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Aperçu culturelles du Botswana

Les aperçus culturels suivants visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auquel un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Le contenu ne reflète aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

Sur cette page

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.:

Conversations

Point de vue local

Pour faire bonne impression, restez simple et une fois que les gens vous connaissent un peu, vous pourrez leur raconter plus à votre sujet. Apprenez quelques mots en langue locale, les salutations usuelles, par exemple. Saluez toujours les gens que vous rencontrez même si vous ne les connaissez pas. Le sujet le plus facile pour amorcer une conversation est la météo. Et si quelqu’un veut vous parler, c’est à ce moment-là que vous pourrez les entretenir de vos origines et peut-être de votre famille aussi.

Vous pouvez faire bonne impression auprès de votre patron en parlant de votre expérience de travail.

Le sujet qu’il faut éviter à tout prix en ce moment est la question tribale. Certaines des tribus pensent qu’elles sont traitées comme si elles faisaient partie d’un groupe minoritaire alors qu’elles ne voient pas de liens d’appartenances. Par ailleurs, il vaut mieux éviter de discuter de relations personnelles avec une personne que vous venez de rencontrer. Elle questionnera la façon dont vous avez été éduqué(e). De plus, les questions d’orientation sexuelle sont un sujet tabou; on n’en parle jamais ouvertement excepté avec quelqu’un en qui on peut avoir confiance.

Les Batswanas (le peuple du Botswana, au singulier Motswana) aiment rire. Si vous voulez faire de l’humour, assurez-vous de le faire sans offenser vos interlocuteurs. Évitez l’humour teinté de racisme.

Point de vue canadien

Il est important de comprendre que les Batswanas forment un peuple en général réservé et timide. Le serrement de main est une formalité de salutation courante. Les expatriés trouveront aussi très utile d’apprendre les titres ou expressions les plus courants qui font partie des formalités de salutations orales, soit « Dumela Ma », lorsqu’on s’adresse à une femme, et « Dumela Ra », lorsqu’on s’adresse à un homme. Quelques moyens qui pourraient servir à briser la glace seraient de vous informer de quelle région viennent vos interlocuteurs, s’ils résident dans un village proche, ou s’ils ont des parents qui habitent tout près (quel que soit le lieu où vous résidez). Si vos interlocuteurs sont des gens instruits, vous pouvez alors discuter de presque tout, et leur demander, par exemple, où ils ont fait leurs études et où ils ont voyagé. Évitez de leur poser des questions sur leur mari ou leur femme, parce qu’ils pourraient ne pas être mariés. Demandez leur plutôt s’ils ont des enfants (lorsque vous demandez leur âge, les Batswanas vous donneront toujours l’année de naissance, plutôt que leur nombre d’années d’existence, donc préparez-vous à faire quelques calculs rapides). Évitez de demander des informations trop détaillées sur l’endroit où se trouve leur village. « Sur cette route » serait une réponse parfaitement acceptable pour eux à laquelle vous devrez vous attendre. L’humour pourrait mal tomber, donc soyez prudent avant de l’utiliser et ne vous attendez pas à ce que les gens vous comprennent.

Lorsque vous rencontrez quelqu’un, essayez de vous souvenir de son visage et de son nom, parce que vous le croiserez immanquablement au supermarché ou dans le Mall de Gaborone. Efforcez-vous de le saluer en l’appelant par son nom, ce qui vous fera gagner quelques points. Plusieurs des locaux pensent que les Blancs ne peuvent pas les reconnaître et croiser quelqu’un que vous connaissez sans saluer est extrêmement impoli.

Styles de communication

Point de vue local

Les Batswanas diffèrent beaucoup les uns des autres. Le groupe ethnique d’origine et le lieu de résidence aideront à établir le niveau de confort individuel pour le toucher et la gestuelle. En général, les Batswanas ne se sentent pas mal à l’aise s’ils se trouvent proches de quelqu’un quand ils lui parlent mais, habituellement, ils gardent un bras de distance entre deux interlocuteurs. Celle-ci pourrait être encore plus grande s’il s’agissait d’un étranger. Il vaut mieux d’abord observer les gens et leurs coutumes en ce qui a trait au toucher et à leurs préférences d’espace personnel avant de s’avancer.

