Venezuela

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

Les Vénézuéliens s’attendent généralement à des échanges de courtoisie lors d’une première rencontre. La poignée de main est toujours acceptable. Les hommes aiment serrer la main de façon énergique; c’est la façon d’exprimer leur confiance envers leur interlocuteur. Les femmes donnent une poignée de main plus douce. Pour ce qui est des sujets de conversation, selon le caractère officiel ou non de la réunion, les Vénézuéliens aiment parler de la famille, du travail, de leurs activités de loisirs, de sports, de leurs expériences passées, de leurs vacances, etc. La politique est un sujet dont les gens évitent de discuter. Certains Vénézuéliens prennent ce sujet très au sérieux et leur réaction est imprévisible.

La plupart du temps, les gens aiment dire des plaisanteries lorsqu’ils rencontrent quelqu’un. C’est un trait notoire des Vénézuéliens. L’humour est parfois un bon moyen de briser la glace, même au cours d’événements officiels.

Point de vue canadien :

Les Vénézuéliens sont très avides de culture nord-américaine. Cela a pour conséquence qu’ils inondent les visiteurs de questions sur leur pays d’origine et sur les motifs qui les amènent au Vénézuela. Le meilleur moyen, alors, de faire une bonne impression au premier contact est d’adopter une attitude chaleureuse et de répondre de bon gré à ces questions. Les Vénézuéliens sont aussi très fiers de leur pays et s’intéressent beaucoup à l’histoire et à la culture de leur pays, ainsi qu’à sa beauté naturelle. Ce sont-là d’ailleurs d’excellents sujets de conversation.

La politique est un sujet souvent discuté, mais qui prête à controverse. La plupart des Vénézuéliens sont toujours prêts à débattre de la situation politique et économique du pays. Toutefois, étant donné le degré élevé de polarisation sociale, les étrangers doivent aborder le sujet avec prudence et se retenir d’exprimer des opinions explicites, jusqu’à ce qu’ils soient plus familiers avec la position de leurs interlocuteurs sur la question.

Les Vénézuéliens on un sens très aigu de l’humour, mais celui-ci est parfois peu délicat. L’utilisation de surnoms qui attirent l’attention sur des traits physiques particuliers tels que le poids ou la couleur de la peau peuvent offenser les Nord-Américains. Toutefois, dans la société vénézuélienne, ces surnoms sont des termes d’affection et ils ne doivent pas être pris au sérieux ni comme une insulte.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Les Vénézuéliens ont des habitudes, des antécédents et des comportements qui varient selon les régions. À la première rencontre, on observe une distance d’une longueur de bras environ, pour les hommes comme pour les femmes. Une distance plus petite serait jugée impolie.

Les Vénézuéliens considèrent le contact visuel comme un moyen d’exprimer un grand intérêt à l’égard de ce que disent leurs interlocuteurs. De plus, garder le contact visuel durant une conversation permet d’établir une atmosphère de confiance.

Le toucher doit être évité au premier contact. Les Vénézuéliens doivent d’abord déterminer s’ils peuvent avoir confiance envers leurs interlocuteurs avant de les toucher, ce qui peut se faire en posant la paume sur l’épaule ou sur le bras au cours d’une conversation. Le toucher indique que la personne apprécie la relation et fait confiance à son interlocuteur. Le toucher est très fréquent entre les hommes. Dans un contexte social et après la première rencontre, il est habituel d’embrasser les femmes sur une joue en les accueillant.

Au Vénézuela, l’utilisation du langage corporel et des gestes est très courante. Par exemple, un signe d’accord serait de dresser le pouce ou de hocher la tête. Par contre, dresser le majeur poing fermé est tout aussi impoli qu’au Canada

Les Vénézuéliens tendent à parler plus fort dans des situations informelles que dans un contexte formel. Par exemple, il est courant d’entendre des personnes converser au téléphone ou dans un restaurant à très haute voix. Les gens expriment généralement leur point de vue de faç très directe.

