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Aperçu culturelles de l'Azerbaïdjan

Les aperçus culturels suivants visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auquel un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Le contenu ne reflète aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

Sur cette page

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.:

Conversations

Point de vue local

Je commencerais par parler de travail pour arriver progressivement à la famille. Les Azéris sont des gens très chaleureux; en leur présentant votre famille, vous leur permettez de mieux vous connaître et d’éliminer les barrières. Il est essentiel d’établir le contact personnel étant donné que lors de nombreuses prises de décisions, professionnelles ou personnelles, il prend le dessus sur les autres aspects. Vous pouvez parler de vos enfants, leurs études, leurs sports de prédilection. Si vous savez jouer aux échecs ou le tric trac, invitez-les à jouer. Surtout ne pas parler de politique locale, étant donné que la plupart des gens ont été élevés sous le régime soviétique, ils n’aiment pas parler des sujets politiques « interdits ». Les Azéris n’avaient pas le droit de s’exprimer librement ou de participer au processus politique, on leur a toujours dit de laisser ce sujet à d’autres, par conséquent ils ont toujours l’impression que la politique constitue un sujet à éviter. Le gouvernement actuel de la République d’Azerbaïdjan n’est pas aussi démocratique que les pays occidentaux, bien qu’il dispose d’une Constitution qui le permet. Beaucoup de gens n’aiment pas discuter du gouvernement ou le critiquer de peur que ça ne nuise à leur emploi. À l’exception peut-être des jeunes qui ont moins peur de l’intrusion du régime dans leur vie que leurs aînés qui ont vécu dans une ancienne République soviétique.

L’humour est toléré dans une nouvelle relation, mais il n’est pas conseillé. Une fois la glace brisée, toutefois, et que vous avez établi une complicité avec vos collègues, vous pourriez trouver utile de raconter des plaisanteries appropriées. Il faut éviter le langage vulgaire, que ce soit en plaisantant ou non. La vulgarité du langage est généralement évitée, même entre amis intimes. Assurez-vous d’être élégamment habillé pour votre première réunion, comme un Occidental aux affaires florissantes, il ne faut pas oublier que la seule image qu’ils aient d’un Canadien ou d’un Occidental est celle que leur offre les films, les nouvelles, les journaux et magazines. Au bout d’un moment, lorsque vous avez fréquenté tout le monde et que vous vous appelez par vos prénoms (ce qui prend du temps), vous pourrez vous habiller de façon plus décontractée pour aller travailler ou assister à des activités sociales. Dans tous les cas, bien se vêtir vaut toutefois mieux qu’être débraillé.

Point de vue canadien

La famille, le travail, vos origines constituent tous les trois de bons sujets de discussion lorsque vous rencontrez quelqu’un pour une première fois. Vous pouvez également parler des endroits que vous avez déjà visités ou que vous pensez visiter en Azerbaïdjan. La nourriture azerbaïdjanaise traditionnelle ainsi que les grandes variétés de fruits et légumes cultivés dans ce pays pourraient également alimenter la conversation. Bien que le football (soccer) soit prisé en Azerbaïdjan, aucune des équipes locales n’est très bonne. Les Azerbaïdjanais apprécient également les « arts martiaux » – particulièrement la lutte et le Tae kwon do. Lors des jeux olympiques de 2004, ils ont gagné une médaille d’or en lutte Gréco-romaine.

Vous ne devriez pas vous-même aborder la politique comme sujet de discussion, vous ne savez jamais si une personne est en faveur ou non de l’élite gouvernementale. Laissez le soin aux Azerbaïdjanais d’aborder la question et d’établir le ton de la discussion. Dans le même ordre d’idées, vous devriez éviter de soulever la question du conflit avec l’Arménie à propos du Nagorny-Karabakh et de manière générale, évitez toute discussion sur l’Arménie. Même si ce sujet a toutes les chances d’être soulevé, il est certain que ce qui se dira sera négatif et amer. Selon mon expérience, il suffit d’un hochement de la tête et d’un changement de sujet pour que tout se passe bien lorsqu’on entend des commentaires de ce genre.

L’humour azerbaïdjanais n’est pas du genre sarcastique ou ironique. On aime plutôt raconter des « anecdotes », surtout les plus longues.

