Information culturelle - États-Unis d'Amérique

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Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

En général, les Américains sont assez ouverts, sympathiques, directs, sans être trop cérémonieux. Au moment d’une première rencontre dans un contexte d’affaires, les sujets généraux de conversion acceptables au Canada le sont également aux États-Unis, et c’est la même chose pour les rencontres sociales. S’il est évident que la personne a un(e) conjoint(e) et des enfants, il s’agit là de sujets de discussion sûrs (et souvent bienvenus). Les sports constituent en général un sujet de conversation populaire, mais il peut exister de fortes variations régionales. Un coup d’oeil à un journal local peut être un moyen efficace de prendre connaissance des préférences régionales. Dans les villes universitaires, il y a généralement un engouement très fort pour les équipes sportives des écoles locales. Le football est particulièrement populaire, du niveau secondaire jusqu’au niveau universitaire, et jusqu’aux lignes professionnelles. C’est particulièrement vrai dans le Sud des États-Unis, où les joueurs sont sélectionnés avant même l’école secondaire (moins de 14 ans).

Dans les 10 plus grosses villes américaines, on compte habituellement de deux à cinq équipes sportives professionnelles, dans les sports « majeurs » : base-ball, basket-ball, football et hockey. Le golf peut aussi être un sujet de conversation populaire – qu’on le pratique soi-même ou que l’on suive les prouesses des professionnels. Dans les dix plus grosses villes américaines, les sujets de conversation portant sur les arts et le spectacle ne manquent pas non plus, de l’opéra jusqu’au théâtre, en passant par les musées.

Les discussions autour de la politique sont également acceptables – tant que le sujet abordé n’est pas trop spécifique ou provocateur.

Entre autres sujets à éviter au moment d’une première rencontre, mentionnons les sujets incendiaires, controversés ou de nature bipolaire : la peine de mort, les droits des gais, l’avortement, les droits civils, etc. Si vous vous trouvez dans le Sud, les discussions portant sur la guerre civile peuvent être très intéressantes, tant qu’elles se limitent aux faits historiques et ne sont motivées que par une saine curiosité – donner son opinion sur les « principes » et les causes de la guerre n’est pas une bonne idée durant une première rencontre.

Il existe certaines différences en matière d’hospitalité entre le Nord et le Sud qui sont assez justifiables, et similaires à ce qu’on trouve en Europe. En général, les gens du Sud sont plus sympathiques, plus chaleureux et plus courtois dans leur accueil que les gens du Nord, en particulier dans le « Sud profond » de la Virginie, de la Louisiane, de la Géorgie, des Carolines, du Tennessee, de l’Alabama, etc. La Floride et le Texas diffèrent quelque peu : même si ces deux États ne sont généralement pas considérés comme faisant partie du « Vieux Sud », leur population est généralement accueillante et courtoise. Les Américains aiment bien rigoler, et l’humour de bon goût est toujours apprécié et bien accueilli.

Point de vue canadien :

De bons sujets de conversation au premier contact sont le travail et la famille (le plus souvent et dans cet ordre). Si vous discutez de questions politiques, préparez-vous à devoir expliquer comment fonctionne le système canadien (compte tenu de la multitude de partis impliqués et de paliers de gouvernement) et à apprendre aussi comment fonctionne le système américain, si vous ne le savez pas déjà.

La question des soins de santé canadiens suscite également une grande curiosité chez les Américains. Ils sont tout aussi curieux de savoir comment fonctionne notre système de santé tout comme nous le sommes en ce qui a trait au leur. J’ai appris qu’il était important de souligner que le système américain ne consiste pas à simplement acheter sa propre assurance-maladie. Il s’agit d’un vaste système assez difficile à comprendre pour ce qui est des types d’assurances, de savoir qui paie telles ou telles prestations et du principe de « participation aux coûts. » Le congé de maternité payé d’un an intéresse au plus haut point les Américains étant donné que les employeurs ne sont obligés d’accorder que six semaines de congé de maternité non payé (l’employeur a le pouvoir de prolonger ou non le congé en question).

