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Aperçu culturelles de l'Ouganda

Les aperçus culturels suivants visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auquel un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Le contenu ne reflète aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

Sur cette page

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.:

Conversations

Point de vue local

Vous pouvez discuter de votre travail, de l’endroit d’où vous venez, de vos intérêts et de la façon dont les personnes à qui vous parlez pourraient figurer dans vos plans. Demandez-leur de faire la même chose. Il serait bon d’éviter de parler de votre famille ou de votre état civil au début, à moins que l’on ne vous pose des questions à ce sujet. L’humour sera très apprécié parce qu’il est très efficace pour briser la glace. N’essayez pas d’impressionner vos interlocuteurs en énumérant vos qualités; les gens pourraient penser que vous cherchez à vous donner de grands « airs ».

Point de vue canadien

Les Ougandais aiment converser sur beaucoup de sujets. Ils aiment parler de leur pays (de son passé et de sa situation présente) et j’ai découvert qu’ils aimaient se renseigner sur d’autres pays aussi. Après avoir établi les premiers contacts, j’ai constaté que je pouvais parler de divers sujets, notamment de politique, de questions familiales, de santé (y compris le HIV et le SIDA) et de religion. A l’instar des autres pays africains, le football est le sport favori, surtout lorsqu’une équipe comme le Sénégal (représentant toute l’Afrique) a si bien réussi en Coupe du monde. Les mêmes règles que vous suivez lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois au Canada s’appliquent aussi en Ouganda; vous pouvez donc vous contenter de poser des questions d’ordre général sur des sujets peu importants.

Je n’ai pas observé qu’il existait de sujets tabous, mais lorsqu’on s’enquiert de la famille des gens, il faut se rappeler que bon nombre d’entre eux ont perdu plusieurs membres de leur parenté prématurément, soit à cause de la maladie, d’accidents ou de la guerre (dans le Nord particulièrement). Les Ougandais voient leur pays comme une oasis de tranquillité dans une région des plus troublées. Ils ont le sentiment qu’ils font des progrès (restreints) dans une partie de l’Afrique qui se caractérise par des guerres civiles constantes et des conflits internes.

En tant que Canadien, j’ai un humour parfois empreint de sarcasme. Toutefois, le sarcasme ne passe pas très bien lorsque l’on plaisante avec des Ougandais, mais ils ont un bon sens de l’humour et aiment les plaisanteries.

Styles de communication

Point de vue local

Tenez-vous à une distance respectable de la personne à qui vous parlez (mais pas trop loin, sinon elle pourrait penser que quelque chose ne va pas en ce qui la concerne!). Serrez-lui la main au début, mais évitez absolument de l’embrasser pour l’accueillir! Ce n’est pas une coutume du pays. Utilisez un ton de voix modéré. Le contact visuel est acceptable mais non obligatoire comme en Amérique du Nord. Les gestes et les expressions faciales peuvent aider et vous découvrirez que les gens du pays les utilisent énormément et avec avantage. Évitez toutefois d’exagérer parce que vous pourriez voir des sourcils se froncer.

Point de vue canadien

L’idée d’espace personnel diffère un peu de celle au Canada. La distance qui sépare deux personnes qui conversent entre elles peut varier et il n’y a pas de règles rigides et simples. J’ai constaté que lorsque je parlais avec des gens, ceux-ci avaient tendance à se rapprocher un peu plus de moi qu’on ne le fait au Canada. Le contact visuel est aussi important que dans les pays occidentaux. Le toucher entre hommes et femmes est découragé, mais les hommes peuvent se tenir par la main, et cela vaut aussi pour les femmes.

Les règles changent selon les personnes à qui vous parlez. Le concept de hiérarchie est très enraciné dans la société. Lorsque vous parlez à un politicien local, il est important de montrer le respect voulu pour sa personne et sa fonction. En tant que Blanc, j’ai pu constater que je pouvais me montrer un peu moins formaliste avec mes collègues ougandais, mais il est toujours préférable d’être respectueux envers les gens importants.

Les salutations sont aussi très importantes. Lorsque l’on rencontre des gens, il est important de serrer la main de chacun ou, si cela n’est pas possible, de les saluer à distance et d’échanger un regard avec chacun, avant de « passer aux affaires ». Lorsque vous avez fini de parler à une personne ou à un groupe, vous devez suivre la même routine qu’au début et serrer la main de chacun pour prendre congé.