Styles de communication

Point de vue local

Les Azéris ne se sentent pas à l’aise lorsque quelqu’un s’impose sur eux. Il leur semble qu’on les bouscule et qu’on envahit leur espace. Ils pensent ne pas connaître les Occidentaux et leur comportement, bien qu’ils essaient de s’adapter, d’une façon ou d’une autre, aux méthodes occidentales. Mais si quelqu’un prétend les dominer ou être trop familier, la relation peut s’en ressentir. Ne jamais donner l’impression que vous savez tout et que votre mission est de les sauver. Ces gens sont en majorité très instruits, près de 99 p. cent de la population détient un diplôme d’études secondaires ou supérieures, vous avez donc affaire à des gens qui ont beaucoup lu, même si ces lectures ne concernaient pas les sciences sociales. Vous pouvez vous rapprocher des gens avec lesquels vous conversez étant donné que les Azéris sont très sociables, à moins qu’il ne s’agisse d’une personne de l’autre sexe. Si vous bavardez avec une femme, assurez-vous d’être très officiel et de ne pas laisser de place au doute quant aux raisons uniquement professionnelles de votre intérêt. Le contact visuel n’est pas aussi important qu’en Amérique du Nord. Un sourire éclatant pourrait également avoir des effets néfastes étant donné qu’un grand sourire devient presque du rire, ce sourire prend un tout autre sens. Les gens ne rient que s’ils ont une bonne raison de le faire, un sourire éclatant sans raison apparente peut entraîner la mésentente entre les Azéris et les Canadiens. En définitive, les Azéris sont des gens sérieux et c’est probablement dû à leur histoire. Votre ton devrait être serein et pas du tout menaçant, et comme nous l’avons déjà dit, il ne faut pas leur donner l’impression qu’on leur fait la leçon. Pointer directement quelqu’un du doigt est considéré comme menaçant et devrait être évité. Au fond, les Azéris n’apprécient pas l’approche directe, physique ou autre, et il est donc prudent de l’éviter.

Point de vue canadien

En Azerbaïdjan, la distance acceptable séparant deux personnes qui discutent est probablement inférieure que celle au Canada. Le contact visuel n’est pas particulièrement important, en revanche, il faudrait éviter de toucher à la personne à laquelle on parle si vous n’êtes pas du même sexe. Les Azerbaïdjanais peuvent devenir démonstratifs lorsqu’ils parlent, c’est à dire qu’ils gesticulent beaucoup ou qu’ils adoptent certaines expressions du visage ou un certain ton. L’azerbaïdjanais n’est pas une langue directe donc il faut souvent plus de temps pour exprimer une idée qu’en français par exemple.

Démonstration des émotions

Point de vue local

Les marques publiques d’affection sont très communes et même bienvenues, vous pourrez le constater à travers le pays lorsque des hommes et des femmes marchent la main dans la main, des hommes ou des femmes faisant de même entre eux ou elles. Les hommes se touchent mutuellement en public, les femmes aussi mais cela ne signifie pas qu’il s’agisse d’homosexualité. Les marques d’affection entre les sexes sont couramment publiques comme dans les cas de jeunes hommes et femmes se tenant la main et s’embrassant ou se serrant l’un contre l’autre pendant qu’ils déambulent dans la rue. Bien qu’ils soient en majorité musulmans, près de 90 %, l’influence de la religion est moins prononcée ici que dans d’autres pays islamiques, et ce probablement du au fait d’avoir vécu quelque 70 ans sous un régime communiste et athée. Les Azéris sont très émotifs, ils vous serreraient dans leur bras, vous embrasseraient et développeraient des liens émotifs intenses avec vous. À l’occasion, on peut voir des gens rire ou pleurer en société.

Point de vue canadien

Les démonstrations d’affection entre personnes de même sexe sont acceptables. Il n’est pas inhabituel de voir deux femmes ou deux hommes se tenir la main en marchant. Les démonstrations publiques d’affection entre un homme et une femme sont moins tolérées. Il n’est pas mal vu de marcher dans la rue bras dessus bras dessous, en revanche marcher la main dans la main l’est. Étant donné toutefois que les gens vivent avec leur famille avant leur mariage, il n’est pas inhabituel de voir des couples se bécoter sur les bancs publics (surtout dans la soirée).

Les démonstrations publiques de colère, de tristesse ou de réaction démesurée sont tolérées, mais on ne peut pas non plus les qualifier de fréquentes.

Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Point de vue local

Il faut porter des tenues de ville pour aller travailler, à moins que tous ceux qui vous entourent soient très décontractés. Les Azéris s’attendent à ce que les Occidentaux s’habillent bien, et il serait bon d’entretenir cette image. Leur perception des Occidentaux est celle que leur projettent les médias, c’est à dire qu’ils sont en forme, qu’ils s’habillent à la pointe de la mode, etc. Ils s’attendent à ce que ceux qui travaillent avec eux soient fidèles à cette perception, ainsi mieux vous vous habillez, au moins au début, meilleure sera l’image que vous projetterez. Au fil du temps, lorsque vous aurez mieux connu ceux qui vous entourent, vous pourrez vous détendre et vous habiller de façon plus décontractée, mais au début au moins, arborez de belles tenues de ville. Au bureau, lorsque vous parlez aux gens, notamment vos patrons, collègues et autres membres du personnel, utilisez leurs titres : monsieur, mademoiselle ou madame. Une fois que vous les connaîtrez mieux, vous pourrez, à l’occasion, les appeler par leur prénom. Il faut toutefois utiliser leur titre (M., Mlle., Mme) lorsque vous vous adressez à eux en public. Vous pouvez les appeler de cette façon jusqu’à ce qu’il vous demande de les appeler par leur prénom.

En Azerbaïdjan, le temps n’a pas la même importance qu’au Canada et les gens ne se pointent au travail qu’à 10 heures, ou même plus tard. Ils se couchent très tard, parfois pas avant 2 h du matin, heure à laquelle ils peuvent d’ailleurs vous appeler s’ils sont réveillés. Il faut donc être prêt à répondre au téléphone aussi tard si quelqu’un veut vous parler d’une question insignifiante. Les Azéris prennent leur temps au déjeuner, qui est généralement lourd selon les normes canadiennes. Généralement, ils prennent une pause de 2 heures l’après-midi de 13 à 15 heures, pour se reposer, et travaillent tard, jusqu’à 18 heures ou au-delà, pour rattraper le temps perdu le midi. Les gens, surtout les hommes, boivent beaucoup. Ils affectionnent particulièrement les vins et la vodka, qu’ils consomment goulûment. Vous pourriez faire les toasts pour les femmes présentes et ensuite, à plusieurs reprises pour les hommes qui réciproqueront généreusement les compliments. Il faut utiliser prudemment les mots lorsque vous vous adressez aux femmes présentes.

Point de vue canadien

Comme tous les pays de l’ancienne Union Soviétique, les Azerbaïdjanais ont la réputation de s’habiller de plus formelle que les habitants de nombreux pays dits occidentaux. Toutefois, ce n’est pas la constatation que j’ai pu faire. Je n’ai pas trouvé que les gens s’habillaient plus formellement au travail que ne le feraient des Canadiens au bureau, et en réalité, les gens sont plus souvent qu’autrement habillés de façon plus décontractée que ce auquel je m’attendais.

La façon formelle de s’adresser à un homme est d’utiliser son prénom suivi de « muallim » et à une femme, son prénom suivi de « khanum ». Cependant, au bureau vos collègues vous demanderont probablement de les appeler par leur prénom seulement et n’utiliser le titre muallim ou khanum pour des occasions plus formelles (lors de présentations, etc.) La société azerbaïdjanaise est hiérarchisée, il vaut donc mieux être trop prudent que pas assez en adoptant une attitude formelle lorsque vous discutez avec ceux qui occupent des postes plus élevés que le vôtre.

Cette société adopte une approche événementielle du temps, c'est-à-dire qu’au lieu de penser, par exemple, « que ces choses doivent se faire au plus tard à telle date, parce que c’est ce jour-là que la réunion a lieu », les Azerbaïdjanais disent que « ces choses doivent se faire avant que puisse se tenir la réunion et que la réunion attendra que ces choses se soient faites ». La notion de ponctualité n’est pas très répandue. La journée de travail commence à 10 heures pour finir à 18 heures, mais il ne faut pas s’étonner que le bureau soit vide si on s’y pointe à 10 heures. Dans le même ordre d’idées, lors de réunions, en fonction du nombre de participants et de l’occasion, les gens arriveront avec 15 à 90 minutes de retard, souvent sans donner d’explication.

