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Aperçu culturelles de la Colombie

Les aperçus culturels suivants visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auquel un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Le contenu ne reflète aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

Sur cette page

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.:

Conversations

Point de vue local

Le principal sujet à éviter est le problème du trafic de la drogue et les stéréotypes qui s’y rattachent. Une partie infime de la population y participe et tous les Colombiens sont très sensibles à cette question. Parmi les autres sujets à éviter figurent les opinions politiques et les questions liées aux droits de la personne. Il s’agit de questions très délicates pour certaines personnes, et il est difficile de savoir si on risque d’offenser quelqu’un.

Le sens de l’humour est toujours important, cependant l’humour canadien ou américain est considéré comme simplet par plusieurs, ce qui fait qu’il est difficile de faire rire un Colombien en lui racontant une histoire nord-américaine.

Point de vue canadien

Les habitants des hautes terres valorisent la formalité et le comportement sérieux. Dans les basses terres, les gens sont plutôt informels et plus extrovertis. Utilisez usted (vous) dans les hautes terres pour montrer du respect, et (tu) dans les basses terres pour montrer que vous ne vous sentez pas supérieur. Utilisez les régionalismes des basses terres avec précaution dans les hautes terres.

Lorsque vous rencontrez un résident des hautes terres pour la première fois, souriez avec politesse, serrez-lui fermement la main, demandez comment va sa famille et informez-vous sur ses origines. Cela peut vous amener à poser des questions sur cette région de Colombie et sa comparaison avec le reste du pays. Demandez si les grains de café proviennent de tel district et s’il produit le meilleur café. Quels autres produits viennent du district? Si vous rencontrez une femme autochtone, attendez-vous à de nombreux sourires et à peu de paroles.

On vous posera des questions sur le Canada et votre famille. Les Colombiens valorisent énormément la famille, de sorte qu’ils s’intéresseront réellement à la vôtre.

Ne demandez pas ce que la personne a comme emploi, à moins que vous sachiez qu’elle en a un. Ne posez pas de questions sur la « violence en Colombie », bien qu’il soit normal de s’intéresser c un événement particulier qui pourrait avoir été mentionné dans les nouvelles. Les Colombiens sont des personnes très amènes et détestent l’idée qu’on les associe aux narcotrafiquants.

Dans les basses terres, on vous donnera l’accolade (et on ira même jusqu’à vous embrasser si vous êtes de sexe différent) ou on vous serrera la main avec mollesse. Préparez-vous à un accueil très chaleureux, si votre interlocuteur a des influences culturelles africaines.

Styles de communication

Point de vue local

Il n’y a aucune différence entre les milieux colombien et canadien concernant les limites personnelles et le contact visuel, par conséquent les règles de base de l’engagement social et entreprenarial s’appliquent également. En ce qui concerne le toucher, vous devez toujours garder à l’esprit que les gens d’affaires aiment serrer la main et que cela constitue pratiquement une obligation, mais que d’autres touchers (entre hommes, plus particulièrement) sont très mal vus. Une expression détendue et un ton de voix modéré facilitent pratiquement toutes les négociations d’affaires.

Point de vue canadien

Les Colombiens aiment être très près de leur interlocuteur pour communiquer. Ils peuvent approcher leur visage du vôtre à une distance aussi petite que 25cm et vous tapotent le bras (ou la jambe, si vous êtes assis) pour faire passer leur point de vue. Ils sont très volubiles et parlent fort. Cela est encore plus vrai aux basses altitudes. Des visages graves, un contact des yeux direct et soutenu dans les hautes terres laissent la place à de grands sourires et à des regards plus rapides et de côté dans les basses terres. Les visages sont plus fermés dans les hautes terres. Les voix sont beaucoup plus marquées dans les basses terres.

Démonstration des émotions

Point de vue local

Les démonstrations d’affection en public sont communes et acceptables, toutefois, les comportements sexuels explicites ne sont pas appréciés et pourraient vous créer des ennuis auprès de la part des autorités. Il est parfaitement normal et accepté de s’embrasser sur les joues en public quand on se rencontre. Les démonstrations de colère sont communes, toutefois, elles attirent l’attention du public et il serait préférable de les éviter.

