réunion au bureau on vous offre du thé, du café, une collation ou même de l’alcool.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question : À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne ?

Perspective locale :

Les Ukrainiens accordent une grande valeur aux relations personnelles. Il est très important d’établir une relation personnelle de confiance avec vos homologues ukrainiens avant d’établir une relation professionnelle.

Un petit souvenir canadien ou un cadeau comme une affiche, un calendrier ou un stylo avec une feuille d’érable canadienne sera un bon début/élément permettant de briser la glace lorsque vous tentez d’établir un partenariat professionnel à long terme.

Pour une réunion, les Ukrainiens demanderont souvent à recevoir préalablement autant de renseignements que possible concernant les participants, l’objectif de la réunion, les questions qui seront abordées et les résultats escomptés.

Les membres du groupe professionnel de la bureaucratie voudront connaître le statut et la position professionnelle de chaque participant à la réunion, afin de pouvoir prévoir des participants du même niveau. Habituellement, la personne ayant le poste le plus élevé du côté ukrainien dirigera la réunion. Là encore, dans le contexte professionnel, la confiance est importante et de bonnes relations personnelles sont essentielles. Essayez d’en apprendre autant que possible sur la situation générale des affaires en Ukraine afin de comprendre le contexte légal en constante évolution.

Le protocole est important et il est essentiel de vous fier aux conseils de vos collègues locaux pour savoir avec qui les réunions doivent être organisées et dans quel ordre. Le temps consacré à établir la confiance et le partenariat et peut-être la relation personnelle amicale au départ portera ses fruits ultérieurement. Si vous négligez d’y consacrer du temps, un manque de soutien personnel entravera l’établissement de la relation.

Perspective canadienne :

Ce sont habituellement les hauts fonctionnaires qui assistent aux réunions en Ukraine et celles-ci sont souvent organisées hors site, dans des restaurants et des cafés et impliquent parfois des repas et de l’alcool. Il n’est pas courant, même si cela n’a rien d’inhabituel, de refuser de boire lors d’une telle réunion. Souvent les réunions sont une activité sociale en plus d’être une activité professionnelle, et sont considérées comme une possibilité d’apprendre à connaître les gens avec qui vous travaillez.

Vous ne devez pas être surpris si, lors d’une réunion au bureau on vous offre du thé, du café, une collation ou même de l’alcool.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question : J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé ?

Perspective locale :

Il est préférable de discuter des problèmes interpersonnels en privé et de manière non conflictuelle.   La bonne tactique consiste à organiser un repas décontracté ou à prendre un café ensemble en commençant par une discussion d’ordre général avant de venir à une compréhension du problème de part et d’autre. Tenter de résoudre un conflit interpersonnel en public ne fera qu’aggraver le conflit.

Les Ukrainiens sont habituellement très accueillants à l’égard des étrangers. Si un collègue devient soudain très formel avec vous, ce pourrait être un signe que quelque chose s’est mal passé ou a été mal compris. Il est préférable de tenter de clarifier les choses en privé dès que possible. Affronter un Ukrainien directement au cours d’une réunion ou dans un cadre public ne donnera pas de résultats positifs.

Perspective canadienne :

Une discussion privée est toujours mieux qu’une discussion en public. Toutefois, que vous les approchiez directement, ou par l’entremise d’un superviseur ou avec la personne en question, dépend particulièrement de votre propre relation avec l’individu et de notre niveau d’aisance avec ces personnes, un peu comme on le ferait à l’« ouest ». Si votre problème concerne un collègue occupant un poste élevé, alors le décorum et la discrétion sont les maîtres mots lorsque vous en parlez aux superviseurs. Soyez également conscient qu’il est possible que votre problème ne soit en fait pas traité. Selon l’aisance de la personne à travailler avec les occidentaux, exprimer vos préoccupations concernant un collaborateur de haut rang pourrait tout simplement ne pas aboutir, car la mentalité « le superviseur a toujours raison » est toujours présente en Ukraine. Utiliser votre propre jugement, comme vous le feriez dans la « culture occidentale » est toujours la meilleure façon de décider comment procéder avec de telles questions sensibles.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question : J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé ?

