Zimbabwe

Information culturelle

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.

Information culturelle - Conversations

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?

Point de vue local :

En affaires, lorsqu’on rencontre un Zimbabwéen pour la première fois, les salutations formelles et informelles consistent à serrer la main et à dire bonjour ou bon après-midi, par exemple. Au début d’une relation, on s’attend à ce que les interlocuteurs donnent leur nom à la première réunion et discutent de leurs intérêts en affaires et de l’objet de la réunion. Habituellement, les Zimbabwéens vous poseront des questions; ils voudront en savoir le plus possible à votre sujet avant d’établir quelque relation que ce soit.

Naturellement, l’humour ne doit être utilisé que si l’on connaît bien la personne à qui on parle, et non pas à la première réunion. Les questions d’ordre familial ne sont pas discutées à la première réunion d’affaires.

ÉVITEZ de discuter de politique dans des situations d’affaires, parce qu’il vaut mieux éviter le sujet ces temps-ci. Gardez vos opinions pour vous. Les questions « personnelles » comprennent le revenu, l’âge, l’orientation sexuelle et l’appartenance à un parti politique. Dans le cadre d’activités sociales, les gens vous poseront des questions sur ce que je viens de mentionner mais ils peuvent aussi être curieux quant au prix de votre voiture, de votre montre ou de votre robe.

Point de vue canadien :

La plupart des Zimbabwéens sont très polis, accueillants, respectueux et quelque peu formels. Les conversations s’engagent facilement, avec peu de sujets pouvant offenser les locaux. Les sujets de conversation les plus courants sont le travail, la famille, le pays ou le lieu d’origine. L’humour doit être utilisé avec précaution à la première rencontre, parce que la culture zimbabwéenne est plus formelle et plus sensible quant au respect (ou manque de respect).

Si vous rencontrez quelqu’un pour la première fois dans un milieu de travail, les principaux sujets de conversation seront probablement le travail et les affaires courantes. Toutefois, si la première rencontre est de caractère personnel, la conversation peut porter sur des sujets tels que la famille ou d’autres questions personnelles. Au début, on appelle généralement les gens par leur titre (Monsieur, Docteur, Madame), particulièrement si vos interlocuteurs sont plus âgés ou ont un statut plus élevé que vous.

Il est courant entre les Zimbabwéens de demander de quelle partie du pays on provient – ce qui constitue pour eux un moyen important de se démarquer les uns des autres. La région d’origine est le lien commun qui les rattachent à leur clan, à leur langue, à leurs coutumes et, dans certains cas, à leur parti politique. Ils voudront savoir où vous vivez précisément (ou dans quelle partie de la ville vous résidez) et il sera peut être difficile d’éviter la question, le quartier où l’on réside étant souvent un signe de richesse relative.

En général, la politique est un sujet qui intéresse tout le monde – mais il est préférable de ne pas vous montrer partisan tant que vous n’aurez pas établi avec vos interlocuteurs de solides relations sociales ou acquis une certaine confiance à leur égard. Dans les villes, la majorité des gens appuient le parti de l’opposition. Vous pouvez apprendre ce que les gens ressentent et pensent au sujet des crises politiques fréquentes au Zimbabwe en adoptant une position neutre et en posant des questions. En général, ils vous répondront – certains plus directement que d’autres.

Soyez sensible au fait que la plupart des Zimbabwéens sont de foi chrétienne et que la religion tient une place importante dans leur vie. Lorsque vous parlez de la famille, rappelez-vous toujours que plusieurs d’entre eux ont perdu au moins un membre de leur famille à cause du SIDA. N’oubliez pas non plus la gigantesque disparité économique qui sépare les ressortissants étrangers et la majorité des Zimbabwéens en ce qui a trait à l’accès à la monnaie étrangère et aux salaires. Plus que toute autre chose, cet écart peut susciter du ressentiment et de la méfiance.

Les Zimbabwéens sont généralement hospitaliers et accueillants, et vous ne devriez pas avoir de difficulté à vous sentir à l’aise assez rapidement.

Information culturelle - Styles de communication

Question :

Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?

Point de vue local :

Dans un milieu d’affaires, la distance personnelle est aussi importante qu’au Canada. Les réunions d’affaires se font strictement sur rendez-vous et on s’attend à ce que vous soyez ponctuel, bien que votre hôte puisse vous faire attendre. Par exemple, si vous devez rencontrer le directeur général d’une entreprise, vous vous présentez à sa secrétaire personnelle (sans lui serrer la main), mais lorsque vous êtes conduit dans le bureau du directeur général, vous devez lui serrer la main et il vous invitera à vous asseoir dans le siège qu’il vous indiquera de la main. À la première réunion, vous devez vous adresser aux Zimbabwéens en les appelant Monsieur, Madame ou Docteur. Par la suite, au cours d’une deuxième ou troisième rencontre, selon le niveau de confort de vos interlocuteurs, vous pourrez peut-être les appeler par leur prénom. Il est habituel de serrer la main aux hommes et aux femmes, mais sans les embrasser sur la joue à la première réunion. On ne sert pas la main de personnes de sexe opposé, particulièrement s’il s’agit de personnes âgées ou mariées.

