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Aperçu culturelles de l'Afrique du Sud

Les aperçus culturels suivants visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auquel un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Le contenu ne reflète aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

Sur cette page

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.:

Conversations

Perspective locale

Lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, il convient de vous présenter brièvement, notamment de lui indiquer votre nom et votre lieu d’origine. Il est utile de posséder certaines connaissances sur l’Afrique du Sud, ses destinations touristiques et ses divers groupes ethniques.

Pour déterminer la façon de saluer une personne dans le dialecte local, il convient de l’interroger sur son ethnicité. Ce geste en soi démontre que vous vous intéressez sincèrement à cette personne et à sa culture. Vous pouvez traiter de soccer, de basketball de la NBA, de rugby et de cricket, qui sont des sports populaires dans ce pays. Songez à aborder la météo au Canada ; décrivez l’hiver ou les sports canadiens, comme le hockey et la passion des Canadiens envers ce sport. En ce qui concerne le Canada, vous pouvez également parler de la culture, de la géographie, des destinations touristiques et des mets nationaux ; manifestez votre propre intérêt envers les mets locaux de votre interlocuteur.

Perspective canadienne

Tout comme les Canadiens qui adorent discuter de hockey ou les Américains de baseball, les Sud-Africains, tant les hommes que les femmes, adorent parler de leurs équipes sportives locales. De façon générale, de nombreux Sud-Africains blancs suivent le Rugby, à la fois l’équipe nationale, les Springboks et l’autre équipe provinciale rivale. Aborder le sujet du football (le soccer en Amérique du Nord) avec des Sud-Africains noirs peut enflammer un débat. En raison de la longue période de la colonisation britannique, les Africains d’origine indienne et britannique s’intéressent au criquet. Ouvrez un journal à la section des sports et préparez-vous à poser certaines questions en lien aux événements sportifs en cours. Bien entendu, l’amour pour les sports va bien au-delà des frontières raciales, alors ne ne supposez pas la personne s’intéresse aux sports en fonction de son patrimoine, comme mentionné ci-dessus.

Styles de communication

Perspective locale

Lorsque vous vous exprimez oralement, faites preuve de confiance et de respect. Soyez doux et serviable à l’égard des aînés, et apprenez à vous y adresser de façon appropriée (xhosa, bhuti – grand frère, sisi – grande sœur, mama – maman, tata – pata). Il convient de souligner que le respect à l’égard des aînés ou des supérieurs est très important. Les jurons doivent être évités, puisqu’ils constituent une forme d’impolitesse. N’oubliez pas que les Canadiens ont un accent aux oreilles de la population locale; par conséquent, tâchez de bien articuler.

Sur le plan de la communication non verbale, évitez de regarder une personne directement dans les yeux dans un contexte informel. Cette règle s’applique également à votre superviseur (ou gestionnaire), au travail. Le contact visuel est de moins en moins dérangeant à mesure que vous apprenez à connaître une personne.

Perspective canadienne

Les Sud-Africains noirs utiliseront un style de communication beaucoup plus indirect que celui des Canadiens. Portez attention au passage de l’air par la bouche pour déceler des indications de désaccord ou qui peut indiquer que la personne désire ajouter quelque chose. Les Sud-Africains noirs sont également moins susceptibles d’établir un contact visuel direct avec vous; cependant, vous remarquerez que cela se produit plus fréquemment avec la génération plus âgée qu’avec les plus jeunes.

Vous remarquerez de nombreux styles de langage corporel indien chez les Africains indiens, comme un signe de la tête ou un dandinement. Vous devriez également vous familiariser avec les styles de communication indiens traditionnels.

Les hommes et les femmes sont moins portés à toucher les autres personnes que nous le faisons au Canada. Si vous êtes une femme, évitez de tendre la main avant qu’un homme vous tende la sienne. Faire une accolade devrait se faire seulement une fois que vous avez établi une relation forte avec la personne.

La hiérarchie est importante. Si vous occupez un poste de niveau supérieur à celui de la personne avec qui vous conversez, assurez-vous de déceler activement des signes de consentement, car les gens vont attendre patiemment pour vous faire part de leurs idées, et dans une discussion animée, vous risquez de manquer des informations importantes.