Point de vue canadien

Les démonstrations d’émotion sont complexes. Au décès de sa mère ou devant une peine d’amour, un homme peut pleurer. On assiste à une fête pour célébrer, rire haut et fort et danser. Il n’y a rien de mal à chanter en public non plus. Ce qui n’est pas acceptable est de perdre patience, particulièrement en milieu de travail, d’admonester quelqu’un publiquement. De fait, c’est l’absence d’émotion dans de telles situations qui est impressionnante. On gagne énormément à se montrer entièrement professionnel : il faut reconsidérer la situation, trouver d’autres stratégies et d’autres approches. Mais chacun doit contrôler ses émotions.

Dans les basses terres, des rages titanesques peuvent se produire en public, ainsi qu’en milieu de travail : on entend les querelles domestiques à travers les portes, des accès de colère éclatent à un coin de rue en raison d’une collision entre deux véhicules.

La plupart des Canadiens n’entrent pas facilement dans des rages titanesques et elles ne sont pas recommandées, en toutes circonstances. Dans les basses terres, vous pouvez librement partager des émotions positives. Gardez vos émotions négatives pour vous-même. Dans les hautes terres, une politesse uniforme est recommandée.

Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Point de vue local

À Bogotá, Medellin et Cali, la tenue vestimentaire habituelle dans le milieu des affaires est le costume et la cravate. En général, le milieu des affaires colombien est conventionnel et lorsque l’on s’adresse à une personne d’un poste supérieur dans une organisation, il est de coutume générale de s’adresser à lui en l’appelant « Señor (suivi du nom de famille) », comme dans « Tengo una cita con el Señor Rodriguez », pour dire « j’ai un rendez-vous avec M. Rodriguez ».

Dans le milieu des affaires, les Colombiens sont ponctuels et il est irrespectueux à l’égard de la personne qui vous attend d’arriver en retard à un rendez-vous. Un retard de cinq minutes est habituellement acceptable, toutefois, mais être à l’heure est toujours bien perçu. Dans les situations sociales, la ponctualité est moins importante et un retard d’une demi-heure à une heure n’est pas jugé impoli.

Point de vue canadien

N’oubliez pas que les cireurs de chaussures à Bogotá (hautes terres) portent des cravates et les secrétaires des chaussures à talons aiguilles, des bas-culottes et des robes chiques, beaucoup de maquillage et de bijoux. Dans les basses terres, les hommes portent des chemises guayabera et des pantalons ordinaires (ou chinos). Les robes des femmes sont en tissus plus léger mais elles portent aussi des talons aiguilles et beaucoup de maquillage. Il est conseillé de se présenter au bureau le premier jour en blazer et cravate. Vous pouvez les enlever au cas où ils ne seraient pas exigés.

Il existe une « verticalité » importante dans la structure de nombreuses organisations colombiennes, ce qui implique un certain degré de déférence et un manque d’enthousiasme à prendre trop de décisions. Les supérieurs sont généralement appelés Monsieur ou Madame Untel. Les collègues doivent être appelés de la même manière au début. Donnez-leur votre prénom et, s’ils l’utilisent, vous pourrez aussi employer le leur.

Arrivez à l’heure au travail et aux entrevues, évitez l’absentéisme et respectez les délais. Les supérieurs peuvent s’en passer, mais pas vous. Certains employés peuvent être négligents, ne pas être ponctuels ou assidus, mais ils ne sont pas appréciés. Laissez vos collègues établir le rythme si vous assistez à une réunion avec eux. Comme les cadres peuvent reporter ou modifier la date des réunions, il est conseillé de confirmer les dates auprès de leurs secrétaires juste avant la tenue d’une réunion.

Méthodes de gestion

Point de vue local

Les qualités les plus recherchées sont les études et les postes occupés antérieurement dans l’échelle corporative, tout particulièrement en ce qui concerne les expatriés. Après avoir établi cette première impression, des objectifs clairs, un accès facile et le respect du personnel supervisé sont importants pour créer un environnement de travail sain et gagner la confiance de vos subordonnés colombiens. Il sera difficile de voir comment le personnel vous perçoit. D’autant plus, si vous lui posez des questions directes, il aura tendance à ne vous dire que le bon côté des choses, par crainte de conséquences négatives. Le moyen le plus efficace d’évaluer les perceptions du personnel est de voir s’il évite le contact direct avec vous, au lieu de chercher à vous parler. En règle générale, les personnes voudront communiquer avec vous si vous êtes bien perçu.

