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Aperçu culturelles de la Croatie

Les aperçus culturels suivants visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auquel un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Le contenu ne reflète aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

Sur cette page

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.:

Conversations

Point de vue local

Le travail ou la carrière constitue toujours le sujet de discussion le plus sûr. Si vous ne connaissez pas l’état civil d’une personne, évitez de poser des questions sur la famille. Il est facile d’entamer une conversation, si vous donnez quelques renseignements sur vous-même ou votre travail et que vous manifestez un intérêt à l’égard du travail de votre interlocuteur. Les questions d’argent ou de rémunération doivent être évitées, à moins que vous ne posiez des questions indirectes sur le salaire moyen versé pour un travail particulier. Les Croates emploient souvent des phrases à la forme passive ou indirecte, ce qui tend à généraliser les questions plutôt qu’à les spécifier. Par exemple, si vous conversez avec un océanographe, vous pourriez lui poser la question suivante : « Il n’y a pas beaucoup d’océanographes au Canada, par conséquent ce sont des professionnels très bien payés. Est-ce que les Croates trouvent cette profession souhaitable et bien rémunérée? »

L’humour est apprécié des Croates, particulièrement dans les régions du Sud et côtières. Zagreb et les régions du Nord du pays sont plus conservatrices et l’humour peut y être interprété comme un manque de maturité. Il est difficile pour des Canadiens d’utiliser l’humour parce que les sujets sont différents en Croatie et ce qu’ils jugent amusant pourrait ne pas être compris par les Croates.

Point de vue canadien

À la première réunion, les Croates voudront tout savoir sur votre famille et de quel pays vous venez. Ils vous demanderont, dans le plus petit détail, pourquoi un Canadien a choisi de venir en Croatie étant donné que plusieurs Croates ont immigré au Canada. Il peut être utile de mentionner des personnes importantes que vous connaissez, par exemple des propriétaires de restaurant, des producteurs d’émissions de télévision, des journalistes, etc. Faire savoir aux Croates quel est votre cercle d’amis est un moyen indirect de vous faire connaître, parce que les Croates jugent souvent une personne par ses contacts.

Les Croates aiment discuter de cuisine méditerranéenne, d’aliments, de cuisine en général et de vins. Un sujet agréable à discuter est la nature et les aliments sains. Les Croates sont fiers de leur environnement propre et superbe, qui fournit leur subsistance. Il est recommandé d’amener avec soi des recettes du Canada que l’on maîtrise bien.

Les Croates suivent de très près les événements mondiaux et sportifs. La plupart des hommes croates portent une attention particulière et passionnée au soccer (football). D’autres sports tels que le tennis, le rugby, le basket-ball et le water-polo sont aussi suivis. Les conversations sur les rumeurs et les scandales entourant les célébrités sont aussi acceptables. Les Croates suivent les célébrités américaines avec un grand intérêt. Avant d’arriver en Croatie, vous pourriez lire quelques tabloïdes à scandales.

On doit éviter de faire des comparaisons entre les Croates et les Serbes, et dans une certaine mesure entre les Bosniaques et les Croates. La Croatie, qui faisait partie de l’ex-Yougoslavie, est un pays indépendant qui a sa propre langue et ses propres coutumes. La différence a été accentuée par la guerre récente et les tendances nationalistes des politiciens et des populations locales qui ont vécu à la guerre.

Bien que la politique soit un sujet inoffensif, elle soulève les passions, échauffe les esprits et peut souvent paraître aux yeux des Canadiens comme une source d’agressivité, particulièrement dans les groupes.

Discuter d’événements tragiques et de problèmes personnels est mal vu. En plus de déprimer et d’indisposer les Croates, ces derniers y verront un signe de faiblesse de caractère en ne pouvant pas surmonter ses problèmes personnels et être heureux. Il vaut mieux non plus ne pas parler d’argent ou de manque d’argent. En général, il n’est pas acceptable de discuter affaires ou d’événements privés à la première rencontre.

De la même façon, il faut éviter de poser des questions sur les expériences des Croates durant la guerre, par respect principalement et parce que, même si les Croates en parlent, les renseignements qu’ils donneront seront considérablement censurés et sélectifs, parfois même amusants. Ce qu’ils vous diront sera très éloigné de la vérité et vous donnera une fausse perception de ce qui s’est réellement passé.

Les Croates ont souvent recours à l’ironie, au cynisme ou à l’humour noir, mais les Canadiens peuvent ne pas s’en rendre compte parce que souvent les interlocuteurs croates ne changent pas d’expression, ne rient pas ou ne sourient pas.