Démonstration des émotions

Perspective locale

Les manifestations publiques d’affection sont taboues ; par conséquent, les Canadiens devraient exprimer leur affection en privé. Au travail, des critiques constructives peuvent être formulées sans que la personne visée ne réagisse de façon trop émotive.

La manifestation d’émotions comme la colère est acceptable, mais les gens doivent se comporter de manière appropriée, sans perdre le contrôle de leurs émotions. Il est acceptable de pleurer en cas de décès d’un proche.

Perspective canadienne

Une des nombreuses belles choses à propos de l’Afrique du Sud est la rapidité avec laquelle les gens explosent de joie et de bonheur. Il est possible que vous voyiez de jeunes gens danser dans les rues si une bonne chanson se fait entendre. Lorsque les conversations se tournent vers les événements actuels liés à la politique, la passion des gens se fait sentir; ils parlent fort et gesticulent beaucoup. Cependant, lors d’interaction avec des groupes interraciaux, en particulier dans un contexte d’affaires, la démonstration des émotions se fait plus en harmonie avec ce qui est attendu dans le milieu de travail canadien.

Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Perspective locale

La tenue vestimentaire varie d’un endroit à l’autre. Cependant, les habitants locaux ont adopté le code vestimentaire occidental, c’est-à-dire un habit d’Angleterre ou d’Italie à la mode, en milieu de travail. La tenue vestimentaire appropriée au travail est très importante et peut aider à créer une bonne première impression. Les vêtements non occidentaux de nature simple sont également acceptables, compte tenu de la population diversifiée de l’Afrique du Sud, dont une partie provient de quartiers défavorisés.

En Afrique du Sud, la culture de travail est très occidentalisée ; par conséquent, les échéances sont prises au sérieux et doivent être respectées. La ponctualité est très importante, et les employés doivent se présenter à l’heure aux réunions de travail.

Dans la plupart des entreprises privées et des ministères, les activités professionnelles se déroulent dans un cadre formel. Vous devez être sérieux et préparé, et bien connaître le sujet.

Perspective canadienne

Les Sud-Africains ont une notion beaucoup plus fluide de l’actualité que les Canadiens. J’ai constaté que l’une des meilleures choses que j’ai apprises lors de mon séjour en Afrique du Sud est de se détendre et d’avoir confiance que les choses vont se passer, mais selon un échéancier plus long que celui auquel je suis habitué. Il est inutile de précipiter les choses; vous ne pouvez pas modifier l’heure africaine. Cependant, un truc plus pratique est que lorsque vous planifiez une réunion ou que vous prenez des dispositions pour rencontrer quelqu’un, écoutez attentivement quand ils disent maintenant, à l’instant ou tout de suite.

Si une personne vous dit qu’elle vous rencontrera ou qu’elle fera quelque chose « maintenant », ne supposez PAS que cela signifie que cela se produira bientôt, si jamais cela devait se produit. Il s’agit plus de reconnaître l’importance de cette demande pour vous et non pas de la rapidité à laquelle la personne y répondra ou passera aux actes. Maintenant pourrait signifier à un moment donné et peut-être même peut-être.

Lorsque vous entendez quelqu’un dire qu’il va faire quelque chose « à l’instant », cela signifie que ce sera fait, probablement dans les prochaines heures. En tant que Canadien, j’ai d’abord interprété cette réponse comme étant une urgence ou une priorité, mais cela n’est certainement pas le cas en Afrique du Sud. Elle signifie plus que les choses vont se faire une fois que la personne aura terminé ce qu’elle fait présentement et qui est plus important, ensuite, elle s’occupera de vous.

Quand vous entendez quelqu’un dire qu’il va faire quelque chose ou vous rencontrez « tout de suite », ne vous excitez pas et ne vous précipitez pas à la réunion. Cela pourrait signifier dans un délai de 15 minutes à une heure, ou quand la personne aura terminé ce qu’elle fait présentement et qu’elle pourra s’attaquer à la tâche que vous lui avez demandé de faire ou assister à la réunion que vous avez prévue. C’est plus rapide que maintenant, mais cela ne signifie pas immédiatement.