Les Ougandais ont eu un passé difficile et certains tendent à se montrer très indifférents à l’égard des expatriés. J’ai découvert que si je faisais le premier pas (sourire, salutations, poignée de main) la glace se brisait rapidement.

Lorsque vous faites signe à quelqu’un de venir vers vous, vous devez étendre votre bras et ouvrir et fermer la main comme si vous cherchiez à saisir quelque chose. De plus, les Ougandais n’utilisent pas, en règle générale, l’expression « s’il vous plaît » lorsqu’ils demandent quelque chose. Cela semble mineur, mais il faut du temps pour s’y habituer.

Démonstration des émotions

Point de vue local

Soyez modéré dans vos démonstrations d’affection en public. Les personnes se donnent souvent l’accolade lorsqu’ils sont très joyeux ou qu’ils se voient après une longue absence, de sorte que quelqu’un pourrait vous donner l’accolade aussi. Cela est parfaitement correct. Toutefois, laissez les autres vous donnez l’accolade avant de le faire.

Point de vue canadien

Les démonstrations d’affection sont rares, comme la plupart des sautes d’humeur. Comme je l’ai mentionné, les hommes se tiennent par la main entre eux et les femmes font de même. À Kampala, vous pouvez voir quelques rares couples (homme et femme) se tenir la main, et je n’ai observé cela qu’à deux occasions. La plupart des Ougandais que j’ai rencontrés contrôlaient leurs émotions et, lorsqu’ils étaient dérangés ou en colère, les griefs étaient traités en privé.

Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Point de vue local

Si vous êtes une femme, ne portez pas de vêtements révélateurs (c’est-à-dire des minijupes, des trois-quarts, des jupes trop fendues, des shorts ou des sandales). La tenue de ville est préférable dans la plupart des lieux de travail. Portez une cravate si vous êtes un homme. Si vous êtes une femme, ne vous parfumez pas trop et ne portez pas trop de bijoux. Un simple collier et un bracelet feront l’affaire, tant qu’ils ne sont pas trop voyants. Une tenue nette et soignée est l’élément clé. On ne porte pas de chapeau dans les bureaux.

Si les collègues s’attendent à profiter d’un programme, d’un projet ou d’une assignation, au moins du point de vue économique ou de l’avancement de leur carrière, ils respecteront les délais, seront ponctuels et éviteront de s’absenter. Toutefois, il ne faut pas généraliser : les collègues locaux peuvent ne pas être ponctuels, ils peuvent s’absenter ou se montrer moins productifs pour diverses raisons telles que les problèmes financiers ou familiaux (le travail peut ne pas suffire pour nourrir toute la famille ou payer les frais de scolarité des enfants) ou l’inefficacité des transports en commun. Ces derniers ne sont pas fiables, surtout dans les régions rurales.

Point de vue canadien

Les hommes et les femmes s’habillent bien en gé dans les milieux de travail. Les hommes portent un pantalon et une chemise à manches longues ainsi qu’une cravate et une veste. Les femmes portent des robes ou des tailleurs. Les chaussures ont une grande importance. Les hommes et les femmes ont toujours des chaussures bien cirées et brillantes. Les vêtements sont toujours repassés et sans plis (au moins au début de la journée de travail). Les Ougandais aiment avoir l’air professionnel au travail : les shorts, les t-shirts, les blue-jeans, les sandales ne sont pas acceptables.

La façon de s’adresser aux collègues varie. Certaines personnes favorisent la manière occidentale et utilisent Monsieur, Mademoiselle ou Madame suivi du nom de famille. D’autres préfèrent qu’on les appelle par leur titre (par exemple, directeur, ingénieur, docteur, etc.). Entre collègues, il n’est pas inhabituel d’utiliser le prénom. Lorsqu’on s’adresse à des supérieurs, on emploie toujours une formule de salutation formelle.