Point de vue canadien :

L’espace personnel ne joue pas un rôle important dans la société vénézuélienne. Les femmes accueillent les hommes et leurs consoeurs en les embrassant sur la joue droite, alors que les hommes se serrent la main avec force et énergie. Des gestes d’amitié tels que toucher le bras ou l’épaule sont fréquents et courants, même de la part d’étrangers. Les Canadiens pourraient réagir avec surprise devant la propension des Vénézuéliens à maintenir le contact visuel direct lorsqu’ils croisent des étrangers ou à siffler bruyamment afin d’attirer l’attention d’amis, de connaissances ou de serveurs.

Le pincement des lèvres est aussi un geste commun utilisé pour pointer dans une direction donnée ou vers une personne ou des objets en particulier. Lorsqu’ils magasinent, les Canadiens pourraient se sentir obligés de répondre à la question souvent répétée « a la orden? », qui signifie « à votre service ». Cette expression ne demande pas nécessairement de réponse et elle est un moyen simple utilis´ par les commis de magasin de manifester leur présence.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Les Vénézuéliens expriment ouvertement leurs sentiments; le lieu où ils se trouvent n’a pas d’importance. Par exemple, ils pourront donner l’accolade en public ou en privé. Dans certaines régions du pays, principalement dans les villes rurales, loin des grands centres urbains, les gens sont très accueillants. Ils montrent leur affection en public, mais lorsqu’ils se sentent menacés, leur colère éclate; et,dans certains cas, ils peuvent réagir de manière très agressive. Cela ne se produit pas tout le temps, mais les étrangers feraient mieux d’éviter de les offenser.

Point de vue canadien :

Bien que la plupart des démonstrations d’émotion en public telle que la colère ou la joie soient acceptables, les Vénézuéliens en général n’expriment pas de sentiments négatifs auprès des étrangers. Toutefois, les démonstrations publiques d’affection sont extrêmement courantes et des plus tolérées. Les Vénézuéliens ne ressentent aucune gêne à attirer l’attention sur eux-mêmes en public et les rencontres entre amis se font souvent de façon très animée. On voit fréquemment des gens siffler ou danser, ce que les &eacutetrangers peuvent trouver divertissant. Toutefois, les Canadiens qui préfèrent un repas paisible pourraient être dérangés par la foule bruyante des restaurants très achalandés.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Deux facteurs doivent être pris en considération en ce qui a trait à l’habillement porté en milieu de travail. En premier lieu, le Vénézuela est un pays tropical. Les conditions climatiques diffèrent d’une région à l’autre. Dans l’État de Zulia, par exemple, sur la côte ouest du Vénézuela, les températures sont élevées toute l’année; par conséquent, les gens doivent porter des vêtements légers. Le deuxième facteur est le type de travail. En général, les Vénézuéliens aiment s’habiller de façon formelle, surtout si le travail l’exige. De plus, ils considèrent l’apparence personnelle comme une réflexion de l’estime de soi et peuvent critiquer quiconque ne prendrait pas cet aspect au sérieux. Quelques femmes portent des jupes très courtes et des blouses révélatrices, ce qui pourrait choquer certains étrangers.

On doit s’adresser à un superviseur ou à un gestionnaire d’une manière respectueuse et dans un langage officiel approprié. Habituellement, on s’adresse à un supérieur en utilisant son titre ou Monsieur / Madame plus le nom de famille (p. ex., Ingeniero Martinez, Doctor Rios, Señor ou Se&ntidle;ra Marquez) et on vouvoie la personne. On peut s’adresser aux collègues de façon moins formelle.

J’ai l’impression que plusieurs entreprises (y compris le gouvernement) forcent leurs employés à être ponctuels et productifs et à réduire le taux d’absentéisme en appliquant la Loi sur l’emploi du Vénézuela. Vous découvrirez toutefois que l’on ne s’attend pas à ce que les cols bleus vénézuéliens soient ponctuels par nature, plusieurs d’entre eux ayant l’habitude de dire : « Il est préférable d’être en retard qu’absent ». Par exemple, en ce qui a trait au traitement de documents d’immigration, aux demandes de permis ou à l’obtention de services généraux gouvernementaux, vous pouvez vous faire dire que tout sera prêt « mañana » (demain), et on vous fera peut-être cette même réponse plusieurs jours de suite. Les étrangers pourront trouver cette situation très frustrante.