En milieu de travail, la tenue vestimentaire est un peu plus formelle que dans les bureaux du gouvernement du Canada; elle se rapproche un peu plus de la tenue vestimentaire attendue sur Bay Street à Toronto. Les hommes qui ont de l’ancienneté au travail portent un complet au bureau et une chemise habillée (sans cravate) qu’ils sortent souper en soirée. Les femmes portent également une tenue vestimentaire à l’allure professionnelle et souvent une jupe. Cependant, les femmes ont tendance à porter des couleurs plus vives et des accessoires plus voyants que ceux que l’on rencontre dans les bureaux au Canada. Il est rare de voir des hommes ou des femmes porter la tenue vestimentaire traditionnelle au travail. Ce code vestimentaire non écrit est valide toute la semaine, c.-à-d que les jeans ne sont pas permis le vendredi.

Méthodes de gestion

Perspective locale

Les gestionnaires sont souvent considérés comme des maîtres de leur art qui détiennent toutes les réponses. Les gestionnaires qui sont faciles d’approche et préfèrent le travail d’équipe au rendement individuel sont les plus populaires. Un gestionnaire doit être capable de formuler des critiques constructives, de fournir des commentaires et de partager ses expériences avec ses subalternes. Un gestionnaire ne doit jamais donner l’impression de privilégier certains collègues (ils doivent tous être traités équitablement). Compte tenu de la culture collectiviste de l’Afrique du Sud, le partage de renseignements avec une équipe ou au sein de celle-ci est encouragé. Il est important d’offrir au personnel de la rétroaction individuelle sur les projets ou les résultats visés.

Perspective canadienne

Avoir des connaissances techniques est très apprécié et est une bonne façon de gagner le respect. Connaissez bien vos faits, vos chiffres et vos renseignements généraux lorsque vous vous présentez à une réunion ou que vous faites une présentation.

Les relations sont très importantes pour les Sud-Africains, et en même temps, il peut être très difficile d’établir des relations, car ils peuvent se méfier des étrangers (cela s’applique également à vos employés). Il vous faudra du temps pour apprendre à connaître votre personnel et comment il vous perçoit ; donc, soyez patient. Vous saurez que vous êtes accepté lorsque vous serez invité à un événement sportif, à prendre un verre ou à souper après le travail ; ne refusez pas ces invitations.

Hiérarchie et prise de décision

Perspective locale

Hiérarchie

La nouvelle économie sud-africaine repose principalement entre les mains de grandes sociétés, et le contexte a considérablement évolué depuis la fin du régime d’apartheid. Le secteur des petites ou moyennes entreprises (PME) demeure sous-développé, mais le gouvernement met en œuvre des structures de soutien afin de l’aider à prospérer. De plus en plus de sociétés sont encouragées à miser sur l’inclusion et à adopter une démarche de gestion démocratique et égalitaire. La mondialisation a eu une incidence énorme sur le secteur des entreprises de l’Afrique du Sud ; la prise de décisions a été décentralisée, et les organisations affectent des responsabilités supplémentaires aux niveaux inférieurs.

La plupart des gestionnaires adoptent une politique de « porte ouverte », bien que cela varie d’un gestionnaire à l’autre. La personnalité et les antécédents culturels du superviseur peuvent constituer des facteurs.

Les Sud-Africains exercent une grande influence culturelle et apprécient le travail d’équipe, l’accessibilité, le caractère informel et la communication ouverte ; cette culture collectiviste a tendance, au travail, à partager les renseignements et les idées, et à célébrer les réussites en équipe plutôt que sur le plan individuel. Il est important de savoir que, depuis l’ère de l’apartheid, des tensions raciales peuvent survenir entre divers groupes, plus particulièrement entre les Noirs et les Blancs. Les étrangers sont parfois étonnés de constater que certains groupes font toujours l’objet de censure fondée sur la race.

Les gestionnaires sont encouragés à s’adapter aux nouvelles tendances mondiales en matière de représentativité et de transparence des effectifs ; ils en ont même l’obligation juridique. Par conséquent, les gestionnaires sont forcés à être beaucoup moins autoritaires qu’auparavant.

Des conflits surviennent toujours entre les Afrikaners blancs et la nouvelle génération de jeunes Sud-Africains noirs, qui se préparent à gravir les échelons et à succéder à la vieille garde. Les compétences et l’expérience jouent un rôle important. L’échelle organisationnelle de la plupart des organisations sud-africaines est de plus en plus horizontale.