Perspective locale :

Il est préférable de discuter des problèmes interpersonnels en privé et de manière non conflictuelle.   La bonne tactique consiste à organiser un repas décontracté ou à prendre un café ensemble en commençant par une discussion d’ordre général avant de venir à une compréhension du problème de part et d’autre. Tenter de résoudre un conflit interpersonnel en public ne fera qu’aggraver le conflit.

Les Ukrainiens sont habituellement très accueillants à l’égard des étrangers. Si un collègue devient soudain très formel avec vous, ce pourrait être un signe que quelque chose s’est mal passé ou a été mal compris. Il est préférable de tenter de clarifier les choses en privé dès que possible. Affronter un Ukrainien directement au cours d’une réunion ou dans un cadre public ne donnera pas de résultats positifs.

Perspective canadienne :

Une discussion privée est toujours mieux qu’une discussion en public. Toutefois, que vous les approchiez directement, ou par l’entremise d’un superviseur ou avec la personne en question, dépend particulièrement de votre propre relation avec l’individu et de notre niveau d’aisance avec ces personnes, un peu comme on le ferait à l’« ouest ». Si votre problème concerne un collègue occupant un poste élevé, alors le décorum et la discrétion sont les maîtres mots lorsque vous en parlez aux superviseurs. Soyez également conscient qu’il est possible que votre problème ne soit en fait pas traité. Selon l’aisance de la personne à travailler avec les occidentaux, exprimer vos préoccupations concernant un collaborateur de haut rang pourrait tout simplement ne pas aboutir, car la mentalité « le superviseur a toujours raison » est toujours présente en Ukraine. Utiliser votre propre jugement, comme vous le feriez dans la « culture occidentale » est toujours la meilleure façon de décider comment procéder avec de telles questions sensibles.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question : Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web ?

Perspective locale :

Livres à lire : Ukraine: A History d’Orest Subtelny; Le Maître et Marguerite ou n’importe quel livre de Mihail Bulgokov; ou des livres d’auteurs ukrainiens modernes comme S. Pavlychko, Y. Andrukhovych, O. Zabuzhko.

Les poètes les plus célèbres d’Ukraine sont notamment Taras Shevchenko, Ivan Franko et Lesia Ukrainka. Vous pourriez trouver une sélection d’œuvres d’écrivains modernes ukrainiens traduit en anglais comme S. Pavlychko, O. Zabuzhko, Y. Andrukhovych et d’autres dans des librairies canadiennes.

Films à voir : Winter on Fire: Ukraine’s Fight for Freedom;  Natalka Poltavka;  Chasing Two Hares; A Zaporozhian Cossack beyond the Danube; Cœur de chien (basé sur le roman de Bulgokov);

Cuisine :

Les Ukrainiens mangent exceptionnellement bien, avec une alimentation utilisant des aliments produits localement, des œufs frais et de la viande provenant de la ferme quand ils peuvent s’en procurer. Ils ont de nombreuses traditions et superstitions concernant la nourriture et ils n’hésitent pas à les expliquer aux étrangers.

Les plats ukrainiens les plus populaires sont le bortsch (soupe de betterave), le pierogis ou varenyki (des boulettes avec différentes farces), le holubtsi (chou farci avec du riz et de la viande), galettes de pommes de terre et diverses salades c.-à-d. Salade de pommes de terre appelée Olivier et salade de betterave et de légumes appelée Vinaigrette. D’autres plats sont également populaires, notamment le salo (graisse de porc fumée), des saucisses, de nombreux types de soupes, des céréales comme le sarrasin et le porridge, divers plats à base de fromage cottage et un ensemble de produits de boulangerie, comme des gâteaux, des pâtisseries et de biscuits. La plupart des aliments en Ukraine sont sans OGM, une caractéristique dont le pays est fier.