Il est inacceptable d’appeler une personne plus âgée par son prénom; cela est jugé irrespectueux, même en milieu d’affaires ou professionnel. Lorsque vous saluez quelqu’un, ne gardez pas les mains dans vos poches et montrez-lui du respect en vous levant. Enlevez votre chapeau lorsque vous parlez aux gens ou lorsque vous entrez dans un bureau.

Le contact visuel est important en affaires. Dans une conversation, on ne se touche pas les mains, on ne s’embrasse pas sur la joue. Après la réunion, il est courtois de remercier l’hôte et de lui serrer la main. Il vous escortera jusqu’à la sortie.

Une première rencontre au cours d’une activité sociale diffère légèrement d’un premier contact en milieu de travail ou d’affaires. Les gens tendent à se tenir plus proches, et le contact visuel n’est pas aussi important. Certaines personnes sont mal à l’aise si l’on maintient un contact visuel, car elles peuvent se sentir soupçonnées d’avoir fait quelque chose de mal.

Froncer les sourcils est jugé mal élevé. Ne parlez pas non plus les mains dans les poches ou ne tournez pas le dos à vos interlocuteurs. Lorsque vous rendez visite à des Zimbabwéens chez eux, frappez à la porte et attendez qu’on vienne vous ouvrir. Vous serez invité à entrer et à vous asseoir. Il n’est pas nécessaire d’enlever vos chaussures. Aucun animal domestique n’est admis dans les maisons.

Point de vue canadien :

Une simple poignée de main et un sourire amical, un « Comment allez-vous? » passe-partout sont très acceptables à la première réunion. Les amis et les connaissances échangeront une poignée de main africaine en trois gestes familiers, ce qui n’a pas la formalité du serrement de mains traditionnel utilisé au Canada. Le contact visuel direct est habituellement acceptable. Cela confirme votre position et vos intentions amicales. Une personne de rang social inférieur ou de plus bas niveau économique (p. ex., des travailleurs domestiques) se comportera avec plus de déférence, fera moins de contact visuel et sera plus réservée, surtout envers les Blancs.

La distance personnelle est presque comparable à celle du Canada, quoique les hommes soient généralement plus à l’aise lorsqu’ils se touchent. Les limites de l’espace personnel se réduisent au fur et à mesure que la familiarité grandit. Les Zimbabwéens sont conscients du statut des gens et du respect qui leur est dû et donnent plus d’espace personnel aux supérieurs et aux aînés.

Information culturelle - Démonstration des émotions

Question :

Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?

Point de vue local :

Montrer de l’affection (par ex., embrasser) en public peut embarrasser votre interlocuteur auprès des autres, surtout dans les régions rurales. Les Zimbabwéens préfèrent le faire chez eux, mais il est parfaitement normal d’embrasser un partenaire lorsqu’on le dépose quelque part en voiture ou qu’on le rencontre. Tenir les mains est acceptable. Ne montrez pas vos émotions en public.

Les réactions telles que rire, pleurer ou rougir sont NORMALES, mais, habituellement, les garçons ne pleurent pas en public.

Point de vue canadien :

Les démonstrations de colère en public ne sont pas fréquentes, cependant il est acceptable de manifester de la peine ou de l’affection en public.

Information culturelle - Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Question :

Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?

Point de vue local :

Le code vestimentaire varie selon les milieux de travail, mais il est important de s’habiller avec élégance parce que vous serez jugé sur la façon dont vous vous habillez. Ne pas se vêtir de manière informelle en milieu de travail, surtout si vous êtes une femme. Les délais, la productivité et la ponctualité font partie du processus d’évaluation en milieu de travail. Habituellement, ces facteurs d’évaluation sont déterminés et acceptés dès le début d’un emploi. Si vous devez être en retard ou absent, il est important d’informer vos supérieurs ou votre secrétaire. Les heures normales de travail sont de 8 h à 17 h, avec une heure pour le déjeuner. Si vous occupez un poste de cadre supérieur, p. ex., en gestion, vous devez vous attendre à travailler des heures plus longues, sans demander de compensation pour les heures supplémentaires.

On ne se formalisera pas si vous n’arrivez pas à l’heure ou si vous ne pouvez pas vous présenter à une activité sociale. Personne ne vous demandera en général de vous excuser si vous ne pouvez pas vous rendre à un rendez-vous.

Point de vue canadien :

L’habillement en milieu de travail est en général formel, particulièrement dans les bureaux. Les femmes portent invariablement des robes ou des jupes, quoique les pantalons gagnent de plus en plus de terrain parmi les jeunes femmes. Les hommes portent en général une chemise propre et bien repassée avec une cravate et, parfois, une veste.

En public, les gens s’efforcent de s’habiller le mieux possible – selon leurs moyens. Même si leurs vêtements sont apparemment élimés ou même effilochés, ils sont néanmoins bien repassés et formels parce qu’au Zimbabwe il est important de montrer qu’on a un emploi (le chômage atteint les 70 p. cent). Pour des sorties en soirée, les gens portent fréquemment des « vêtements décontractés élégants » ou des jeans durant les fins de semaine. Le style est conservateur : on ne voit pas souvent de vêtements criards, colorés, révélateurs ou qui autrement attirent l’attention. Dans les communautés rurales, les femmes portent des robes plus conservatrices qu’en ville.

Pour ce qui est de la façon de s’adresser aux autres, observez d’abord comment les Zimbabwéens s’adressent aux collègues et aux superviseurs parce que cela varie d’un milieu de travail à l’autre. Il est préférable au début de s’en tenir aux formalités, particulièrement avec les aînés et les supérieurs, et d’utiliser le titre (Docteur, Madame, Mademoiselle, Monsieur. « Ms » n’est pas utilisé fréquemment au Zimbabwe). Les collègues et les pairs peuvent s’appeler mutuellement par leur prénom.

La plupart des gens tâchent d’être ponctuels, bien que le concept de temps soit plus relâché qu’en Amérique du Nord. Toutefois, les difficultés de transport ou de communications, les crises, les décès et les maladies dans les familles, la pauvreté et d’autres problèmes peuvent compliquer la vie des gens et être une cause d’absentéisme ou d’un manque de ponctualité, de productivité ou de respect des délais. À ce que je sache, les Zimbabwéens sont de gros travailleurs et des employés dévoués.

Information culturelle - Méthodes de gestion

Question :

Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?

Point de vue local :

On s’attend d’un supérieur qu’il dirige par l’exemple et qu’il donne une orientation et une direction à ses subordonnés. Les études et l’expérience sont des facteurs clés pour gagner le respect et le soutien des subordonnés. Pour réussir dans un poste de gestion et pouvoir travailler avec un collègue ou un professionnel local, vous devez obtenir leur collaboration et leur soutien.

Point de vue canadien :

Il est très difficile de savoir ce que vos employés pensent de vous. Le respect envers les gens haut placés dans la hiérarchie en milieu de travail est considérable – particulièrement envers les cadres de gestion et de direction. Ce respect peut, parfois, être perçu comme de la soumission. De la même façon, les travailleurs sont déférents à l’égard des ressortissants étrangers et des Blancs en particulier. Ce comportement peut être vu comme un témoignage de respect s’il est réellement ressenti ou assimilé à de la servilité dans le cas contraire, mais il est exigé en milieu de travail. Quoi qu’il en soit, il est rare de trouver un Zimbabwéen qui soulèvera directement un problème ou une préoccupation auprès de son supérieur.

Le leadership, les études, l’expérience, l’équité, l’assiduité et une personnalité plaisante sont toutes des qualités recherchées chez un gestionnaire local. En revanche, les gens trouvent relativement normal et obligatoire de traiter les gestionnaires avec respect. Cette considération cependant n’est pas ouvertement exprimée, mais elle influe sur le rendement.

Ce qui a le plus d’importance, parfois, ce sont les relations sociales. Elles déterminent le statut social et jouent parfois contre la hiérarchie en milieu de travail. Ces relations peuvent être dominantes, sans être évidentes, à première vue. Un ressortissant étranger dans un poste de supervision, mais qui n’est pas un cadre supérieur, peut découvrir que ses employés sont plus enclins à obéir à leur gestionnaire supérieur local– qui peut avoir pour ces employés des exigences en matière de travail ou de caractère plus personnel. Le sens d’obligation à l’égard du cadre supérieur local, qui a un rang plus élevé au travail et dans la société que ses subordonnés, sera substantiellement plus fort que pour un étranger. Les employés peuvent aussi être appelés à faire des courses pour d’autres membres du personnel plus âgés ou titulaires de postes supérieurs – même s’ils ne sont pas leurs superviseurs. La complexité de ces relations ne se voit qu’au fil du temps et reflète la configuration unique des rapports entre individus dans un milieu de travail donné.

Information culturelle - Hiérarchie et Prise de décision

Question :

Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d’aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?

Point de vue local :

Un mode de gestion du bas vers le haut est pratiqué dans la plupart des organismes publics. Vous gagnerez beaucoup à faire preuve de diplomatie; les homologues locaux pourraient convoiter le pouvoir, et vous imposer comme un facilitateur vous aidera beaucoup. Faites en sorte que vos idées semblent venir de l’équipe plutôt que de vous. Ayez des objectifs clairs; encouragez la participation de vos interlocuteurs; organisez des réunions régulièrement pour vous assurer que chacun fait son travail, car des problèmes pourraient être sur le point de surgir sans que personne ne vous en parle. Les gens vous diront « OUI » même s’ils pensent le contraire; les rumeurs peuvent aussi faire loi en milieu de travail.

Ne vous confiez pas aux autres aveuglément. La confidentialité et la confiance peuvent être interprétées différemment de ce que vous avez l’habitude de penser; VÉRIFIEZ AVANT DE FAIRE CONFIANCE. La corruption est en effet très présente parmi les « professionnels », surtout en ce qui a trait aux projets financés par des donateurs. Les homologues locaux ne vous critiqueront jamais en votre présence ou en public. S’il vous arrive de travailler dans un même organisme avec un conjoint, p. ex., votre mari ou votre femme, les collègues locaux ne feront pas de différence entre vous et ne vous traiteront pas comme des personnes distinctes au plan professionnel. Votre secrétaire ou assistante personnelle sera votre personne-ressource. Celle-ci saura probablement mieux que vous ce qui se passe ou se dit parmi vos subordonnés. Écoutez-la, mais utilisez votre jugement personnel.

Point de vue canadien :

Les décisions sont généralement prises par le personnel de plus haut rang, qui est chargé aussi de générer et d’adopter des idées. La prise de décision en consultation ou par consensus n’est pas la norme. Fréquemment, les travailleurs sont plus à l’aise s’ils adoptent une décision déjà appuyée par la haute direction. Ils peuvent avoir en effet très peu d’expérience dans la prise en charge d’analyse ou d’action, ce qui s’observe aussi chez les titulaires de postes de gestion « intermédiaire » ou de supervision. Il est acceptable et, de fait, recommandé, de consulter son superviseur immédiat pour des réponses ou une information en retour. Ne pas consulter ses superviseurs peut donner une impression d’insubordination, particulièrement si les superviseurs considèrent qu’on empiète sur leurs prérogatives.

Information culturelle - La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Question :

Décrivez brièvement l’attitude des gens de l’endroit à l’égard des facteurs suivants et leurs répercussions en milieu de travail : L’égalité des sexes, la religion, les classes sociales, et l’origine ethnique.

Point de vue local :

Égalité des sexes : Les femmes ont un rôle actif dans les ménages; en régions rurales, elles travaillent dans les champs. Dans les centres urbains, elles sont actives au sein du gouvernement, en politique ou sur le plan économique, et amènent une perspective familiale au niveau national. Depuis l’indépendance acquise en 1980, le gouvernement s’est résolument attaché à promouvoir l’égalité des sexes dans le cadre de mesures d’action positive et de respect de l’égalité des droits, et les femmes sont encouragées à participer activement en milieu de travail.

Deux valeurs culturelles sont profondément enracinées : une très grande hospitalité et un habillement « décent » chez les femmes.

Religion : Les religions principales sont le Christianisme (25 p. cent), les croyances indigènes (24 p. cent), l’Islam et autres (1 p. cent). La liberté d’association existe au Zimbabwe. Les superstitions et la sorcellerie sont des croyances philosophiques répandues parmi les Zimbabwéens de toute foi religieuse.

La religion ne joue aucun rôle en milieu de travail.

Classe : Le Zimbabwe étant une ancienne colonie britannique, la structure de classe demeure très présente. Le comportement des gens et leurs interactions diffèrent selon la classe (travailleurs, classe moyenne et classe supérieure). Les gens riches et instruits en savent plus et prétendent avoir droit à ce qu’il y a de mieux par défaut!

L’appartenance à une classe sociale se ressent en milieu de travail de sorte que les gens d’une même classe se respectent entre eux, mais respectent moins leurs subordonnés et les gens de classe inférieure.

Origine ethnique : L’origine ethnique est déterminée par l’appartenance historique à une tribu et la langue parlée (dialecte). Les langues parlées sont l’anglais (qui est la langue officielle du pays), le shona, le karanga, le manyika, le ndebele et plusieurs autres dialectes tribaux mineurs. Bien que l’origine ethnique soit évidente et importante, elle n’a réellement d’influence que dans les sphères politiques et non pas en milieu de travail.

Note : Les personnes âgées ont le savoir et méritent le respect.

Point de vue canadien :

Égalité des sexes : Les Zimbabwéens forment une société patriarcale – et cela paraît dans les ménages, comme dans la société. Bien que la pandémie du SIDA ait sensibilisé les gens à la nécessité de changer les attitudes en ce qui a trait aux relations entre les sexes, il faudra beaucoup de temps avant que cela se fasse. L’attachement aux « coutumes » est particulièrement fort dans ce pays. Les femmes ont un accès très limité aux postes décisionnels et un très petit pouvoir économique. Elles n’ont qu’une influence indirecte dans le domaine des relations sociales. Alors que les femmes ont quelques droits juridiques, ces derniers sont rarement exercés (p. ex., en ce qui concerne le droit de la famille) à cause du manque de connaissance de ces droits, du manque d’accès aux tribunaux et – ce qui est plus important – de l’absence d’aide sociale pour les exercer. Bien que la bigamie ait diminué, le recours aux maîtresses sont très fréquents. Le harcèlement sexuel au travail peut aussi constituer un problème majeur, mais les femmes répugnent à l’affronter à cause du chômage élevé.

Religion : Les gens sont très religieux et le Christianisme est la foi dominante. En plus des confessions chrétiennes principales (p. ex., catholique romaine, anglicane, presbytérienne, etc.), il existe un nombre croissant d’adeptes à des formes plus populistes de chrétienté telles que l’église apostolique, de la Pentecôte et des Assemblées de Dieu – qui se présentent sous de nombreuses formes. Plusieurs de ces adeptes évitent de consommer du porc. Les rencontres et les réunions commencent souvent par une prière d’ouverture.

À la foi religieuse s’entremêlent de solides liens avec les systèmes de croyances traditionnelles, dont la consultation des esprits des ancêtres et le recours aux pouvoirs des nyanga (ou « sorciers »). Les problèmes personnels sont souvent attribués à des voisins jaloux que l’on soupçonne d’avoir acheté un sort (« muti » – médecine) du nyanga. Le problème est résolu en achetant un antidote d’un autre nyanga.

