Rapport statistique sur l'aide internationale 2016-2017

Format PDF (3,5 Mo)

Table des matières

À propos de ce rapport

Conformément à la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle (LRADO ou la Loi), le ministre du Développement international doit publier, au nom du gouvernement du Canada, les deux rapports clés suivants :

Le Rapport statistique sur l’aide internationale est préparé chaque année en vue d’améliorer l’efficacité et la transparence de l’aide internationale du Canada. Le présent rapport porte sur la période du 1er avril 2016 au 31 mars 2017 (exercice 2016-2017).

Étant l’un des deux rapports annuels exigés par la Loi, ce rapport rassemble en une seule et même source les statistiques sur les dépenses d’aide internationale, dont l’aide au développement officielle (ADO) et d’autres formes d’aide officielle, et ce, pour l’ensemble du Canada.

Transparence et responsabilisation

Le gouvernement du Canada veille à ce que l’information sur son financement de l’aide internationale soit ouverte et transparente.

Tous les rapports préparés conformément à la LRADO peuvent être consultés sur la page Web Rapports sur le développement. Afin d’accroître encore l’efficacité et la transparence de l’aide internationale du Canada, Affaires mondiales Canada fournit aussi toutes les données statistiques sur le développement international à partir du portail des données ouvertes.

En outre, Affaires mondiales Canada tient à jour de l’information détaillée dans l’outil interactif Banque de projets. Cette information est aussi publiée quotidiennement conformément à la norme de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IITA), dont le Canada est membre et président sortant.

Finances Canada et le Centre de recherches pour le développement international publient également des données conformes à la norme de l’IITA.

Comprendre ce rapport

Dans ce rapport, les renseignements sont présentés en fonction des dépenses et selon des normes internationales qui facilitent la comparaison avec l’aide au développement officielle du Canada au fil du temps et avec les rapports d’autres donateurs d’aide internationale.

Les dépenses sont comptabilisées une fois que le paiement est inscrit dans les systèmes comptables, étant entendu que les organisations qui reçoivent des fonds du Canada les utiliseront tout au long de leur projet.

Les remboursements de prêts consentis antérieurement aux pays en développement sont indiqués à titre d’information (voir les annexes 1 et 2).

Certains coûts (comme les coûts de réinstallation des réfugiés) sont calculés en fonction de normes convenues à l’échelle internationale. Ces normes sont révisées périodiquement au sein de tribunes comme le Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (CAD de l’OCDE).

Portée des statistiques sur l’aide internationale

L’aide internationale s’entend de toutes les ressources financières consenties par les divers ordres de gouvernement du Canada (fédéral, provincial et municipal) en faveur de l’aide au développement.

L’enveloppe de l’aide internationale (EAI) est un regroupement de ressources spécialisées et le principal outil de planification budgétaire du gouvernement du Canada pour appuyer les objectifs de l’aide internationale.

L’EAI finance plus de 85 % de l’aide internationale du Canada. Cette enveloppe est utilisée pour financer la majorité des activités liées à la Loi mises en œuvre par le Canada de même que d’autres activités précises qui ne répondent pas à la définition de l’ADO, par exemple certaines interventions en matière de paix et de sécurité.

Aide internationale du Canada

Infographie : Portée des statistiques sur l’aide internationale

Nota : Les programmes à l’étranger qui ne constituent pas de l’ADO, et qui ne sont pas financés par l’EAI, comme les opérations militaires, ne sont pas considérés comme étant de l’aide internationale.

L’aide au développement officielle (ADO) représente la vaste majorité de l’aide internationale consentie par le Canada, lequel accepte deux définitions de l’ADO :

  1. L’aide publique au développement (APD), selon la définition établie par le Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (CAD de l’OCDE); cette définition est utilisée aux fins de comparaison de l’ADO avec celle des autres donateurs.
  2. L’ADO, selon la définition établie dans la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle du Canada (LRADO); cette définition est employée dans les publications du gouvernement du Canada.
  1. Le CAD de l’OCDE définit ainsi l’APD :« les apports de ressources qui sont fournis aux pays et territoires sur la Liste des bénéficiaires d’APD, ou à des institutions multilatérales, et qui répondent aux critères suivants :
    1. émaner d’organismes publics, y compris les États et les administrations locales, ou d’organismes agissant pour le compte d’organismes publics;
    2. sachant que chaque transaction doit en outre :
      1. avoir pour but essentiel de favoriser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie des pays en développement;
      2. être assortie de conditions favorables et comporter un élément de libéralité au moins égal à 25 % (sur la base d’un taux d’actualisation de 10 %). »
  2. Au Canada, l’ADO telle que définie par la LRADO est compatible avec la définition donnée ci-dessus, mais elle doit aussi répondre aux trois critères énoncés au paragraphe 4(1) de la Loi, c’est-à-dire : a) contribuer à la réduction de la pauvreté; b) tenir compte des points de vue des pauvres; c) être compatible avec les normes internationales en matière de droits de la personne.