Le contact visuel est utilisé pour juger si on peut faire confiance à une personne. Les Batswanas ne maintiendront peut-être pas tout le temps le contact visuel, mais c’est considéré un signe de malhonnêteté si une personne refuse de regarder l’autre ou hésite à le faire.

Chaque tribu a une manière distincte de saluer. Par contre, lorsque vous saluez un ou une collègue, il est normal de lui serrer la main. Dans le nord du Botswana, quand vous saluez une personne âgée qui est assise, vous devez vous agenouiller devant elle et lui présenter vos deux mains. Si cette personne n’est pas assise, vous pouvez courber la tête et lui donner vos deux mains. Dans d’autres régions du pays, vous pouvez saluer en donnant une poignée de main. Dans certains cas, les hommes et les femmes s’embrasseront sur les deux joues.

Lors d’une conversation, en général, un homme ne touchera pas un autre homme, à moins qu’ils se connaissent mais ce ne serait qu’occasionnel. Le même comportement s’applique entre les hommes et les femmes et pour les femmes entre elles, bien que celles-ci se touchent plus.

Les amis sont plus expressifs entre eux mais pourraient quand même garder un certain espace personnel. Pour les professionnels, le contact visuel est particulièrement important. La distance gardée et les gestes d’amitié dépendront de la familiarité et du niveau de confort entre ces personnes, néanmoins il vaut mieux s’abstenir en cas de doute.

Certains gestes sont considérés choquants au Botswana (comme pointer avec l’index, agiter la main avec l’index en l’air, pointer quelqu’un du doigt). Les gens parleront en gesticulant s’ils ne comprennent pas la langue dans laquelle on leur parle.

Point de vue canadien

Au début d’une relation, la distance entre interlocuteurs est la même qu’en Amérique du Nord. Rappelez-vous que les Batswanas sont timides. Le contact visuel peut donc prendre du temps avant qu’il se fasse. Les silences ne sont pas un problème et parler à voix douce est très courant. Lorsque vous vous serez lié d’amitié avec une personne, le bref serrement de main des premières rencontres se transformera en un serrement continu des mains pour la durée de la conversation. Les Batswanas utilisent au minimum les gestes et les expressions faciales et préfèrent s’exprimer d’une manière plus indirecte que ne le font les Canadiens.

Démonstration des émotions

Point de vue local

Les expressions d’affection en public ne sont pas considérées acceptables en milieu rural, mais on le voit plus souvent en milieu urbain. Il est considéré inacceptable que les gens expriment leur colère publiquement, mais les gens le font parfois quand même.

Point de vue canadien

Non, elles ne sont pas acceptables. Seules quelques démonstrations publiques d’affection sont permises et cela ne va pas plus loin que se tenir la main lorsque l’on discute. Les couples batswanas ne se tiennent pas par la main en se promenant, contrairement à ce qui se fait en Amérique du Nord.

Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Point de vue local

Le mode et le rythme de travail diffèrent selon l’endroit où on travaille, mais il est important de porter une tenue vestimentaire correcte et d’être ponctuel. En général, les hommes et les femmes batswana s’habillent bien pour aller travailler, autant l’été que l’hiver. Mais les règlements pourraient différer selon l’organisation; dans certains bureaux, la tenue est plus sport et on peut porter des jeans au travail.

Souvent, il faut s’adresser aux collègues et aux superviseurs/directeurs en utilisant monsieur ou madame et leur nom de famille. Cette forme d’adresse est plus courante pour s’entretenir avec un supérieur hiérarchique et il faudrait s’en servir, à moins qu’on vous dise le contraire.