Il est important d’arriver au bureau àl’heure. Ceci dit, les réunions et autres activités sont fréquemment retardées à cause des retardataires. Il semble que plus on est élevé dans l’échelle hiérarchique, moins on se fait réprimander pour ses retards. Je suppose que la meilleure règle est d’arriver à l’heure. Il est acceptable de s’absenter du travail pour une raison valide. Cependant, des absences trop nombreuses font intervenir l’employeur et peuvent mener au renvoi. Au travail, on s’attend à ce que vous soyez productif et que vous aidiez à l’effort général du bureau.

Méthodes de gestion

Point de vue local

Il est essentiel de reconnaître la contribution des gens et de montrer une compréhension solide des sujets et du contexte local. Ne vous montrez pas « autoritaire ». Les Ougandais ne sont pas intimidés par les expatriés. En fait, ils nourrissent une opinion peu reluisante des experts externes qui ont de la difficulté à traduire des abstractions en réalités pratiques. Si vos employés ne vous parlent pas facilement, sont évasifs, baissent le ton lorsque vous entrez dans une pièce ou n’attirent votre attention sur des sujets qu’à la toute dernière minute, vous saurez alors que l’opinion qu’ils ont de vous n’est pas flatteuse.

Point de vue canadien

Les qualités les plus recherchées chez un gestionnaire (local ou expatrié) sont les mêmes qu’au Canada. La scolarité et la volonté de vouloir travailler avec ses employés, et non pas de leur donner des ordres, sont les qualités les plus recherchées. La corruption est un problème en Ouganda de sorte que la transparence et la reddition de comptes dans les pratiques d’affaires sont aussi très recherchées. Les gestionnaires efficaces établissent un contact avec leurs employés sur une base amicale en posant des questions sur la famille ou sur d’autres renseignements personnels de base. Les Ougandais apprécient les gens qui travaillent fort. Si un gestionnaire est un travailleur acharné, cela les aide à travailler aussi fort.

Il peut être difficile d’obtenir une opinion nette sur la façon dont le personnel considère un supérieur. La plupart du temps, les employés diront au gestionnaire ce qu’ils pensent qu’il voudra entendre par crainte de perdre leur emploi ou de se faire couper la paie. Le moyen de contourner cet état de choses est d’instaurer un environnement de travail dans lequel les employés se sentent libres d’exprimer leurs opinions sans crainte de représailles.

Hiérarchie et prise de décision

Point de vue local

La plupart des organismes ougandais ont des canaux de consultation officiels et officieux, de sorte qu’il est important d’établir le canal dominant dès le début. La plupart des supérieurs aiment être consultés. Toutefois, ils s’attendent en général à des réponses et non pas à des questions. Vous pouvez, naturellement, poser des questions, mais elles devront être accompagnées par des propositions susceptibles de faire avancer les choses.

Point de vue canadien

Les décisions sont prises du haut vers le bas. L’information et les directives circulent des gestionnaires aux employés. Les bureaux peuvent différer, certains étant très rigides, en ce sens que toutes les décisions seront finales; d’autres sont plus souples et leurs employés disposent d’une certaine latitude pour modifier ou adapter les décisions. Les idées et les politiques sont généralement générées par les cadres supérieurs sans réelle participation de la majorité des employés. En milieu de travail, il y a des règles pour tout. Si quelqu’un a besoin de voir son superviseur pour des réponses ou une rétroaction, il peut le faire, à condition de suivre les règlements. Habituellement, cela se fait dans un bureau fermé, parce que remettre en question la décision d’un gestionnaire n’est pas censé se faire en public.

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Point de vue local

Égalité des sexes

L’Ouganda est un monde dominé par les hommes mais les valeurs sociales changent vite. Des mesures d’action positive introduites par l’État aident lentement les femmes à se porter à l’avant-scène dans les domaines de la politique, de l’économie et de l’éducation, et cela est de plus en plus accepté comme la voie du futur.

Religion

Certaines personnes prennent la religion très au sérieux, mais la société en général n’est pas particulièrement sensible à la question religieuse – beaucoup moins que dans les pays arabes où règne l’Islam. Il peut exister des conflits entre les trois principales confessions religieuses, soit le Catholicisme, l’Église anglicane et l’Islam, mais cela est subtil et négligeable. La religion n’empêche personne d’avancer aux plans économique, politique ou professionnel. Le principal obstacle est le groupe ethnique.