Méthodes de gestion

Point de vue local

Je dirais que c’est l’expérience, le leadership, l’éducation, la personnalité plaisante, les idées nouvelles et ouvertes. En général, les Occidentaux sont perçus comme étant habitués à l’ordonnancement des sociétés modernes et les citoyens de ces républiques récemment indépendantes n’attendent que de pouvoir s’inspirer d’eux. Ils prennent pour modèle ce Canadien qui sait que les Canadiens ont effectivement la solution à nombre de problèmes qui assaillent notre société et que les Canadiens agissent de façon démocratique avec ceux qui sont disposés à écouter et apprendre. Pour savoir si vous réussissez à vous faire accepter par vos collègues ou vos employés personnels choisissez-en un et établissez avec lui ou elle un rapport étroit pour lui demander ensuite de vous dire ce que les autres pensent de vous. Il faut toutefois vous assurer de l’impartialité de la personne choisie, qu’elle n’ait pas un intérêt quelconque à défendre. Vous pouvez demander à plusieurs personnes de vous décrire la situation et de vous suggérer des moyens pour améliorer les choses de, préférence en privé pour éviter qu’ils aient l’air suspicieux aux yeux de leurs collègues. On devrait faire preuve de prudence dans ces cas pour que ces conversations ne laissent pas croire que vous êtes en position de faiblesse. Les Azéris apprécient d’avoir des chefs qui semblent forts, toute indication de faiblesse aurait des effets néfastes sur l’ensemble.

Point de vue canadien

Je suppose que chez un gestionnaire ou un supérieur du pays, les caractéristiques les plus recherchées seront l’éducation et la fréquentation d’étrangers – le gestionnaire a-t-il fait ses études à l’étranger ou travaillé souvent dans le pays aux côtés d’étrangers ? De toute évidence, si le gestionnaire est étranger, cette question ne se pose pas. Dans ce cas, les employés tiendraient compte de la façon dont le gestionnaire ou supérieur les traite – sa générosité, son ouverture d’esprit, etc. Je suppose que la meilleure façon de savoir ce que pensent de vous vos employés réside dans la rapidité et le dévouement qu’ils mettent à achever le travail et dans les délais que vous aviez imposés.

Hiérarchie et prise de décision

Point de vue local

Selon l’organisme, on peut obtenir des points de vue en demandant l’avis des autres, mais les Azéris apprécient d’avoir des chefs forts et il ne faut montrer aucun signe de faiblesse. Vous pouvez demander à votre superviseur immédiat de vous faire des suggestions ou de vous parler de ses idées; vous devez seulement vous assurer que vous n’aurez pas l’air affaibli. Vous pouvez convoquer une réunion avec tout le personnel et la gérer démocratiquement (ce qu constituerait une leçon en démocratie dans ce petit bout du monde) en demandant à l’un de vos employés de confiance de l’animer. On peut demander à tous les employés de s’exprimer sur la façon d’améliorer ce qui ne va pas, permettant ainsi à tous les membres du personnel de participer pleinement et ouvertement. Certaines suggestions pourraient vous surprendre. Il vous serait également très utile d’inclure les femmes dans toutes les discussions et dans le processus décisionnel, étant donné qu’historiquement les hommes prennent toutes les décisions importantes. Les femmes répondent mieux que les hommes lorsqu’on leur demande leur avis du fait qu’elles s’attardent plus aux détails et qu’elles sont impatientes de pouvoir apporter leur contribution. Ainsi, elles pourraient s’avérer d’une plus grande assistance que les hommes lorsqu’il s’agit d’initier les nouveaux venus au milieu de travail.

Point de vue canadien

Cela dépend vraiment du milieu de travail. Je pense que dans un milieu de travail azerbaïdjanais, avec un gestionnaire azerbaïdjanais, la prise de décision et la créativité seraient plus hiérarchiques (d’amont en aval pour exécution par les subalternes), alors que dans un milieu de travail tel que celui d’un organisme international dont le gestionnaire est étranger, l’équilibre serait plus établi entre la prise de décision et les idées provenant du siège social et les décisions et idées émanant des employés du bureau azerbaïdjanais. Dans les deux cas, il n’est pas mal vu d’avoir recours à un supérieur immédiat pour obtenir des réponses ou des réactions.

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Point de vue local

Égalité entre les sexes

En général, la société est centrée sur les hommes et c’est un univers « macho », bien qu’en règle générale, les femmes sont plus travailleuses que les hommes et sont payées moins cher. J’ai connu de nombreuses Azéris qui se levaient du lit tôt le matin pour se rendre au travail alors que les hommes restaient couchés jusque tard dans la matinée.