Perspective canadienne :

Livres :

Borderland, a journey thought the history of Ukraine (A. Reid)

Ukraine, a History (O Zubtelny)

Ukraine, Birth of a Modern Nation (S. Yekelchyk)

Films - événements actuels

I am Ukrainian

Ukraine Burning

Winter on Fire

Télévision : Il y a peu de programmes télévisés en anglais en Ukraine, et ceux qui existent sont généralement des séries télévisées occidentales qui ont été doublées en ukrainien ou en russe.

Musique : Mandry, Tartak, VV, Okean Elzy, MadHeads, Jamala, Ruslana, Volodymyr Ivasuk, Sofia Rotaru, Pikadirska Tertsia, ViaGra, Dakha Brakha, Ot Vinta

Cuisine : Pérogies/Varenyky, choux farcis, bortsch (soupe de tomate et de betterave qui varie d’une région à l’autre), salo (graisse de porc), smalets (lard de cochon avec des morceaux de bacon, des oignons et de l’ail), kotlety (escalopes de bœuf/viande), kvas (boisson sans alcool à base de pain fermenté), Oliver (semblable à une salade de pommes de terre, avec des petits pois, de la mortadelle, des cornichons et de la mayonnaise), diverses formes de poissons séchés et saumurés/marinés), shashlik (brochette de porc, volaille, bœuf), bortsch vert (soupe à l’oseille)

Des plats occidentaux comme les pizzas et mes burgers sont proposés dans certains restaurants, mais ne sont pas populaires parmi les populations locales.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question : Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer ?

Perspective locale :

La culture est très appréciée en Ukraine et la plupart des Ukrainiens sont bien informés sur les grands compositeurs classiques, le ballet et les opéras. Dans l’ensemble, l’Ukraine a une vie culturelle très développée, en particulier dans les villes principales comme Kiev, Lviv, et Odessa. La diversité de la vie culturelle ukrainienne satisfera les divers goûts des visiteurs. La plupart des centres urbains proposent des performances classiques, notamment l’opéra, le ballet, des théâtres dramatiques et des salles de concert et ces spectacles sont régulièrement donnés à guichets fermés. Les musées d’art et les galeries sont nombreux, de même que les chanteurs folkloriques et le rock moderne.

Kiev, la capitale de l’Ukraine, a plus de 1 500 ans et compte de nombreux endroits historiques et des édifices architecturaux à visiter. Ses édifices les plus célèbres ainsi que l’ensemble du centre-ville ont été rénovés et modernisés. Ainsi, Kiev devient l’une des plus belles villes d’Europe. Après la Révolution ukrainienne en 2014, une culture artistique urbaine dynamique s’est développée qui utilise de grandes fresques murales pour communiquer et promouvoir la culture et le patrimoine ukrainiens. Vous pouvez en apprendre plus en ligne ici.

Endroits historiques traditionnels à visiter à Kiev : La cathédrale Sainte-Sophie de Kiev, la Laure des Grottes de Kiev, la descente Saint-André, le musée d’histoire, les musées des arts, le musée ukrainien d’ethnographie de Pyrogovo, le musée Taras Shevchenko, l’Opéra National et le Théâtre du Ballet, le National Philharmonic.

Parmi les autres villes populaires d’Ukraine, on peut citer :

Lviv : une ville médiévale de l’ouest de l’Ukraine anciennement annexée par les empires polonais et austro-hongrois. L’architecture de cette ville est restée la même depuis sa construction et offre une vue époustouflante de la manière dont les villes médiévales et les villes des empires du passé étaient construites.

Odessa : une ville sur la Mer Noire, principalement connue pour son impressionnant port. Avec un patrimoine grec, ukrainien, moldave, russe, français, portugais et juif, la ville offre un mélange unique de cultures et de saveurs.