Point de vue canadien

Par-dessus tout, il y a peut-être deux qualités chez un supérieur qui sont les plus recherchées. La première est une expérience appropriée. On comprendra parfaitement qu’un nouvel arrivant en Colombie ne connaîtra pas les complexités locales. Toutefois pour ce qui est de la gestion dans un domaine particulier, c’est l’expérience qui vous gagnera le plus d’alliés.

L’aptitude à se fier à ceux qui se rapportent à un supérieur est probablement l’autre qualité la plus recherchée. Beaucoup de supérieurs colombiens sont autoritaires – ce qui est particulièrement vrai parmi ceux qui ne sont pas très bons dans ce qu’ils font. La consultation honnête des membres de l’équipe proche du supérieur avant de prendre une décision indépendante et directe peut au début confondre les gens qui ne sont pas habitués à être consultés pour leurs opinions. Mais cela portera rapidement des fruits.

Hiérarchie et prise de décision

Point de vue local

Il est très acceptable de consulter son superviseur immédiat étant donné que la prise de décisions en Colombie est généralement centralisée aux niveaux de gestion intermédiaire et supérieur. À l’exception de quelques organismes multinationaux, les équipes autogérées et la prise de décision décentralisée sont peu communes, mais vous découvrirez que le personnel participe activement au processus de génération d’idées et qu’un excellent échange d’information et de réactions peut être créé. Habituellement, les Colombiens sont animés par une saine vanité, aussi est-il recommandé de rendre publique une contribution valable d’un subordonné.

Point de vue canadien

Dans plusieurs organismes colombiens, les idées sont fréquemment générées au sommet de l’organisation. Elles peuvent émaner du président, de quelques membres du conseil d’administration et du directeur général. Le directeur général peut aussi admettre un ou deux de ses adjoints les plus fiables aux discussions. Dans de tels organismes, les idées viennent rarement des niveaux inférieurs où elles sont très peu recherchées. Des tâches sont assignées aux employés et on s’attend à ce qu’ils les réalisent. Les règles sont très bien définies et doivent être observées.

Pour cette raison, les discussions avec son superviseur immédiat sur des idées concernant un projet paraîtront souvent inhabituelles pour le superviseur. Offrir des opinions ou des recommandations reviendrait à ne pas se mêler de ses affaires. Il y a naturellement des exceptions. L’attente générale est que le rapport assigné ou la conception du projet ne devra pas dévier beaucoup des rapports précédents et des conceptions déjà versées aux dossiers. La tendance au dédoublement peut limiter les organismes et frustrer les Nord-Américains créateurs. Une solution serait d’inclure des options « A » et « B » dans les plans et les rapports, puis de décrire les avantages et les inconvénients de chacune.

Ne croyez pas que la plus grande informalité et la camaraderie dans les bureaux des basses terres est signe d’une verticalité diminuée. Il peut y avoir une informalité apparente et une moindre adhérence à des calendriers rigides ou moins de formalité dans les conversations entre le supérieur et les employé, mais c’est toujours le supérieur qui mène le bal.

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Point de vue local

Égalité des sexes

La Colombie s’ouvre graduellement à l’égalité des sexes; toutefois, les femmes ne sont pas bien perçues dans certains types d’emploi, par exemple comme pilotes d’avion. Il est commun aujourd’hui de voir des femmes très haut placées dans l’échelle corporative et le sexe ne constitue pas un problème si leur niveau d’études est comparable à celui des collègues masculins. Pour ce qui est des classes à revenu inférieur, les femmes ont moins accès aux études et il arrive souvent qu’elles soient perçues comme ayant la garde des enfants, alors que l’homme subvient aux besoins de la famille.

Religion

La Colombie est un pays catholique, mais il existe une prolifération de sectes chrétiennes émanant principalement des États-Unis. Il y a une minorité de pratiquants juifs aucune présence islamique (en dehors des diplomates des pays arabes). La plupart des gens sont croyants mais il y a une petitie minorité athée. Il est pratiquement nécessaire d’être catholique pour participer à certains événements sociaux.

