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Aperçu culturelles de la Guinée

Les aperçus culturels suivants visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auquel un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Le contenu ne reflète aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

Sur cette page

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.:

Conversations

Point de vue local

Après les salutations d’usage, quand vous rencontrez un Guinéen pour la première fois, les sujets que vous pouvez aborder et qu’il aimerait bien sont (dans l’ordre de préférence) : la famille, les langues, le travail, des questions sur la culture guinéenne et le lieu d’origine sans s’attarder sur l’éthnicité.

En Guinée l’humour est un bon moyen pour détendre votre interlocuteur mais les thèmes sur la sexualité, la politique, la religion ne sont pas très recommandés au premier contact. Cependant après un certain temps (plusieurs mois ou années), ces sujets peuvent être débattus avec celui qui est devenu un ami ou un confident.

Point de vue canadien

Lors d’une première rencontre, il est essentiel de saluer la personne et d’échanger des politesses avant d’entreprendre la conversation. Il est de mise de s’informer de la famille, et une discussion sur le lieu d’origine est en général appropriée. Le plus important est de ne pas insister sur les détails si la personne ne nous en offre pas. Les Guinéens ont tendance à être discrets sur leur vie personnelle, surtout avec un nouveau venu.

Les discussions touchant à la politique sont à éviter à tout prix, les gens se méfiant de l’intérêt qu’on y porterait, suite à la longue période de répression qu’a connue le pays. De la même façon, on peut demander à quel groupe ethnique notre interlocuteur appartient, ou s’informer des langues locales qu’il parle, mais les questions trop persistantes portant sur les différents groupes ethniques du pays se font difficilement sans placer notre interlocuteur dans l’embarras. Il semble qu’il existe une dynamique entre les groupes dont on ne discute jamais ouvertement. Il en est de même pour les questions concernant les rôles hommes-femmes ou la religion.

Les Guinéens sont en général ouverts à l’humour, bien qu’il en fassent habituellement peu usage. L’humour est sans subtilités, sarcasme ou ironie. Les gens ont plutôt tendance à se taquiner gentiment. Si on utilise l’humour, il vaut mieux que celui-ci ne vise personne en particulier.

Styles de communication

Point de vue local

Quand vous parlez à quelqu’un, gardez une distance d’un mètre environ, et parlez-lui avec courtoisie et sans crier. Soyez de préférence souriant mais sérieux. Ne touchez pas la personne en parlant et modérez vos gestes. Soyez franc dans le parler et faites attention aux changements brusques d’expression sur votre visage.

Point de vue canadien

Les Guinéens gardent une distance similaire aux Canadiens lorsqu’ils discutent. Le contact visuel direct y est moins fréquent, bien qu’il ne soit pas proscrit. L’attitude varie selon les individus, mais en général les subordonnés ont tendance à éviter le contact direct. Une personne qui évite le contact visuel n’est pas nécessairement jugée comme étant malhonnête.

Entre eux, les hommes peuvent se serrer la main ou se faire l’accolade. Il en est de même entre homme et femme ou entre femmes, bien que la poignée de main soit plus rare dans ces cas, particulièrement en milieu rural. L’accolade se pratique avec les connaissances proches, guinéennes ou expatriées. De la même façon, le toucher ne s’emploie qu’avec les personnes que l’on connaît très bien, et très peu entre homme et femme. Entre eux, les hommes ont souvent des contacts physiques, notamment ils se prennent par la main. Il s’agit de gestes d’amitié souvent associés aux musulmans. Un Guinéen qui choisit de faire quelques pas avec vous en vous tenant par la main démontre son amitié, sa fraternité, sa confiance; ce geste ne se fera normalement pas avant que vous ne vous connaissiez très bien.

Les Guinéens gesticulent peu en parlant et semblent souvent réservés dans leurs expressions faciales. Ils ont tendance à acquiescer de la tête en écoutant leur interlocuteur. Il n’y a pas de gestes offensifs particuliers en Guinée.