Religion

En général, les gens ne sont pas pratiquants. Ils ont vécu sous le régime communiste pendant 70 ans et n’ont jamais été éduqué religieusement, ainsi ils sont tout à fait séculiers. Si vous les questionnez sur leur foi, ils vous répondront toutefois qu’ils sont musulmans, sans vraiment savoir ce qu’être musulman signifie vraiment.

Classes

Il n’y a pas de distinction de classes dans la société, à l’exception des nouveaux riches qui font étalage de leurs richesses et puissance dès qu’ils en ont l’opportunité. La consommation tapageuse s’est trouvée un nouveau terrain fertile dans cet ancien pays communiste.

Origines ethniques

Il n’y a pas de mésententes ethniques ouvertes. Il existe un ressentiment envers les Arméniens à cause du conflit du Nagorny-Karabakh causé par l’occupation arménienne de la région revendiquée par les Azéris. Il existe quelques minorités, notamment kurde, taat, juive, etc., mais qui ne subissent aucune discrimination ouverte.

Point de vue canadien

Égalité des sexes

La culture azerbaïdjanaise est très conservatrice lorsqu’il s’agit de questions concernant les femmes. Celles-ci peuvent travailler jusqu’à ce qu’elles se marient et aient des enfants, mais généralement, on s’attend à ce qu’après elles demeurent au foyer pour s’occuper de la maison et des enfants.

Religion

La grande majorité des Azerbaïdjanais sont musulmans mais pas très pratiquants. Il existe une très petite communauté juive ainsi qu’une importante minorité russe (et donc, chrétienne). La religion ne constitue pas vraiment un élément important.

Classe

En Azerbaïdjan, les classes sont délimitées à l’extrême : on trouve une petite minorité de gens très riches, et ensuite, tous les autres. Il existe également une distinction de classes entre ceux qui vivent dans la capitale Bakou et ceux qui vivent dans le reste de l’Azerbaïdjan. Les habitants de Bakou sont convaincus d’être plus instruits et plus sophistiqués que ceux de l’Azerbaïdjan rural, ils ont tendance à regarder de haut les provinciaux qui viennent s’installer à Bakou pour y trouver du travail. Les « natifs » de Bakou blâment volontiers les gens des « régions » pour tout ce qui va « mal » à Bakou.

Origine ethnique

Il existe quelques petits groupes ethniques linguistiques qui habitent les régions montagneuses de l’Azerbaïdjan, mais ils ne comptent pas pour beaucoup dans l’équation culturelle azerbaïdjanaise. La minorité ethnique russe d’Azerbaïdjan est importante, bien qu’elle se trouve principalement dans la ville de Bakou. La conséquence la plus évidente de cette concentration est celle des relations entre les hommes et les femmes. Les hommes azerbaïdjanais ont tendance à croire que les filles russes sont plus « faciles » (si vous me comprenez) que les Azerbaïdjanaises. Si vous êtes une étrangère et qu’un homme vous dit qu’il pensait que vous étiez russe, ou que vous lui rappelez une fille russe, cela devrait immédiatement éveiller votre méfiance.

Établir des bonnes relations

Point de vue local

Les relations personnelles sont très importantes, que ce soit au travail ou en dehors. Dans ce pays, tout semble reposer sur toutes sortes de relations personnelles, par conséquent vous devez en établir avec vos collègues. L’un des moyens les plus efficaces de le faire consiste à les inviter à dîner un soir et prononcer de nombreux toasts très élogieux qu’ils réciproqueront certainement. Les Azéris aiment bien boire et prononcent des toasts assez longs, qui durent des fois plusieurs minutes pendant que tout le monde tient son verre levé. Soyez patient et préparez-vous à dire de bonnes choses quand viendra votre tour, comme par exemple les remercier de leur amitié, des bons plats et pour votre séjour dans leur merveilleux pays, etc.

Point de vue canadien

En général, il y a bien des conversations qui se déroulent avant une réunion ou une présentation. Comme nous l’avons précédemment mentionné, des sujets comme la famille ou le travail sont acceptables et votre collègue appréciera particulièrement de pouvoir vous parler de lui. Toutefois, si vous êtes le seul étranger, ne soyez pas surpris si les Azerbaïdjanais discutent entre eux dans leur langue (ou des fois en russe) et ne vous accorde aucune importance jusqu’au moment de traiter des affaires.