Classes sociales

La société colombienne est solidement axée sur les différences sociales, qui sont une combinaison de l’origine familiale, du niveau d’études et du niveau de revenu. Des revenus élevés ne garantissent pas un accès automatique aux cercles sociaux de la haute société. Par contre, un bas revenu est une garantie d’isolement social.

Origine ethnique

Les personnes d’origine africaine sont habituellement perçues comme des citoyens de classe inférieure, à moins qu’ils n’excellent dans les sports. En règle générale, vous n’en trouverez pas dans un milieu d’affaires. La même chose s’applique aux Autochtones, qui sont généralement regroupés dans les communautés isolées où l’accès aux études et à l’emploi est limité par rapport aux principales régions urbaines. Les Anglo-Saxons sont perçus comme des gens beaux et une personne aux cheveux blonds et aux yeux bleus se distinguera considérablement dans une foule.

Les gens d’origine espagnole sont la norme et plus la personne est de teint coloré, plus elle perd en crédibilité, ce qui constitue un problème. Les gens ressemblant à des Anglo-Saxons sont perçus comme de meilleurs exécutants et cela influe sur la façon dont les personnes sont considérées en milieu de travail ou lors d’entrevues de recrutement.

Point de vue canadien

En ce qui a trait aux facteurs qui peuvent avoir une incidence sur le milieu de travail, comme les rapports hommes-femmes, la religion, la classe sociale et l’origine ethnique, c’est la religion qui en a probablement le moins, sauf dans les villes plus petites et plus traditionnelles de haute altitude telles que Pereira, Risaralda, Villa de Leiva. Tous les Colombiens sont catholiques et, en en ce qui les concerne, la question n’a pas d’importance publique. Il existe toutefois une exception dans la côte nord de Colombie où le protestantisme fondamentaliste a fait son chemin. Toutefois, la religion n’est pas un sujet important ou un enjeu dans les bureaux.

Le sexe d’une personne peut être un problème dans le sens où les femmes, en tant que pairs, sont plus objectivisées et ne sont pas considérées comme des égales. Dans les basses terres, on observe un comportement plus que familier. Dans les hautes terres, cela se passe en secret. En public, les opinions d’une femme peuvent être rapidement rabrouées.

La classe peut être un facteur si le pair est considéré comme ayant un très bas statut ou provenant d’une très « bonne » famille.

Des différences de classe extrêmes peuvent diminuer le flot des communications. Une compétence réelle en milieu de travail et une amabilité professionnelle et sans réserve peuvent éventuellement aider des collègues menacés à surmonter leurs craintes.

Établir des bonnes relations

Point de vue local

Il est évidemment important pour la personne que vous rencontrez de connaître votre nom et vos antécédents, mais une rencontre dans une atmosphère détendue, avant la réunion d’affaires, facilite énormément les choses pour atteindre les résultats désirés. Très souvent, les gens vous invitent à dîner chez eux dans le but d’établir une relation, et est très impoli de ne pas accepter.

Point de vue canadien

Cela est très important. Les structures et les interactions informelles sont en tout point aussi importantes que les interactions formelles. Une partie de la valeur qu’aura la personnalisation des relations est affective. Les Colombiens sont gentils et axés sur la famille. La tradition est très ancienne. Depuis l’Empire romain, on construit les résidences familiales avec des barreaux aux fenêtres qui donnent sur la rue et des cours intérieures avec jardins. Les gens sont habitués à entretenir des relations étroites et à ne reculer devant rien pour aider ceux qui ont été aimables à leur égard.

La raison est en partie instrumentale : la société est organisée sur la base d’alliances de confiance et de factions concurrentes, ce qui fait que chacun doit faire partie de telles alliances pour que les choses puissent se faire.

Une secrétaire doit être traitée avec le plus grand respect. Dans les hautes terres, on traite une secrétairea avec beaucoup d’égards. On l’appelle Señorita X, et par son prénom (p. ex., Señorita Margarita), et, après avoir travaillé avec elle pendant un certain temps, on lui offre à l’occasion des fleurs (une la plupart du temps) ou un petit souvenir pour lui montrer que l’on apprécie son travail, comme le fera aussi une appréciation verbale. Ces petites choses doivent être faites de manière à ce qu’elles ne passent pas pour des avances sexuelles, mais comme une reconnaissance professionnelle de la compétence. Cela peut se faire en souriant et en parlant avec chaleur et politesse. Il est important de s’informer de sa famille chaque jour et de s’informer des questions qui la préoccupent ou qui sont des sources de fierté.

Dans les basses terres, les conversations sont beaucoup plus libres et pleines de rires, mais la distance sociale doit être maintenue.

Les relations entre les pairs diffèrent selon le sexe et l’altitude. Le « taquinage » entre hommes a plus à voir avec le chic héroïque (ou son absence) de l’autre et peut prendre un tour paillard dans les basses terres. (Toutefois, l’humour varie de façon marquée entre les cultures. Il vaut mieux rire des farces des autres plutôt que d’essayer de faire rire soi-même et de tomber à plat.) Il existe aussi un taquinage entre les sexes, avec les pairs, mais il est plus prudent de s’en tenir à une réussite ou à un échec au travail. Comme partout ailleurs, les gens apprécient d’être écoutés, compris et de voir leurs idées appréciées, même si on ne les partage pas. Les gens n’aiment pas qu’on leur dise quoi faire, mais ils aiment faire partie d’une équipe qui travaille ensemble pour résoudre des problèmes.

Avec les supérieurs, il est préférable de rire de n’importe quoi – tout est amusant. Mais attendez que l’autre rie d’abord.

Assurez-vous de remercier les secrétaires pour leur aide après une réunion. Elles apprécieront votre tact et elles pourront faciliter d’autres rendez-vous.

Privilèges et favoritisme

Point de vue local

En règle général, collègues et employés s’attendent à recevoir un traitement préférentiel lorsqu’il y a une amitié personnelle entre vous et eux.

Point de vue canadien

Les faveurs consenties à des collègues ou à des employés sont courantes lorsqu’il existe une relation ou une amitié personnelle, car il ne serait pas possible d’établir une relation de travail productive sans la personnaliser, ce qui implique qu’elle doit s’accompagner de faveurs spéciales. Il n’est pas recommandé toutefois de tomber dans un tel système. Dès le début, une insistance sur la méritocratie est inestimable. On ne vous croira pas au début mais les gens finiront par accepter vos règles (qu’ils trouveront insondables) et les observeront pour vous faire plaisir.

Conflits dans le lieu de travail

Point de vue local

Confrontez votre collègue directement, mais toujours en privé. En public, les gens ont tendance à se tenir très solidement sur leur défensive et à se montrer parfois hostiles. Vous saurez si une personne à quelque chose à vous reprochez parce qu’elle vous évitera et préférera minimiser les contacts avec vous; si cela devait se produire, assurez-vous de mettre les choses au clair.

Point de vue canadien

Le traitement d’un problème avec un collègue dépend de la relation que vous entretenez avec le collègue en question et de la nature du problème. Si la relation demeure formelle et restreinte, une confrontation directe peut entraver la résolution du problème. Si vous consultez d’autres collègues cela peut aussi avoir des répercussions négatives. Un appel à l’aide du superviseur peut être perçu comme un signe de faiblesse ou d’incompétence.

Je recommanderais que les questions posées à un autre collègue soient de caractère suffisamment général pour ne pas occasionner un retour d’information. Par exemple, vous pourriez poser des questions sur les procédures ou les attentes générales. Je pense qu’il faut essayer de faire un effort pour développer une relation personnelle positive avec un collègue difficile. Vous pouvez aussi déjeuner ou boire une bière avec lui après le travail ou assister à un match de football en fin de semaine.

Une troisième voie serait d’adopter une approche de groupe pour effectuer une partie du travail, ce qui pourrait comporter votre participation, celle du collègue et d’une tierce personne. Vous pouvez aussi établir de nouvelles compétences ou de nouvelles procédures de travail, ce qui susciterait un engagement fondé sur un sens croissant de camaraderie.

Vous pouvez suspecter qu’un collègue a des griefs à votre égard si vous constatez un changement dans la qualité du travail de la personne en question ou si son comportement se modifie (par exemple, il est sérieux dans des situations où il avait l’habitude de rire ou de plaisanter), ou si d’autres collègues vous confient très vaguement des choses sur cette personne qui vous rendent quelque peu perplexe.

Motiver les collègues locaux

Point de vue local

L’argent et la crainte de l’échec sont les principaux facteurs de motivation, mais une bonne dose d’autoaccomplissement et un sens d’appartenance sont essentiels pour motiver un employé, tout particulièrement s’il s’agit d’une nouvelle recrue. Le défi est une bonne source de motivation dans les postes de débutants ou pour les personnes instruites, et les théories de la motivation qui fonctionnent pour les Nord-Américains s’appliquent habituellement à un même degré aux Colombiens.

Point de vue canadien

En raison de la verticalité de la gestion et de l’autoritarisme, les collègues dans les hautes terres auront tendance à être motivés par la rémunération, la promotion et la crainte de l’échec. Il sera préférable d’utiliser des solutions passe-partout et de se conformer explicitement aux mandats et aux instructions. La créativité n’est habituellement pas récompensée ni reconnue. Pour cette raison, votre changement d’approche (c’est-à-dire la délégation des défis à aux équipes, l’encouragement, l’introduction de possibilités optionnelles), quoique traité avec silence et scepticisme au début, finira par produire une réponse chaleureuse, à court terme. Cependant, vous devrez vous montrer pratique aux étapes initiales et faire des suivis serrés et fréquents.

Livres, films et mets recommandés

Point de vue local

L’auteur le plus populaire et le plus représentatif est Gabriel Garcia Marquez et je recommande personnellement « Cien Años de Soledad » et « El General en su laberinto ». Cet auteur reflète l’idiosyncrasie de la région caribéenne de Colombie et décrit avec précision l’atmosphère qui prévalait dans la région au début du XXe siècle. Il y a également «La María» de Jorge Isaacs.

Artistes

Fernando Botero (portraits de Colombiens bien en chair); Antonio Barrera (paysages); David Manzur réalisme);

Musique (et le musicien le plus représentatif)

Vallenato (Escalona); Salsa (Grupo Niche); et pour la musique pop moderne colombienne : Shakira, Juanes.

Plats traditionnels

Ajiaco : Soupe faite de trois sortes de pommes de terre, de poulet et d’herbes; Arroz con Coco : Riz à la noix de coco sucré; Refajo : Bière et cola rouge; Bandeja Paisa : Plat de pois, viande hachée, riz, plantain et avocat; Sancocho : Ragoût de poulet ou de poisson fait de manioc ou de pommes de terre, de plantain et de riz; Postre de Natas : Dessert le plus représentatif de Bogotá fait de crème de lait et de brandy.

Quelques liens internet qui sont utiles

Journaux locaux : www.eltiempo.com.co (espagnol); Station de radio locale (nouvelles en direct) : www.caracol.com.co; Nouvelles télévisées : www.cmi.com.co ; Immigration et police : http://www.das.gov.co (espagnol); Compagnies d’aviation : www.avianca.com.co , www.aces.com.co; Location d’appartements : www.metrocuadrado.com; Banque centrale : www.banrep.gov.co.

Point de vue canadien

Livres

Toute oeuvre du sociologue colombien Orlando Fals-Borda. Il décrit adroitement les complexités et les tensions entre les classes. Il est l’auteur d’un essai sur l’échec des coopératives en Colombie. Vous pouvez aussi lire toutes les oeuvres de Gabriel Garcia Marquez (romancier colombien qui réside maintenant au Mexique), surtout « L’amour aux temps du choléra » et « Cent ans de solitude »). Même l’irréalité du réalisme magique trouve tout son sens en Colombie – une sorte de cowboy aux confins tropicaux du pays.

Toute la musique de la côte nord de la Colombie – Santa Marta, Cartagena, Barranquilla – se retrouve dans des chants très rythmés. Même les Vallenatos de la région de Cali, très en amont de la rivière, et les Porros de la côte du Venezuela voisin, à l’est du pays, tombent dans cette catégorie de chants latins africanisés au rythme chaud et aux textes de ton lyrique et spirituel – scatologique, satirique et musicalement bien construits. Il s’agit de chants de calibre mondial.

Si vous êtes dans la cordillère centrale (Cordillera Central), cette partie des trois chaînes de montagnes des Andes qui ressemble à trois doigts au milieu de la carte de la Colombie, vous aurez besoin d’une soupe chaude pour vous réchauffer. Demandez un bol d’ajiáco (a-hee-AH-co). Ce plat, qui est servi dans un bol de céramique, contient trois variétés de pommes de terre accompagnées de poulet. Vous ajoutez à la soupe des câpres, des avocats et de l’anato froid (qui ressemble à du yogourt ou à de la crème sûre).

Il existe un grand nombre de pâtisseries dans la région de Bogotá. Dans les 2 départements de Santander (nord et sud), dans la chaîne montagneuse est, j’ai dégusté un flan de classe internationale. À Gran Antioquia, près de Medellín, se servent des arepas chaudes. Ce sont des genres de « muffins anglais » moelleux faits de riz et qui se mangent comme du pain.

Si vous manquez d’argent, choisissez n’importe quel restaurant ordinaire et commandez un plato fuerte (un « plat fort »). Il s’agit du plat du jour servi sur une bandeja ou dans une assiette ovale et qui habituellement se compose de riz présenté sous la forme d’une coupe renversée (ce qui garantit que vous en obtenez une quantité décente), d’un morceau de yucca, d’un quart de poulet et d’un peu de boeuf.

Vous pouvez déguster des cafés délicieux dans les restaurants ou vous pouvez en acheter dans les magasins pour le préparer vous-même. Les Colombiens ne peuvent pas se procurer les variétés Excelsior et Supremo qui sont exclusivement réservées à l’exportation. La variété Sello Rojo (sceau rouge) vaut la peine d’être achetée pour son arôme et sa saveur douce et corsée. Les cuisiniers traditionnels en Colombie utilisent le café pour assaisonner les viandes et les soupes.

Activités sur le terrain

Point de vue local

Les émissions de télévision ne sont en général que des feuilletons (mais de très bons feuilletons!) qui reflètent notre idiosyncrasie, tels que « Pedro el Escamoso » ou « El inutil ». La télévision offre une foule d’émissions de nouvelles, de sports et de représentations musicales. Il est donc préférable d’acheter un service de câblodistribution (TV Cable, Cablenet, pour n’en nommer que quelques-uns), si vous êtes un mordu de la télévision.

Si vous aimez l’ambiance nocturne de Bogotá, la ville est très sécuritaire dans les zones les plus huppées de sorte que vous pouvez y déguster un excellent repas ou y prendre un bon verre, dans l’un des trois principaux lieux de rencontre suivants :

Zona Rosa, situé entre la Calle 81 et la Calle 85 et la Carrera 11 et la Carrera 15.

Calle 93

Via La Calera, qui est la route qui relie Bogotá à une ville de montagnes, et qui est bourrée de restaurants, de bars et de discothèques, avec une vue panoramique imprenable sur la ville.

Au moins une fois, essayez un restaurant appelé « Casa Vieja », excellent pour sa cuisine très typique.

Le meilleur moyen d’en savoir davantage sur notre culture est d’assister à une pièce dans l’un des théâtres de Bogotá, le Teatro Nacional ou le Teatro Nacional La Castellana (qui sont différents). Si vous aimez la musique, vous pouvez toujours écouter un concert au music-hall de la bibliothèque principal ou au théâtre principal (Biblioteca Luis Angel Arango et Teatro Colon), où l’on joue des zarzuelas, des pièces classiques et des pièces folkloriques locales.

Point de vue canadien

Les journaux, la télévision et la radio sont très utiles pour se tenir au courant, comprendre les points de vue et les valeurs, et se renseigner sur les activités culturelles et sportives auxquelles vous désirez assister. Vous pouvez choisir le genre de musique et les événements sportifs qui vous plaisent et vous y rendre. J’avais l’habitude de fréquenter l’immense stade de football de Bogotá, chaque dimanche, et d’y apprécier les foules autant que les jeux. Alors que j’étais dans cette ville, je me suis joint au coeur national et j’ai chanté l’hymne national pour le président de Colombie, à une occasion. J’ai assisté aussi à une corrida pour avoir une idée de ce qu’étaient les jeux romains au Colisée, plus que pour la course de taureaux elle-même.