Verser dans l’humour noir, plaisanter devant des situations difficiles ou sur des défauts personnels est très typique et ne doit pas être pris comme une insulte. Les Croates aiment les plaisanteries et les histoires en toute circonstance. La plupart des plaisanteries sont sexistes ou portent sur les Bosniaques. En règle générale, ils vous diront des plaisanteries, des histoires ou se moqueront des fautes que commettent les gens, de leur manque de jugement ou de pensées peu sérieuses, de renversement de fortune, de mentalité régionale, de frivolité, d’ivrognerie et de manque de professionnalisme. Les Croates aiment aussi le type d’humour à « faire marcher », particulièrement envers les nouveaux venus. Une réponse respectable et attendue serait de leur rendre la pareille.

Styles de communication

Point de vue local

L’espace personnel est important pour les Croates, mais pas autant qu’au Canada. Les Croates font beaucoup de gestes quand ils parlent, particulièrement dans les régions côtières. Avant d’adopter une attitude plus familière, il est conseillé aux Canadiens de déterminer le degré de confort de leur interlocuteur croate en ce qui a trait au toucher et ses préférences quant à l’espace personnel.

Il est essentiel de maintenir un contact régulier des yeux parce que refuser ce contact pourrait être vu comme un manque d’intérêt envers l’interlocuteur.

Les hommes et les femmes se serrent la main chaque fois qu’ils se rencontrent. Dans certains cas, les hommes et les femmes s’embrassent sur les deux joues, s’ils sont liés d’amitié. Lorsqu’ils discutent entre eux, les hommes en général ne se touchent pas, à moins qu’ils aient atteint un degré relativement élevé de confort avec leur interlocuteur, mais là encore le toucher est peu fréquent. Cette règle s’applique aux contacts entre hommes et femmes ou entre femmes, mais à un moindre degré.

Le toucher est plus fréquent entre amis, et bien qu’ils maintiennent une certaine distance lorsqu’ils discutent, leur espace personnel n’est pas considéré comme privé et inviolable. Au plan professionnel, le contact des yeux est particulièrement important. Le toucher entre collègues ou la distance qu’ils maintiennent entre eux dépendent de la familiarité et du niveau de confort qu’ils ont atteint, mais en cas de doute, il est préférable pour un ressortissant canadien de tenir ses distances.

Quelques gestes sont jugés inconvenants (par exemple, dresser le majeur, remuer l’index dressé, pointer quelqu’un).

Point de vue canadien

La distance personnelle est plus courte qu’au Canada. Cela s’applique aussi bien à des discussions ordinaires qu’à toutes autres occasions, par exemple à un arrêt d’autobus où on pourra voir deux personnes seules, qui ne se connaissent pas, se tenir très proches l’une de l’autre en attendant l’autobus. Les Croates peuvent se montrer offensés si la distance personnelle est de plus de deux pieds, parce que cela indiquerait une antipathie ou une méfiance à leur égard. Ils tendent aussi à se pencher souvent vers leurs interlocuteurs.

Le contact visuel n’a pas grande importance. Toutefois, les Croates ont besoin de temps pour se familiariser avec les étrangers et l’établissement d’une relation est essentiel. À l’occasion, établir un contact des yeux rendra les Croates moins sceptiques ou moins méfiants à l’égard d’un étranger. Dans une conversation, le contact visuel sert à souligner un point de vue. Regarder son interlocuteur les yeux grands ouverts peut signifier que la personne n’est pas d’accord avec ce qu’on lui dit, même si rien n’a été dit.

En règle générale, on ne touche pas les personnes à la première rencontre. Il n’est pas acceptable non plus pour les hommes de toucher les femmes à la première rencontre, même s’ils essaient souvent de le faire. Les Canadiennes qui ne réagissent pas ou qui réagissent poliment sont souvent vues comme souhaitant avoir une relation sexuelle. Après avoir établi une relation, les Croates se toucheront de temps à autre, bien que cela ne soit pas fréquent. Des jeunes filles ou des femmes marchent parfois en se tenant par la main. Les salutations à l’accueil ou au moment de prendre congé se font en s’embrassant sur les deux joues entre femmes et entre femmes et hommes. Les hommes tendent à serrer la main.

Les Croates ne pointent l’index que lorsqu’ils se disputent ou qu’ils veulent rabaisser quelqu’un. Un geste jugé inconvenant et qui se fait surtout dans la région côtière de la Croatie consiste à dresser l’index et l’auriculaire et à fléchir l’annulaire et le majeur pour montrer sa colère et sa contrariété.