Classes sociales

L’économie n’est pas suffisamment désagrégée pour créer des tensions entre les classes. Toutefois, en raison de l’augmentation croissante de la classe moyenne à la suite de la libéralisation économique, il est possible que les peuples locaux développent une conscience de classe qui pourrait changer la situation actuelle.

Origine ethnique

Le groupe ethnique est une préoccupation majeure pour les peuples locaux. On accorde beaucoup d’importance au groupe ethnique dans les affaires politiques, économiques et sociales. Si une personne occupe un poste influent, elle tendra à aider les membres de même origine ethnique ou de sa famille en vue de leur procurer des emplois ou de leur faciliter l’accès à diverses possibilités telles que des bourses d’études, des services de consultation ou des marchés. On s’attend à ce que les choses se passent comme cela partout.

Il est difficile de prédire exactement l’impact de tous ces éléments car cela varie selon le milieu de travail.

Point de vue canadien

Égalité des sexes

Partout à l’extérieur de Kampala, la relation hommes-femmes est inégale. Les femmes font le gros du travail pour une très petite rémunération ou sans compensation. Les hommes sont les leaders et leurs décisions sont finales. À Kampala, les attitudes sont un peu plus modernes, mais ressemblent encore à la façon dont on considérait les femmes au Canada dans les années 1970. Les femmes sont vues comme des travailleuses compétentes, mais leur rémunération est inférieure à celle des hommes et elles ne peuvent pas se rendre très haut dans l’échelle hiérarchique des organisations.

Religion

Les Ougandais n’ont aucune difficulté à discuter de religion. La population du pays est en majorité chrétienne, mais il existe d’autres religions, notamment l’islam et les religions traditionnelles. Une certaine méfiance se manifeste entre les musulmans et les chrétiens, mais pas au point de constituer un problème.

Classes sociales

Il existe deux classes en Ouganda : les très riches (peu nombreux) et les très pauvres (très nombreux). Une classe moyenne commence à se former, mais elle est encore très petite, quoique toujours en croissance. Les questions liées à la classe ne se posent pas réellement, d’autant plus que l’Ougandais moyen est plus préoccupé par son propre bien-être et ne s’intéresse pas plus qu’il faut à ce que les autres possèdent ou ne possèdent pas.

Origine ethnique

Sur le plan ethnique, il y a quelques enjeux. Lorsque les Anglais gouvernaient l’Ouganda, ils employaient des Ougandais dans les régions du Sud en tant qu’administrateurs et gestionnaires et, au Nord, en tant que militaires. Cela est aujourd’hui encore une distinction qui se ressent dans tout le pays. Les gens du Nord estiment que le gouvernement de Kampala ne fait pas grand chose et les Ougandais du Sud considèrent ceux du Nord comme des gens qui aiment se battre. Il y a diverses langues et différents groupes ethniques dans le pays, ce qui ne semble pas avoir d’effets négatifs dans l’ensemble. On s’inquiète davantage des groupes rebelles, dont le but est de déstabiliser le gouvernement.

Toutes les questions ci-dessus sont des sources possibles de problèmes en milieu de travail, mais habituellement, elles ne se présentent pas. La plupart des employés ont atteint un certain niveau d’études et peuvent par conséquent laisser de côté leurs attitudes pour instaurer un milieu plus productif.

Note : L’attitude à l’égard des expatriés est aussi importante en Ouganda, où ils sont généralement considérés comme des experts dans leur domaine de travail. Il leur faut toutefois déployer des efforts constants pour convaincre les gens qu’ils sont venus pour travailler avec eux et parmi eux. Parfois, cela peut constituer un enjeu parce que les Ougandais pensent que les expatriés ne viennent que pour prendre les choses en main. Il faut comprendre qu’ils ont dû avoir dans le passé des raisons de le croire, aussi est-il important d’expliquer la raison de votre présence.

Établir des bonnes relations

Point de vue local

Les relations personnelles sont très importantes parce qu’elles aident à établir une confiance mutuelle. Il n’est pas toujours possible ni nécessaire d’établir des relations personnelles avant d’entrer en affaires. De solides relations personnelles se renforcent avec le temps. Un moyen important d’établir des contacts personnels est de montrer de l’intérêt à l’égard de la situation et des plans de vos collègues. Cela ne veut pas dire, naturellement, que vous devez fouiller dans leur vie personnelle! Des communications fréquentes, la transparence dans vos contacts avec les collègues et la réalisation de vos promesses vous aideront à renforcer vos relations.

Point de vue canadien

Cela est tout aussi important qu’au Canada. Il est toujours approprié de serrer la main (qu’il s’agisse de femmes ou d’hommes) et d’établir le contact de diverses façons. Vous pourrez, par exemple, demander comment vont vos interlocuteurs. Si vous devez avoir plusieurs réunions ou relations d’affaires avec une personne, il vous sera très utile de trouver quelques points ou domaines d’intérêt commun. Si vous ne rencontrez quelqu’un qu’une seule fois, il n’est pas nécessaire de rechercher son amitié.

Il est essentiel de se montrer amical, mais ferme, lorsqu’on établit des relations de travail. J’ai constaté que l’on obtenait un meilleur service et qu’on établissait de meilleures relations lorsque, au lieu de parler tout de suite de travail, j’ai demandé aux personnes comment allaient leurs affaires, s’ils connaissaient le score du dernier match de football, etc.

Privilèges et favoritisme

Point de vue local

Non, pas nécessairement. Toutefois, si vous invitez des personnes à dîner ou à d’autres activités, vous devez vous attendre à payer l’addition – à l’opposé du contexte nord-américain, où l’on s’attend à ce que chacun paie sa part.

Point de vue canadien

Un collègue pourrait s’attendre à recevoir des faveurs en raison d’une relation ou d’une amitié personnelle. Comme les Ougandais font grand cas des relations personnelles, ils désirent naturellement aider leurs amis et leur famille chaque fois qu’ils le peuvent. Il est difficile d’expliquer à la plupart des Ougandais la séparation entre les pratiques commerciales et le népotisme. En règle générale, il est préférable de ne pas avoir de traitement préférentiel en milieu de travail à l’égard des amis et des familles des collègues avec lesquels vous travaillez.

Conflits dans le lieu de travail

Point de vue local

Il est recommandé de discuter la question en privé avec le collègue et d’éviter la confrontation. Si vous avez tort, admettez-le et demandez au collègue d’exprimer son point de vue sur la façon dont la question pourrait être résolue. Cela sera beaucoup plus apprécié que si vous confrontiez le collègue publiquement.

Point de vue canadien

Il est acceptable de confronter la personne, mais il est essentiel de le faire d’une manière calme et jamais en public. Il faut vous assurer aussi que la personne ne se sentira pas menacée et qu’elle comprenne que vous souhaitez résoudre le problème et non pas lui imposer une solution sans la consulter.

Parfois, il est difficile de savoir quand vous avez offensé ou causé un problème à un collègue. Les Ougandais ont tendance à éviter la confrontation et à garder les problèmes pour eux. Le moyen de le savoir est d’observer s’il y a des changements dans la nature de vos relations tels qu’une coupure des communications. Dans l’affirmative, il est habituellement préférable de demander au collègue s’il a des préoccupations sur la façon dont les choses progressent. Encore une fois, cela doit être fait en privé.

Motiver les collègues locaux

Point de vue local

La rémunération et la satisfaction au travail sont les principaux facteurs de motivation pour plusieurs. Mais il y en a beaucoup d’autres qui sont poussés par le professionnalisme ou la satisfaction du travail accompli ou du travail bien fait.

Point de vue canadien

Les trois principaux facteurs seraient un bon salaire, la satisfaction au travail et la crainte de perdre son emploi. Le dernier cité peut paraître un peu dur, mais il n’y a pas de filet social en Ouganda et la perte d’un emploi se traduit habituellement par une baisse rapide et considérable de la qualité de vie. Les Ougandais sont de gros travailleurs et lorsqu’ils constatent qu’ils ont un impact sur les objectifs établis ou sur la productivité, cela les encourage. Comme le nombre d’entreprises qui investissent en Ouganda augmente et que les ONG prolifèrent, les salaires sont de plus en plus compétitifs et les gens tendent à se déplacer où se trouve l’argent.