Le ton dépend en général de la nature de la relation que l’on entretient avec la personne. Une rencontre de travail sera souvent très solennelle au départ. Le ton sera très égal et les expressions très respectueuses. Il n’est pas de mise de dire franchement ce que l’on pense, et il peut être difficile au premier abord de détecter les véritables pensées d’un interlocuteur. Par respect, on dit plutôt ce que l’on croit que l’autre veut entendre.

Démonstration des émotions

Point de vue local

Les démonstrations d’affection sont acceptables en public mais elles doivent être modérées. Ces démonstrations sont beaucoup plus acceptables quand c’est le cas entre deux personnes du même sexe qu’à l’opposé. Par contre la colère et d’autres émotions négatives sont à éviter en public.

Point de vue canadien

Les démonstrations d’affection entre homme et femme sont plutôt limitées; ils peuvent se tenir par la main, mais ne s’embrassent que très rarement. Il est généralement accepté d’élever la voix avec quelqu’un de socialement inférieur (par exemple, un employé ou un commis qui nous sert dans un commerce) ou plus jeune (même si la différence d’âge est minime), et il est très courant de le faire.

Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Point de vue local

La façon de se vêtir pour le travail doit être respectable. Ne soyez pas trop formaliste avec vos jeunes employés subalternes même si ces derniers s’adressent à vous de façon très respectueuse. On s’adresse normalement à quelqu’un, que ce soit un collègue de travail ou non, par le nom de famille, bien que l’emploi d’un surnom soit également courant.

Peu de gens respectent les délais en Guinée mais le respect de la parole donnée fait partie intégrante de la culture. L’absentéisme au travail est plus remarquable au niveau des femmes. La productivité en Guinée dépend des conditions de travail, de la motivation, du salaire et des initiatives du chef.

Point de vue canadien

Hommes et femmes sont conservateurs dans leur habillement, et attachent une grande importance à leur façon de se vêtir. Les Guinéens adultes ne portent jamais de shorts, car cela est considéré comme étant un vêtement d’écolier. Les hommes portent habituellement un pantalon et une chemise à manches courtes, le veston et la cravate n’étant que très rarement portés. Les femmes portent une jupe ou une robe, habituellement de coupe traditionnelle et arrivant sous le genou. Les t-shirts, jeans, et robes ou jupes courtes sont rares. Les hommes portent parfois le boubou, une longue tunique portée sur un pantalon ample.

Il est préférable de s’adresser à des collègues de façon formelle (Monsieur Untel, Madame Unetelle) d’abord, et de continuer ainsi sauf si la personne préfère qu’on s’adresse à elle d’une autre façon. Les gens utilisent parfois seulement leur nom ou leur prénom, et plusieurs utilisent Madame ou Monsieur avec le prénom plutôt que le nom (peut-être parce que certains noms de famille sont très communs). Il est essentiel de s’adresser à ses supérieurs de façon formelle. Les titres sont respectés et utilisés, même par les collègues de longue date (Docteur Untel pour les professeurs, par exemple, ou Monsieur le Directeur). Les Guinéens sont polis et beaucoup moins familiers que les Canadiens. La plupart ne se permettent pas le tutoiement.

La ponctualité n’est pas toujours respectée, mais en général les gens essaient d’être à l’heure. Par contre, les retards, même importants, sont toujours explicables et acceptés. Il n’est pas de mise de réprimander quelqu’un qui est en retard. La ponctualité est plus importante pour les jeunes employés. L’absentéisme pour cause de maladie ou pour des raisons familiales et sociales est fréquent, et il est de mise de l’accepter, après justifications d’usage. En général les échéanciers ne sont pas strictement suivis. Bien que les Guinéens travaillent très fort à la tâche, le nombre d’heures productives dans une journée est moins élevé qu’au Canada. Il y a beaucoup de temps consacré aux discussions et explications, et parfois des détails sans importance causent des délais considérables sans que personne ne s’en offusque. Pour ces raisons, il est nécessaire de prévoir plus de temps pour réaliser un travail qu’on ne le ferait au Canada. De même, il est préférable de faire un suivi régulier du progrès du travail d’employés ou de collègues travaillant sur un projet commun.