Classe : La classe est un concept qui se rattache à tous les signes contemporains de pouvoir politique et de richesse, par rapport aux sources traditionnelles du pouvoir et de la richesse. En ce qui a trait aux moyens de production, les Blancs participent indubitablement et de façon prédominante à la propriété des secteurs industriels et des services et les Zimbabwéens d’origine asiatique jouent un rôle important dans les secteurs du commerce de détail et des services. Depuis l’indépendance acquise en 1980, cette situation change graduellement et un nombre croissant de Noirs locaux prennent une plus grande place dans ces secteurs.

Malheureusement, la division entre les affaires et la politique est très floue et des membres importants de l’élite entrepreneuriale noire sont activement impliqués en politique ou très liés à des amis ou à des parents qui le sont. Les possibilités d’affaires dépendent aussi de l’appartenance au parti politique au pouvoir, qui a une solide main-mise à tous les niveaux politiques. Bien que le pays soit ostensiblement une démocratie, le Zimbabwe a toujours été un État à parti unique. Ce régime constitutionnel est aujourd’hui très contesté, mais il reste à voir si les attaques dont il fait l’objet amèneront un changement.

L’écart entre les très riches et les très pauvres est énorme et augmente considérablement en raison des conditions politiques et économiques. Bien que la richesse puisse être légitimement redistribuée par une responsabilisation des Noirs, la propriété des entreprises, les projets entrepreneuriaux, l’accès réel à la richesse et les possibilités d’affaires sont fondamentalement rattachés aux liens familiaux, aux contacts personnels et à l’appartenance ou à la fonction occupée dans le parti au pouvoir.

Bien qu’ils considèrent la possibilité d’y parvenir avec un certain cynisme, la plupart des Zimbabwéens aspirent (majoritairement) à sortir de leur état de pauvreté et d’avoir une existence qui se rapproche de celle de la classe moyenne.

Origine ethnique : Deux groupes ethniques locaux prédominent au Zimbabwe : les Shona et les Ndebele. Il existe plusieurs autres petits groupes ethniques, qui n’ont pas le même degré d’influence sur la scène sociale et politique. Un autre groupe important est celui des Blancs – qui historiquement sont originaires de Grande-Bretagne – mais durant les années 1950 et 1960, des Blancs de plusieurs autres pays européens se sont installés au Zimbabwe. Ils constituent moins de un pour cent de la population du Zimbabwe, comme il a été mentionné plus haut. Pourtant, ces blancs jouent un rôle important dans l’économie du Zimbabwe, allant de l’exploitation agricole à la fabrication industrielle.

Le peuple Shona est le groupe ethnique le plus nombreux. Il occupe les régions géographiques les plus vastes et forme la faction dominante du parti politique au pouvoir (ZANU-PF). Les Ndebele, rivaux historiques des Shona, vivent principalement dans le Sud et le Sud-ouest. Cette partie du pays est économiquement marginalisée et sujette à de fréquentes sécheresses. À ce jour, elle n’a reçu qu’une aide minime au développement économique.

Dans les régions urbaines, sur une base interpersonnelle et quotidienne, les différences ethniques, historiques et politiques entre les Shona et les Ndebele ne s’expriment pas souvent et les relations sociales sont bonnes. Dans le Zimbabwe contemporain, et compte tenu des conditions actuelles dues au déclin économique et de l’opposition au parti au pouvoir, les Zimbabwéens ont beaucoup de sympathie à l’égard des Shona et des Ndebele membres du MDC, le parti de l’opposition. Toutefois, après l’indépendance, les Ndebele ont souffert d’actes de violence politique en plus de graves violations des droits de la personne, et ils continuent à chercher des solutions à ces problèmes.

Le sexe, la classe, la religion et l’origine ethnique exercent une influence complexe en milieu de travail qui doit être comprise si l’on veut se faire une bonne idée de la dynamique du comportement et des relations dans ce milieu.

Information culturelle - Établir des bonnes relations

Question :

À quel point est-il important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?

Point de vue local :

Avant d’entrer en affaires ou au travail, il est important d’établir une relation personnelle avec un collègue ou un client, parce qu’elle vous aidera à gagner leur confiance, qui est un facteur critique de réussite de toute entreprise ou collaboration. Les clients préfèrent établir une certaine confiance avant d’entrer plus avant en affaires. Pour eux, vous êtes un étranger et vous cachez peut-être un dessein ou un espoir de gains personnels. Le moyen le plus facile d’établir une relation solide est de se montrer honnête et respectueux. Les attitudes très autoritaires avec vos subordonnés ne serviront qu’à rendre votre vie misérable au travail. Instaurez plutôt une atmosphère dans laquelle vos collègues se sentiront membres d’une grande et même famille.

Pour ce qui est des invitations à dîner, arrivez à l’heure ou légèrement en retard. N’amenez pas de nourriture. Vous pouvez amener une bouteille de vin, si vous le voulez, mais votre hôte n’y comptera pas. Généralement, en cas d’invitation dans un restaurant, la personne qui vous a invité paiera l’addition. Toutefois, votre hôte s’attendra à ce que ce soit vous, l’étranger, qui preniez l’addition parce qu’il vous jugera riche et plein aux as! Lorsque vous êtes invité à dîner chez des gens, ils ne s’attendront qu’à des remerciements. Si vous choisissez d’offrir un cadeau (un objet typique du Canada sera très apprécié), il sera déballé en votre présence et prononcez alors quelques mots de remerciement pour l’invitation qui vous est faite. Les cadeaux sont reçus des deux mains ou de la main droite. Idéalement, vous claquerez des mains avant de recevoir un cadeau. N’offrez surtout pas de « sous-vêtements ». Si vous ne pouvez pas vous rendre à une invitation, remerciez la personne de vous avoir invité, puis donnez-lui une excuse raisonnable de ne pas pouvoir y assister.