Puisque la LRADO s’applique uniquement aux dépenses consenties par le gouvernement fédéral, elle n’inclut pas l’aide internationale fournie par les provinces, les territoires et les municipalités. L’aide internationale fournie afin d’atténuer les effets d’une catastrophe naturelle ou d’origine humaine survenue dans un pays admissible à l’ADO est comptabilisée au titre de l’ADO en vertu de la Loi.

Aide internationale du Canada, par ministère ou source

Décaissements de 2016–2017 en millions de dollars canadiens, en chiffres bruts
 dont
Ministère/SourceAide internationaleProgrammes financés par l'EAIADO (Rapport statistique)Note de bas de page *APD de l'OCDENote de bas de page **
Ministères faisant rapport en vertu de la LRADOAffaires mondiales Canada4 176,064 102,983 907,123 907,12
Ministère des Finances Canada492,82492,82492,82492,82
Centre de recherches pour le développement international146,37146,37146,37146,37
Gendarmerie royale du Canada26,3626,3626,0326,03
Environnement et Changement climatique Canada16,638,4616,6316,63
Ministère de la Défense nationale4,45-4,454,45
Agence du revenu du Canada1,82-1,821,82
Agence de la santé publique du Canada1,04-1,041,04
Innovation, Sciences et Développement économique Canada1,01-1,011,01
Emploi et Développement social Canada - Programme du travail0,98-0,980,98
Ressources naturelles Canada0,76-0,760,76
Parcs Canada0,72-0,720,72
Postes Canada - Contribution à l'Union postale universelle0,40-0,400,40
Agence canadienne d'inspection des aliments0,39-0,390,39
Statistique Canada0,20-0,200,20
Monnaie royale canadienne0,07-0,070,07
Office de la propriété intellectuelle du Canada0,03-0,030,03
Santé Canada0,01-0,010,01
Coûts pour les réfugiés au Canada (1re année) - Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada397,90-397,90397,90
Services reçus à titre gracieux par Affaires mondiales Canada19,40-19,4019,40
Total partiel - Ministères faisant rapport en vertu de la LRADO5 287,414 777,005 018,145 018,14
% de l'aide internationale 90 %95 %95 %
Autres ministères ou sourcesCoûts pour les réfugiés au Canada (1re année) – gouvernements provinciaux208,24--208,24
Coûts imputés relatifs aux étudiants étrangers72,72--72,72
Provinces, territoires et municipalités38,41--38,41
Total partiel - Autres ministères ou sources319,37--319,37
Total 5 606,774 777,005 018,145 337,50
Pourcentage de l'aide internationale 85 %90 %95 %

Le Canada adopte une démarche pangouvernementale pour obtenir des résultats efficaces

Le ministère des Finances CanadaNote de bas de page 1 gère les relations du Canada avec le Groupe de la Banque mondiale, ce qui comprend l’Association internationale de développement (AID), ainsi que les relations avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) en plus des initiatives d’allégement de la dette multilatérale et bilatérale.

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) investit dans le savoir, l’innovation et les solutions pour améliorer les conditions de vie et les moyens de subsistance des populations des pays en développement.

Version texte
  • Affaires mondiales Canada : 4 176 M $, 74 %
  • Ministère des Finances Canada : 493 M $, 9 %
  • CRDI : 146 M $, 3 %
  • Autres ministères, provinces, territoires et municipalités : 792 M $, 14 %
  • Total : 5,6 G $Note de bas de page 2

  • Sécurité internationale et développement démocratique, 656 M $
  • Dévelopment international, 2 717 M $
  • Aide humanitaire internationale, 803 M $

La Gendarmerie royale du Canada déploie des policiers canadiens dans des pays fragiles et ravagés par des conflits afin de fournir une assistance technique et de renforcer les capacités.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada fournit des soins de santé et de l’aide financière aux réfugiés qui entrent au Canada.

Environnement et Changement climatique Canada soutient diverses organisations aidant à améliorer les conditions environnementales et facilitant l’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement. Le ministère contribue également à diverses filières de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques.

Les provinces et territoires du Canada appuient une vaste gamme de projets de développement.