Je conseille d’éviter les questions de religion et de contrôle des armes à feu, si vous ne connaissez pas suffisamment bien vos interlocuteurs. Vous pourriez déclencher un débat TRÈS passionné. Les points de vue sur ces deux sujets vont de l’indifférence à l’extrême, et il est parfois difficile de savoir ce que les gens pensent vraiment.

L’humour américain semble générique au premier abord. Dès que vous connaîtrez bien vos interlocuteurs, vous pourriez découvrir des formes plus subtiles d’humour telle que le sarcasme. En gros et surtout parmi la génération moi-je, l’humour semble considérablement teinté de culture populaire. L’humour comportant des allusions à caractère sexuel doit être évité, surtout dans les milieux de travail, en raison de la sensibilité envers le harcèlement sexuel.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

En ce qui a trait à l’espace personnel de chacun, il est généralement conseillé de maintenir une distance d’environ deux à trois pieds avec son interlocuteur. En général, les Américains n’aiment pas que l’on empiète sur leur espace personnel. Les gestes de familiarité et les contacts ne sont habituellement pas communs pour une première rencontre, qu’il s’agisse d’une rencontre sociale ou d’une rencontre de travail. Cependant, une fois que l’on est plus familier avec l’endroit, on peut adopter un style plus décontracté.

Lorsque l’on rencontre quelqu’un pour la première fois, un sourire et une poignée de main ferme avec un contact visuel direct fera habituellement une bonne première impression. Si c’est possible, soyez le premier à tendre la main; c’est une preuve d’un certain niveau de confiance. Le contact visuel est une marque importante de respect et il montre ouverture, honnêteté et confiance, en plus d’être chaleureux. En particulier dans le Sud et dans les petites villes, il est bien vu lorsque l’on croise quelqu’un dans un couloir, dans la rue, à l’épicerie, etc., de saluer la personne par un sourire ou un signe de la tête. Détourner le regard est mal vu.

Les Américains n’ont en général pas l’habitude d’embrasser ou d’éteindre les personnes qu’ils rencontrent, sauf s’il s’agit de membres de la famille ou d’amis intimes. Cependant, dans les grands centres urbains où l’influence internationale se fait davantage sentir, on pourra apercevoir des gens qui se saluent en s’embrassant sur la joue. Cette façon de faire serait toutefois inhabituelle dans une rencontre d’affaires ou aux États-Unis en général. Avec tous les cas de harcèlement sexuel et de poursuites, la plupart des gens évitent habituellement un tel geste.

Il ne faut pas toujours attendre d’être présenté. Même s’il est poli de présenter un nouvel arrivant, bon nombre d’Américains oublient de faire les présentations, même dans un contexte d’entreprise. Dans un petit groupe, vous pouvez prendre l’initiative de vous présenter vous-même, si cela semble approprié. Dans un groupe plus important, on peut choisir de se présenter soi-même, ou d’attendre que tous aient fait connaissance. Dans une rencontre sociale, il est acceptable de simplement dire bonjour avec un geste de la main, surtout s’il est difficile d’aller serrer la main de tous. La poignée de main peut être appropriée dans des situations officielles dans des grands centres métropolitains, mais elle l’est moins dans des contextes moins officiels.

La meilleure expression faciale à adopter c’est d’avoir l’air heureux. Les Américains accrochent en général un air heureux à leur visage lorsqu’ils sortent, que ce soit pour une rencontre professionnelle ou sociale. On se salue habituellement à l’aide d’expressions du type « Hi, how are you? » ou « How ’ya doing? ». La façon la plus typique de répondre c’est de dire : « Good, thanks. How are you? » qui est la réponse typique entre deux personnes qui ne se connaissent pas personnellement.

Le ton de la voix doit être plaisant et modéré. Soyez poli mais direct. Les Américains considèrent en général peu appropriés les discours plein d’émotion ou les éclats de voix, dans n’importe quel contexte, que ce soit professionnel ou privé. Ils apprécient la courtoisie et le franc-parler – venez-en directement au fait, mais sans toutefois être impertinent. Les Américains essaient de faire preuve de délicatesse dans les situations difficiles, mais ils n’aiment pas tourner autour du pot lorsqu’ils ont quelque chose à dire.