Livres, films et mets recommandés

Point de vue local

Mets traditionnels

Cela dépend de la région. Il y a les plantains Matooke servis en purée et consommés avec un ragoût de viande, de poulet, de noix pilées, de haricots ou autres légumes. On sert aussi des patates douces ou du tapioca (cassava) bouillis et accompagnés des ragoûts susmentionnés. Il existe une grande variété de fruits et de légumes frais. Les ananas sont énormes, juteux et sucrés! Délicieux! On peut cueillir des mangues lorsque c’est la saison. Les poissons frais tels que le tilapia ou la perche du Nil en filets sont excellents. Le poisson et les champignons déshydratés peuvent être servis en ragoût avec des noix moulues pour accompagner les plantains. Habituellement, les personnes utilisent des feuilles de banane pour cuire de délicieux repas. Le riz est aussi très répandu, bien que cela soit trop cher pour de nombreux Ougandais.

Point de vue canadien

Il y a beaucoup de choses à découvrir sur Internet, y compris l’accès à au moins un quotidien de l’Ouganda, le Monitor. Le guide Lonely Planet sur l’Afrique orientale est aussi utile. Il n’existe pas beaucoup de livres sur l’Ouganda et la plupart d’entre eux ne traitent que des années au pouvoir d’Idi Amin. Communiquez avec les organismes qui travaillent en Ouganda ou dans la région (ONG, organismes gouvernementaux, groupes de défense des droits de la personne, universités qui ont des étudiants de la région). Si vous ne pouvez pas trouver de ressources particulières sur l’Ouganda, faites des recherches sur l’Afrique orientale, puisque de nombreuses caractéristiques et pratiques sont communes à la région.

Activités sur le terrain

Point de vue local

Il y a plusieurs restaurants et hôtels à Kampala et dans les autres villes qui servent une grande variété de spécialités ougandaises. Vos collègues de travail se feront un plaisir de vous les indiquer. Le théâtre national de Kampala présente diverses pièces durant la semaine. Il y a aussi d’autres théâtres locaux (par exemple le Bat Valley, le Pride Theatre, etc.) où l’on donne d’excellentes représentations théâtrales et musicales.

Il existe plusieurs sources pour vous renseigner sur les événements locaux. Les plus utiles sont les postes de télévision locales UTV et WBS. Vous pouvez lire les deux principaux quotidiens, soit le New Vision et le Monitor. La radio est aussi très intéressante et fournit beaucoup d’information, tout particulièrement les émissions de variétés. Les stations de radio FM les plus populaires sont Capital, Ssanyu, Radio Simba et CBS. Il y a plus de 40 postes FM en exploitation. Après avoir établi de bonnes relations avec certaines personnes, vous pourrez être invités à des événements tels que des mariages, des cérémonies avant et après le mariage, des funérailles, ou à rendre visite aux parents de vos connaissances dans leur village. Grâce à de telles occasions, vous pourrez découvrir l’essence des diverses cultures de l’Ouganda.

Point de vue canadien

Les mets traditionnels ou courants se composent de riz, de haricots, de cassava et de posho (farine de maïs mélangée à de l’eau pour former une boule presque collante). Dans le Sud du pays, les gens sont friands de matoke, qui est fait de bananes écrasées, puis cuites. La viande dans le Nord ne se consomme habituellement qu’au cours d’occasions spéciales, la viande de chèvre étant la source la plus commune.

Le meilleur moyen est de se faire des amis parmi les Ougandais. Ils sont très empressés de faire découvrir leur pays et vous renseigneront sur tout ce qu’il a à offrir.

Héros nationaux

Point de vue local

Les héros nationaux de l’Ouganda sont Ignatius Musaazi (le « Père des partis politiques ») et Yusuf Kironde Lule, le premier président du Front de libération nationale de l’Ouganda (FLNO), qui a renversé Idi Amin en 1979. Tous deux sont enterrés au Mémorial des héros nationaux Kololo à Kampala.