L’horaire de travail varie d’un employeur à l’autre. Par exemple, les sociétés privées comme les banques et les magasins ouvrent vers 8 h et ferment vers 17 h, tandis que les ministères gouvernementaux sont ouverts à partir de 7 h 30 jusqu’à 16 h 30. Les fonctionnaires ne sont pas payés s’ils font des heures supplémentaires, à l’exception des chauffeurs (employés de soutien). En général, la journée de travail se déroule de 7 h 30 à 16 h 30, mais elle peut être plus longue s’il y a un surplus de travail. La semaine de travail commence le lundi et se termine le vendredi après-midi. La plupart des employés qui travaillent dans un bureau ont congé la fin de semaine, à moins qu’on leur demande de faire du temps supplémentaire. La ponctualité et la fiabilité sont des qualités valorisées par les collègues et les patrons.

On s’attend à ce que les échéances fixées soient respectées, bien qu’il y ait une certaine flexibilité dès le départ. Il n’est pas inhabituel de travailler de nombreuses heures supplémentaires pour satisfaire à une échéance. Refuser de le faire pourrait être mal considéré.

Point de vue canadien

Les Batswanas s’habillent de façon très formelle. Les hommes portent le costume et la cravate au travail. Les femmes portent des robes, des jupes ou des pantalons habillés (les jeans et les pantalons sports ne sont pas acceptés). On s’adresse de façon formelle aux gens que l’on ne connaît pas. La hiérarchie est importante et, par exemple, une secrétaire s’adressera toujours à son supérieur en l’appelant monsieur ou madame. L’âge joue aussi un rôle, les plus jeunes devant s’adresser de façon formelle aux personnes plus âgées qu’eux. Lorsque vous aurez rencontré un collègue plusieurs fois, vous pourrez vous adresser à lui d’une manière plus informelle.

Le temps, les délais, la ponctualité, l’absentéisme et la productivité ne sont pas du tout aussi importants au Botswana qu’ils le sont en Amérique du Nord. Il est critique de comprendre et d’accepter cela dès votre arrivée. Vous ne changerez pas les gens, encore moins le pays.

Les funérailles sont l’événement le plus important au Botswana : les gens y consacrent beaucoup d’argent et s’absentent parfois trois jours au moins. Si les funérailles se font à l’extérieur de la ville où travaille l’employé, l’absence peut durer jusqu’à une semaine. Ne levez pas les yeux si on vous demande la permission de s’absenter à nouveau pour des funérailles. De nombreuses personnes meurent au Botswana à cause du SIDA, donc les services funèbres sont nombreux. En règle générale, les locaux ne se préoccupent pas de la façon dont les personnes meurent. « Ils étaient malades » est l’explication suffisamment raisonnable qu’ils vous donneront. Ne cherchez pas, par prudence, à savoir la cause du décès. Le SIDA n’est généralement pas mentionné parce que les gens qui en sont atteints meurent d’autres maladies comme la pneumonie.

Méthodes de gestion

Point de vue local

Un supérieur est généralement respecté pour son niveau d’expérience dans l’industrie ou la spécialité mais l’expérience en gestion et la capacité de mettre en valeur les qualités de son personnel sont aussi des atouts très importants. Les compétences acquises à travers les études ou par l’expérience donneront une indication des capacités de gestionnaire. Les employés feront cependant plus confiance à un patron accessible qu’à celui qui se distancera plus de son personnel. L’ouverture à de nouvelles idées serait aussi une bonne qualité pour un directeur.

Un superviseur ou directeur qui garde ses distances et ne qui s’intéresse pas à ses employés, à leurs idées et à leurs besoins n’obtiendra pas un grand degré de coopération d’eux.

Si le personnel est généralement très tranquille et déférent envers son superviseur/directeur, on pourrait en conclure qu’il n’a pas grande confiance en cette personne. Un cadre supérieur qui n’est pas respecté ne le saurait pas directement, mais il est fort probable que ses employés parlent de lui derrière son dos. D’autres signes seraient le manque de souplesse ou le manque de motivation des employés. Si un gestionnaire est un expatrié, son comportement dictera la manière dont il sera respecté. Si celui-ci est trop autoritaire, le personnel aura peur de lui, ce qui signifiera qu’il ne pourra s’attendre à un grand degré de coopération. Si le gestionnaire remarque que le personnel semble trop occupé, le fuit ou échange des commentaires à voix basse en sa présence, il saura que quelque chose ne va pas.

Le supérieur/directeur peut demander à son assistant ou à un proche collaborateur ce que le personnel pense de lui. Néanmoins, l’employé peut ne pas transmettre exactement ses sentiments parce qu’il aurait peur de l’offenser.

Point de vue canadien

Les gestionnaires locaux sont bien vus s’ils sont accommodants et ouverts aux nouvelles idées. Le niveau de scolarité impressionne les Batswanas, mais la capacité de s’intégrer est la qualité la plus importante.

Si vous êtes un gestionnaire expatrié, vous devrez travailler un peu plus fort que les locaux pour prouver que vous êtes raisonnable et amical, mais s’il y a du travail à accomplir, vous devrez le répartir de façon diplomatique et aussi subtilement que possible, sans dévoiler vos attentes. Si vous le pouvez, évitez les expatriés frustrés, parce qu’ils terniront votre réputation du même coup de pinceau que le leur. Vous risquerez de trouver plus facile de vous accorder avec eux et d’augmenter vos propres frustrations, plutôt que de chercher des moyens imaginatifs d’effectuer le travail à faire. Vos employés vous jugeront rapidement et seront plus durs à votre égard qu’ils ne le seront envers un gestionnaire local.

Hiérarchie et prise de décision

Point de vue local

La prise de décision dépendra du type de gestion utilisée dans l’organisation. Certains directeurs ont tendance à manquer de souplesse, gardant le pouvoir de décision pour eux. Mais généralement, il y a consultation entre les employés et les employeurs sur les décisions à prendre.

Les idées dans les lieux de travail viennent de l’employeur et des employés. Ces idées sont ensuite discutées et une décision est prise. Celle-ci peut être prise par le superviseur ou par une majorité si l’organisation consulte ses travailleurs avant de la prendre. La décision fera en sorte qu’il n’y ait pas d’effets nuisibles pour le lieu de travail et les employés.

Un travailleur ou un employé peut consulter son superviseur pour avoir des réponses ou de la rétroaction, mais il faut considérer que certaines questions peuvent offenser le superviseur. Celui-ci ne devrait pas être amené à penser que le personnel met en doute son autorité.

Point de vue canadien

Mon expérience en milieu de travail ne me permet pas de répondre à cette question.

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Point de vue local

Égalité des sexes

Par le passé, les femmes devaient rester à la maison et s’occuper des enfants et des propriétés de la famille. Actuellement, les femmes travaillent aussi en dehors de la maison et certaines ont des postes haut placés. Certains collègues, en particulier les hommes, pourraient être mal à l’aise d’être supervisés par une femme et cela pourrait créer des frictions au travail. Une superviseure/directrice qui réalise ceci devrait en parler à son personnel.

Religion

Il y a plusieurs autres religions à part le Christianisme, l’Islam et de l’Hindouisme. Au moment de l’embauche, on ne tient pas compte de la religion du candidat, pourvu qu’il ait les compétences voulues pour le poste. Une fois embauchée, il est convenu que cette personne adhérera aux règlements du lieu de travail. Par exemple, il faudra peut-être venir travailler au lieu d’aller à l’église.

Classe sociale

En règle générale, si on possède des capitaux ou si on est propriétaire de bétail, de terres (fermes), d’auto, de maisons, etc., on est considéré comme faisant partie de la classe supérieure de la société, même si on n’a pas atteint un niveau de scolarité avancé. Certaines personnes ont tendance à utiliser leur prestige pour exploiter les travailleurs pauvres.

La question de la classe est plus importante dans les villes qu’en campagne. Si une personne se considère supérieure aux autres, elle aura des problèmes dans le lieu de travail. Si cette personne n’accorde aucune valeur aux idées de ses collègues de classe inférieure, il y a de fortes chances qu’elle ne sera pas productive.

Étant donné que le Botswana est constitué d’au moins 19 groupes ethniques, si un individu ne peut pas travailler avec des membres des autres tribus, il aura un problème. Les Batswanas se considèrent comme une seule nation.

Point de vue canadien

Égalité des sexes

La société est de type patriarcal et les hommes sont jugés (et se considèrent eux-mêmes) supérieurs aux femmes. À la base, les femmes font le gros du travail. Le sexe est un sujet que les femmes locales aiment discuter entre elles, mais je doute qu’elles soient aussi franches pour en parler avec un homme.

Religion

Plusieurs religions coexistent au Botswana. Les plus courantes sont les Églises catholique, anglicane, quaker et plusieurs groupes évangéliques. Je ne connais réellement pas grand chose à leur sujet. Le Botswana est une société très tolérante.

Classe sociale

La société est divisée en deux classes : les gens instruits et les gens non instruits. Ceci est plus évident dans les grandes villes. Dans les régions rurales, toutefois, le statut personnel ne dépend plus du niveau de scolarité, mais plutôt de la richesse, qui se mesure par le nombre de vaches que vous possédez.

Origine ethnique

Les Batswanas sont habituellement tolérants, mais ils jugent que les Indiens d’Asie sont en général peu fiables et qu’ils tendent à se tenir ensemble dans leurs tribus et dans leurs villages d’origine.

L’autre groupe que les Batswanas dénigrent sont les San, une tribu nomade qui, autrefois, vivait au cœur du désert. Renseignez-vous à leur sujet à la Galerie d’arts à Gaborone.

Il est intéressant de comprendre la division tribale des peuples du Botswana. Il y a deux groupes autochtones dominants : les Tswana et les Kalanga.

Comme pour toute nouvelle situation, à l’arrivée au Botswana, il est préférable de se conduire avec prudence et de garder ses jugements pour soi. Les femmes doivent être traitées avec le même respect que l’on montre envers les hommes. N’abordez pas des sujets touchant à la religion, à moins que votre interlocuteur en parle d’abord. Traitez toute personne avec respect : les personnes instruites tout comme les analphabètes. Les gens éduqués pourraient, cependant, critiquer ce traitement égal.

Établir des bonnes relations

Point de vue local

Si vous êtes nouveau dans un lieu de travail, il sera très important pour vous d’établir une relation personnelle avec un collègue parce que celui-ci vous aidera à vous adapter à votre milieu de travail et à résoudre certains problèmes avec d’autres collègues ou avec votre directeur. Informez-vous sur la ville et demandez-lui de vous la faire visiter. Développez la relation graduellement.

Vous pouvez établir des liens en étant sincère afin qu’on vous fasse confiance et vous pouvez aussi inviter cette personne à prendre un café ou un repas chez vous ou à une activité sociale. Vous pouvez également établir une relation personnelle avec un client avant de commencer une relation d’affaires; s’il vous fait confiance sur un plan amical, il le fera aussi sur le plan des affaires. Comme pour votre collègue, invitez votre client pour une tasse de thé et parlez de choses générales.

Point de vue canadien

Une relation personnelle n’est pas nécessaire. De fait, séparez les questions personnelles des affaires. Les décisions sont souvent prises avec lenteur et la recherche d’un consensus est la méthode préférée. Il vaut mieux se comporter de façon professionnelle en milieu de travail et nouer des relations personnelles après les heures de travail. Dans les grandes villes, il existe une communauté d’expatriés facile à trouver et c’est là que vous devriez commencer pour rencontrer des gens. Les Batswanas sont généralement très lents à se confier. Vous avez aussi le grand désavantage de résider au Botswana pour une courte période (quelques années au plus) et peu de locaux sont prêts à investir du temps et de l’énergie dans une relation à court terme avec un expatrié.

Si vous administrez un bureau qui compte un certain nombre d’employés, plusieurs de leurs problèmes seront d’ordre personnel, c’est-à-dire qu’ils auront besoin d’argent pour une myriade de raisons primordiales. Les problèmes vous seront présentés comme si vous étiez le chef du village plutôt que le voisin de palier. Le chef exerce beaucoup de pouvoir et il est le juge suprême. Vous pourriez, par exemple, encourager les employés à trouver une solution et leur offrir des conseils. Vous pourrez aussi vous abstenir de répondre jusqu’à ce que vous vous sentiez plus à l’aise et que vous compreniez mieux votre environnement.

Nota : Si vous avez un salaire raisonnable et que vous vivez dans une maison ou un appartement, il est conseillé d’embaucher une femme de ménage. Cela peut être contraire aux valeurs canadiennes, mais l’emploi que vous fournirez sera critique à la survie d’une famille entière. Vous pourriez rechercher quelqu’un qui soit intéressé à apprendre à faire la cuisine ou qui voudrait apprendre à se servir d’un ordinateur. Si vous trouvez quelqu’un qui soit suffisamment ambitieux et curieux, vous pourriez développer avec lui une excellente relation. Offrez toujours un taux de rémunération plus élevé que celui qui a cours et rappelez-vous que les coûts des aliments sont aussi élevés pour les Batswanas que pour vous. Ma famille et moi donnions toujours à notre femme de ménage des farineux, des produits riches en protéines tels que de la viande et des haricots, ainsi que des articles de toilette (par exemple, de la crème pour le visage, des serviettes sanitaires et du dentifrice). Nous lui payions toujours le prix du train ou du bus, une fois par année, pour voir sa famille et, peut-être, un deuxième voyage à Noël. Ajoutez à cela les honoraires des médecins et, si vous la gardez suffisamment longtemps pour devenir plus intimes, vous lui donnerez probablement plus d’argent pour payer les frais de scolarité, les vêtements et des événements familiaux.

Privilèges et favoritisme

Point de vue local

Un collègue ou un employé avec lequel vous auriez une relation personnelle ou une amitié pourrait s’attendre à des privilèges ou à des considérations spéciales. Il pourrait s’attendre à être considéré en premier pour une promotion, par exemple. Pour éviter des malentendus, dites-lui que vous suivrez certaines règles dans des cas précis, par exemple une promotion ne sera accordée que si une personne le mérite. Ainsi, votre ami ou relation devra vous prouver par son rendement qu’on pourra la considérer pour un niveau de responsabilités accrues.

Le parent d’un employé pourrait aussi s’attendre à être embauché par votre organisation. Il vaut mieux lui faire savoir que vous ne recrutez que les personnes qui ont les compétences exigées et qu’elles auront à se présenter au concours comme les autres candidats et passer les entrevues. Évitez le népotisme.

Point de vue canadien

Le seul cas où vous pourriez recruter un membre de la famille ou un ami personnel d’un employé est celui où il se révélerait honnête, travailleur, brillant et accommodant. Autrement, le traitement égal des employés est crucial si vous voulez encourager l’honnêteté et combattre la corruption. Si vous êtes chanceux, vous pourrez vous faire des amis dans votre milieu de travail et maintenir des relations avec eux exactement comme vous le feriez en Amérique du Nord.

Conflits dans le lieu de travail

Point de vue local

Si vous avez des problèmes liés au travail avec un collègue, essayez de lui en parler en privé. Il vaut mieux ne pas essayer de le convaincre, mais de lui faire savoir que vous n’êtes pas content de certaines choses. Si la personne concernée ne vous écoute pas, vous pourrez alors vous adresser au superviseur pour régler le problème.

Si vous voyez qu’un collègue avec qui vous vous entendiez bien vous évite, vous saurez qu’il y a un problème. Il vaut mieux lui en parler pour mettre les choses au point.

Point de vue canadien

Je ne trouve pas de problèmes liés au travail qui ne puissent pas être résolus sans avoir à confronter la personne. Mais si cela se produit, faites-le en privé. Faites votre travail du mieux que vous le pouvez.

Motiver les collègues locaux

Point de vue local

Vos collègues de bureau seront motivés par un poste qui les satisfait, c.-à-d. des avantages sociaux et de bonnes conditions de travail, y compris un bon superviseur/directeur. Ils pourraient également être motivés parce qu’ils aiment leur carrière et qu’ils sont bien payés. Autrement, ils seront heureux d’avoir l’occasion de continuer leurs études pour faire progresser leur carrière.

Point de vue canadien

Je ne pourrais dire, mais les avantages et le prestige sont importants. Les voitures de service sont très appréciées. En général, plus l’avantage est ostentatoire, plus l’employé y tient. Les uniformes sont très populaires tout comme les vêtements de haute-couture.

Livres, films et mets recommandés

Point de vue local

Le seul livre que je peux recommander, History of Botswana, par Thomas Tlou et A. Campbell (MacMillan, Gaborone, 1984), est le meilleur ouvrage sur l’histoire du pays. D’autres livres existent en Setswana (la langue locale). Voir aussi la bibliographie du Guide de Lonely Planet : http://www.lonelyplanet.fr/destinations/africa/botswana/read.htm, qui donne des sources en français et en anglais.

Le repas traditionnel au Botswana est un gruau appelé papa/ bogobe en Setswana; c’est l’aliment de base national fait de maïs moulu. L’autre plat très apprécié est le dikgobe, une sorte de mélange de céréales (maïs concassé) avec des fèves diverses.

Liens internet

en anglais, www.info.bw (ce site Web contient de nombreuses informations sur le Botswana) et www.gov.bw dans lequel sont mentionnés les journaux locaux, les organisations, les sites Web des écoles et autres sites privés du Botswana. En français : http://www.ifrance.com/afridiplo2/liens_botswana.html, ce site Web contient des liens vers de nombreuses sources d’information sur le Botswana.

Point de vue canadien

Livres

Seretse Khama 1921-1980. Si vous ne lisez qu’un livre, lisez celui-ci. Bessie Head et Alexander McCall Smith sont aussi de bons auteurs à lire.

Activités sur le terrain

Point de vue local

Pour en savoir plus sur le Botswana pendant que vous y vivez, il est fortement recommandé de regarder la télévision. Il serait également bon d’assister à des spectacles comme des festivals d’art dramatique, des festivals de danse traditionnelle ou à des spectacles de chanteurs locaux. Le 30 septembre, il faut aller dans les stades nationaux ou dans les régions rurales, au Kgotla (le lieu des palabres) pour les célébrations du jour de l’indépendance. De nombreux sports sont pratiqués au Botswana : le soccer, le basketball, la balle molle, le rugby, les rallyes dans le désert, etc. On fera beaucoup de publicité pour d’importants événements sportifs.

Si vous avez besoin d’un interprète culturel pendant que vous êtes au Botswana, allez voir le chef de la région rurale où vous vous trouvez ou visitez les musées dans les villes.

Point de vue canadien

Visitez la Kalahari Conservation Society. Il y a aussi le Botswana Bird Club, le Gaborone Sports Club, le Golf Club, le Yacht Club et le Flying Club. Il y a de nombreuses églises et plusieurs lieux de culte bahaï. Il existe de nombreux et charmants musées à Gaborone et Mochudi (un village tout juste à l’extérieur de Gabs) et une merveilleuse galerie d’art à Gaborone. Vous avez aussi la bibliothèque de prêts du British Council, la Librairie nationale, la librairie de prêts de l’USIS, la librairie de l’Université du Botswana. Je recommanderais aussi Maru A Pula, une école secondaire privée qui possède un auditorium en pente à Gaborone et où se tiennent plusieurs événements culturels. Renseignez-vous sur Maitisong pour la musique et le théâtre. Vous pourrez aussi vous rendre au bureau de la WUSC pour y rencontrer ses représentants. Ne soyez pas timide. La plupart des expatriés canadiens sont amicaux et sociaux. On trouve quelques formidables librairies à Gaborone, ainsi que trois journaux hebdomadaires ou bi-hebdomadaires.

Il y a un grand nombre de bons restaurants et d’excellents vins sud-africains. Le Botswana n’a pas de marchés d’alimentation en plein air parce qu’aucun aliment n’y pousse, à l’exception du maïs pour la consommation personnelle. Seul les bovins peuvent survivre aux dures conditions du désert. Tous les aliments frais sont importés d’Afrique du Sud et s’achètent dans des supermarchés semblables à ceux en Amérique du Nord, mais beaucoup plus petits. Un réel plaisir est de s’offrir un pain de blé entier fraichement cuit que l’on trouve dans la plupart des supermarchés. Le pain de blé entier coûte moins cher que le pain blanc hautement raffiné et a la forme d’une miche très simple et délicieuse.

Héros nationaux

Point de vue local

Les héros nationaux sont les trois chefs : Bathoen I, Khama III et Sebele I. Ces grands chefs ont lutté pour l’indépendance du Botswana. L’autre héros national est Seretse Khama; il a été le premier président du Botswana et aussi le premier Motswana à épouser une femme blanche.

Point de vue canadien

Sir Seretse Khama, ancien Chef suprême, éduqué en Angleterre, marié à une anglaise de race blanche. Il a donné le ton à l’entente entre les races dans un pays qui n’était pas colonisé et a fait des arrangements pour créer l’indépendance politique du Botswana. Il existe des livres d’histoire qui expliquent plus en détails l’histoire du Botswana.

Evénements historiques partagés

Point de vue local

Pas à ma connaissance.

Point de vue canadien

Il existe un lien entre l’Université du Manitoba et l’Université du Botswana (UB). Ceux qui fréquentent l’UB ont donc beaucoup plus de respect pour les Canadiens.

Stéréotypes

Point de vue local

La majorité des Batswanas ne connaissent pas le Canada. Ils ne connaissent que les États-Unis et n’aiment pas vraiment les Américains. Il vaut mieux se pésenter en tant que Canadien dès le début.

Point de vue canadien

Plusieurs Canadiens pensent que les Africains sont très extrovertis. Les Batswanas, au contraire, sont très timides et réservés.

Au sujet des interprètes culturels

Interprète local

Votre interprète culturelle est née à Francistown, dans le nord-est du Botswana. Elle est la quatrième de sept enfants. Elle a été élevée dans cette ville jusqu'à l'âge de 18 ans pour aller vivre ensuite à Lentweletau, un village dans le sud du Botswana. Elle y a travaillé pendant un an comme professeur dans une école élémentaire. Elle a ensuite déménagé à Gaborone pour continuer ses études et y a terminé deux années de baccalauréat en science. Par la suite, elle est venue au Canada pour faire des études en informatique, à l'Université Carleton (Ottawa); elle a obtenu son diplôme en avril 2003.

Interprète canadien

Votre interprète culturelle est née au Canada. L'aînée d'une famille de deux filles, elle a grandi à Toronto (Ontario, Canada), à Plymouth (île Montserrat, Antilles britanniques) et à Hertfordshire (Angleterre). Elle a fait des études en art dramatique à l'Université de Toronto. En 1991, elle est allée au Botswana avec sa famille et son mari, qui devait y travailler. Elle est demeurée dans ce pays pendant quatre années et demie, où elle était employée à l'École française et au WUSC à titre d'adjointe administrative chargée d'aider à l'organisation des services administratifs généraux. Actuellement, elle réside à Toronto avec son mari et deux de ses enfants.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

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