Héros nationaux

Point de vue local

Présent dans tous nos livres d’histoire, Simon Bolivar est le héros de la guerre d’indépendance et constitue toujours une légende visible dans la littérature et la culture populaires. Il s’est battu contre les Espagnols et a obtenu notre indépendance au 17e siècle.

Comme les sports occupent une place très importante dans la vie des Colombiens, les héros les plus récents sont des sportifs. Citons « Cochise », « Lucho Herrera » et « Fabio Parra » qui sont les champions cyclistes les plus représentatifs de notre histoire, « El Pibe Valderrama », le joueur de football le plus vénéré de notre histoire et plus récemment, « Juan Pablo Montoya », héros national en raison de sa brillante carrière de pilote de Formule 1.

Point de vue canadien

Malheureusement, je ne suis pas à jour en ce qui a trait aux héros et aux vedettes de Colombie.

Evénements historiques partagés

Point de vue local

Il n’y a pas d’événements communs qui pourraient nuire aux relations entre les deux pays. Le Canada et la Colombie ont traditionnellement entretenu des relations très amicales.

Point de vue canadien

Le Canada et la Colombie entretiennent de bonnes relations. Les Colombiens ne connaissent pas grand chose du Canada, mais ils aiment que vous en parliez.

Stéréotypes

Point de vue local

Les Canadiens sont habituellement perçus comme étant confus et apparentés aux « Gringos » (citoyens américains), avec tous les stéréotypes que suscite cette comparaison. En général, les stéréotypes liés aux citoyens américains portent sur les attitudes impérialistes envers les pays d’Amérique latine et le manque de respect à l’égard des autorités locales. En indiquant clairement dès le début que vous êtes un citoyen canadien, cela vous aidera, en règle générale, à éviter tout conflit et, dans presque tous les cas, à faciliter les relations avec la plupart des gens. Toutefois, les Canadiens sont considérés comme des proies faciles en affaires, principalement à cause de la barrière linguistique.

Point de vue canadien

Les narcotrafiquants existent en Colombie, tout comme la violence. Il s’agit de sujets délicats que les Colombiens évitent de mentionner en premier. Les Colombiens pensent que le Nord doit légaliser l’importation des drogues, non pas parce qu’ils appuient cette industrie, mais plutôt parce qu’ils pensent que la demande, et non pas l’offre, est à la source du problème. Si vous voulez mon conseil, écoutez avec intérêt au lieu de débattre la question.

Au sujet des interprètes culturels

Interprète local

Votre interprète culturel est né et a vécu à Bogotá, jusqu'à l'âge de 27 ans, à l'exception d'une brève période passée en Israël entre les âges de quatre et six ans. Il est le fils unique d'une famille d'ascendance mixte originaire de la région d'Antioquia (Centre-Ouest de la Colombie) et des Caraïbes. En 1997, il a obtenu un diplôme d'ingénieur mécanique à l'Université des Andes. Ensuite il a travaillé pendant cinq ans pour la principale compagnie aérienne de Colombie. Il est sur le point de terminer ses études de MBA à l'Université de Montréal, ville dans laquelle il réside actuellement.

Interprète canadien

Il est né et a grandi à Niagara Falls, au Canada. Il est le cadet d'une famille de trois enfants. Il a fait des études en littérature américaine et en psychologie à l'Université Cornell, pour ensuite suivre des cours à l'Ontario Teachers' College, de l'Université de Toronto. Son travail l'a mené pour la première fois à l'étranger en 1966 à titre d'enseignant bénévole du CUSO à Bogotá, en Colombie, et dans les Îles San Andrés. Il a vécu pendant six ans dans diverses communautés de Colombie, et il a pu terminer une maîtrise en travail social (développement communautaire), de l'Université de l'État de New York, et plus tard, un doctorat, au Land Tenure Centre de l'Université du Wisconsin à Madison, tout en effectuant dans les deux cas des recherches approfondies en Colombie. Depuis huit ans, il réside à Belize City, au Belize, où il travaille au Département du travail social à l'Université du Belize et fournit des services conseils en socioéconomique. Il a deux enfants et un beau-fils. Il a beaucoup voyagé dans les Amériques, en Afrique et en Asie. Il est de religion juive et marié à une Créole méthodiste. Ses passe-temps comprennent la lecture, la guitare et la rédaction d'une nouvelle oeuvre.

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Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

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