Affaires mondiales Canada dirige les efforts d’aide internationale du Canada pour réduire la pauvreté et les inégalités en mettant à profit les compétences et les ressources financières canadiennes, en fournissant une aide bilatérale au développement et un soutien institutionnel à des organisations multilatérales, en faisant des interventions sous forme d’aide humanitaire de même qu’en offrant une aide à la sécurité et à la stabilité dans les États fragiles et touchés par un conflit.

Répartition géographique de l’aide internationale du Canada

Inclut l’aide bilatérale et l’aide multilatérale

Version texte

Version texte
Les 20 principaux bénéficiaires d’aide internationale
RangPaysAide bilatéralAide multilatéeralTotal
20Colombie65 326 2851 383 41866 709 703
19Mozambique45 412 09325 459 26670 871 359
18Sénégal63 067 1639 455 78272 522 945
17Kenya45 275 23528 731 10074 006 335
16Liban 79 551 8366 041 22585 593 061
15Ghana69 126 78918 895 98888 022 777
14Pakistan33 409 81157 676 73791 086 548
13Congo, Rép. dém.50 024 62541 694 78591 719 410
12Inde7 879 28888 106 43395 985 721
11IraqNote de bas de page 1101 066 1151 598 590102 664 705
10Bangladesh45 243 79759 483 276104 727 073
9Nigéria54 314 35655 917 039110 231 395
8Soudan du Sud111 908 9122 924 970114 833 882
7SyrieNote de bas de page 5120 688 3112 151 772122 840 083
6Tanzanie89 922 22835 647 203125 569 431
5Mali109 443 12016 134 382125 577 502
4Haïti116 913 9159 620 658126 534 573
3Jordanie 150 042 1847 023 477157 065 661
2Éthiopie124 656 93568 270 463192 927 398
1Afghanistan219 388 44013 499 881232 888 321

Afghanistan
Classement selon l’IDH Note de bas de page 6 : 169/188

La pauvreté généralisée et la détérioration des infrastructures découlant du conflit ont laissé de nombreux Afghans sans accès à des services essentiels. En 2016-2017, l’Afghanistan était au premier rang des bénéficiaires de l’aide internationale du Canada. Le soutien du Canada aide à créer un environnement plus paisible, plus sûr et plus sécuritaire pour tous les Afghans, en renforçant les Forces de défense et de sécurité nationale afghanes et en appuyant les efforts du gouvernement afghan pour débarrasser le pays d’ici 2023 de toutes les mines antipersonnel et autres explosifs laissés par la guerre. Les initiatives canadiennes de développement en Afghanistan sont encadrées par une approche axée sur « les droits des femmes et des filles d’abord » en matière de santé, d’éducation et de renforcement des droits et du pouvoir des femmes et des filles.

Éthiopie
Classement selon l’IDH Note de bas de page 6 : 174/188

En Éthiopie, le programme d’aide au développement du Canada vise à renforcer l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition chez les populations les plus pauvres et les plus vulnérables, à favoriser la croissance économique en ciblant les femmes et les jeunes entrepreneurs, à mettre fin aux mariages précoces et forcés, à lutter contre la violence sexuelle et fondée sur le genre, à faire avancer la santé sexuelle et reproductive des femmes et des adolescentes ainsi que les droits qui s’y rattachent, et à promouvoir une gouvernance responsable ainsi que le pluralisme. L’aide du Canada améliore l’accès aux vivres tout au long de l’année, et aide les agriculteurs et agricultrices à accroître leur productivité, à renforcer leur résilience aux changements climatiques grâce à de meilleures pratiques de conservation des sols et de l’eau, et à accéder plus facilement aux marchés. Cette aide est particulièrement importante pour réduire la vulnérabilité à la faim et la malnutrition causées par les fréquentes sécheresses.

Jordanie
Classement selon l’IDH Note de bas de page 6 : 86/188
Depuis le début du conflit syrien, la Jordanie a donné asile à plus de 700 000 Syriens. Cet afflux de réfugiés met à rude épreuve la capacité du gouvernement jordanien à répondre aux besoins de ses citoyens au chapitre de la santé, de l’éducation, de l’approvisionnement en eau et de la prestation de services municipaux. En réponse à cette situation, l’aide du Canada à la Jordanie a énormément augmenté dans les dernières années. En effet, ce pays qui se classait au 19e rang des bénéficiaires de l’aide canadienne en 2014-2015 est passé au deuxième rang en 2016-2017. Conformément à la stratégie du Canada en réponse aux crises en Iraq et en Syrie, les programmes du Canada en Jordanie renforcent la résilience et la capacité du gouvernement, des collectivités et des populations en matière d’éducation, de croissance économique et de prestation de services municipaux.