Prise de décisions

En Afrique du Sud, la prise de décisions est fortement hiérarchisée ; les cadres supérieurs prennent la majorité des décisions. Cependant, il est conseillé aux dirigeants de toujours intégrer les opinions de leur équipe au processus décisionnel. En raison de la longueur du processus d’approbation et de la nécessité de tenir une consultation lors d’une réunion de la direction, le processus décisionnel risque d’être plus long que celui auquel les étrangers sont habitués.

Perspective canadienne

En Afrique du Sud, les réunions ont un côté un peu moins officiel qu’au Canada où l’on s’attend à avoir un ordre du jour que l’on suit et où les réunions se terminent à l’heure. Il s’agit du reflet de l’importance portée aux personnes et aux relations et moins sur la rapidité. Cependant, le gestionnaire est celui qui prend les décisions et toutes les personnes qui assistent à la réunion les acceptent. Le patron a le dernier mot.

Votre gestionnaire est la seule personne que vous devez consulter pour obtenir des réponses sur une décision d’affaires, et cette relation est la clé pour profiter d’une expérience positive en milieu de travail.

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Perspective locale

Sexe

L’homme domine toujours le milieu de travail sud-africain ; toutefois, les entreprises et le gouvernement multiplient les efforts pour apporter des changements et favoriser l’égalité et l’équité. Les hommes occupent plus de postes de direction que les femmes, comme c’était le cas autrefois. De plus, l’homme est toujours considéré comme le soutien et le chef de famille.

Classe

En raison de la présence importante d’argent frais (de « nouveaux riches »), diverses classes existent en Afrique du Sud.En voici quelques exemples :

  • « vieil argent » – ces personnes ont reçu un héritage de parents favorisés;
  • richissime – les entrepreneurs et les gens d’affaires prospères qui ont tiré parti de la nouvelle Afrique du Sud, de sa croissance et de sa prospérité;
  • riche – les personnes qui ont acquis une richesse grâce à leur dur labeur et à leur discipline;
  • classe moyenne supérieure – les personnes éduquées qui souhaitent acquérir un certain statut et s’estiment avantagées;
  • classe moyenne – les nouveaux diplômés qui possèdent de trois à cinq années d’expérience de travail, ont acquis les compétences les plus modernes et souhaitent s’imposer au travail ainsi que dans un contexte professionnel;
  • pauvre – malheureusement, cette classe constitue plus de 60 % de la population de l’Afrique du Sud.

Religion

Tous les groupes ethniques valorisent la religion, et les diverses religions sont respectées.

L’Afrique du Sud comprend divers groupes religieux (catholiques, presbytériens, méthodistes, sions, témoins de Jéhovah, musulmans, hindous, bouddhistes) et un éventail de religions ancestrales et de systèmes de croyances.

Ethnicité

Les groupes ethniques suivants font partie de l’Afrique du Sud : les Zoulous, les Xhosa, les Pedi, les Tswanas, les Sotho, les Tonga, les Swazi, les Venda et les Ndébélé. Différents groupes ethniques pratiquent diverses religions et se respectent mutuellement. En milieu de travail, la religion et l’ethnicité sont des sujets à éviter, car leur lien avec le système de croyances et les différentes origines pourrait créer des conflits.

Perspective canadienne

Sexe

Les rôles et les attentes des personnes de sexe différent en Afrique du Sud ne vont pas aussi loin que l’égalité des sexes comme au Canada. De façon traditionnelle, les hommes ont un rôle de dirigeant et de chef de famille, et les femmes jouent le rôle d’aidant naturel. Des points que les Canadiennes considèrent désormais comme la norme, comme le congé de maternité ou des horaires de travail flexibles pour assurer la garde des enfants sont inexistants. Les hommes et les femmes d’affaires sud-africains qui réussissent ont plus souvent du personnel et une bonne d’enfants que ceux au Canada. Les tâches ménagères ne doivent pas avoir de répercussions sur le rendement au travail. Les femmes devront travailler dur pour démontrer leurs compétences à leurs pairs masculins et leurs patrons.