Point de vue canadien :

En milieu de travail, le complet-veston et la cravate sont la norme chez les hommes. Les femmes s’habillent aussi avec soin, mais elles ont tendance à mettre en valeur leur féminité en portant des jupes et des blouses révélatrices. Toutefois, l’habillement est souvent plus conventionnel chez les cadres.

Les milieux de travail sont généralement décontractés et amicaux. Les Vénézuéliens utilisent un langage très informel et le vouvoiement (Usted) est généralement réservée aux relations officielles avec des superviseurs et les étrangers. À l’instar de l’habillement, le caractère officiel des échanges dépend considérablement de la position sociale des personnes en question.

Bien qu’il soit le reflet de leur attitude généralement décontractée, le sens du temps chez les Vénézuéliens peut constituer un élément de frustration pour les ressortissants canadiens. Les réunions sont souvent retardées et il n’est pas rare que les collègues locaux arrivent avec plus d’une demi-heure de retard pour des raisons variées et des rendez-vous personnels. À la saison des pluies, des trombes d’eau soudaines peuvent paralyser les villes et exacerber le problème du manque de ponctualité.

Il faut ajouter cependant que les Vénézuaéliens s’attendent en général à ce que la ponctualité et les délais soient respectés dans leurs relations avec les étrangers. De plus, ils sont en général de gros travailleurs et tendent à travailler de longues heures, particulièrement dans les grandes entreprises internationales.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

Au Vénézuela, un bon gestionnaire se caractérise par un niveau élevé d’instruction, une expérience pertinente dans le domaine du travail et des bonnes capacités de leadership. Il doit avoir de bonnes qualités morales, être ponctuel, avoir l’esprit ouvert et être un bon communicateur. De plus, la gestion par l’exemple lui donnera plus de crédibilité. Les mêmes qualités sont recherchées chez un gestionnaire étranger. Si un gestionnaire cherche à savoir ce que ses employés pensent de lui, le meilleur moyen serait de les rencontrer périodiquement et d’examiner l’avancement des travaux par rapport aux objectifs prévus. En travaillant comme un membre de l’équipe, le gestionnaire pourra obtenir une rétroaction sur la façon dont les choses se passent. La participation à des événements sociaux peut aussi mener au renforcement des relations entre les membres de l’équipe et être un excellent moyen de se renseigner sur la façon dont l’équipe voit son gestionnaire.

Point de vue canadien :

L’expérience et le leadership sont des qualités importantes en milieu de travail vénézuélien. Des superviseurs énergiques, décidés et qui présentent bien sont très respectés et recherchés. Les superviseurs étrangers sont en général traités avec beaucoup de respect en raison de leur expérience et de leur formation internationales. Dans un tel environnement, des relations professionnelles, amicales et modestes entretenues avec le personnel sont très souvent bien reçues.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Au Vénézuela, l’ancien concept de centralisation du pouvoir est toujours appliqué. Il est rare de voir un gestionnaire déléguer ses responsabilités à ses employés à des fins de prise de décision. La prise de décision est habituellement l’apanage des gestionnaires, sauf si une autre personne est spécialement autorisée à le faire. En général, les membres de l’équipe proposent des idées, mais ils ne décident pas quand et comment les mettre en oeuvre. C’est au gestionnaire que revient souvent cette tâche. Un gestionnaire dira souvent à ses subordonnés « Ne venez pas me voir pour me présenter un problème, mais donnez-moi plutôt des solutions ». Cela ne signifie pourtant pas que les employés ne peuvent pas demander de l’aide à leurs gestionnaires.