Les montagnes des Carpates : également situées dans l’ouest de l’Ukraine, les Carpates sont un endroit particulier pour la plupart des Ukrainiens qui se retirent là-bas pendant l’été pour échapper à la chaleur et en hiver pour aller skier.

Kamianets-Podilskyï : une ville de taille moyenne située au centre de l’Ukraine qui présente une forteresse et un château médiéval totalement intacts. Le paysage et l’architecture y sont surréalistes.

Ouman : également située dans le centre de l’Ukraine, Ouman est une « ville-jardin » avec le parc Sofiyivsky. Construit au 19e siècle, ce jardin est une merveille de 168 hectares.

La plupart des Ukrainiens connaissent bien les atouts historiques et culturels qu’offrent leur ville et leur pays. Ils sont également disposés à vous servir de guide si vous le leur demandez.

Perspective canadienne :

Visiter les musées locaux et les sites historiques est la meilleure façon de découvrir la culture ukrainienne, toutefois, il convient de noter que de nombreux sites ne proposent pas de visites guidées en anglais. Il est toujours utile de se munir d’un guide. Souvent, il est possible d’engager des étudiants en traduction ou en tourisme pour des visites privées et un service de traduction. Il sera beaucoup plus difficile de nouer des amitiés avec les Ukrainiens que ce n’est le cas avec les Occidentaux, néanmoins, si vous avez l’occasion de le faire, c’est la meilleure façon de découvrir les gens. Regarder les gens sur les places et dans les restaurants locaux sera également très instructif. En général, la plupart des Ukrainiens ne fréquentent pas les établissements plus chers destinés aux patrons étrangers. Les pubs locaux (bars) vous permettront de mieux comprendre la « véritable » Ukraine.

Il convient d’éviter les taxis illégaux et il est essentiel de vous assurer que le compteur tourne dans les taxis lorsque vous vous déplacez en ville.

Connaître l’histoire politique avec l’URSS et la Russie, ainsi que la situation actuelle sur les fronts de l’est et du sud du pays est également un facteur important pour comprendre le peuple ukrainien. Si beaucoup de personnes éprouvent des difficultés à parler de la situation actuelle en Ukraine, d’autres sont désireuses de partager avec les Occidentaux et de demander comment ses situations sont gérées à l’ouest.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question : Qui sont les héros nationaux de ce pays ?

Perspective locale :

Historiquement, les plus célèbres héros ukrainiens ont été des poètes et des personnages politiques. Taras Shevchenko est le plus grand poète, artiste et penseur ukrainien du 19e siècle qui a été le premier à demander ouvertement l’indépendance de l’Ukraine par rapport à la Russie, raison pour laquelle il a été envoyé pour servir comme soldat. Taras Shevchenko a été un symbole de l’indépendance ukrainienne pour des générations d’Ukrainiens en Ukraine et à l’étranger. Son plus célèbre recueil de poèmes intitulé Kobzar, a été traduit en anglais et est en vente au Canada.

D’autres héros comprennent de célèbres poètes comme Ivan Franko, ainsi que Lesia Ukraiinka. Les poètes comme V. Stus, M. Rylsky, L. Kostenko, D. Pavlychko, P. Zagrebelny ont travaillé sur la surveillance constante des autorités soviétiques dans les années 60 et 70, mais ont été en mesure de dédier leurs œuvres à l’Ukraine.

Les héros ukrainiens comprennent également des hetmans comme Bohdan Khmelnytsky, Ivan Sahajdachnyi et Ivan Mazepa. Les hetmans étaient des dirigeants militaires et politiques dont le rôle était de défendre les terres ukrainiennes des divers envahisseurs au XV - XVIII siècles.

Le football est de loin le sport le plus connu en Ukraine, et Andtiy Shevchenko est l’un des joueurs de football contemporains ukrainiens les plus célèbres. Les champions olympiques et les champions du monde de boxe et de kickboxing Volodymyr Klychko et Vitaliy Klychko sont deux héros sportifs d’Ukraine.