Point de vue canadien :

Aux États-Unis, comme au Canada, la bulle personnelle se situe entre deux à trois pieds de diamètre, parfois moins dans les lieux bruyants (par ex. : boîtes de nuit ou événements sportifs). Dans ce contexte, vous pouvez vous rapprocher de votre interlocuteur pour vous faire entendre, puis reprendre la distance requise en maintenant une expression faciale qui confirme ce que vous venez de dire.

Dans un lieu plus intime, la bulle personnelle diminue. En règle générale, cependant, il est préférable de ne pas empiéter sur l’espace intime de votre interlocuteur.

Le contact visuel est acceptable, s’il n’est pas conflictuel (ne fixez pas votre interlocuteur). Il dénote habituellement l’intérêt et la compréhension. Il est bon de hocher la tête de temps à autre pour indiquer que vous êtes d’accord ou que vous suivez la conversation.

Comme au Canada, les gens ne touchent pas beaucoup leurs interlocuteurs au premier contact, sauf pour ce qui est de l’habituelle poignée de main (de la main droite uniquement et sans trop serrer) pour saluer les gens et prendre congé. Au cours d’activités sociales, vous pouvez vous contenter habituellement d’un sourire et d’un signe de la main pour saluer une personne que vous ne connaissez pas bien. Si vous liez une solide amitié avec quelqu’un, vous pouvez aller jusqu’à l’accolade et à l’embrasser sur les deux joues. Cela n’est toutefois pas la norme en milieu de travail ou d’affaires.

En affaires, vous devez toujours donner une ferme poignée de main en regardant la personne dans les yeux. Si votre interlocuteur fait durer le serrement de main, vous pouvez appliquer une légère pression sur son coude droit avec votre main libre. Cela semble fonctionner comme un signe subtil l’invitant à « lâcher prise. »

Les gestes et les expressions faciales sont très semblables (sinon identiques) à ceux des Canadiens.

Exprimez-vous toujours de façon claire et directe pour indiquer ce que vous voulez. Les gens ne semblent pas avoir beaucoup de patience envers ceux qui « tournent autour du pot », surtout dans les milieux d’affaires. Il est possible de se montrer direct, avec tact, sans paraître cassant ou grossier. De plus, il est important d’exprimer avec clarté ce que vous voulez dire. Si vous hésitez ou trébuchez sur les mots (surtout dans des cas officiels tels qu’une demande d’emprunt bancaire ou de contravention pour excès de vitesse), on vous posera une série de questions plus inquisitrices pour vérifier que vous n’avez rien à cacher.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les gestes d’affection en public sont acceptés s’ils sont de bon goût. Il est beaucoup plus commun aux États-Unis de serrer un ami dans ses bras que de l’embrasser, et le geste est parfaitement acceptable. Les longues embrassades en public sont généralement considérées comme de mauvais goût, mais elles peuvent être courantes dans certains contextes sociaux (clubs de danse et bars par exemple). Les démonstrations de colère en public et autres gestes émotifs spontanés sont généralement mal acceptés. Ces démonstrations sont plus courantes dans des événements sportifs, et tant qu’il n’y a pas de provocation à la violence, elles sont généralement tolérées dans le contexte.

Point de vue canadien :

Les démonstrations d’affection en public (à moins qu’elles ne soient excessives) sont acceptables. Au travail (ou en milieu formel), elles sont interdites. Se tenir par la main (dans un contexte convenable et non pas en milieu de travail) semble plus ou moins accepté.

Les manifestations de la colère en public suivent à peu près les mêmes règles. Si vous laissez votre colère exploser, attendez-vous à ce qu’on vous escorte dans un lieu tranquille et à devoir vous expliquer calmement.