Point de vue canadien :

Les Vénézuéliens apprécient beaucoup l’esprit d’initiative et le milieu de travail est en général très ouvert. Les employés sont souvent invités à formuler des commentaires et des suggestions, même si les décisions finales sont habituellement prises par le superviseur. Tout en montrant le respect qui convient, les Canadiens ne doivent pas hésiter à aborder leurs superviseurs pour poser des questions sur le travail ou des projets particuliers.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : Il est vrai que les hommes latino-américains ont souvent des attitudes discriminatoires (machistes) à l’égard des femmes en milieu de travail. Au Vénézuela, les choses évoluent. Tous les jours, les femmes montrent (en termes réels) qu’elles peuvent être aussi compétitives, sinon plus, que les hommes, dans n’importe quel poste. Comme plusieurs autres pays, le Vénézuela a subi le même phénomène de changement du rôle de la femme dans la société. En d’autres mots, les femmes ont les mêmes droits que les hommes. Le taux croissant de divorce forcent les femmes à travailler et un pourcentage élevé d’entre elles s’inscrivent dans les collèges et les universités. Aujourd’hui, les Vénézuéliennes occupent de nombreux postes, qu’il s’agisse de conduire un poids-lourd ou d’être à la tête d’une entreprise. D’autres sont ministres, sénatrices, députées, etc.

Religion : En ce qui a trait à la religion, les Vénézuéliens sont principalement catholiques. Mais il y a aussi d’autres religions (juifs, anglicans, etc.). La religion n’est pas une question ni un sujet délicat. Toutes les religions sont respectées.

Classe : Dans le passé, le Vénézuela comptait plusieurs classes sociales. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas étant donné l’écart grandissant qui existe entre les riches et les pauvres. Les Vénézuéliens les plus pauvres ont souvent un faible niveau d’instruction.

Origine ethnique : L’origine ethnique n’est pas une question importante au Vénézuela, où il n’existe pas de discrimination en raison de l’origine ethnique. Appeler quelqu’un « Negro » (noir) n’est pas perçu dans un sens dérogatoire. De fait, certains l’utilisent comme un surnom ou pour exprimer leur affection, comme d’autres expressions telles que « Chino » (Chinois), « flaco » (maigre) ou « gordo » (grosse).

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Les relations hommes-femmes peuvent au début gêner les femmes qui ne sont pas habituées à la culture locale. Les hommes vénézuéliens, en effet, abordent souvent les femmes dans la rue et essayent d’attirer leur attention en faisant des remarques à caractère sexuel. Bien que cela soit souvent énervant, de tels actes sont généralement inoffensifs et doivent être poliment ignorés. Cela est particulièrement vrai pour les femmes blondes qui contrastent avec la population locale.

Religion : Le Vénézuela est un pays très religieux et pourtant tolérant. La majorité de la population est catholique romaine et un certain nombre d’églises, telles que les chrétiens renouvelés et les témoins de Jéhovah, sont de plus en plus populaires dans les secteurs pauvres de la société. La religion n’est pas une question qui prête à controverse, mais certains étrangers risquent d’être surpris par la force et la ferveur relatives avec lesquelles les Vénézuéliens expriment leur foi et leur dévotion. De fait, les gens invoquent souvent le nom de Dieu quand ils font état de projets futurs et les enfants demandent à leurs parents de leur donner la « bénédiction » lorsqu’ils s’absentent sur de longues périodes.

Classe : Le Vénézuela est une société inégale et polarisée. Un petit pourcentage de la population profite du même luxe que dans les pays développés et la majorité, soit environ 60 %, vit dans une pauvreté totale. Les immenses maisons bourgeoises sont souvent encerclées par des ranchos en ruine, mal construits, et les conflits de classe sont très politisés depuis quelques années. En tant qu’étrangers, la plupart des Canadiens sont associés à la classe aisée, négativement appelée « escualidos » (mains sales). Cette association ne pose habituellement pas de problème, toutefois dans les périodes de remous politiques, elle peut se traduire par du ressentiment dans les régions moins nanties.

Origine ethnique : L’origine ethnique joue un rôle intéressant dans la société vénézuélienne. La plupart des Vénézuéliens sont des mestizos ou métis nés d’unions entre Espagnols, Autochtones et Africains. Étant donné le métissage élevé de la population, la plupart des Vénézuéliens n’ont aucune gêne à attirer l’attention sur l’origine ethnique ou la couleur de la peau des gens. De fait, les ressortissants canadiens pourraient être offensés au début par la référence explicite, dans le langage de tous les jours, à des groupes raciaux telle que « negrito » (noir) ou « moreno » (brun). Toutefois, si le racisme n’est pas dominant au Vénézuela, les relations entre les groupes ethniques et les classes peuvent parfois donner lieu à des tensions entre les Vénézuéliens de race purement espagnole et les métis d’origine autochtone et africaine.