Les idoles actuelles de la culture pop comprennent Okean Elzy et Jamala.

Perspective canadienne :

Historiques : Taras Shevchenko (écrivain), Ivan Franko (écrivain), Lesia Ukrainka (écrivain), Stepan Bandera (héros politique/de guerre, Ukraine occidentale), Prince Vladamir (a christianisé la Rus' de Kiev).

Actuels : Andrij Shevchenko (joueur de football), Jamala (chanteuse), Nadia Savchenko (prisonnière de guerre et politicienne), les frères Klitschko (boxeurs et politicien), Georgiy Gongadze (journaliste, décédé), Volodymyr Ivasiuk (compositeur et chanteur), Vyachyslav Chornovil (journaliste), Mustafa Dzhemilev (politicien tatar de Crimée en exil).

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question : Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social ?

Perspective locale :

En juillet 2016, le Canada et l’Ukraine ont signé l’accord de libre-échange Canada-Ukraine qui a supprimé environ 99 % des tarifs douaniers entre les deux pays. En 2016, le Canada et l’Ukraine ont également célébré les 125 ans de l’immigration ukrainienne au Canada. Historiquement, les deux pays ont joui de relations positives. En fait, le Canada a été le premier pays occidental à reconnaître officiellement l’indépendance de l’Ukraine. En outre, avec 1 million de Canadiens d’origine ukrainienne, de nombreuses personnes vivant en Ukraine ont des proches ou des amis qui vivent au Canada.

Historiquement, il y a eu trois vagues d’immigration ukrainienne au Canada :

  • Entre 1891 et 1914, quelque 170 000 Ukrainiens se sont installés dans les provinces principalement agricoles des Prairies.
  • Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, environ 70 000 immigrants ukrainiens sont arrivés et se sont installés, principalement dans des villes comme Winnipeg, Montréal et
  • Après l’immigration de la Seconde Guerre mondiale, quelque 30 000 Ukrainiens sont arrivés au Canada.

Certains chercheurs estiment que l’immigration ukrainienne contemporaine au Canada (après l’effondrement de l’Union soviétique) peut représenter une quatrième vague.

Les Ukrainiens mentionnent également rapidement l’élection d’octobre 2015, 10 députés sont en effet d’origine ukrainienne. Les Ukrainiens d’Ukraine sont fiers de cette connexion spéciale avec le Canada et espèrent que la diaspora ukrainienne continuera à jouer un rôle majeur dans l’établissement de liens plus étroits et d’une coopération économique entre les deux pays.

Perspective canadienne :

L’Ukraine et le Canada ont une longue histoire commune et ont toujours partagé des relations positives. Le Canada a été le premier pays à reconnaître l’indépendance de l’Ukraine par rapport à l’URSS et le premier à appeler l’Holodomor Soviétique de génocide à l’encontre du peuple ukrainien.

L’Ukraine partage une grande partie des fêtes de l’Occident, mais comme le pays suit l’« ancien calendrier », des fêtes comme Noël, Pâques et d’autres fêtes chrétiennes ne tombent pas aux mêmes dates qu’à l’ouest. La nouvelle année est célébrée le même jour, même si les Ukrainiens fêtent également la Nouvelle année de l’ancien calendrier – Malanka- le soir du 13 au 14 janvier).   En général, la période qui va de mi-décembre à mi-janvier est une période de fêtes et de nombreux bureaux restent fermés une bonne partie du temps. De même, de nombreux Ukrainiens prennent des congés en été au moment des semailles et des récoltes pour participer aux semailles et aux récoltes dans leurs maisons d’été. De nombreux Ukrainiens comptent sur ces récoltes pour compléter leur alimentation pendant l’hiver. Pendant l’année, les Ukrainiens célèbrent de nombreuses autres fêtes chrétiennes et politiques d’une journée. Pour certaines de ces fêtes, les entreprises sont fermées (jour de l’indépendance, Jour commémoratif), alors que pour d’autres, comme Saint Nicolas, les entreprises restent ouvertes.