Ethnicité

L’Afrique du Sud est la nation « arc-en-ciel » en raison de la diversité des gens qui y habitent. L’ethnicité comprend les peuples autochtones San d’origine, les nombreuses tribus, les colonialistes hollandais et anglais et les immigrants indiens et chinois qui composent aujourd’hui le peuple sud-africain moderne. À l’heure actuelle, il y a une certaine réaction de la part des Sud-Africains au sujet des immigrants clandestins en provenance d’autres pays africains. Cette réaction prend la forme de commentaires négatifs à l’égard d’autres groupes ethniques africains. Par contre, l’appartenance ethnique n’a pas d’impact apparent sur la culture locale en tant que race.

Classe

Les divisions de classe se font entièrement en fonction des orientations raciales en Afrique du Sud en raison de l’apartheid. En Afrique du Sud post-apartheid, les relations raciales sont toujours juste sous la surface dans presque toutes vos interactions en milieu de travail. Assurez-vous que vous comprenez l’histoire de ce qui est arrivé, et commencez à supposer que l’héritage se joue dans toutes les interactions que vous avez – parce c’est le cas. Vous devrez activement chercher à établir la confiance et les relations avec les gens d’une autre race. Je devais parfois rappeler gentiment à mes collègues noirs que je n’étais pas un Sud-Africain blanc, mais plutôt un Canadien blanc, et que je n’ai pas immédiatement les mêmes stéréotypes appris ou préjugés inconscients qu’eux. Lorsque des conflits raciaux se produisaient (soit en tant que participant ou observés), je demandais souvent plus tard une explication des raisons pour lesquelles cette interaction s’était produite. Je trouvais que c’était une bonne façon d’en apprendre davantage sur les normes culturelles en Afrique du Sud, à partir d’une variété de perspectives. Les Sud-Africains sont très disposés à parler de l’impact de l’apartheid sur leur vie, tant et aussi longtemps que vous abordez la conversation dans un esprit de curiosité, de compassion et avec une ouverture d’esprit. Comprendre la race et l’ethnicité en Afrique du Sud c’est comprendre l’Afrique du Sud.

Religion

La diversité religieuse en Afrique du Sud est très bien accueillie dans la pratique, et selon mon expérience, plus qu’au Canada. Vous trouverez une salle de prière dans presque tous les bureaux et bâtiments publics, et il est tout à fait normal d’alléger l’horaire de travail les vendredis après-midi quand il pourrait entrer en conflit avec les activités de la mosquée ou de la synagogue.

Établir des bonnes relations

Perspective locale

Il est très important d’établir une relation de travail avec des collègues ou des clients avant d’entrer dans le vif du sujet. Apprenez à les connaître; renseignez-vous brièvement sur leur ethnicité et leur origine. Manifestez votre intérêt et renseignez-vous au préalable sur leurs produits ou leurs services. Parlez de sport, d’attractions touristiques locales qui vous semblent intéressantes, et de mets locaux; vous briserez ainsi la glace afin de bâtir une relation, avant de procéder à une transaction commerciale.

Perspective canadienne

Il est très important que vous appreniez à connaître vos collègues et vos clients. Les relations sont la clé pour être présenté aux bonnes personnes pour faire des transactions commerciales, et lorsque vous êtes invités pour prendre un café ou un repas, il est probablement préférable de ne pas refuser l’invitation. Certaines personnes caractérisent la culture d’entreprise de l’Afrique du Sud comme étant des cliques, ou comme la vieille génération l’appelle, des clubs de vieux garçons, auxquels vous pouvez appartenir seulement en ayant le bon diplôme universitaire et en établissant les bonnes relations tout en fréquentant ces institutions. Il est donc important de travailler dur pour établir des relations.

Vous remarquerez qu’une fois que vous apprenez à connaître les gens, les personnes qui travaillent dans votre bâtiment s’arrêteront pour vous saluer et vous accueillir à votre arrivée. Il est donc important de vous arrêter et de discuter avec eux. Cela est beaucoup plus important qu’au Canada où nous nous contentons de hocher la tête et de sourire. Ce comportement serait considéré comme étant impoli en Afrique du Sud.

Privilèges et favoritisme

Perspective locale

Pour éviter toute insinuation de racisme (découlant de l’apartheid en Afrique du Sud), ne favorisez personne et n’offrez aux employés aucun privilège sous forme d’association ou d’amitié. Le professionnalisme constitue la démarche optimale, car il vous permet d’éliminer les attentes irréalistes. Il est préférable de miser sur l’inclusion et de traiter les gens de façon équitable.

Perspective canadienne

Le népotisme est un défi fréquemment cité au travail en Afrique du Sud. Toutefois, cette pratique est le reflet de la culture collectiviste en Afrique du Sud. Les gens avec lesquels vous avez une bonne relation peuvent s’attendre à ce que vous les présentiez à vos relations d’affaires afin d’élargir leur réseau. Les entreprises sud-africaines ont beaucoup moins de corruption et se tiennent loin des pots de vin en comparaison avec d’autres nations en Afrique.

Conflits dans le lieu de travail

Perspective locale

Les conflits doivent être résolus en privé, avec l’employé concerné, pour éviter l’embarras, les reproches et le commérage, et afin de protéger son estime de soi.

Perspective canadienne

Un concept important qui imprègne la culture et les interactions sud-africaines, à la fois positif et négatif, est le concept d’Ubuntu. Il s’agit d’un concept difficile à comprendre, mais une fois que vous êtes en Afrique du Sud, vous pouvez commencer à le constater si vous portez attention. Desmond Tutu l’explique de cette façon « Il parle de l’essence même de l’être humain. Lorsque nous voulons donner des éloges à quelqu’un nous disons, « u, u nobuntu »; « Hey soi-and-so a ubuntu. » Vous êtes donc généreux, vous êtes accueillant, vous êtes amical et attentionné et compatissant. Vous partagez ce que vous avez. Cela en revient à dire : « Mon humanité est inextricablement mêlée, liée à la vôtre. » « Nous appartenons à l’amalgame de la vie. »Note de bas de page 1

Donc, lorsque vous tentez de résoudre un conflit, vous devez démontrer de la valeur et vous assurer que vous respectez la valeur humaine de cette personne. Une confrontation publique serait considérée comme un geste inhabile. Si vous avez établi la confiance avec votre collègue, avoir une conversation privée personnelle pour discuter de vos préoccupations serait approprié.

Motiver les collègues locaux

Perspective locale

Les gens valorisent un environnement inclusif, où les employés collaborent bien avec leurs collègues. Il convient également de prendre en considération d’autres sources de motivation, comme les exercices de renforcement de l’esprit d’équipe, les activités sociales (p. ex., les barbecues), la hausse salariale, les congés, la responsabilité au travail, les occasions de perfectionnement personnel (séminaires, congrès, etc.) et les parties de soccer, de rugby ou de cricket.

Perspective canadienne

Les connaissances techniques et l’éducation sont très appréciées chez les gestionnaires. Offrir des occasions de perfectionnement au personnel serait une très bonne façon de le motiver.

Livres, films et mets recommandés

Perspective locale

La diversité culturelle de l’Afrique du Sud (Noirs – 79,2 %, Blancs – 8,9 %, Métis – 8,9 %, Indiens et Asiatiques – 0,5 %, et autres) exerce une influence sur la culture locale.

Livres

Long Walk to Freedom de Nelson Mandela; Indaba,My Children de Credo Mutwa; Beyond the Miracle d'Alister Spark, Walter and Albertina Sisulu: In Our Lifetime d'Elinor Sisulu; Sobukwe and Apartheid de Benjamin Progrund, Voices of Liberation Volume 1 d'Albert Luthuli

Films

Sarafina, Cry Freedom, Tsotsi, Invictus, Gangster’s Paradise, District 9, Mr Bones, There Is a Zulu on My Stoep, The Bang Bang Club, Mapantsula et White Wedding

Émissions télévisées

Generations, Muvhango, Isidingo, Rhythm City, Big Brother South Africa, Top Billing et Carte Blanche

Musique

Mirriam Makeba, Hugh Masekela, Zim Ngqawana, Ladysmith Black Mambazo, Brenda Fassie, Juluka, Johhny Clegg, Vusi Mahlasela, Cassper Nyovest, Freshly Ground, Zahara, Mandoza, Sipho Mabuse, Tandiswa Mazwai, Nkqo, Mxo et Sliq Angel

Cuisine

Umgqusho, pap et vleis, mugodu, boerewors, biltong, chaka-laka, pouding Malva, brayani et samoosa

Perspective canadienne

  • Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela
  • Personal growth, African style de Nussbaum, Palsule, Mkhize
  • Freshlyground (musique). Un excellent groupe dont le son et la cohésion entre les membres sont le reflet de la confiance et la diversité en Afrique du Sud.
  • Alimentation – Goutez au bunny chow, au pap, au biltong, au bobotie et aux nombreux excellents vins produits en RSA.
  • Invictus, District 9 (film).

Activités sur le terrain

Perspective locale

Vous pouvez assister à certains événements, comme un mariage traditionnel, une cérémonie de la circoncision, une cérémonie Imbeleko, les funérailles d’une personnalité locale, un concert scolaire, et un match de soccer, de rugby ou de cricket dans un stade.

Perspective canadienne

  • Voyage à Robben Island
  • Visite du quartier Cape Malay au Cap
  • Chaque province a une tribu dominante. Elles organisent des événements culturels; assistez-y.
  • Visite d’un canton (très sécuritaire le jour)
  • Franschhoek festival Bastille

Héros nationaux

Perspective locale

Nelson Mandela : Ce militant anti-apartheid est devenu le premier président noir de l’Afrique du Sud, de 1994 à 1999. Il est reconnu pour sa promotion de la paix à l’échelle nationale et mondiale. Il a mérité le prix Nobel de la paix en 1993. Son livre, intitulé Long Walk to Freedom, est lu dans le monde entier.

Oliver Tambo : Cet autre militant anti-apartheid était un stratège, un partenaire et un ami de Nelson Mandela. Il a passé la majorité de sa vie en exil, jusqu’à ce qu’il retourne au pays afin d’être élu président du Congrès national africain.

Walter Sisulu : Ce mentor de Nelson Mandela, qui a également milité contre l’apartheid, est l’un des grands esprits derrière toutes les principales campagnes des années 1950 et 1960 en matière de travaux clandestins et de lutte armée.

Robert Sobukwe : Ce militant anti-apartheid a également été enseignant, avocat, président du conseil étudiant de l’Université de Fort Hare, secrétaire de la direction du Congrès national africain à Standerton, membre fondateur du Pan-Africanist Congress (PAC) et détenu à Robben Island. Ce grand africaniste croyait que l’avenir de l’Afrique du Sud appartenait aux Sud-Africains noirs. En raison de son scepticisme quant à la voie multiraciale du Congrès national africain, M. Sobukwe a joué un rôle de premier plan dans la séparation du Congrès national africain, en 1958, qui a entraîné la création du Pan Africanist Congress.

Steve Bantubonke Biko : Cet homme est reconnu mondialement à titre de fondateur de l’Organisation des étudiants sud-africains (SASO) et de force dirigeante du Black Conscious Movement de l’Afrique du Sud. Il a lutté contre la ségrégation des Noirs et des Blancs ou l’apartheid, dont la signification en afrikaans correspond au fait d’être séparé. Le caractère de M. Biko et les expériences qu’il a vécues durant son enfance lui ont permis de devenir un puissant dirigeant.

En 1977, Steve Biko a subi une mort violente, nu, au fond d’un fourgon de police; des policiers de l’apartheid étaient alors chargés de son transport de Port Elizabeth à la prison de Pretoria. Un livre intitulé I Write What I Like, qui constitue un recueil de ses écrits, a été publié en son honneur.

Chris Hani : Ce militant anti-apartheid de l’Afrique du Sud a été assassiné pour des motifs politiques, en 1993. Dirigeant du Parti communiste, il était considéré comme une grande menace, tant pour l’extrême droite sud-africaine que pour la nouvelle direction modérée du Congrès national africain. Un livre intitulé, A Life Too Short, de Janet Smith, a été publié en son honneur.

Albert Luthuli : Ce chef zoulou, enseignant, chef religieux et président du Congrès national africain (de 1952 à 1960), a été le premier Africain de l’histoire à remporter un prix Nobel de la paix (en 1960), en reconnaissance de sa lutte non violente contre la discrimination. Un livre intitulé Let My People Go, d’Albert Luthuli, a été publié en son honneur.

Perspective canadienne

Nelson Mandela – Nelson Rolihlahla Mandela était un militant contre l’apartheid, un politicien et un philanthrope sud-africain. Il a été président de l’Afrique du Sud de 1994 à 1999.

Desmond Tutu – Desmond Mpilo Tutu est un militant des droits sociaux et un évêque anglican à la retraite sud-africain qui a été connu mondialement au cours des années 1980 alors qu’il s’est opposé à l’apartheid.

François Pienaar – François Pienaar a mené le Springboks, l’équipe de rugby de l’Afrique du Sud, à la victoire lors de la coupe du monde en 1995, ce qui a permis d’aider Nelson Mandela à réunir l’Afrique du Sud.

Stephen Biko – Stephen Bantu Biko était un militant contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1960 et 1970. Leader étudiant, il a ensuite fondé le Mouvement de la conscience noire qui a donné des pouvoirs et mobilisé une grande partie de la population noire urbaine.

Evénements historiques partagés

Perspective locale

Le Canada fait partie des pays qui ont encouragé activement l’Afrique du Sud à mettre fin à l’apartheid. La Constitution sud-africaine est inspirée de la Charte canadienne des droits et libertés. Nelson Mandela a été nommé citoyen honorifique du Canada lors d’une visite en septembre 1988.

Perspective canadienne

L’Afrique du Sud a un acte d’équité en matière emploi basé sur le système d’équité en matière d’emploi du Canada.

La récente Commission de vérité et réconciliation du Canada et le rapport sur les expériences et les actions liées aux pensionnats indiens ont été basés sur la Commission de vérité et de réconciliation post-apartheid d’Afrique du Sud.

Stéréotypes

Perspective locale

Exemples de stéréotypes sur les Sud-Africains : Ne parlent pas l’anglais couramment, ne sont pas ponctuels et ne voyagent pas beaucoup, sont simples, traditionnels, polygames et athées.

Perspective canadienne

Ne présumez pas que tous les Noirs sont pauvres. Il y a une classe moyenne noire riche qui est en pleine croissance.

Au sujet des interprètes culturels

Perspective locale

L’auteur a acquis expérience diversifiée, notamment dans les domaines de la gestion de construction, du développement commercial, du commerce international, de l’importation et de l’exportation, de la formation interculturelle et du développement communautaire. Il a obtenu un diplôme supérieur en construction à l’Université de Johannesburg, en 2001, puis une attestation de gestion de projet de l’International Academy of Project Management (IAPM), en 2010. Au Canada, il a également obtenu deux certificats d’études supérieures en gestion des affaires internationales et en commerce international, à la School of Business du Collège Algonquin, en 2013.

L’auteur travaille actuellement à l’une des ambassades, à Ottawa, et assure la liaison avec des entreprises canadiennes qui cherchent à faire des affaires avec des sociétés africaines. Il gère une base de données exhaustive de tous les secteurs commerciaux du Canada qui sont intéressants pour l’Afrique. Il contribue également à la rédaction de rapports économiques et politiques à l’intention de diplomates.

Avant d’occuper son poste actuel, il a travaillé au sein d’une société sud-africaine à la recherche d’investisseurs qui souhaitaient élargir leurs activités et investir en Afrique du Sud. Il a également travaillé pour la plus importante banque de l’Afrique du Sud, dont il gérait un portefeuille d’actifs.

L’auteur a aussi beaucoup voyagé dans l’ensemble de l’Afrique du Sud ainsi qu’en Zambie, au Zimbabwe, au Botswana, en Namibie, au Mozambique et au Kenya.

Lorsqu’il ne travaille pas, l’auteur joue dans la ligue masculine compétitive de soccer d’Ottawa et enseigne le ping-pong.

Perspective canadienne

SME détient un grade de premier cycle en développement international d’une université canadienne. Elle a étudié le commerce à l’Université du Cap et a vécu au Cap. Ses projets de consultation en Afrique ont impliqué des firmes de TI et de logistiques. Elle a beaucoup voyagé partout en Afrique du Sud.

Informations connexes

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

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