Les attitudes susmentionnées n’ont en principe aucun impact significatif dans la plupart des milieux de travail professionnels. Compte tenu du degré élevé de polarisation sociale, une distinction très nette doit être faite entre les milieux populaires et professionnels. La plupart des professionnels vénézuéliens ont été lourdement exposés à l’attitude et à la culture nord-américaines. Ils sont donc plus enclins à tempérer les stéréotypes et les attitudes que l’on trouve habituellement en milieu de travail, notamment en ce qui a trait aux relations entre les sexes, les femmes étant en général traitées avec beaucoup de respect.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

En général, les Vénézuéliens sont très ouverts et chaleureux. Quel que soit le contexte, officiel et d’affaires ou non officiel et social, les Vénézuéliens aiment discuter et inviter leurs interlocuteurs à prendre un café ou un verre pour nouer une relation personnelle.

Il n’est pas nécessaire d’établir une relation personnelle avant d’entrer en affaires. Il est très courant de commencer une bonne relation d’affaires et, par la suite, d’établir une relation personnelle, selon les intérêts communs tels que le sport, la cuisine, les voyages, les activités de loisirs, la famille, etc.

Point de vue canadien :

Les Vénézuéliens n’ont pas de gêne à établir des relations personnelles avec leurs clients ou collègues. Les affaires se discutent souvent au cours de longs repas où l’atmosphère peut être plus personnelle et informelle. L’un des meilleurs moyens d’établir une relation positive avec un client est de l’inviter à dîner ou à prendre un café. L’entretien de telles relations personnelles est particulièrement important pour établir la confiance, chose qui manque souvent dans la société vénézuélienne.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Les collègues ou les employés s’attendent fréquemment à des privilèges en raison d’une relation personnelle, mais il faut souligner qu’on ne doit le faire que si la personne le mé véritablement. Si on vous demande une « faveur », il est important de répondre que vous allez essayer, mais que vous ne garantissez rien. Si ne voulez pas répondre favorablement, vous pouvez toujours invoquer la « politique de la compagnie ».

Point de vue canadien :

En affaires, les Vénézuéliens font souvent appel à leurs contacts ou à leurs relations personnelles et demandent fréquemment qu’on recrute des membres de leur famille ou leurs amis. Les gens ne s’attendent toutefois pas à ce que ce genre de demande soit directement satisfaite, et il préférable de n’y donner suite que dans des circonstances très particulières ou des situations d’urgence. La plupart des milieux de travail professionnels sont très chatouilleux en ce qui a trait à la corruption et, vu la situation économique instable du Vénézuela, les intérêts financiers prennent en général le dessus par rapport aux considérations personnelles.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

La meilleure chose à faire est de parler directement à l’employ&eacute ou au collègue, en privé. Si le problème ne peut pas être résolu ou si vous ne pouvez pas en arriver à un compromis, vous devrez alors consulter votre superviseur ou une tierce partie, qui pourra servir de médiateur pour résoudre le différend. Un point à prendre en considération est que certains Vénézuéliens aiment faire des commérages en milieu de travail.

Point de vue canadien :

Les Vénézuéliens n’ont pas l’habitude d’exprimer leur malaise ou problèmes et formulent leurs critiques le plus souvent en privé. Toutefois, ils peuvent adopter un comportement plutôt froid pour indiquer leur mécontentement. Comme la plupart des Vénézuéliens sont très chaleureux, une baisse générale de leur amabilité habituelle est un signe que quelque chose ne va pas. De telles situations peuvent se résoudre d’elles-mêmes après une courte période de temps, mais si on doit les mettre au clair, il vaut mieux procéder avec délicatesse et en privé.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

Au Vénézuela, les employés sont de gros travailleurs, très motivés. La rémunération au taux du marché est l’un des incitatifs les plus importants pour les employés, mais les avantages sociaux sont aussi, sinon plus, appréciés. La raison est qu’au Vénézuela, les régimes d’avantages sociaux dans la fonction publique et au gouvernement sont des plus inefficaces et, par conséquent, un bon régime d’assurance-maladie ou d’épargne est très apprécié par les employés. Les primes au rendement et la stabilité dans l’emploi sont aussi des incitatifs très importants.