Privilèges et favoritisme

Point de vue local

Si vous vous rapprochez de quelqu’un, il s’attendra certainement à un traitement privilégié de votre part, ce qui est normal en milieu de travail. Vous pourriez cependant établir une distinction entre la relation de travail et celle sociale, ce qui est délicat. Vous pourriez leur rappeler sans cesse qu’au Canada nous avons des règles implicites qui interdissent le favoritisme.

Point de vue canadien

Il est peu probable qu’un collègue ou qu’un employé s’attende à obtenir des privilèges ou des privilèges grâce à des relations personnelles ou une amitié. Le traitement préférentiel et/ou des augmentations salariales peuvent et doivent être évitées en expliquant leur injustice et des contraintes imposées par les hauts responsables sur de tels traitements. L’embauche d’amis ou de membres de la famille peut être plus difficilement évitée, et, à l’occasion, le seul moyen de trouver quelqu’un pour occuper le poste ou effectuer le travail. Si toutefois on décide d’embaucher l’ami ou le membre de la famille, il faut en décrire clairement les compétences qui justifient l’embauche et si le rendement ne répond pas aux attentes, il faut le remercier, sans égard à l’amitié avec cette personne.

Conflits dans le lieu de travail

Point de vue local

Il ne faut jamais confronter une personne, il n’est pas bon d’être direct avec qui que ce soit lorsqu’on en arrive à la situation délicate de discuter des problèmes. Utilisez toujours un émissaire pour transmettre votre message et atteindre votre objectif sans devoir faire face à un collègue insatisfait. Comme nous l’avons déjà mentionné, demandez à quelqu’un au bureau qui vous est proche de vous dire ce que pensent les autres. En l’occurrence, j’aurais recours à une collègue d’un certain âge pour lui demander d’étudier la réaction des gens et de vous les transmettre. Ainsi, vous saurez ce qui se passe dans risquer une confrontation indésirable.

Point de vue canadien

S’il survient un problème professionnel avec un collègue, je ne recommande pas de l’affronter directement mais d’en faire plutôt part à votre superviseur immédiat et le laisser se poser en arbitre. Il est plus que probable que si l’un de vos collègues ne s’entend pas avec vous sur une certaine question, il adoptera la même procédure (d’avoir recours au superviseur immédiat). Vous devriez être capable de deviner, par son langage corporel et son ton, que vous l’avez insulté.

Motiver les collègues locaux

Point de vue local

La loyauté, l’argent, la satisfaction professionnelle, et la peur de l’échec.

Point de vue canadien

Je suppose qu’en Azerbaïdjan, mes « collègues du cru » sont motivés par l’argent et la crainte de perdre leur emploi. Cependant, s’ils sont surveillés de près par un gestionnaire ou supérieur qui les traite convenablement, qui est généreux et qui leur est ouvert, je pense qu’ils seront plutôt motivés par leur loyauté envers ce gestionnaire et par leur engagement envers la mission de l’organisme.

Livres, films et mets recommandés

Point de vue local

Malheureusement, les livres ou films que je pourrais vous recommander sont rares en Amérique du Nord. Toutefois, il y a périodiquement des concerts à Toronto dont les artistes viennent de Bakou.

Point de vue canadien

Livres à lire

Azerbaijan Diary par Thomas Goltz (essai); Azerbaijan with excursions to Georgia par Mark Elliott (guide); Georgia, Armenia & Azerbaijan (Guide Lonely Planet); Ali and Nino par Kurban Said (roman)

Sites web à examiner (anglais seulement)

Activités sur le terrain

Point de vue local

Bakou offre de magnifiques opéras et ballets ainsi que des concerts interprétés par l’orchestre symphonique. Votre correspondant dans cette ville vous aidera à vous y rendre. Il y a également de magnifiques restaurants qu’il faut fréquenter; particulièrement le Mogham dont l’origine remonte à l’ère de la Route de la soie, la « Caravansara ».

Point de vue canadien

Bakou renferme la salle d’opéra et de ballet, l’orchestre philharmonique, la troupe de théâtre dramatique d’Azerbaïdjan et le théâtre dramatique russe. Surveillez les affiches devant chaque salle annonçant les spectacles prévus. La Qiz Qalasi Gallery (‘Q Gallery’) est un endroit de prédilection pour les étrangers. Les Azerbaïdjanais apprécient le jazz. On trouve au centre-ville un club de jazz (le « Caravan Jazz Club » qui se trouve sur la même rue que le cinéma Azerbaïdjan) et un autre dans le même édifice que le conservatoire de musique.