Il n’est pas nécessaire de réprimer vos émotions ; tenez compte du contexte et agissez en conséquence.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Le code vestimentaire au travail peut varier beaucoup selon le contexte : poste occupé, échelon, travail avec le public ou travail de bureau, etc. Dans un contexte de services professionnels où l’on travaille avec les clients, par exemple dans une banque, dans un service de consultation, dans les ventes, etc., le code vestimentaire varie de la tenue d’affaires traditionnelle (complet, cravate, tailleur-pantalon ou robe) à la tenue décontractée. Depuis les dix dernières années, la tenue d’affaires aux États-Unis est de plus en plus décontractée. Pour les hommes, un veston sport et des pantalons, avec une chemise à col sans cravate ou un chandail. Pour les femmes, le pantalon ou la jupe. Les shorts kaki sont également très courants. Les jeans et les espadrilles le sont moins, à moins d’être programmeur ou de travailler dans une « jeune » entreprise. Dans le doute, porter une tenue plus habillée, quitte à laisser tomber des morceaux par la suite. Dans des premières rencontres, il est toujours préférable d’être trop bien vêtu que pas assez, qu’il s’agisse de rencontres sociales ou professionnelles.

L’usage du prénom est très courant aux États-Unis. Dans les conversations, la plupart des gens vont s’en remettre aux prénoms, sans utiliser leur titre.

Tous les aspects de la gestion du temps sont pris très au sérieux dans les entreprises américaines. Les délais, la ponctualité, l’absentéisme et la productivité sont surveillés de près et mesurés dans toute entreprise comptant plus de cinq mille employés. Cela est particulièrement vrai depuis les dernières années, alors qu’il y a eu davantage de licenciements et de mises à pied que jamais auparavant (depuis les années 90). La plupart des entreprises essaient de faire plus avec moins, et cela se traduit par une productivité plus élevée de la part des employés. Les gens travaillent fort et espèrent que chacun en fera autant. Les choses sont quelque peu différentes dans les entreprises syndiquées, et dans les petites entreprises, où travaille la majorité de la main-d’oeuvre américaine, c’est-à-dire les entreprises de moins de 1 000 employés. Tous les aspects mentionnés plus haut s’appliquent, mais ils sont mesurés et évalués de manière plus personnelle, parce que tous se connaissent et connaissent le patron. Prendre note que beaucoup de gens vont considérer que vous êtes en retard si vous n’arrivez pas 15 minutes en avance.

Point de vue canadien :

L’habillement en milieu de travail dépend de la culture organisationnelle. Certains milieux tolèrent le port de shorts et de T-shirts et acceptent que vous ameniez votre chien. D’autres exigent un comportement plus conventionnel et le port de la cravate. Il est normal de se renseigner sur l’habillement à porter en milieu de travail ou à l’occasion d’un événement particulier.

Lorsqu’on s’adresse à des gens de même niveau ou de niveau inférieur au sien, il est habituel de les appeler par leur prénom. Ceux de niveau supérieur sont appelés M. ou Mme [suivi du nom de famille], à moins d’avis contraire. Si votre supérieur vous demande de l’appeler par son prénom, faites-le, sans quoi il pourrait penser que vous tenez à garder vos distances ou que vous ne l’appréciez pas (ce qui à long terme pourrait freiner votre carrière).

En cas de doute, demandez comment vous habiller et vous adresser à vos interlocuteurs.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Qualités les plus recherchées par ordre d’importance : leadership, personnalité plaisante, habiletés à communiquer, diligence, expérience, éducation. L’importance accordée à ces qualités peut varier quelque peu selon l’échelon que l’on occupe dans la chaîne de gestion. Les Américains ont une attitude très gagnante. Même si les diplômes sont importants, les capacités que l’on démontre une fois dans la place restent plus importantes. Il est important pour les nouveaux arrivants à un poste de gestion, qu’il s’agisse d’expatriés ou non, d’établir sa crédibilité et de prendre contact avec le personnel. Il y a plusieurs façons d’y arriver, mais le contact personnel direct est hautement apprécié. Il est important pour établir de bons rapports avec les employés de rechercher leur avis et d’être ouvert aux suggestions. Il est essentiel de connaître et de comprendre le processus de présentation des rapports de situation et de mesure relatif à son groupe; s’il n’en existe pas, il faut en créer un. Faire preuve de leadership et montrer le plus rapidement possible sa capacité à prendre des décisions permet de gagner en crédibilité. Les Américains sont assez axés sur l’équipe et n’aiment pas particulièrement les dictateurs, mais ils respectent les chefs.