Point de vue canadien :

Étant donné le contexte économique précaire du Vénézuela, la sécurité d’emploi et la rémunération sont les facteurs de motivation les plus importants. De fait, le niveau d’engagement et le rendement des employés sont directement rattachés au prestige relatif que confère le poste occupé dans la compagnie. Les superviseurs et les cadres supérieurs de haut niveau sont souvent très motivés et travaillent de longues heures au bureau. En milieu professionnel, les possibilités d’avancement sont aussi un solide élément de motivation chez les jeunes qui, au Vénézuela, constituent un pourcentage important du personnel d’une entreprise.

Par contre, les employés qui assurent des services aux clients, tels que les commis de magasin et les serveurs, font souvent des efforts pour montrer leur manque de motivation et d’intérêt. Il faudra donc s’en souvenir quand on est au restaurant ou en faisant ses courses.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Il n’est pas difficile de se renseigner sur la culture vénézuélienne car il y a de nombreuses sources que l’on peut utiliser, livres sur le pays, voyages dans différentes villes du pays, visite de lieux historiques, de musées, de galeries d’art et de théâtres. Pour mieux comprendre les particularités vénézuéliennes, on peut regarder les émissions de télévision locales.

Livres recommandés : VENAMCHAM (Chambre de commerce américano-vénézuélienne) publie un guide très utile sur le Vénézuela, destiné aux Nord-Américains; il s’intitule The Vénézuelan Guide to Restaurants and Tourism; et Simón Bolívar-El Libertador, de Francesco Cardona. Ce livre est une mine de renseignements sur la libération du pays de l’empire espagnol. Je recommande aussi La Venezuela Agrícola d’Arturo Uslar Pietri. Cet ouvrage fournit des renseignements sur l’évolution des modes de production durant les années 1900.

Sites web à consulter : Consejo Nacional de la Cultura (conseil national de la Culture) www.conac.gov.ve; Ministerio de Relaciones Exteriores (ministère des Affaires étrangères); www.mre.gov.ve/ contient des liens avec les autres ministères et agences du gouvernement; pour la cuisine vénézuélienne, consultez le site www.arecetas.com/Vénézuela/ qui fournit des recettes, des renseignements sur l’origine et les caractéristiques des mets traditionnels.

Point de vue canadien :

Le guide « Culture Shock: Venezuela » de Kitt Baguley donne une foule de renseignements sur la société vénézuélienne. Les guides de voyage, « Lonely Planet » sur l’Amérique du Sud et le Vénézuela peuvent aussi être très utiles en ce qui a trait à la description de coutumes régionales particulières et de lieux d’intérêt ou d’hôtels. Les sites Web du gouvernement du Vénézuela, www.Vénézuela.gov.ve et les quotidiens nationaux www.elnacional.com et www.eluniversal.com peuvent aussi fournir des informations utiles sur les événements et les faits divers.

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Lieux à visiter : Il faut visiter les monuments historiques, les musées et les théâtres à Caracas, notamment : le Panthéon national, le Musée de Bolívar, Le Paseo de los Proceres, la Cathédrale de Caracas, le Musée des arts et le théâtre « Teresa Carreño ». À l’extérieur de Caracas, ne manquez pas Le Paseo de Carabobo (dans l’État de Carabobo) et Le Fortin de Juan Griego (île Margarita).

Il existe trois journaux nationaux importants au Vénézuela : Le Universal, Le Nacional et Quinto Día (hebdomadaire). On compte quatre chaînes principales de télévision: RCTV – Canal 2, Venevision – Canal 4, Televen – Canal 10 et Venezolana de Television (télévision d’É) – Canal 8.