Intervenir rapidement et efficacement en cas de crises humanitaires internationales

Principaux partenaires de l’aide bilatérale humanitaire et leurs initiatives

Version texte
Les 15 principaux bénéficiaires de l'aide humanitaire bilatérale du Canada (M $)
RangPaysM $
15Rép. centrafr.11,8
14Soudan13,9
13Haïti17,1
12Afghanistan17,7
11Nigéria22,2
10Cisjordanie Gaza23,3
9Congo, Rép dém.25,9
8Somalie26,4
7Éthiopie29,6
6Yémen31,6
5Soudan du Sud50,2
4Liban60,6
3Iraq60,9
2Jordanie64,5
1SyrieNote de bas de page 598,9

Le Canada a dépensé 823 M$ en aide humanitaire en 2016-2017Note de bas de page 7

Nota : L’aide humanitaire bilatérale fait référence à l’aide accordée à des pays précis ou pour des situations d’urgence.

Syrie

Le conflit qui fait rage en Syrie a provoqué le déplacement de 6,3 millions de personnes à l’intérieur des frontières du pays et a fait augmenter les besoins humanitaires. Les programmes canadiens en Syrie sont fortement axés sur l’aide humanitaire d’urgence permettant de sauver des vies en fournissant de l’aide alimentaire, de l’eau potable sûre, de l’aide médicale, et un soutien aux efforts de protection des civils. Les programmes canadiens contribuent également à lutter contre la violence sexuelle et fondée sur le genre, et à répondre aux besoins des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive.

Jordanie/Iraq/Liban

Le soutien du Canada a permis de venir en aide à des milliers de réfugiés, de demandeurs d’asile et de personnes déplacées en Jordanie, en Iraq et au Liban, de même qu’en Égypte, en Turquie et en Syrie, en leur fournissant de l’aide financière et alimentaire, des abris ainsi que des services de protection, de santé et d’éducation. Les programmes canadiens visent aussi la violence sexuelle et fondée sur le genre ainsi que la santé sexuelle et reproductive.

Soudan du Sud

Le conflit en cours et la violence ethnique, les déplacements massifs de population, les nombreuses violations des droits de la personne et le déclin économique rapide ont continué de faire augmenter les besoins en matière d’aide humanitaire au Soudan du Sud. Le soutien du Canada a porté sur l’approvisionnement en nourriture et en eau, sur la nutrition, les services d’assainissement et d’hygiène, de même que sur l’amélioration de l’accès aux services d’urgence et de santé de base pour les populations vulnérables, particulièrement les femmes et les filles.

Répondre aux crises régionales

Afin de pouvoir intervenir en cas de crises régionales et de situations humanitaires prolongées, le Canada fournit également du financement par l’entremise d’un système international d’intervention humanitaire, constitué notamment du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, d’organisations non gouvernementales chevronnées et d’organismes des Nations Unies, dont le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial.

Engagements majeurs du Canada

Égalité des genres et renforcement du pouvoir des femmes et des filles

Version texte
Aide bilatérale canadienne visant l’égalité entre les genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles, 2011 - 2022
 Moyenne 2011-20162016-20172021-2022
Ciblée2 %2 %15 %
Intégrée67 %80 %80 %

En 2017, fort de sa nouvelle politique féministe en matière d’aide internationale, le Canada s’est engagé à porter à 95 % d’ici 2021-2022 la proportion de ses investissements dans l’aide internationale bilatérale au développement qui sera consacrée à des initiatives qui visent ou intègrent l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles. Quant aux initiatives qui intègrent ou ciblent cet objectif, le Canada a atteint la cible de 82 % en 2016-2017. La politique féministe contribuera directement au progrès au niveau de l’Objectif de développement durable 5 (Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles), tout en supportant les autres objectifs à l’horizon 2030.

La stratégie du Canada pour l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles

La politique d’aide internationale féministe du Canada

En juin 2017, le gouvernement du Canada a lancé sa politique d’aide international féministe du Canada qui vise à éliminer la pauvreté et à construire un monde plus pacifique, inclusive et prospère.  Cet engagement sera mis en œuvre dans six champs d’action :

  • l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles;
  • la dignité humaine;
  • la croissance au service de tous;
  • l’environnement et l’action pour le climat;
  • la gouvernance inclusive;
  • la paix et la sécurité.