Définissez très tôt les attentes avec votre nouveau personnel au sujet des communications, et demandez-lui son avis quant à votre rendement au travail. Sollicitez son aide pour garantir le succès de vos entreprises dans votre nouveau poste. Le slogan « ensemble, nous serons plus forts » est toujours gagnant.

Citation d’un directeur : « Il vaut mieux qu’on vous demande d’attendre, que d’attendre qu’on vous demande ».

Point de vue canadien :

Bien que les études soient importantes, le leadership et l’expérience semblent être les critères clés de la détermination des capacités d’un gestionnaire. Si les études le font bien voir du service des ressources humaines, c’est en fin de compte l’expérience et le leadership qui font la preuve manifeste des capacités du gestionnaire. Je n’ai pas observé de grandes différences dans le traitement des gestionnaires étrangers, sauf qu’il existe plusieurs degrés de séparation entre le nouveau venu et les gens pour lesquels il travaille. Comme ces employeurs ne peuvent pas utiliser entièrement des modèles de référence à des pairs pour évaluer les ressortissants étrangers, il incombe à ces derniers de se présenter de la façon dont ils veulent être perçus.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Il est acceptable d’aller voir son superviseur pour obtenir des réponses et des informations en retour. Les décisions et les idées sont habituellement générées durant des réunions de groupe, et c’est le superviseur qui assigne ensuite les tâches.

Point de vue canadien :

Dans les milieux où j’ai travaillé, c’était l’équipe de projet qui générait les idées. Typiquement, le chef d’équipe avait pour tâche de choisir les idées, de dresser la liste définitive des idées les plus pertinentes et de les présenter de nouveau à l’équipe pour fins d’adoption. Les idées retenues étaient ensuite inscrites dans un plan présenté aux clients ou aux supérieurs.

Si vous travaillez en équipe, vous aurez avantage à garder les choses au sein de l’équipe, à moins qu’une question ne puisse être résolue qu’à l’occasion d’une médiation ou par le recours à un expert externe. De nombreux milieux de travail ont un processus d’examen formel selon lequel votre superviseur et quelques-uns de vos pairs vous évaluent. Cela vous donne la possibilité d’obtenir des renseignements sur votre rendement.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : Il est difficile de généraliser. La situation, dans différentes régions des États- Unis, n’est probablement pas si différente de celle au Canada. Par contre, dans bon nombre de foyers, on considère que l’idéal c’est que l’homme travaille et que la femme reste à la maison. Mais comme le coût de la vie est cher, la plupart des femmes travaillent à l’extérieur, mais les hommes font en général un meilleur salaire que les femmes.

Religion : Il reste très important d’être affilié à une église. Il est difficile de généraliser sur l’impact de la religion dans le milieu de travail.

Classe sociale : La classe moyenne aisée profite des meilleurs avantages. La classe à faible revenu fera tout en son pouvoir pour s’élever au-dessus de son rang social.

Origine ethnique : L’origine ethnique a une forte influence sur les relations dans la communauté. Dans la plupart des régions, surtout dans le Sud, les blancs et les Afro-Américains vivent séparément les uns des autres. Les attitudes au travail relativement à la tolérance raciale ne sont pas très différentes de celles à l’extérieur du travail. Le contraste est moins visible avec d’autres groupes ethniques, mais ici encore, les relations entre les différents groupes ethniques diffèrent d’un État à un autre ou d’une ville à une autre. De plus, les régions rurales ont tendance à être davantage divisées du point de vue ethnique que les régions urbaines où les gens sont davantage habitués à se mélanger, que ce soit socialement ou au travail.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Les questions reliées au sexe au sud du « 49éme parallèle » sont à peu près les mêmes qu’au Canada. La principale différence que j’ai observée se situe au niveau du congé de maternité. Aux États-Unis, les femmes ont droit à un congé de maternité non payé d’une durée de six semaines. Les employeurs peuvent, à leur discrétion, accorder de plus longs congés ou une rémunération. Cela a été pour moi, Canadien, un choc culturel puisque les Canadiennes ont droit à un congé payé de maternité d’un an. Je vous conseillerais de vous en souvenir si vous et votre conjoint travaillez tous les deux et que vous décidiez d’avoir un enfant aux États-Unis.

Religion : La « religion » est une question plus difficile à cerner, mais elle a peu ou pas d’impact en milieu de travail.

Classe et origine ethnique : La culture locale à Tucson est à prédominance espagnole (70 p. 100), et la classe ouvrière, tout comme les industries principales, sont tributaires des secteurs du tourisme et de l’enseignement universitaire (Université de l’Arizona). La proximité du Mexique fait qu’il existe un afflux d’immigrants, de travailleurs saisonniers et « d’immigrants illégaux », à la recherche d’une vie meilleure aux États-Unis. Il en résulte que la culture locale est divisée et compartimentée au plan géographique en classes et groupes ethniques. Au sud de la ville vit la classe ouvrière espagnole avec son niveau élevé de crimes. Au nord de la ville réside la classe supérieure, instruite et majoritairement non espagnole (plusieurs cultures y sont représentées, mais la plupart ne sont pas originaires du Sud-Ouest).

En général, l’idée qui prévaut ici est que ce sont les capacités des personnes en milieu de travail qui permettent de surmonter la plupart des obstacles liés au sexe, à la classe et à l’origine ethnique. Si vous pouvez démontrer que vous êtes un atout au sein de l’équipe, ce que vous faites à l’extérieur du milieu de travail, à condition que ce ne soit pas illégal ou de nature scandaleuse, a moins d’importance.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

En affaires, qui vous connaissez importe plus que ce que vous connaissez. Il est important d’établir de bons rapports avec ses collègues avant de faire des affaires avec eux. On peut par exemple essayer de découvrir leurs intérêts ou participer à des activités avec eux.

Point de vue canadien :

Contrairement au marché européen où il est coutume de faire connaissance avec des gens avant de traiter avec eux, selon mon expérience, les choses se font autrement en Amérique du Nord. En général, ce n’est qu’après avoir démontré que vous avez une valeur particulière à apporter à l’équipe que vous pouvez établir des relations plus personnelles.

Je vous recommanderais de réaliser d’abord quelques tâches de manière à faire votre « marque », avant d’essayer de développer des relations personnelles. Ne confondez pas non plus les civilités échangées au cours de conversations, du genre « comment a été votre fin de semaine » avec l’établissement de réelles relations personnelles. Il me semble que les affaires viennent en premier et, les relations personnelles, en second.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Oui. Les gens vont s’attendre à un traitement spécial s’ils entretiennent avec vous des relations personnelles. On s’attendra par exemple à ce que vous embauchiez leurs amis, les membres de leur famille, et à ce que vous soyez indulgent avec eux.

Si vous avez confiance en vos collègues, je vous recommanderais de leur accorder ce type de privilèges. Les traitements préférentiels ne sont jamais oubliés et la plupart du temps on vous les rendra.

Point de vue canadien :

Un employé avec lequel vous entretenez des relations personnelles s’attendra à ce que vous soyez son défenseur et mentor – soit ce qu’on pourrait plus ou moins assimiler à un ami en milieu de travail. Un traitement préférentiel est en général accordé à une personne qui fait un travail particulièrement bon et qui par conséquent simplifie les choses pour son supérieur. Rappelez-vous ici encore le principe de la « marque » personnelle. Si elle est forte (c’est-à-dire qu’on vous reconnaît un certain type de comportement ou une façon de faire les choses qui répondent aux attentes de votre description de fonctions), vous serez alors la personne « à qui s’adresser » pour une multitude de raisons.

Je vous conseillerais de lire le livre intitulé The One Minute Manager pour mieux vous renseigner sur la manière de traiter les encouragements.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Essayez toujours de lui parler directement, en privé. Les gens sont très directs. Cependant, si quelqu’un a des problèmes, vous pourriez faire l’objet de remarques désagréables, être exclu de certaines activités, et peut-être souffrir de certaines formes de sabotage, au travail et dans votre vie privée.

Point de vue canadien :

Il est préférable d’aborder le problème directement et en privé avec la personne concernée.

Soyez clair dans vos interventions à l’égard du problème à résoudre. Traitez le comportement dans son contexte et évitez les critiques personnelles.

Si rien ne réussit, consultez votre supérieur, expliquez la situation et demandez-lui de servir de médiateur. Cela vous aidera à gagner le respect de vos collègues. Adressez-vous au service des ressources humaines au cas où votre supérieur ne réagirait pas. L’important est de toujours constituer une trace écrite de vos interventions pour prouver au besoin que vous avez essayé de résoudre le problème de façon professionnelle.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

La plupart des gens sont motivés, par ordre d’importance, par le salaire, les bonnes conditions de travail, la satisfaction au travail, la loyauté et la peur de l’échec.

Point de vue canadien :

L’argent ne motive les gens que sur une certaine période. Le milieu de travail et les possibilités d’avancement et de leadership prennent une place très importante, après que la « frénésie » des primes se soit estompée. L’échec, à petite échelle, est vu comme le moyen d’apprendre, mais vous êtes censé apprendre.

Une personne qui aime le milieu de travail, les collègues, le leadership et l’emploi sera encouragée à travailler parce qu’elle le fera au mieux des intérêts de l’équipe. Comme on dit, « la force d’une équipe se mesure à la force de ses membres. »

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Livres : To Kill a Mockingbird (Quand meurt le rossignol), de Harper Lee, The Delta Wedding de Eudora Welty et tous les livres de William Faulkner ou de John Grisham.

Films : les films de guerre.

Télévision : les comédies de situation, les talk shows (en journée ou fin de soirée), et les événements sportifs.

Sorties : événements sportifs, centres commerciaux, bibliothèques, clubs de conditionnement physique, etc.

Nourriture : tarte aux pommes, hot-dogs, hamburgers et frites.

Point de vue canadien :

Je vous conseillerais de regarder d’abord une série d’émissions de Survivor. Cette série de télévision réalité est une représentation microcosmique de deux sociétés concurrentes. Vous comprendrez rapidement comment s’établit le leadership, comment les questions sont traitées et comment les relations se nouent. Il s’agit d’un bon échantillon de culture dans un contexte légèrement différent.

Si la culture des armes à feu vous intéresse, je recommande de voir le film Bowling for Columbine de Michael Moore pour comprendre les opinions les plus extrêmes (pour ou contre) aux États-Unis. Lorsque vous regarderez ce film, souvenez-vous qu’il ne représente pas nécessairement tous les Américains, mais il vous donnera une idée de ce que signifie le « droit d’avoir des armes. »

Un bon site à consulter pour lire quelques articles sociaux ou politiques est http://www.cursor.org. On y trouve un bon échantillon de toutes les nouvelles en circulation traités d’un point de vue de la gauche.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Les événements sportifs sont le meilleur endroit pour en apprendre davantage sur la culture et les gens. Comme autres activités, il y a la pêche, les clubs sociaux, les jeux de cartes locaux, les bibliothèques, la chasse et la visite de parcs commémoratifs. Les nouveaux arrivants doivent visiter la bibliothèque locale et le centre communautaire et se renseigner sur les activités que pratiquent les habitants du coin.

Point de vue canadien :

En ce qui a trait aux sports, je recommande de regarder le Super Bowl dans un bar local pour vous faire une idée de l’importance que revêt l’événement pour beaucoup d’Américains. Les gens qui regardent le Super Bowl dans les centres commerciaux sont un autre moyen de s’informer sur la culture locale.

Presque toutes les villes ont un bulletin hebdomadaire d’informations sur les activités de divertissement. Je vous conseillerais de vous en procurer un chaque semaine pour vous tenir au courant des activités, ainsi que des genres de questions et de commentaires dont on se préoccupe localement.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

John F. Kennedy et les personnages historiques qui ont participé à la création de la démocratie américaine et à la rédaction de la Constitution sont des héros nationaux. En règle générale, les antécédents et les points de vue dictent les opinions en matière de héros (race, ethnie, religion, politique). Il est difficile de généraliser.

Certains hommes d’affaires brillants ont été de généreux philanthropes et sont souvent considérés des héros, qu’il s’agisse par exemple de Bill Gates, ou des membres de la famille Rockefeller. Les domaines du cinéma et de la musique, de même que Broadway, produisent leurs propres héros. Les soldats américains ont un statut de héros parmi un bon nombre d’Américains, tout comme les pompiers qui ont péri en tentant de sauver des vies dans les tours jumelles du World Trade Center à la suite des attaques terroristes du 11 septembre. Bon nombre d’Américains considèrent également comme des héros certaines personnalités du monde du spectacle et certains champions sportifs, ou même certaines personnes qu’ils admirent.

Point de vue canadien :

Les héros sont nombreux et dépendent du contexte. Pour certains, Charlton Heston est un héros pour ses activités au sein de la National Rifle Association ; d’autres le considèrent comme un anti-héros qui promeut la violence en défendant le droit de posséder une arme à feu. Il est donc difficile de dire avec certitude qui sont les héros aux yeux des Américains.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

À ce que je sache, les Américains voient le Canada comme un petit frère passif – prêt à embarquer à la moindre décision. Cependant, depuis le 11 septembre et la guerre en Iraq, le Canada s’est montré davantage indépendant, ce qui a dérangé beaucoup d’Américains. À mon avis, il est préférable d’éviter toute discussion au sujet des relations politiques canado-américaines.

Point de vue canadien :

Il n’en existe aucun à ma connaissance.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

J’ai l’impression que les Canadiens voient automatiquement les Américains comme étroits d’esprit, tapageurs, impolis et, en général, agressifs. Je trouve personnellement que les Américains sont très ouverts et très accueillants avec les nouveaux arrivants.

Point de vue canadien :

Je dois admettre qu’au fond de moi, je suis venu aux États-Unis bourré d’idées préconçues sur les Américains et la culture américaine, pensant que toute la société était ennuyeuse et obsédée par les armes, la violence et le travail.

Une fois dans le pays, j’ai constaté que, même si les gens avaient le droit de porter une arme, peu d’entre eux en avaient une et la plupart étaient très cordiaux. Bien que la culture soit centrée sur le travail, j’ai découvert qu’elle n’était pas très différente de celle du Canada.

Les États-Unis sont plus procéduriers que le Canada et, à ce titre, le principe de responsabilité est omniprésent (sous les formes les plus subtiles). Je ne vous dirais pas de vous entourer d’un groupe d’avocats dès que vous entrerez dans ce pays, mais je vous conseillerais de vous informer sur la protection contre les risques que pourraient susciter certaines situations. Ce qui m’a frappé, lorsque je suis arrivé à Tucson, est que dans les restaurants on remet un contenant aux gens qui désirent emmener les restes chez eux, en les laissant remplir eux-mêmes ces contenants pour éviter toute poursuite en cas de contamination.

Les États-Unis sont portés sur le capitalisme et le travail, mais les Américains sont très cordiaux et en général prêts à vous aider, s’ils le peuvent. Leur prononciation de « out » et « about » est amusante, et dans le fond, les Canadiens et les Américains se ressemblent beaucoup.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturelle est née à St. Petersburg, en Floride et elle est la quatrième d'une famille de six enfants. À l'âge de six ans, elle a déménagé à Hattiesburg, au Mississipi, où elle a fait ses études à l'université du Mississipi du Sud. Après l'université, elle est retournée vivre en Floride, puis a déménagé à Charlotte, en Caroline du Nord. En juillet 2002, elle a déménagé à Toronto, Ontario, où elle travaille dans le secteur bancaire. Elle est mariée et a un enfant.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né à Santiago (Chili). Il est l'aîné d'une famille de huit enfants. À l'âge de dix ans, il s'est installé à Edmonton (Alberta), puis à Ottawa (Ontario), où il a suivi des études en publicité au Collège Algonquin. Il a séjourné pour la première fois à l'étranger, en 2000, à Louisville (État du Kentucky), pour se joindre aux services de consultation en gestion de PriceWaterhouseCoopers. Après quoi, votre interprète culturel a travaillé dans plusieurs autres villes des Etats-Unis s'y rendant chaque semaine durant les trois années suivantes. Il réside aujourd'hui à Tucson (État de l'Arizona), où il poursuit des études en architecture à l'Université d'État de l'Arizona. Il est marié et père d'un enfant; il possède un chat et un chien.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.