Comme au Canada, des tapes dans le dos peuvent être utilisées pour reconnaître un travail bien fait. En aucune circonstance, ne dressez ensemble le pouce, l’index et le majeur. Il s’agit d’un geste serbe à connotation nationaliste serbe. Par exemple, si un Canadien entre dans un bar, il ne devra pas lever la main en dressant ces trois doigts pour indiquer au barman qu’il désire trois verres.

Il n’y a pas d’expressions faciales qui soient particulières. Les Croates sont directs et les Canadiens peuvent interpréter cela comme de la rudesse ou une tendance à donner des ordres. Habituellement, les Croates ne posent pas de questions lorsqu’ils veulent quelque chose. Par exemple, plutôt que de vous demander de venir prendre un café, un Croate vous dira qu’il vient vous voir. Il revient à la personne à qui cela s’adresse de répondre « oui », « non » ou « cela ne me tente pas ». Votre interlocuteur croate ne se sentira pas contrarié, insulté ou déconcerté par une réponse négative parce que la plupart des Croates sont très persistants lorsqu’ils veulent établir une relation sociale.

Les personnes à la voix douce sont considérées avec suspicion et parfois comme manquant de confiance et vulnérables au point qu’on cherchera à profiter d’elles.

Démonstration des émotions

Point de vue local

Les démonstrations d’affection en public, particulièrement entre jeunes amoureux, sont plus fréquentes en Croatie qu’au Canada. On peut voir de jeunes personnes s’embrasser et se tenir enlacés, dans la rue, dans les autobus et sur les plages. Certains Croates plus âgés critiquent ouvertement ce type de comportement, expriment leur désapprobation, alors que d’autres tourneront la tête, prétendant n’avoir rien vu.

Point de vue canadien

Oui, les démonstrations d’affection en public entre hétérosexuels sont acceptables pour les Croates.

Bien que les Croates expriment fréquemment leur colère et leur mécontentement, ils n’aiment pas assister à de telles démonstrations. Néanmoins, la plupart d’entre eux considèrent cela normal et peuvent simplement tourner le dos à la dispute ou s’écarter.

Les démonstrations en public de tristesse et de souffrance sont rares et mal acceptées. Au pire, la personne peut être jugée faible et gâtée, ou peut-être même pitoyable.

Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Point de vue local

Les femmes croates, plus que les hommes, tendent à bien s’habiller en milieu de travail, aussi bien l’été que l’hiver. La dernière mode, particulièrement à Zagreb et dans d’autres grandes villes, est observée et suivie de très près.

Les collègues et les superviseurs s’appellent par leur nom de famille. Les titres « Monsieur ou Madame » et le prénom peuvent être aussi utilisés.

Plusieurs milieux de travail ont un horaire de 9 à 5, mais il en existe d’autres où la journée de travail commence et finit plus tôt. La ponctualité et l’assiduité ne sont pas toujours respectées. Les délais sont habituellement établis dans l’espoir qu’ils seront observés; on note toutefois un degré élevé de souplesse, surtout au moment d’établir ces délais.

Point de vue canadien

Les Croates suivent de plus en plus les tendances de la mode des pays occidentaux. À Zagreb, les femmes sont au diapason de la mode chaque saison et s’habillent en conséquence. À Zagreb, une très grande attention est portée à l’habillement pour refléter son professionnalisme. Les Croates fondent leur première impression sur la façon dont une personne est habillée.

La tenue vestimentaire chez les femmes et les hommes est habillée ou du dernier cri. Tous les vêtements sont propres et nettement repassés. Les tissus synthétiques doivent être évités, particulièrement dans le Sud de la Croatie et durant l’été dans les autres régions du pays. Les tissus préférés sont le coton et le lin.

Lorsqu’on s’adresse à un étranger, à une personne plus âgée ou à quelqu’un qui n’est pas encore un ami, on utilise la forme vi (pour « vous »). Pour les amis, on peut utiliser la forme ti (qui correspond au « tu »). On ne doit pas appeler un Croate par son prénom à moins de bien le connaître. Les femmes sont appelées Gospodga (Madame) ou Gospodicna (Mademoiselle ou jeune femme), auquel s’ajoute le nom de famille. Les hommes sont appelés Gospodin suivi du nom de famille.