Information culturelle - Stéréotypes

Question : Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces ?

Perspective locale :

En général, les Canadiens ont une impression positive des Ukrainiens. Le peuple ukrainien accorde de la valeur à l’approche adoptée par la plupart des Canadiens qui se rendent en Ukraine, c’est-à-dire partager leurs expériences et leur expertise, sans être directifs et dire aux Ukrainiens quoi faire. Dans certains cas, les étrangers supposent que les cultures russe, ukrainienne, et en fait les cultures d’Europe de l’Est sont similaires. Peut-être que pour les Nord-Américains, les coutumes d’Europe de l’Est semblent identiques. Mais, elles sont en fait très spécifiques à chaque nationalité et région. Les Canadiens doivent éviter de tirer des parallèles entre la culture ukrainienne et d’autres cultures et respecter les éléments historiques et culturels qui ont fait de l’Ukraine une nation unique depuis 1 500 ans.

Perspective canadienne :

Un stéréotype courant est que les Ukrainiens et les Russes sont pareils et parlent principalement russe. La quantité de russe parlé dans le pays varie largement d’une région à l’autre; l’ukrainien est devenu de plus en plus « populaire » depuis que le pays a été envahi par la Russie. L’Ukraine ne faisait pas partie de la Russie, mais une partie de l’Union soviétique était dirigée par la Russie. Ce sujet est très difficile pour les Ukrainiens et n’est généralement pas abordé entre connaissances. Cela ne signifie pas que tous les Ukrainiens soutiennent l’occidentalisation du pays.

L’autre stéréotype courant est que les Ukrainiens boivent tous trop de vodka. Si l’alcool joue un rôle dans la culture ukrainienne, il n’y est pas plus important qu’en Italie ou en France, où dans un contexte social, des individus « n’ayant pas l’âge légal autorisé pour boire de l’alcool » en consomment malgré tout, car cela fait partie de leur culture.

Il existe également une idée que les Ukrainiens sont généralement malheureux et moroses et ne sourient jamais. Si à première vue, les Ukrainiens ne sont pas particulièrement expressifs, une fois que vous apprenez à les connaître, vous constatez qu’ils sourient, qu’ils rient et qu’ils partagent leurs émotions.

Les Ukrainiens peuvent également être perçus comme racistes/antisémites. Et si les tensions raciales et religieuses sont plus visibles qu’au Canada, de récents sondages ont montré que les Ukrainiens sont en fait l’un des peuples les moins racistes d’Europe.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale :

L’auteur est un expert en développement économique qui a commencé à offrir des services de conseils en Ukraine en 2012 et s’y est installé en 2015 pour travailler pour un programme financé par des donateurs qui appuie la gouvernance démocratique, la croissance des PME et la coopération intergouvernementale.

Perspective canadienne :

Gestionnaire de projets avec un diplôme universitaire en psychologie et un diplôme postuniversitaire en gestion internationale des projets, l’EM est un Canadien de 1re génération d’origine ukrainienne qui est né et a grandi à Montréal. Élevé au sein de la communauté ukrainienne de Montréal, il a fréquenté l’école ukrainienne, suivi des cours de danse, de musique et des cours sur la culture. L’EM a vécu 5 années en Ukraine pour son travail où il a occupé plusieurs postes notamment comme stagiaire pour le MAECD (à présent Affaires mondiales Canada), professeur, et gestionnaire des opérations pour une jeune entreprise sans but lucratif. En outre, Cet EM a passé des étés en tant que bénévole dans l’ouest de l’Ukraine pour s’occuper d’orphelins dans un camp financé par des Canadiens et des Américains. L’EM travaille actuellement sur divers projets soutenant le développement de la société civile en Ukraine et est actif au sein de la communauté Canadienne-Ukrainienne qui collabore avec le gouvernement canadien en vue de renforcer les liens entre le Canada et l’Ukraine et la diaspora ukrainienne.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.