La journée typique de travail varie beaucoup selon le milieu. Elle est interrompue par plusieurs périodes de prières auxquelles participent la plupart des employés. Par contre, beaucoup ne prennent pas de pause à midi pour le déjeuner. Habituellement, on ne travaille pas le vendredi après-midi et le dimanche, mais on travaille parfois le samedi.

Méthodes de gestion

Point de vue local

L’attention aux problèmes réels soulevés par les subalternes (affaires sociales et autres), l’ouverture d’esprit, l’expérience, la belle prestance, etc. sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur.

Cela ne fait pas de différence remarquable si le directeur/supérieur est un étranger à condition que ce dernier comprenne bien la culture locale. Par exemple, en Guinée, le Chef doit accorder de l’importance aux cérémonies de baptême, de mariage ou d’inhumation dans la famille de son employé. S’il ne le fait pas, il perdra le respect de ses employés. Pour savoir la façon dont vous êtes perçu, organisez périodiquement des réunions avec vos proches collaborateurs, ce qui leur permettra de parler en toute franchise et liberté. Vous pourrez ainsi être alerté aux petits faits divers (réactions des travailleurs face à un sujet donné, démobilisation, refus d’exécuter des instructions, etc.) qui pourraient poser problème.

Point de vue canadien

Le directeur local est souvent un diplômé qui a une bonne réputation. L’expérience, et de façon générale, la capacité à mener à terme la tâche demandée sont des atouts, mais ne sont pas des critères d’embauche essentiels. En effet, les relations familiales et personnelles jouent un rôle-clé dans l’octroi des postes, et de ce fait la notion de respect de la part des employés est très différente de celle que l’on retrouve au Canada, puisque les employés doivent souvent leur poste à leur supérieur.

Un superviseur/directeur expatrié peut parfois être perçu comme un obstacle par les employés locaux qui doivent se soumettre à une discipline ou à une rigueur qui n’est pas celle à laquelle ils sont habitués. Habituellement, il sera traité avec respect, mais il sera très difficile de savoir comment on le perçoit réellement.

Il faut noter que l’âge est très important en Guinée, et qu’un jeune, même des plus compétents, ne se retrouvera jamais dans un poste de direction. De ce fait, un jeune expatrié ne sera jamais pris au sérieux par la majorité de ses aînés. De plus, contrairement au Canada, où la plupart des gens en milieu de travail considèrent qu’il y a toujours quelque chose à apprendre, en Guinée on a plus de respect pour ceux qui ont un diplôme ou un poste supérieur.

Hiérarchie et prise de décision

Point de vue local

Les décisions peuvent être prises par le chef hiérarchique et de façon unilatérale. Elles peuvent être aussi prises par l’équipe de la direction (le chef de service et ses proches collaborateurs), ou par le collectif des travailleurs en réunion. Les idées peuvent venir des cadres, auquel cas ce sont des « décisions » ou des subalternes, auquel cas il s’agit de « propositions ou suggestions ». Celles-ci peuvent être discutées lors d

Il est tout à fait normal de consulter son chef mais avec parcimonie.

Point de vue canadien

En général, les décisions sont prises par les cadres supérieurs, avec un minimum de discussion. En Guinée, le supérieur hiérarchique a le dernier mot. Il n’est pas de mise de remettre ses décisions en question, surtout en présence d’autres personnes. Avec le temps, si on arrive à développer une bonne relation avec un collègue, certaines discussions se feront plus facilement. Par ailleurs, les expatriés seront rarement contredits par les personnes de rang inférieur.

Pour présenter une idée à un supérieur, il est plutôt de mise d’attendre que le supérieur aborde le sujet, sinon, il faut suggérer des idées discrètement au supérieur, sans insister sur notre contribution.

Le modèle interactif auquel les Canadiens sont habitués n’est pas bien perçu en Guinée. Le supérieur considère souvent qu’il n’a pas le temps de discuter de ce genre de chose, et en insistant vous risquez d’être perçu comme étant faible ou incompétent; au mieux, vous serez perçu comme lui faisant perdre son temps. Il y a évidemment des exceptions, où le superviseur est plus ouvert au dialogue.

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Point de vue local

Égalité des sexes

Le Guinéen accorde un certain respect à la femme. Il appartient à l’homme de se charger des travaux qui requièrent de la force physique. Une femme haut placée dans une structure est beaucoup plus respectée que l’homme, surtout quand elle est compétente.

Religion

La religion ne joue pas un rôle important dans les milieux de travail car la Guinée est un pays laïc.

Classe

La classe sociale joue un rôle important dans la vie quotidienne. Très souvent la corruption, les liens d’amitié ou de parenté avec le chef, la position au sein de la société ou de l’entreprise influencent les décisions.

Origine ethnique

Les problèmes découlant de l’ethnocentrisme, du régionalisme, du tribalisme ne sont pas toujours évidents mais ce sont des éléments marquants qui perdent toutefois de leur importance dans la société guinéenne moderne o` il n’est plus de mise de s’afficher comme régionaliste ou tribaliste.

Point de vue canadien

Égalité des sexes

L’égalité des sexes n’est pas une réalité en Guinée, bien que la plupart des gens l’acceptent à divers degrés. La polygamie, bien qu’officiellement interdite, est souvent pratiquée. Les femmes sont par contre très présentes sur le marché du travail, soit dans le gouvernement, dans l’entreprise privée ou dans le secteur informel (petits commerces). Il y a des femmes ministres, par exemple, et elles sont respectées de tous. De plus, la femme peut avoir beaucoup de pouvoir à la maison sans qu’il ne le paraisse, par exemple en contrôlant le budget familial. Une femme peut très bien superviser des hommes sans que ça ne les gêne.

Religion

La Guinée est majoritairement musulmane, avec une minorité chrétienne et une autre, plus petite, animiste, qui est concentrée surtout dans la région forestière. Il y a une forte pression sociale entre les musulmans pour qu’ils se conforment aux règles dictées par la religion. Il est ainsi de mise de prier plusieurs fois par jour, en groupe; la consommation d’alcool est mal vue. Il ne semble pas y avoir d’animosité ouverte entre les différentes religions.

Classe

Les différences de classes ne sont pas très ouvertement marquées en Guinée.

L’origine ethnique

L’origine ethnique est souvent associée à des stéréotypes, selon lesquels tel groupe est malhonnête ou tel autre est travailleur. L’origine ethnique sous-tend souvent les relations entre les gens, sans qu’il n’en soit jamais fait mention. Un Canadien pourrait avoir de la difficulté à comprendre la dynamique d’un milieu de travail tant qu’il n’a pas compris les subtilités des relations entre les différents groupes. Il est en général futile de tenter de se faire expliquer cette dynamique, la question sera évitée ou les gens diront que l’origine ethnique ne fait aucune différence, bien qu’il est clair que cela n’est pas le cas.

Établir des bonnes relations

Point de vue local

Avant de faire des affaires avec quelqu’un en Guinée, il est recommandé de prendre le temps de connaître la personne et d’essayer de comprendre sa vie, ses habitudes, son tempérament, etc. La première impression d’une personne n’est pas toujours la meilleure ou la plus fondée.

Pour établir cette relation, il faut beaucoup l’écouter, observer la façon dont elle agit, comprendre ses besoins, son milieu et ses amis, ainsi que son rang social et administratif, si possible, avant de prendre la décision finale d’établir une relation personnelle avec l’intéressé. Quand la décision est prise, il faut diminuer les barrières tout en restant sur ses gardes pendant un certain temps. Il faut discuter très souvent avec l’interlocuteur, aller manger au restaurant, l’aider à résoudre certains de ses petits problèmes quotidiens et lui offrir des petits cadeaux (l’inviter à prendre un verre, lui offrir des cigarettes ou le ramener chez lui en voiture).

Point de vue canadien

Il n’est pas important d’établir une relation personnelle avant de faire des affaires, la situation est semblable à celle que l’on trouve au Canada.

Privilèges et favoritisme

Point de vue local

En Guinée il arrive très souvent qu’un collègue ou un employé s’attende à avoir des privilèges spéciaux ou à recevoir une considération spéciale en raison de ses relations ou de son amitié avec un chef (traitement de faveur, augmentation de salaire, embauche de proches, etc.).

Point de vue canadien

Il est presque certain qu’un employé ou collègue ayant une relation privilégiée avec nous jugerait normal d’obtenir des privilèges. De plus, il est possible que ce collègue ou employé utilise cette relation privilégiée comme un atout supplémentaire dans un rapport de force avec ses pairs ou subordonnés, à notre insu. Il pourra alors exercer un certain contrôle sur ceux-ci et leur demander des traitements de faveurs de toutes sortes.

En général, les considérations spéciales sont à éviter. Il faut plutôt être juste envers tous et appliquer les mêmes règles pour tous.

Conflits dans le lieu de travail

Point de vue local

Si vous avez un problème avec un collègue de travail ou un subalterne guinéen, prenez-le en aparté et faites-lui part de vos remarques de façon sincère et calme. Vous vous comprendrez certainement. La réaction du Guinéen peut être vive et immédiate s’il se sent offensé. Demandez-lui pardon immédiatement ou plus tard, et il vous pardonnera!

Point de vue canadien

Il faut éviter de confronter le collègue en public, mais on pourra le faire en privé en évitant la confrontation. Cependant, il est très difficile de savoir si un collègue a quelque chose à nous reprocher. En demandant directement, on n’obtiendra pas une réponse honnête, car il n’est pas de mise de parler franchement de ces choses. Il est aussi peu probable que le collègue nous aborde pour se plaindre. Il est possible qu’il se plaigne à un supérieur, qui nous abordera ensuite, mais ça reste peu probable, ce type d’approche en milieu de travail ne faisant pas partie des habitudes.

Motiver les collègues locaux

Point de vue local

Les bonnes conditions de travail, l’argent, l’attention du supérieur, le dévouement, etc. sont les principales sources de motivation en faveur du bon rendement.

Point de vue canadien

Bien que cela varie en fonction du type d’emploi et des individus, en général un collègue qui est payé correctement et qui a une bonne atmosphère de travail (i.e., félicitations appropriées, pas de commentaires négatifs non justifiés) fournira un bon rendement, tout en y trouvant une satisfaction professionnelle.

Livres, films et mets recommandés

Point de vue local

Je recommande le livre la Guinée est une Famille de Néné Moussa Maléya Camara ; L’Enfant noir et Dramouss de Camara Laye.

Point de vue canadien

Il existe quelques films et livres guinéens, mais ils me sont inconnus. Naturellement, certaines caractéristiques guinéennes sont communes à certains pays de la région, par exemple le Burkina Faso, le Sénégal ou le Mali, étant donné que les mêmes groupes ethniques s’y retrouvent. Donc des lectures, films et émissions sur la région en général donnent un aperçu. Il en est de même en ce qui a trait à la nourriture. Les Guinéens se nourrissent principalement de riz en sauce, la sauce étant une variation sur deux ou trois thèmes (sauce feuilles de légumes à l’huile de palme, sauce aux arachides). On trouvera ce type de plat dans tout restaurant africain au Canada.

Activités sur le terrain

Point de vue local

Lisez tous les documents d’auteurs guinéens, participez aux cérémonies de mariage, baptêmes, fêtes de Baro, funérailles pour comprendre certains détails culturels. Pour mieux comprendre la culture guinéenne, choisissez un ami guinéen qui soit un intellectuel de plus de 30 ans et d’une classe sociale moyenne (un peu à l’abri du besoin).

Visitez les cafés avec des amis guinéens pour manger du « TÔ » ou du « Fonio »; avec sauce à l’arachide, au poisson ou à la viande. Gouttez à l’igname grillée à l’huile avec la viande ou la sauce aux feuilles de patate sur le riz.

Point de vue canadien

La meilleure façon de découvrir la culture est de demander à des collègues, mais en faisant attention de ne pas sembler aller au devant d’une invitation qu’ils ne sont peut-être pas en mesure d’assumer, pour des raisons financières ou familiales.

Héros nationaux

Point de vue local

Les principaux héros guinéens sont : L’Almamy Samory Toure – Empereur du Ouassoulou; Alpha yaya Diallo, le Roi de Labé; Almamy Bocar Biro Barry; Zébéla Togba; Dinah Salifou; et Kissi Kaba Keita. Ils ont tous été fermement opposés à la colonisation française.

Point de vue canadien

Je ne connais pas les héros nationaux de Guinée.

Evénements historiques partagés

Point de vue local

Il n’y a aucun événement historique qui pourrait nuire aux relations canado-guinéennes.

Point de vue canadien

Pas à ma connaissance, en fait le Canada est habituellement jugé favorablement par rapport aux pays colonisateurs comme la France. Les Canadiens sont très présents en Guinée, notamment dans les domaines miniers et de l’énergie et dans les projets de coopération. Ils sont perçus comme étant fiables, honnêtes et capables de livrer la marchandise.

Stéréotypes

Point de vue local

La collaboration entre Guinéens et Canadiens ne souffre pas de stéréotypes négatifs pouvant nuire à leurs rapports.

Point de vue canadien

Les Canadiens sont souvent reconnus comme étant des "mauvais patrons", trop gentils ou généreux donc incapables de se faire respecter en tant que supérieurs hiérarchiques. S’ils sont trop généreux, par exemple avec les salaires, ils risquent de passer pour naïfs, et donc être susceptibles d’abus.

Dans une moindre mesure, les Canadiens ont parfois la réputation d’être peu soignés dans leur apparence, de mal s’exprimer (accent, élocution peu claire) et de manquer de respect (p.ex. : passer outre aux salutations d’usage, tutoiement trop facile, trop pressés dans leurs conversations).

Au sujet des interprètes culturels

Interprète local

Votre interprète culturel est né à N'Zérékoré, le dernier de quatre enfants. Il a grandi en milieu rural et a poursuivi ses études primaires et secondaires à Macenta et à N'Zérékoré en Guinée Forestière au sud du pays. Il a fait ses études post-secondaires à l'université de Conakry. Son travail d'ingénieur géologue lui a permis de bien connaître les moeurs et coutumes dans les différentes régions du pays et, depuis 1978, il a effectué des stages, des formations et des missions officielles dans de nombreux pays étrangers dont le Mexique. Il a travaillé avec des Canadiens depuis 1982 au projet de recherche d'or à Siguiri, en Guinée, où il vit toujours. Il travaille actuellement au ministère des Mines et de la Géologie à Conakry. Il est marié et père de quatre enfants.

Interprète canadien

Votre interprète culturelle est née en 1965, la plus jeune de cinq enfants. Elle a grandi en ville. Elle a fait ses études à Montréal et à Ottawa en biologie à l'Université Mcgill, en environnement à l'UQAM, et en relations internationales à l'Université Carleton. Son travail l'a emmenée à l'étranger en 1988 pour la première fois où elle a travaillé comme biologiste. Pendant les six années suivantes, elle a voyagé en Guinée où elle a travaillé, en faisant de courts séjours fréquents tout au long de cette période. Lorsqu'elle n'était pas en Guinée, elle travaillait avec des Guinéens au Canada. Elle est maintenant revenue au Canada, à Montréal, où elle travaille en relations internationales. Elle est mariée et a un enfant. Votre interprète a voyagé et travaillé en Europe, dans les îles des Caraïbes, et au Sénégal.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

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