Trouver un « informateur culturel » n’est pas bien difficile. Renseignez-vous auprès des autres employés, et auprès de tous les étrangers que vous rencontrez et qui habitent l’Azerbaïdjan depuis un moment. Les gens se feront plutôt un plaisir d’offrir des conseils.

Héros nationaux

Point de vue local

Koroglu, le héros national azéri qui a sauvé la Nation. On trouve ses origines dans le sud de l’Azerbaïdjan, qui fait maintenant partie de la République islamique d’Iran.

Point de vue canadien

On compte parmi les héros de l’Azerbaïdjan, Nizami le poète persan du 13e siècle dont on commémore le souvenir en nommant des rues et en édifiant des statues dans presque toutes les villes et cités du pays; Uzeyir Hajibayov, le compositeur qui a vécu au tournant du siècle dernier – il a composé l’hymne national ainsi que le « premier opéra de l’Est » (premier opéra musulman); Heydar Aliyev est probablement le plus grand héros national de l’Azerbaïdjan puisqu’il avait dirigé le pays à l’ère soviétique et qu’il en a été le président de 1993 jusqu’à sa mort en 2003. Il a mis le frein à la guerre du Nagorny-Karabakh et a signé « l’entente du siècle » avec différentes compagnies pétrolières occidentales. Sa présence se fait encore sentir à travers des photos géantes et des citations qu’on peut voir dans tout le pays.

Evénements historiques partagés

Point de vue local

Malheureusement pas que je le sache, sauf l’amour et l’admiration que le peuple de l’Azerbaïdjan porte pour le Canada et les Canadiens du fait de leur pacifisme, de leur comportement civilisé et sensible sur la scène mondiale.

Point de vue canadien

Que je sache, il n’existe pas d’événements historiques communs entre le Canada et l’Azerbaïdjan.

Toutefois, les Azerbaïdjanais s’intéressent souvent au mouvement « séparatiste du Québec », étant donné qu’ils sont eux-mêmes aux prises avec un mouvement séparatiste, celui des Arméniens du Nigorny-Karabakh, mais celui-ci ait été d’une violence extrême et a eu des conséquences graves pour l’Azerbaïdjan.

Stéréotypes

Point de vue local

Le commun des mortels pense que les Canadiens vivent entourés de glace et de neige, qu’ils sont riches comme Crésus et qu’ils peuvent dépenser des milliers de dollars sans problème. Il faut leur expliquer que le Canada n’est pas si froid et que eux aussi ont des défavorisés, peut-être pas autant qu’en Azerbaïdjan mais quand même, pauvres à comparer aux autres Canadiens.

Point de vue canadien

Les Canadiens ne devraient pas sauter aux conclusions du fait que l’Azerbaïdjan est un pays en majorité musulman. Comme nous l’avons dit précédemment, les gens ne sont pas très pratiquants. Vous ne verrez pas beaucoup de femmes porter le voile et vous n’entendrez pas souvent l’appel à la prière. Les boissons alcooliques sont disponibles et le porc aussi – toutefois moins disponible que l’alcool.

Au sujet des interprètes culturels

Interprète local

Votre interprète culturel est né à Tabriz, Province d’Azerbaïdjan. Il a été élevé dans cette ville du sud azerbaïdjanais où il a vécu jusqu’à l’âge de 20 ans. Il s’est rendu aux États-Unis pour poursuivre ses études et obtenu son BSA, son M.Sc. en génétique végétale et son Ph.D. en sciences biologiques (génétique, biochimie et physiologie). Il a ensuite immigré au Canada pour travailler dans le commerce.

Interprète canadien

Votre interprète culturelle est née à Ottawa, Ontario. Elle est un enfant unique Elle de descendance ukrainienne, ses grands-parents du coté paternel et maternel ont tous les deux immigrés au Canada suite à la Deuxième Guerre mondiale. Elle a grandit à Ottawa et a poursuivi ses études en Sciences politiques à l’université de McGill (Montréal). Ses études l’ont emmené à l’étranger en 2004 pour la première fois où elle a travaillé à titre de stagiaire des Affaires étrangères Canada à Baku, Azerbaïdjan. Par la suite, elle a voyagé en Turquie, Ukraine, Georgie, Londres et Paris.

Informations connexes

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

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