Les Croates on un concept du temps plus souple et plus lent que la plupart des Canadiens. La phrase qui revient souvent parmi les Croates est « Du calme, nous avons encore du temps devant nous ». Le travail se fait fréquemment à la dernière minute, et les délais ne sont pas toujours pris au sérieux. Il est donc conseillé de rapprocher les délais de manière à ce que les travaux se fassent à la date à laquelle ils doivent être terminés. La plupart des Croates ont des téléphones mobiles (mobitel) qu’ils utilisent pour appeler et annoncer qu’ils seront en retard (de 15 à 40 minutes) quelques minutes à peine avant l’heure de la réunion. L’absentéisme n’est pas toléré.

Méthodes de gestion

Point de vue local

Un supérieur est habituellement respecté pour son niveau d’études ou le titre qu’il a obtenu grâce aux études en question, et il est d’autant plus respecté s’il gère de manière à maintenir une distance appropriée et des relations professionnelles avec ses employés. Des relations trop étroites donneraient lieu à des rumeurs et à des intrigues de bureau, qui sont deux éléments les moins souhaitables dans un milieu de travail.

Pour gagner la confiance et le respect d’un supérieur ou d’un gestionnaire local, les subordonnés offrent leur aide ou donnent leur avis lorsqu’on le leur demande. Si le gestionnaire est canadien, les employés s’efforceront de gagner son amitié et sa confiance parce qu’ils verront dans les relations qu’ils noueront avec lui la possibilité d’immigrer au Canada.

Point de vue canadien

L’autorité est la qualité la plus recherchée chez les supérieurs ou les gestionnaires locaux. Cette autorité vient de la connaissance, du niveau d’instruction, de l’expérience, d’une attitude de confiance et de leader. Travailler fort n’est pas aussi important et présenter bien, encore moins. Les Croates sont habituellement sceptiques ou conservateurs à l’égard des nouvelles idées ou méthodes. Les étrangers doivent faire autorité et être bien instruits, d’une grande expérience et pas nécessairement accommodants. Ceux qui s’efforcent d’apprendre le croate sont très respectés.

Il est très difficile de savoir ce que vos employés pensent de vous. En général, il n’y a pas de moyen sûr de s’en faire une idée ferme parce que les Croates gardent pour eux leurs points de vue et leurs sentiments, sauf les rumeurs.

Dans la plupart des cas, si les employés se montrent silencieux ou ne font pas d’efforts supplémentaires, cela signifie qu’il existe un problème. Lorsqu’un problème surgit, les gens s’y attaquent avec passion, une ou deux fois, puis abandonnent. Bien que les Croates soient directs, ils n’ont pas tendance à formuler de critiques constructives à leurs collègues au sujet de leur rendement au travail. Cela est partiellement dû au passé socialiste et à la conviction qu’une personne ne peut pas changer. Si les employés ne sont pas satisfaits d’un collègue étranger, ils peuvent formuler quelques commentaires indirects et subtils tels que « Êtes-vous sûr? » ou « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. » Typiquement, les employés vous feront savoir leur mécontentement lorsque le travail sera terminé.

Si les employés sont satisfaits d’un collègue étranger, ils ne lui feront pas de compliments, mais peut-être quelques critiques et lui proposeront des moyens de s’améliorer.

Hiérarchie et prise de décision

Point de vue local

Le processus de prise de décision varie d’un milieu de travail à l’autre. La taille et la hiérarchie de l’organisme déterminent le niveau de responsabilité aux différents paliers de gestion. Jusqu’en 1990, la Croatie était un pays communiste et avait un système à parti unique qui a laissé des traces profondes dans les relations de travail. Il en résulte qu’en règle générale, une personne habilitée, un président ou un cadre supérieur prend la plupart des décisions et tire les plus grands avantages du succès obtenu. En cas d’échec, personne n’assume de responsabilité et, malheureusement, sous la pression du public, il y a des cas où « des boucs émissaires » sont habituellement désignés par le gestionnaire supérieur pour être blâmé à sa place.

Il est acceptable de consulter son supérieur immédiat pour des questions ou une rétroaction, mais il ne faut pas s’attendre à obtenir une réponse directe. Les réponses sont souvent très vagues ou indirectes.

Point de vue canadien

Les gestionnaires et les superviseurs prennent les décisions sans grande consultation et, habituellement, ils n’ont pas besoin d’en expliquer les raisons.

Typiquement, les gestionnaires et superviseurs accompagnés d’agents juridiques et financiers génèrent les idées. Comme les nouvelles idées ne sont pas toujours bien accueillies, ils adoptent en général les tendances ou les réussites internationales.

Il est très acceptable de consulter son superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou une rétroaction.

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Point de vue local

Égalité des sexes

Les femmes sont aussi instruites que les hommes et, par conséquent, elles ont des chances égales d’avancement dans la hiérarchie organisationnelle. La Croatie possède un pourcentage plus élevé de femmes docteures et ingénieures qu’au Canada. Toutefois, le principe d’équité salariale est encore limité dans son application, comme le sont les pouvoirs délégués aux femmes en milieu de travail. Néanmoins, les prestations de maternité et les congés consentis aux mères pour s’occuper d’un enfant malade sont assez généreux comparativement au Canada.

Religion

La religion et la nationalité n’ont pas d’impact en milieu de travail. La Croatie est un état séculaire et la religion n’est pas discutée en milieu de travail, pas plus qu’on y accorde de l’importance.

Classe

La classe est souvent déterminée par la position sociale de la famille et le niveau d’instruction. Par exemple, les personnes occupant une profession libérale, telles que les avocats, les professeurs et les docteurs, seront plus respectées et recherchées que les gens d’origine rurale ou les cols bleus.

Origine ethnique

Cela varie en fonction de l’origine ethnique et du lieu de travail. En général, être serbe ou roman, dans une moindre mesure, a très peu d’impact en milieu de travail. Au travail, les Croates tendent à garder pour eux leurs pensées et leurs sentiments. Les Croates peuvent occasionnellement faire des commentaires désobligeants à connotation ethnique à l’égard des Serbes – et d’autres groupes ethniques – lorsqu’ils sont irrités ou en désaccord avec eux. Autrement, les attitudes concernant l’origine ethnique ne se manifestent pas en présence de personnes de groupes ethniques différents et n’influent pas sur le travail.

Les stéréotypes à l’égard de certains groupes ethniques existent mais n’influencent pas le travail. L’origine ethnique y joue un rôle mineur, sauf au recrutement ou lorsqu’on cherche du travail.

Point de vue canadien

Égalité des sexes

En général, la culture est de type patriarcal et conservateur, particulièrement dans le Sud de la Croatie. Il est préférable pour les femmes canadiennes et les homosexuels de se comporter de la façon la plus officielle possible. Le terme « égalité des sexes » vient tout juste de faire son apparition dans la langue croate.

Religion

Le sujet est tabou et on n’en parle pas.

Classe

Il existe un grand écart entre les riches et les pauvres. Dans les villes, les écarts entre les classes sont légèrement moins grands. Le sujet est rarement discuté et on l’aborde la plupart du temps en termes de richesse. Comme l’économie croate est en période de transition, les gens commencent à accorder une plus grande importance à la classe basée sur la richesse.

Origine ethnique

Les Croates se méfient des Serbes, mais ce groupe ethnique n’est pas un sujet de discussion. Les enfants croates et serbes fréquentent des écoles séparées dans les régions rurales. Les personnes d’origine africaine sont considérées comme des gens d’affaires américains, des agents des Nations Unies (UNPROFOR) ou des musiciens. Les Roms qui vivent en Croatie sont des citoyens de deuxième classe (à l’instar des Afro-américains des années 1950 aux États-Unis). Bien que la Croatie compte divers groupes ethniques, la situation est différente de celle du Canada, qui tend à promouvoir les vertus d’une société multiculturelle et tolérante.

Ces attitudes ont peu d’impact en milieu de travail, particulièrement lorsqu’il s’agit de question d’argent. Toutefois, les Croates seront plus critiques et défiants à l’égard des Serbes.

Établir des bonnes relations

Point de vue local

Une relation d’affaires formelle et une distance appropriée doivent être maintenues en toutes circonstances. Aussitôt que la relation passe des affaires au plan personnel, le respect diminue. Il est nécessaire aussi de maintenir un certain décorum si l’on souhaite établir une relation d’affaires.

Point de vue canadien

Cela dépend. Si un contrat n’a pas encore été signé, il est essentiel auparavant d’établir une relation personnelle avec la partie croate et d’en vérifier les antécédents, les titres et les références. La fraude est fréquente et nombre de gens font des promesses qu’ils ne tiendront pas. Les Canadiens doivent donc faire preuve de prudence avant de faire confiance à un Croate qui les invite à prendre un café, un verre ou un repas.