Point de vue canadien

Cela dépend à qui vous vous adressez. Certains considèrent le président au pouvoir, Musseveni, comme un héros parce qu’il a réussi à instaurer une paix et une stabilité relatives dans le pays, après plusieurs années de guerre et d’insécurité. D’autres affirment qu’il s’agit essentiellement d’un dictateur modéré. Chaque fois que l’équipe de football nationale gagne, ses joueurs sont des héros nationaux. Politiquement et historiquement, il n’existe pas un désir très fort de se trouver des héros nationaux. Cela peut être dû au passé troublé de l’Ouganda et à la méfiance du peuple à l’égard de ceux qui détiennent les rênes du pouvoir.

Evénements historiques partagés

Point de vue local

Non.

Point de vue canadien

Pas à ma connaissance.

Stéréotypes

Point de vue local

Il n’existe pas de stéréotypes. La plupart des gens du pays ne connaissent pas grand chose du Canada. L’attitude généralement positive à l’égard du Canada de plusieurs Ougandais pourrait s’expliquer par le fait qu’il n’a pas participé à la colonisation de l’Ouganda. Le Canada est en général décrit positivement dans les médias nationaux. Les personnes qui ont souffert du racisme et de la discrimination dans des pays « occidentaux », y compris le Canada, sont beaucoup moins positives, mais en règle générale, les Ougandais ont une attitude positive en ce qui concerne le Canada et sont prêts à aider les étrangers.

Point de vue canadien

Les Canadiens peuvent considérer les Ougandais comme des paresseux, peu instruits ou inefficaces, se demandant, « autrement, pourquoi leur pays serait-il si pauvre? ». Les Ougandais sont de gros travailleurs et ils veulent améliorer leurs conditions de vie. Ainsi sont-ils capables de travailler dans le système beaucoup mieux que les expatriés parce qu’ils connaissent tous les « tenants et aboutissants » de la façon dont les choses se font.

Au sujet des interprètes culturels

Interprète local

Votre interprète culturelle est née et a été élevé à Entebbe, en Ouganda. Elle est la dernière-née d'une famille de neuf enfants. À l'âge de 30 ans, elle a poursuivi ses études dans le centre de l'Ouganda, à l'Institut d'éducation de l'Université Makerere, dont elle détient un diplôme en éducation. Par la suite, votre interprète culturelle a éigré au Canada pour étudier à l'Université de Toronto. Actuellement, elle travaille et étudie à Toronto. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

Interprète canadien

Votre interprète culturel est né à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Il est le cadet de trois enfants et a grandi à Winnipeg, au Manitoba. Il a fait des études à la Dallas Baptist University au Texas où il a obtenu un diplôme de premier cycle en histoire en 1996. Il a aussi étudié au Collège Humber, à Toronto, en Ontario, qui lui a décerné un certificat d'études supérieures en gestion de projet international en 2001. Il a résidé en Ouganda d'octobre 2001 jusqu'en juin 2002 pour y travailler à titre de stagiaire de l'ACDI. En Ouganda, il a résidé dans un camp de PDI, dans le Nord, appelé Anaka. Il travaille actuellement au Malawi en tant qu'agent de la logistique pour la distribution d'aliments en réponse à la famine qui sévit dans le pays. Il est au Malawi depuis août 2002.

Avertissement

Aperçus-pays/Enjeux interculturels visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auxquels un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Nous offrons un aperçu de chaque pays de deux points de vue différents : celui d'un Canadien et celui d'un natif du pays d'accueil. Vous pourrez vous faire une idée de la culture de ce pays en comparant le point de vue canadien et le point de vue local. Nous vous encourageons à poursuivre vos recherches à l'aide d'autres sources et à utiliser le processus d'évaluation Triangulation. On demande aux interprètes culturels de s'appuyer sur la plus vaste expérience possible pour formuler leurs réponses. Cependant, ces dernières doivent être considérées comme un point de vue qui reflète le contexte et les expériences de l'auteur, il ne s'agit pas de commentaires sur un groupe ou une société en particulier.

Il est possible que vous soyez en désaccord avec le contenu de quelques réponses. Il faut même s'y attendre, vu la complexité du sujet et des problèmes associés aux commentaires généraux sur un pays et un peuple au complet. Nous vous encourageons à nous faire part de vos expériences, car vos commentaires nous aideront à faire d'Aperçus-pays un riche milieu d'apprentissage.

J'ai pris connaissance de l'énoncé ci-dessus et je comprends que les réponses ne reflètent aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

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