Le sport le plus répandu au Vénézuela est le base-ball entre octobre et février. Le basket-ball et le football sont aussi répandus, mais ils ne sont pas aussi populaires que le base-ball.

À Caracas, les cafés et les restaurants les plus réputés sont situés dans les quartiers Las Mercedes ou Le Hatillo.

Le Vénézuela compte plusieurs lieux touristiques. Vous avez le choix d’un grand nombre de lieux de villégiature sur la plage, dans la jungle ou dans les Andes. Selon vos préférences, vous découvrirez toujours quelque chose qui vous ravira. Certains parcs nationaux ont de très belles plages où l’on peut faire de la plongée sous-marine, par exemple, Los Roques (archipel), Mochima (côte est), Morrocoy (côte ouest).

Dans l’État de Bolivar, vous pouvez vous adonner au tourisme d’aventure dans la jungle amazonienne, visiter les Tepuis (hauts plateaux) ou les chutes Angel (les plus hautes du monde). Assurez-vous d’y aller durant la saison des pluies pour voir les chutes d’eau (de mai à octobre) dans le parc national de Canaima.

Dans l’État de Mérida, vous avez le Mont Bolivar, dans la chaîne des Andes. Je recommande aussi le téléférique de Mérida, le plus long au monde. L’île Margarita est l’un des lieux favoris des étrangers. Les cavernes de Guacharo dans l’État de Monagas sont aussi très intéressantes. N’oubliez pas les chutes La Llovizna et le parc national de Roraima situés à Puerto Ordaz, dans l’État de Bolivar. Vous pouvez aussi voir l’un des ponts les plus longs de l’Amérique du Sud sur le lac Maracaibo dans l’État de Zulia.

Point de vue canadien :

Les Vénézuéliens aiment danser et tout visiteur devrait aller dans un club de salsa. En fin de semaine, la plupart des Vénézuéliens vont à la plage, ce qui permet de se mêler aux gens du pays et de déguster du poisson frais, un véritable délice. Trouver un « interprète culturel » ne pose pas de difficulté parce que la plupart des Vénézuéliens n’hésitent pas à rencontrer des étrangers et à pratiquer leur anglais. De fait, des visiteurs pourraient être surpris par la franchise relative des gens qui n’hésitent pas à inviter les étrangers aux réunions familiales et aux événements culturels. Pour les sportifs, le base-ball est le sport national, ce qui peut être une expérience à la fois bruyante et excitante. Il est facile de goûter à la cuisine traditionnelle en se rendant dans les areperias locales où les clients ont le choix d’un grand nombre de garnitures telles que des haricots, du porc coupé en dés ou des tomates aux oeufs brouillés pour accompagner de délicieuses galettes de maïs.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Simón Bolívar est notre héros national. Il est le « Libertador » (le Libérateur) qui a libéré le pays de l’Empire espagnol, ainsi que cinq autres États d’Amérique du Sud et du Centre : la Colombie, la Bolivie, le Pérou, l’Équateur et le Panama. Outre Bolívar, il y a d’autres héros bien connus tels que José Antonio Páez (Le llanero), Antonio José de Sucre, Rafael Urdaneta, Francisco de Miranda et de nombreux autres.

Point de vue canadien :

Les étrangers découvrent rapidement que le héros national et vénéré du Vénézuela est Simon Bolivar. Sa statue orne tous les centres-villes et son anniversaire est célébré à l’occasion d’un jour férié national. Toutes les grandes villes ont une rue baptisée du nom de ce grand « libertador » (libérateur) qui a libéré le pays de l’empire espagnol au cours de la Guerre d’indépendance au 19e siècle. Son nom est souvent invoqué par de nombreux leaders populistes qui reprennent le rêve jamais réalisé de Bolivar de créer une grande région pour rallier le soutien du public autour de leurs programmes politiques.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Les Canadiens ont une bonne réputation et sont souvent bien accueillis au Vénézuela. Il n’y a pas d’événements historiques spécifiques que partagent le Vénézuela et le Canada. Les deux pays ont d’excellentes relations commerciales, surtout dans les domaines de la technologie, de l’industrie du pétrole et du gaz et des télécommunications.