Si un contrat a déjà été signé, il n’est pas primordial d’établir une relation personnelle avant d’entrer en affaires. Par contre, se comporter en professionnel est beaucoup plus important. Inviter un collègue à prendre un café est utile et vu comme une attitude professionnelle, bien qu’impersonnelle. L’établissement d’une relation sociale est plus important qu’une relation personnelle, surtout avec un gestionnaire, un superviseur ou un client potentiel.

Privilèges et favoritisme

Point de vue local

Oui, un collègue ou un employé s’attendra à des faveurs, si une relation personnelle ou une amitié sont établies, ce qui implique un traitement préférentiel, une augmentation de salaire, le recrutement d’amis ou de membres de la famille, des journées de travail plus courtes, des congés et autres choses. Il n’est pas recommandé d’accorder ces privilèges, mais un refus pourrait mettre un terme à la relation.

Point de vue canadien

Oui, les amis et la famille s’attendent à recevoir un traitement préférentiel et à se voir offrir une première opportunité d’emploi. L’octroi de tels privilèges est très peu fondé sur l’engagement ou le mérite du candidat.

Avant qu’un poste vacant soit annoncé dans les journaux, l’employeur offrira d’abord aux membres de sa famille et à ses amis de poser leur candidature. Les curriculum vitae des autres candidats se perdent. Le plus souvent, l’annonce de postes dans les journaux est une formalité juridique. La plupart du temps, un employé a déjà été recruté au moment où l’appel de candidatures est publié dans les journaux.

Conflits dans le lieu de travail

Point de vue local

Il vaut mieux affronter un collègue en privé au sujet d’un problème lié au travail. Toutefois, les Croates sont des gens très fiers et facilement offensés par les critiques. Il est préférable de suggérer de façon indirecte un changement et de demander l’opinion du collègue pour résoudre le problème.

Les problèmes liés au travail doivent être discutés en privé et vous aurez avantage à poser des questions pour obtenir le point de vue de l’autre personne, plutôt que de porter des accusations. D’une façon indirecte, vous pourriez lui demander : « Je pense qu’il y a un problème. Avez-vous observé quelques difficultés? » Il ne serait pas convenable de dire : « Vous me posez un problème » ou « la façon dont vous faites les choses me pose un problème. »

Les Croates ont un sens aigu de leur supériorité et ne pensent pas qu’un étranger puisse régler les questions sur leur territoire aussi bien qu’ils le peuvent. Une bonne façon de gagner leur confiance est de les consulter et leur demander leur opinion.

Point de vue canadien

Il est préférable d’affronter la personne en privé; en cas d’échec, un affrontement en public est acceptable. Il est possible de déceler si une personne a été offensée en observant son attitude et ses propos.

Motiver les collègues locaux

Point de vue local

La satisfaction au travail, un sens de l’engagement, la rémunération, la loyauté, les bonnes conditions de travail, la crainte de l’échec, etc., sont de bons facteurs de motivation des travailleurs croates. Toutefois, les augmentations salariales et la sécurité d’emploi viennent en tête de liste.

Point de vue canadien

Le taux de chômage est élevé en Croatie et s’établit environ à 40-50 p. 100. La rémunération et la sécurité d’emploi sont les facteurs de motivation les plus importants pour amener les employés à bien travailler. À ces deux facteurs s’ajoutent le statut social, la satisfaction personnelle au travail et la crainte de l’échec. Par exemple, si un médecin croate fait suffisamment d’argent pour soutenir sa famille et lui-même, il ne quittera pas sa profession pour celle de barman, même si le salaire de ce dernier est plus élevé.

En général, les Croates préfèrent travailler dans des compagnies étrangères (occidentales) où les salaires sont plus élevés et stables.

Livres, films et mets recommandés

Point de vue local

Voici quelques sites Web intéressants : www.croacia.com, www.croatians.com, www.meet- croatia .com, www.croatiaemb.net, et www.hic.hr.net, http://www.blue-world.org (Adriatic Dolphin Project); http://www.culturelink.hr/ (Lien culturel); www.hhi.hr/archipelago (Archipel vivant de Croatie); http://mirror.veus.hr/darko/etf/popis.html (Croates renommés); et http://www.eleaston.com/croatian.html (Langue croate).

Point de vue canadien

Livres à lire

La plupart des livres ne sont pas traduits en anglais ou le sont mal. La liste qui suit donne le titre de livres correctement traduits. Slavenka Drakulic : How we Survived Communism, and Even Laughed; Ante Nazor & Zoran Ladic : History of Croatians: Illustrated Chronology; Ivo Goldstein : Croatia, A History; Dubravka Ugresic : The Museum of Unconditional Surrender; et Marcus Tanner : Croatia, A Nation Forged in War.

Films à voir

Branko Marjanovic : Ciguli Miguli, Fedor Hanzekovic : Svoga tela gospodar, Branko Schmidt : Sokol ga nije volio, Lukas Nola : Nebo, sateliti et Dalibor Matanic : Fine mrtve djevojke.

Émissions télévisuelles

À voir Goran Visnic, acteur et personnage croate.

Sites web en anglais

Page d’accueil croate – http://www.hr/index.en.shtml; Conseil national du tourisme de Croatie – http://www.croatia.hr; Réseau croate – www.croatia.net ; Musique traditionnel croate, Institut d’ethnologie – http://maief.ief.hr/cd-eng.html; Réseau de la culture – http://www.culturenet.hr/v1/new/; Dalmacija – http://dalmacija.net/home/; Lubenica – http://www.open.hr/~dalbor/lubenice/; Mille îles de Croatie – http://public.srce.hr/islands/; Femmes, état, culture... – http://k.mihalec.tripod.com; Zagreb après le travail – http://www.awp.hr/awpx/default.htm; et ZaMir Zine – http://www.zamirnet.hr/eng/index.html.

Activités sur le terrain

Point de vue local

Vous devriez visiter un centre d’information touristique à votre arrivée. Zagreb et d’autres grandes villes ont des centres d’information touristique bien organisés. Les agents dans ces centres connaissent plusieurs langues et peuvent fournir tous les renseignements voulus sur les lieux à visiter, les concerts et les festivals.

La plupart des centres d’étudiants dans les universités locales (à Zagreb, Osijek, Split, Rijeka, Dubrovnik) peuvent vous fournir un interprète et un guide culturel. Leurs tarifs sont raisonnables.

Point de vue canadien

Lieux à visiter

Entre autres : Porec – Complexe épiscopal de la Basilique euphrasienne, Split – le Palace de Dioclétien, Dubrovnik – la vieille ville et les îles voisines, Plitvice jezera – parc national, Korcula – Moreska et Trogir – ville historique (tous les sites sont classés patrimoine historique mondial de l’UNESCO); Vokovar – la culture Vucedol; Sloin – ruines, tombes, amphithéâtres romains, etc.; Krapina – ossements d’un homme de Neandertal; Stubica – Matija Gubac, Libération des Surfs au 16e siècle; Trakovcan – châteaux; Zagreb – la capitale nationale; Krk – site archéologique, Baska Ploca (premier alphabet croate); Krka – pour la nature et les chutes; Istra – Hum, put glagolice (premier alphabet croate et ville la plus petite au monde); Pula – amphithéâtre; Mljet – parc national de l’île; et Sinj – Sinjska alka (événement traditionnel).

Les festivals abondent en été et au printemps, allant de la célébration du patron des villes ou des villages aux festivals internationaux de jazz, des écrivains et de folklore. Les marchés ouverts locaux sont un régal à visiter, spécialement la Tresnavka Plac à Zagreb où les gens font le gros de leur magasinage en aliments et vêtements. Les cafés et les bars se trouvent partout et, durant l’été et au printemps, ils ont des terrasses extérieures. Les Canadiens doivent absolument voir l’Ensemble folklorique national de Croatie, qui présente des spectacles de chants et de danses traditionnels croates.

Chaque grande ville de Croatie publie un bulletin de nouvelles mensuel qui liste les principaux événements culturels et sportifs, les médias et les restaurants. L’Office national du tourisme offre aussi des renseignements semblables. Les quotidiens et les stations de radio locaux et nationaux croates fournissent aussi des renseignements sur d’autres événements.

Spécialités culinaires

Entre autres : Medimorska gibanica, Zagorski struki, Grah i Zelje – haricots et chou, saucisses fumées (p. ex. kulen, sunka...), paprika au poisson, truite fraîche panée à la farine de maïs, soupe au boudin, piments farcis, Ajvar, Sarma, Mlinci, Fritule, Palacinke, porcelet, agneau à la braise, anchois à l’huile d’olive, Prsut, poissons salés, poissons de mer frais, crustacés, écrevisses, pâtes fraîches, truffes, asperges sauvages, champignons sauvages, cuisses de grenouille, escargots, câpres, olives et huile d’olive locales, fromage de chèvre, poivrons rouges grillés et Kestanj pirej.