Point de vue canadien :

Une relation cordiale et amicale aide à bâtir la confiance et des relations d’affaires efficaces. En général, il suffit de demander comment se porte une personne ou comment va sa famille avant de passer aux affaires, mais le temps mis à nouer une relation personnelle est toujours très utile.

Information culturelle - Privilèges et Favoritisme

Question :

Un collègue ou un employé s’attendrait-il à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de notre relation ou de notre amitié?

Point de vue local :

Il est important d’agir de façon professionnelle en milieu de travail. L’égalité des chances pour tous est la norme et tout est fondé sur le mérite. N’ACCORDEZ PAS de traitement préférentiel aux collègues et aux amis en milieu de travail. Le moindre favoritisme suscitera du ressentiment chez les autres. Les collègues et les employés savent parfaitement qu’ils ne feront l’objet d’aucun favoritisme au travail.

Toutefois, cela ne veut pas dire qu’ils ne tenteront pas leur chance. Ils essaieront de vous faire changer d’avis en leur faveur et plus particulièrement au début, lorsque vous ne serez pas encore au courant des pratiques et du comportement de vos subordonnés. L’octroi de privilèges particuliers doit se faire en consultation avec les services de ressources humaines de l’organisme. Le recrutement d’amis ou de membres de la famille de vos collègues ou employés peut se révéler compliqué et susciter du ressentiment. Le recrutement ne doit être fondé que sur le mérite et, dans la plupart des cas, pris en charge par l’agent des ressources humaines, de manière professionnelle. Ne donnez jamais de consignes à l’agent des ressources humaines en vue de recruter un membre de votre famille ou un ami. Tout au plus, vous pouvez proposer qu’il fasse passer une entrevue au candidat, et vous aurez avantage à ne pas vous mêler davantage du processus.

Point de vue canadien :

Il s’agit d’un sujet très délicat. Oui, on vous demandera des faveurs ou des considérations particulières, mais il faudra éviter de les accorder. Des collègues (et d’autres) supposerons certainement que des faveurs spéciales sont accordées aux amis et aux membres de la famille et cela suscitera probablement du ressentiment. Il est préférable de tout traiter de façon équitable et transparente. Les demandes de faveurs les plus fréquentes vont de l’emprunt de sommes d’argent, à l’accès à des documents de voyage à l’étranger et à des devises ou à l’octroi d’une aide spéciale en vue d’aider un parent malade. Les faveurs personnelles (p. ex., une aide au transport, des prêts), si vous y tenez, doivent être accordées en dehors du milieu de travail.

Information culturelle - Conflits dans le Lieu de travail

Question :

J’ai un problème relié au travail avec un collègue. Est-ce que je dois le confronter directement, publiquement ou en privé?

Point de vue local :

Il est important qu’il y ait des lignes directrices bien établies en milieu de travail qui, en cas de problème, servent de point de référence. Si un collègue vous pose un problème lié au travail, il est important de lui parler avant que la situation devienne une habitude. Laissez-le exposer son point de vue. Soyez direct, mais diplomate, et essayez d’arriver à un consensus.

De tels problèmes sont mieux résolus en privé de manière à éviter tout embarras. Souvent, vous serez le dernier à savoir que le collègue en question nourrit un différend à votre égard. La meilleure chose à faire est de vous tenir à l’écoute des gens et de participer aux discussions informelles, lors des pauses café et des repas. On découvre souvent des choses importantes au cours de telles rencontres. La tenue de réunions régulières en vue de solliciter des propositions d’amélioration sur des questions liées au travail ou de caractère social, vous permettront aussi de savoir ce que l’on évite de dire en votre présence. Si vous constatez que vos conseils ou directives ne sont pas suivis, c’est là un signe avant-coureur de l’existence d’un problème. Vous pourriez alors consulter votre assistant ou secrétaire pour savoir ce que les gens pensent de votre style de gestion.

Point de vue canadien :

Les discussions sur les problèmes liés au travail doivent se faire en privé et d’une façon indirecte, respectueuse et qui permette au collègue de ne pas perdre la face. Un collègue qui aura quelque chose à vous reprocher aura un comportement passif (p. ex., rien ne se fera) ou agressif, mais il ne vous le dira pas si vous l’affrontez.

Information culturelle - Motiver les collègues locaux

Question :

Qu’est-ce qui motive mes collègues locaux à donner un bon rendement au travail?

Point de vue local :

La satisfaction au travail, accompagnée d’un salaire adéquat, d’un sens d’appartenance et de la reconnaissance du travail bien fait motivent les collègues locaux.

Point de vue canadien :

La crainte de perdre son emploi, l’engagement, la possibilité d’avancement ou de formation, l’accès à des devises étrangères, la rémunération, la satisfaction au travail, de bonnes conditions de travail et la loyauté sont des facteurs de motivation.