La politique est harmonisée avec le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et ses 17 objectifs de développement durable (ODD).

La politique d'aide internationale féministe du Canada

Infographie : La politique d’aide internationale féministe du Canada

Santé sexuelle et reproductive, et droits s’y rattachant

En 2017, dans le cadre de son engagement à renforcer le pouvoir des femmes et des filles et l’égalité des genres, le Canada a prévu 650 millions de dollars sur une période de trois ans pour soutenir la santé sexuelle et reproductive des femmes et des adolescentes ainsi que les droits qui s’y rattachent (SSRD). Cela inclut l’ensemble des services de SSRD, y compris l’avortement sûr et légal et les soins post-avortement, la planification familiale, l’éducation sexuelle complète et la prévention de toutes les formes de violence sexuelle et fondée sur le genre.

L’engagement du Canada en termes de SSRD, incluant les projets approuvés récemment.

Focalisation sur la santé

Le Canada apporte depuis longtemps son soutien à des initiatives axées sur l’amélioration de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE), comme en témoigne sa volonté d’intensifier ses efforts dans ce sens entre 2015 et 2020 en s’engageant à consacrer 3,5 milliards de dollars à ces initiatives. Ce soutien vise avant tout à renforcer les systèmes de santé, à réduire le fardeau des maladies, et à améliorer la nutrition ainsi que la collecte et l’utilisation de données. Le Canada est en bonne voie d’atteindre cet objectif, puisqu’au cours des deux premiers exercices financiers de la période visée, il a consacré1,38 milliard de dollars à des initiatives visant à améliorer l’accès aux soins de santé et à la nutrition ainsi qu’à réduire les maladies chez la population visée.

Version texte

Financement du Canada en matière de SMNE (2010-2020) :

  • Aide SMNE 2010-2015, 2,85 G $
  • Aide SMNE 2015-2016, 635 M $
  • Aide SMNE 2016-2017, 741 M $
  • Aide planifiée pour 2017-2020 2,1 G $
  • Engagement total 2015-2020 3,5 G $

Lutte contre les changements climatiques

Version texte

Financement canadien en matière de changements climatiques (cumulatif, 2015-2021) :

  • 2015–2016 168 M $
  • 2015–2017 430,4 M $
  • 2015–2021 Total 2,65 G $

Le Canada est sur la bonne voie quant à son engagement d’octroyer 2,65 milliards de dollars entre 2015 et 2020 à des projets et initiatives dans les pays en développement en ce qui concerne les changements climatiques. Entre 2015 et 2017, le Canada a accordé plus de 430 millions de dollars à des projets qui réduiront les gaz à effet de serre et amélioreront la résilience aux effets des changements climatiques surtout chez les populations les plus pauvres et les plus vulnérables. À ce jour, le soutien du Canada a aidé à financer une grande variété de projets portant, entre autres, sur le renforcement de la gestion des risques climatiques en Afrique, le développement de l’agriculture intelligente face au climat en Amérique Centrale, ou l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique dans les Caraïbes. Cette action sur les changements climatiques soutient l’ODD 13 de l’agenda 2030 (Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions).

La stratégie du Canada pour la protection de l’environnement à l’échelle mondiale.

La stratégie du Canada au Moyen-Orient

Version texte

Dépenses du Canada au Moyen-Orient pour la sécurité, l’aide humanitaire et l’aide au développement :

  • Décaissements 2016-2017, 429 M $
  • Décaissements prévus pour 2017-2020, 871 M $
  • Total prévu pour 2020: 1,3 G $

En février 2016, le Canada a annoncé sa stratégie renouvelée et élargie au Moyen-Orient pour répondre aux crises en Iraq et en Syrie ainsi qu’à leurs répercussions sur la Jordanie et le Liban. Dans le cadre de sa stratégie au Moyen-Orient, le Canada allouera 2 milliards de dollars en trois ans à l’assistance humanitaire, au développement et à la sécurité, de même qu’à la mission militaire Opération IMPACTNote de bas de page 8. Une partie importante de cette somme, soit 1,3 milliard de dollars, est sous la responsabilité d’Affaires mondiales Canada et vise principalement la sécurité des populations touchées, l’aide humanitaire et l’aide au développement. Pendant l’année financière 2016-2017, le Canada a consacré 429 millions de dollars à la poursuite de ces trois objectifs de manière à procurer de l’assistance alimentaire, de la protection et des services d’éducation aux personnes touchées par la crise, et ce, tant en Syrie que dans les pays voisins.

La stratégie du Canada au Moyen-Orient

Date de modification: