Résultats dans le monde – Kenya

Bien qu’il soit la plus grande économie d’Afrique de l’Est et qu’il ait récemment connu une croissance économique impressionnante, le Kenya se classe 146e sur 188 pays selon l’indice de développement humain de 2016 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ainsi, deux Kényans sur cinq vivent encore avec moins de 1,25 $ US par jour. L’insécurité régionale, les sécheresses cycliques, les inégalités de revenu et le taux de chômage élevé de 75 % chez les moins de 35 ans demeurent des obstacles importants au développement social, environnemental et économique durable du Kenya.

Les obstacles au renforcement du pouvoir des femmes persistent, et le Kenya se classe 72esur 144 selon l’indice d’inégalité de genre du PNUD. Malgré l’égalité des hommes et des femmes devant la loi, les pratiques et les attitudes discriminatoires continuent d’entraver l’adoption de lois dans la société; il en est de même pour le changement social. La violence sexuelle et fondée sur le genre demeure un problème très répandu, qui transcende les frontières sociales et économiques. On observe un écart important entre les genres en matière d’éducation dans les régions pauvres et reculées du Kenya. Ils existent de nombreux obstacles à l’éducation des filles au Kenya. Par ailleurs, la principale cause de décès chez les femmes et les enfants demeure les complications liées à la grossesse, le VIH et plusieurs maladies infantiles guérissables et évitables. De plus, les femmes restent sous-représentées au sein de l’électorat, de même que parmi les élus et les titulaires d’une charge publique. En raison de ces lacunes structurelles, la voix des femmes se fait trop peu entendre dans les processus décisionnels.

L’aide au développement du Canada au Kenya s’attaque à ces problèmes en ciblant les groupes les plus pauvres et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles ainsi que les enfants et les jeunes des régions marginalisées sujettes à la sécheresse. Le financement appuie les quatre domaines d’action suivants :

Principaux résultats

En 2017-­2018 :

Par l’intermédiaire de ses programmes d’éducation, le Canada a contribué à créer un milieu plus sûr pour les enfants dans les écoles et à accroître les taux d’alphabétisation afin d’améliorer les résultats d’apprentissage dans les régions parmi les plus pauvres du Kenya. Ainsi, 25 formateurs et 354 enseignants (64 % de femmes) ont suivi des séances de formation sur l’apprentissage par la lecture, une stratégie visant une nette amélioration de l’alphabétisation étudiante. Par conséquent, les élèves des écoles soutenues par les programmes d’alphabétisation financés par le Canada ont obtenu des résultats en alphabétisation supérieurs de 20 % en moyenne à ceux des autres écoles. Des bibliothèques ont également été créées dans 70 écoles et 172 133 livres ont été distribués pour améliorer l’alphabétisation. Plus de 5 400 parents (68 % de femmes) et 350 enseignants (61 % de femmes) ont été formés dans 90 écoles dans les domaines de l’égalité des genres, des approches disciplinaires de rechange, et de la détection et de la prévention de la violence fondée sur le genre, ce qui a entraîné une augmentation des signalements de cas de violence.

L’appui du Canada à MEDA (Mennonite Economic Development Association) a permis à l’organisation de travailler dans des régions très pauvres, sujettes à la sécheresse et à l’insécurité alimentaire pour accroître la rentabilité, la compétitivité et l’accès au financement des petites entreprises afin de rendre plus équitable la distribution des richesses dans ces régions. Au total, 30 690 petits entrepreneurs (53 % de femmes) des secteurs de l’agriculture, de la construction et de la gestion des ressources naturelles ont bénéficié de ce programme.

L’appui du Canada à la Fondation internationale pour les systèmes électoraux a permis de s’attaquer aux obstacles à la participation des femmes et des jeunes aux élections présidentielles au Kenya. Le projet a contribué à faire passer le pourcentage de femmes qui ont participé aux élections de 43 % en 2013 à 46,7 % en 2017. De même, 5 millions de jeunes Kényans de plus ont participé aux élections générales de 2017 en raison de l’amélioration du matériel d’éducation civique et de la sensibilisation.

Par l’intermédiaire du Programme alimentaire mondial et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Canada a procuré des aliments et des articles non alimentaires à quelque 500 000 réfugiés vivant au Kenya et dans les collectivités hôtes situées près des camps de réfugiés.

Grâce à son appui au College of the Rockies, le Canada a contribué à améliorer la santé de 362 554 membres de collectivités, de 73 597 clients d’établissements de santé et de 4 800 femmes enceintes et nouveau-nés au Kenya. De 2012 à 2017, des formations ont été dispensées à 218 bénévoles en santé communautaire, à 50 infirmières pour la supervision d’urgences obstétricales dans les établissements de santé ruraux et à 137 membres du comité de santé communautaire à l’appui de la sensibilisation à la santé.

En date du 31 mars 2018, grâce au soutien de Digital Opportunity Trust, le Canada a permis à 1 055 jeunes leaders d’acquérir des connaissances et des compétences ainsi que d’obtenir du soutien pour assurer le renforcement du pouvoir économique et la programmation numérique dans leurs collectivités. Cela a permis de rejoindre 41 072 jeunes et femmes dans des collectivités du Kenya, du Ghana, de la Jordanie, du Rwanda et de la Tanzanie.

Grâce à l’appui à la Fondation Aga Khan Canada, plus de 525 travailleurs de la santé (69,3 % de femmes) ont été formés aux compétences essentielles en matière de services de santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile, et les services d’information ont rejoint plus de 48 600 personnes au Kenya, au Pakistan et au Mozambique.

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