Information culturelle - Livres, films et mets recommandés

Question :

Pour m’aider à en apprendre davantage à propos de la culture, pouvez-vous recommander : des livres, des films, des émissions de télévision, de la nourriture et des sites Web?

Point de vue local :

Livres : Je recommande les livres suivants (tous sont disponibles sur le site Web d’Amazon) : The Zimbabwe Culture: Origins and Decline of Southern Zambezian States, d’Innocent Pikirayi et Joseph O. Vogel; Songs to an African Sunset: A Zimbabwean Story, de Sekai Nzenza Shand; The Zimbabwean Culture: Ruins and Reactions, de Gertrude Caton Thompson; et This is Zimbabwe, de Peter Joyce.

Point de vue canadien :

Livres : Je recommanderais les livres suivants : Tsitsi Dangarembga, Nervous Conditions; Dambudzo Marechera, Scrapiron Blues; Zimbabwe Women Writers Anthology; recueil de Robin Malan, No Place Like and other stories by Southern African Women Writers; Éditions Clive et Peggy Kileff, Shona Coutumes – Essays by African Writers; Yvonne Vera, Under the Tongue, The Stone Virgins, Without a Name, « Pub in Zim », Baobab Books; Doris Lessing, Rire d’Afrique : Voyage au Zimbabwe; Ben Hanson, Takadini; Shimmer Chinodya, Harvest of Thorns; et Anhele’s Daughter (auteur inconnu).

Films : Je vous propose Neria, Yellow Card et d’autres films produits ou distribués par Media for Development Trust. Assistez aussi aux festivals du film international et africain à Harare.

Spécialités culinaires : Sadza (farine cuite ou ragoût de queue de boeuf), kapenta (très petit poisson du lac Kariba), colza (ressemble aux épinards), feuilles de courge à la sauce aux arachides, oignons et tomates.

Principaux quotidiens en ligne : The Daily News (journal indépendant, depuis 1998 environ.) www.dailynews.co.zw; The Financial Gazette (journal indépendant, depuis 1960) www.fingaz.co.zw; et The Herald (journal vedette national de propriété gouvernementale) www.herald.co.zw.

Autres événements courants et perspectives en ligne : www.zwnews.com; SW Radio Africa - au Zimbabwe, syntonisez votre poste dans la bande des ondes courtes à 6145 KHz, dans la bande des 49m. Vous pouvez aussi consulter le site de SW Radio Africa sur Internet, à l’adresse www.swradioafrica.com. Les heures d’émission sont situées entre 6 h et 9 h du soir, heure du Zimbabwe. Kubatana – nouvelles et information des secteurs des OGN et de CSO du Zimbabwe. Pour consulter le bulletin de nouvelles par courriel de Kubatana, envoyez une demande à l’adresse : nnap@kubatana.org.zw (site Web : www.kubatana.net).

Information culturelle - Activités sur le terrain

Question :

Dans ce pays, j’aimerais en savoir plus sur la culture et sur le peuple. Quelles activités pouvez-vous me suggérer?

Point de vue local :

Le moyen le plus facile de vous renseigner et d’apprécier la culture zimbabwéenne est d’établir une relation amicale avec un Zimbabwéen qui s’intéresse aux modes de vie des régions rurales. Dites-lui que vous vous intéressez à la culture locale, et dès lors il acceptera volontiers de vous aider. Des excursions régulières dans les régions rurales en fin de semaine, faciliteront les choses. Fréquenter les hôtels et les bars locaux ne vous renseignera pas beaucoup sur la culture; tout ce que vous y obtiendrez sera une version locale de la culture occidentale. Les quotidiens locaux annoncent des événements tels que les concerts, les comédies et les cafés locaux où les gens se rencontrent au milieu de la semaine et discutent de dynamiques culturelles dans un monde en évolution. La télévision locale diffuse plusieurs séries dramatiques et musicales. Un avertissement toutefois : les autorités zimbabwéennes sont extrêmement sensibles à l’égard de certains endroits et immeubles qu’il est interdit de photographier, notamment les bureaux gouvernementaux, les aéroports, les installations militaires, les résidences officielles et les ambassades. Il faut donc obtenir une autorisation écrite du bureau gouvernemental approprié.

Il est conseillé particulièrement de visiter le Musée national, les ruines de Zimbabwe (« Zimbabwe » signifie maison construite en pierres) et les chutes Victoria.

Point de vue canadien :

À Harare : Je recommande le Book Café, qui est une bonne source de divertissement, de discussions de groupe, de lectures et de restauration; le Théâtre du Park, situé dans les Jardins d’Harare; les événements culturels organisés par l’Alliance française; et les parties de soccer et de criquet. La Société Zimbabwe-Canada est aussi un organisme utile pour faire connaissance avec des Zimbabwéens et des Canadiens.

Information culturelle - Héros Nationaux

Question :

Qui sont les héros nationaux de ce pays?