Héros nationaux

Point de vue local

Les héros croates sont liés à l’histoire et à la vie culturelle de la Croatie. Les héros historiques sont : kralj Tomislav (le premier roi couronné de Croatie en 925 de notre ère), la famille Zrinski- Frankopan, Ban Jelacic, Stjepan Radic et Ante Starcevic. Les héros culturels sont : Ivan Zajc, Antun Mihanovic, Petar Preradovic, Ivan Mazuranic et plusieurs autres.

Point de vue canadien

Les héros croates sont

Miroslav Krleza – écrivain, Ivana Brlic Mazuranic – écrivaine, Dora Pejacevic – compositeur, Marija Juric Zagorka – écrivaine, première femme journaliste, féministe, Goran Ivanisevic – joueur de tennis et champion du tournoi de Wimbledon, Nikola Tesla – inventeur, Franjo Tudman – premier président croate, politicien et leader du mouvement d’indépendance, Ban Jelacic – politicien qui a libéré la Croatie des influences hongroises et Ivica et Janica Kostelic – champions de ski internationaux.

Evénements historiques partagés

Point de vue local

Pas nécessairement. Toutefois, durant la dernière guerre (1991-1994) en Croatie, le Canada a défendu l’idée que toutes les parties au conflit armé assumaient une égale responsabilité; cela ne correspond pas à la façon dont les Croates ont vécu la guerre. De plus, au cours du même conflit armé, les soldats de la paix canadiens sont intervenus entre les Forces armées croates et la guérilla serbe qui bloquait les principales routes de Croatie. Les Canadiens ont pris le parti des combattants serbes et sont devenus les premiers soldats de la paix au monde à transformer une mission de maintien de la paix en une mission de combat. Le résultat en est qu’ils ont tué un certain nombre de soldats croates. Cet acte a été considéré par la majorité des Croates comme un geste hostile et a considérablement modifié l’opinion des Croates à l’égard des Canadiens en général.

Point de vue canadien

Il n’y a rien qui puisse perturber les relations de travail ou sociales.

Stéréotypes

Point de vue local

Les Canadiens sont perçus comme des personnes connaissant peu des faits historiques de la Croatie et des cultures de l’Europe en général. Très souvent, les gens pensent que les Canadiens sont « tributaires » de la politique anglaise ou américaine et des politiques économiques de ces pays, et qu’ils manquent de caractère.

Point de vue canadien

Les Croates sont souvent considérés comme des gens violents, rudes et agressifs. Cela est partiellement dû au fait que la plupart des Canadiens ont entendu parler des Croates dans les journaux qui ont couvert la guerre. Le résultat est qu’on suppose que la Croatie est encore en ruines et peu sécuritaire, alors que d’énormes progrès ont été réalisés au plan structural et économique depuis la fin de la guerre, il y a 10 ans. Bien que des villes et quelques villages aient été restaurés, et que les gens s’habillent bien, il reste de nombreuses cicatrices au plan émotionnel et spirituel. La plupart des Croates sont très fiers et vont même jusqu’à emprunter de l’argent pour s’acheter de beaux vêtements et des objets de luxe, simplement pour ne pas paraître pauvres. Un équilibre doit par conséquent être fait entre la supposition que la Croatie est encore déchirée par la guerre et l’aisance économique du pays.

Au sujet des interprètes culturels

Interprète local

Votre interprète culturelle est née à Osijek, dans le Nord-Est de la Croatie. Aînée de trois enfants, elle a grandi dans cette ville jusqu'à l'âge de dix-neuf ans. Elle a immigré au Canada afin de poursuivre ses études et obtenir un diplôme de l'Université de Colombie-Britannique, à Vancouver. Elle a publié plusieurs articles et trois livres en croate. Elle est rédactrice pigiste pour un quotidien croate « Vecernje novosti », qui ressemble au Globe and Mail. Elle passe plusieurs mois chaque année en Croatie, où elle continue d'étendre ses relations de travail auprès des éditeurs locaux, d'activistes sociaux et d'agences humanitaires. Elle réside actuellement à Ottawa et occupe les emplois d'interprète culturelle et de professeure de langue croate. Elle est mariée et a deux enfants.

Interprète canadien

Votre interprète culturelle est née en Ontario et a grandi dans la ville de Hamilton. Elle a fait des études en anthropologie et en droit international à l'Université McMaster, à Hamilton. Ses études l'ont amenée à l'étranger pour la première fois en République dominicaine, où elle a fait des études en agriculture et en droit social. Après quoi, elle s'est installée en Croatie où elle a résidé pendant 4 ans. Elle est consultante et gestionnaire de projets pour Europe de l'Est.

Informations connexes

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

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