Point de vue canadien :

La plupart des Vénézuéliens ont une image très positive du Canada et ils sont très curieux au sujet de ce pays, de son peuple et de sa culture. De fait, la relation cordiale que le Canada entretient avec Cuba, l’un des alliés les plus proches du Vénézuela, a renforcé les relations interculturelles entre les deux pays. Certaines personnes peuvent toutefois s’imaginer que le Canada est un pays prospère et que tous les Canadiens sont riches, la conséquence étant que ces Vénézuéliens ont tendance à augmenter leurs prix, lorsqu’ils font affaire avec des ressortissants canadiens. D’autres voient le Canada comme une porte d’accès aux États-Unis et peuvent souvent demander l’aide de Canadiens pour obtenir des visas ou d’autres documents de voyage.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Il n’existe pas de stéréotypes qui puissent perturber des relations efficaces. Dans tous les cas, le stéréotype positif le plus répandu est celui que l’on attache aux professionnels : on les voit comme des gens riches, organisés, fiables, très instruits et très expérimentés. Être taxé en tant que tel n’est pas un désavantage. Toutefois, si l’on est un professionnel étranger, certains Vénézuéliens voudront en profiter et faire payer des prix plus élevés qu’aux autres, par exemple un tarif de taxi, etc.

Les Canadiens anglophones peuvent être associés ou identifiés aux « Americanos » (Américains) ou « Gringos » (Yankees). Historiquement, le Vénézuela a de bonnes relations avec les États-Unis. Les Américains ont une bonne réputation, mais en ces temps de confusion et de terrorisme, il est important de vous renseigner sur la façon dont les gens vous perçoivent et de vous assurer de faire savoir que vous venez d’un autre pays que les États-Unis.

Point de vue canadien :

Certains Canadiens peuvent être perturbés par le manque de ponctualité et de prévisibilité des Vénézuéliens. De fait, les étrangers peuvent mal juger l’attitude ouverte et les relations décontractées des gens du pays. Par conséquent, les Canadiens doivent faire preuve de beaucoup de tolérance et de flexibilité s’ils veulent maintenir des relations amicales avec des Vénézuéliens.

De plus, l’absence d’une culture de services au Vénézuela peut froisser certains Canadiens qui ne sont pas habitués au comportement froid et peu accueillant des employés de restaurant et de magasins locaux. Cela est particulièrement frappant dans les régions touristiques et ne fait qu’exprimer la méfiance des gens, chez qui demeure un sens historique de la domination étrangère. Bien que ce comportement ait de quoi surprendre, étant donné l’hospitalité relative de la société vénézuélienne dans des contextes plus généraux, les Canadiens ne doivent pas le considérer comme une insulte à leur endroit.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né à Maracaibo, dans l'État de Zulia, dans l'Ouest du Vénézuela. Le troisième d'une famille de quatre enfants, il a été élevé dans cette ville jusqu'à l'âge de 25 ans et y a obtenu un diplôme en économie de l'Université de Zulia. Il a déménagé à Caracas pour poursuivre ses études et travailler au ministère de la Défense et au ministère des Finances en tant qu'analyste financier. Plus tard, il s'est installé au Canada en vue d'obtenir un MBA en services financiers de l'Université du Québec à Hull. Il vit actuellement à Ottawa. Il est marié et père de deux enfants.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturelle est née à Varsovie, en Pologne, et a grandi dans un petit village du Sud-Ouest du pays. À l'âge de neuf ans, elle et sa famille ont émigré au Canada, à Toronto, où elle réside depuis seize ans. Elle a fait des études en sciences politiques à l'Université Queen's, puis a participé à un programme d'échanges à l'étranger avec l'Université de Warwick en Angleterre. Après avoir obtenu son diplôme, elle a enseigné pendant un an l'anglais des affaires à Caracas. Elle est revenue du Vénézuela en août 2003 et habite maintenant à Montréal où elle termine une maîtrise en politiques des régions en voie de développement. Elle prévoit retourner au Vénézuela au cours des quelques prochains mois en vue de participer à un programme du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.