Point de vue local :

Il existe un grand nombre de héros nationaux au Zimbabwe. Les plus en vue sont Mhunumutapa, Ambuya Kaguvi, Rekayi Tangwena et Herbert Chitepo. Ces héros ont mené la lutte pour l’indépendance contre la minorité blanche au début des années 1960. Plusieurs immeubles gouvernementaux d’importance et également de grandes avenues et boulevards portent les noms de ces héros de l’époque de la lutte pour l’indépendance ou ceux d’autres hommes d’État africains qui ont aidé le Zimbabwe à se libérer de la minorité blanche. Par exemple, l’une des rues principales d’Harare porte le nom de Samora Machel, ancien président du Mozambique. Deux autres rues portent le nom de chefs d’État très respectés, par exemple, Nelson Mandela (ex- président de l’Afrique du Sud) et Julius Nyerere (ex-président de la Tanzanie). De plus, tous ceux qui ont participé à la libération du Zimbabwe de l’ère coloniale sont automatiquement qualifiés de héros nationaux ou provinciaux à leur décès. Il existe un monument national appelé « Heroes Acre » où sont inhumés les héros déclarés.

Point de vue canadien :

Traditionnellement, le Zimbabwe a ses héros dans la guerre d’indépendance (bien que le lustre s’efface!). Oliver Mtukudzi est un musicien très respecté et populaire qui s’est bâti une réputation internationale. Quelques leaders religieux (p. ex., l’archevêque Pius Ncube), qui ont eu le courage de défendre les opprimés, sont aussi considérés comme des héros.

Information culturelle - Evénements Historiques partagés

Question :

Y a-t-il des événements historiques communs entre ce pays et le Canada qui pourraient nuire aux relations sur les plans professionnel et social?

Point de vue local :

Le Zimbabwe et le Canada sont membres du Commonwealth (quoique le Zimbabwe en soit actuellement suspendu au moment de la rédaction de ce texte). Les relations demeurent toutefois acceptables entre les deux pays malgré les revirements politiques fréquents. Le Canada est connu pour avoir contribué substantiellement et généreusement à des projets de développement, à l’indépendance. Les relations sociales et professionnelles sont bonnes.

Point de vue canadien :

Le Canada a pris une position vigoureuse à l’encontre des mesures récentes du gouvernement zimbabwéen en matière de démocratie, de gouvernance et de droits de la personne. Il a aussi diminué quelque peu l’aide au développement du Zimbabwe, ce qui a mené à la suppression de quelques projets. Les relations avec certaines personnes proches du gouvernement pourraient être alors difficiles.

Information culturelle - Stéréotypes

Question :

Quels sont les stéréotypes entretenus par les Canadiens à propos de la culture locale qui pourraient nuire à des relations efficaces?

Point de vue local :

Un Zimbabwéen ne pourra pas distinguer un Blanc canadien d’un Britannique, de sorte que vous ne devez pas vous attendre à ce qu’il vous identifie comme un ressortissant canadien, à moins que vous ne le lui disiez.

Comme plusieurs le savent, au début de 2000, le gouvernement du Zimbabwe a adopté une attitude très négative à l’égard du monde occidental en général, à cause de la question des terres agricoles occupées par des Blancs. Toutefois, le grand public ne participe pas à la politique de tous les jours et n’a pas la même attitude que le gouvernement : il n’y a pas de rancoeur à l’égard des Blancs, tant qu’ils ne se mêlent pas de la politique zimbabwéenne.

Point de vue canadien :

On a souvent entendu dire par des ressortissants étrangers (autres que des Canadiens) que les Zimbabwéens sont sans motivation, malhonnêtes et peu fiables. Toutefois, cela n’est absolument pas l’expérience que j’ai vécue au Zimbabwe, et il me semble que ces ressortissants ont dû recruter ou développer le type d’employés qu’ils méritaient.

Information culturelle - Au sujet des interprètes culturels

Interprète local :

Votre interprète culturel est né à Harare au Zimbabwe. Le cadet d'une famille de cinq enfants, il a grandi dans un village de la commune de Serima, dans le sud du Zimbabwe, jusqu'à l'âge de 14 ans, lorsqu'il est entré dans un internat. Il a obtenu une formation d'agent forestier avec la Zimbabwe Forestry Commission (Commission des forêts du Zimbabwe) et obtenu un baccalauréat en sciences (avec spécialisation en gestion des forêts) de l'Université d'Aberdeen, au Royaume-Uni, et une maîtrise en sciences (avec concentration en génétique forestière) de l'Université d'État de Caroline du Nord, aux États-Unis. Il a travaillé auprès de la Commission des forêts du Zimbabwe pendant plus de 15 ans. Il est actuellement en congé d'études de doctorat en génétique forestière, à l'Université de Colombie-Britannique (Canada). Il est marié et a un enfant.

Interprète Canadien :

Votre interprète culturel est né en Saskatchewan, le troisième d'une famille de six enfants. Il a grandi dans le Sud de l'Ontario et fait des études en développement international sous l'égide du Programme d'études dirigées interdisciplinaires de l'Université Carleton, à Ottawa, Ontario (Canada). Son travail l'a mené la première fois à l'étranger en 1991, pour des séjours d'un mois à Luanda (Angola) dans un poste de consultant, et d'un mois au Zimbabwe afin d'y travailler et voyager. Après un certain nombre d'années passées indépendamment ou directement à l'emploi d'ONG en développement, votre interprète culturel s'est installé au Zimbabwe vers le milieu de 1996 pour y travailler pendant six ans dans le cadre d'un programme régional sur le SIDA financé par l'ACDI. Actuellement, il est consultant et réside à Ottawa (Ontario, Canada), avec sa conjointe et ses deux enfants.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires étrangères Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.