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Aperçu culturelles de la Cisjordanie et de la bande de Gaza

Les aperçus culturels suivants visent à fournir un aperçu des normes sociales et culturelles générales et du milieu de travail auquel un Canadien devra probablement s'adapter dans un pays en particulier. Le contenu ne reflète aucunement la politique officielle et les opinions du gouvernement du Canada, d'Affaires mondiales Canada ou du Centre d'apprentissage interculturel.

Sur cette page

Des réponses à vos questions d’ordre interculturelles d’un point de vue local et un d’un point de vue canadien.:

Conversations

Perspective locale

En général, les Palestiniens sont très accueillants et prêts à rencontrer des gens de l’extérieur. Ils sont également indulgents face aux petites bévues sociales, car ils comprennent qu’une personne vienne d’une autre culture que la leur. Ceci dit, ils apprécient les personnes qui prennent le temps de découvrir leurs normes culturelles pendant leur visite et les respectent.

Lorsque vous rencontrez un Palestinien pour la première fois, c’est une bonne idée d’apprendre au moins à dire un ou deux mots d’arabe, comme « merhaba » ce qui signifie bonjour et « shokran » qui signifie merci. Cette attention permet souvent d’adoucir le ton de la conversation, car elle démontre un véritable effort d’apprendre la langue du pays.

Maintenez un contact visuel direct, prenez le temps d’échanger des plaisanteries et n’oubliez pas qu’il est considéré comme impoli de ne pas montrer un vif intérêt pour la santé, la famille et le bien-être général. Une fois ces sujets couverts, vous pouvez aborder d’autres sujets.

Les Palestiniens sont toujours désireux de parler aux étrangers des défis auxquels ils sont confrontés, des épreuves qu’ils subissent chaque jour et des façons dont ils essaient de gérer la situation sous occupation. Ne soyez pas condescendant face à leurs histoires, écoutez-les et posez des questions polies. Essayez de garder un langage propre, les jurons et les gros mots ne sont pas acceptables et les références sexuelles dans les conversations ne sont tolérées que si elles sont faites en privé et avec des personnes du même sexe que vous connaissez déjà. Veillez à garder une distance correcte avec les membres du sexe opposé, ne flirtez pas et ne faites pas de compliments sur le physique d’une personne du sexe opposé.

Si l’entrevue se déroule chez votre interlocuteur, il est important de faire des commentaires positifs sur sa maison et son hospitalité, « Merci de nous avoir invités dans votre belle demeure » ou « Merci pour votre chaleureuse hospitalité ». Admirez l’emplacement du logement, la vue depuis la fenêtre, le décor général, les arbres du jardin, mais il est essentiel de ne pas montrer d’admiration pour un quelconque élément dans la maison, comme un tapis ou un vase, car la tradition palestinienne veut que si un invité admire un objet, l’hôte soit tenu de lui offrir cet objet. Veillez à garder les compliments aussi généraux que possible. Cette même règle s’applique lorsque vous faites des commentaires sur l’apparence générale d’une personne « vous êtes bien habillé(e) », « vous êtes élégant(e) », mais évitez de mentionner spécifiquement un élément comme une robe, une cravate ou un bijou, car la personne se sentira obligée de vous l’offrir.

Nota : Les Palestiniens considèrent qu’il est poli d’exprimer son accord devant les étrangers, même si ce qui est dit est contraire à leurs convictions personnelles.

Perspective canadienne

Posez des questions ! Ne commencez pas avec des questions d’ordre privé, mais posez des questions sur les enfants (combien ils en ont, quel âge ils ont, ce qu’ils étudient) et les antécédents professionnels et familiaux. De nombreux Palestiniens sont des réfugiés d’autres parties de la Palestine historique, donc leur demander d’où leur famille est originaire vous donnera non seulement une leçon d’histoire, mais montrera également à votre interlocuteur que vous êtes sensible à la politique locale.

Un autre sujet très apprécié est la nourriture. Les Palestiniens sont des cuisiniers incroyables et ils aiment discuter des recettes et des aliments locaux. Chaque région du pays a sa propre spécialité. Par exemple, lorsque les Palestiniens parlent de Naplouse, ils mentionnent toujours le kenafeh - une pâtisserie locale à base de fromage trempée dans un sirop. Demandez à une personne où vous pouvez trouver les meilleures friandises faites maison et vous aurez le parfait sujet pour entamer la conversation.

Un autre bon sujet pour entamer la conversation, même s’il est moins infaillible, est la politique, un sujet particulièrement apprécié qu’il est généralement difficile d’éviter quand vous discutez en Palestine. Il peut s’agir de politique palestinienne locale et régionale concernant l’occupation illégale israélienne en cours et la façon dont elle affecte les Palestiniens - depuis les postes de contrôle au mur de séparation. Les Palestiniens soulèveront parfois des sujets politiques, mais il est important de noter les différents points de vue politiques en Palestine et dans la région. Il s’agit de l’un des endroits les plus politisés au monde.

Styles de communication

Perspective locale

Non verbale

Il est habituel de se lever pour se saluer, si les gens sont assis lors d’une rencontre, ils se lèvent chaque fois qu’un adulte entre dans la pièce pour la première fois. Il est impoli pour une personne de saluer quelqu’un en étant assis. Les hommes se saluent avec une poignée de main et parfois entre amis, ils peuvent aussi se donner un baiser sur chaque joue et une tape dans le dos. Les femmes se serrent la main et se donnent un baiser sur la joue.

Les règles pour saluer une personne du sexe opposé différeront en fonction de la confession religieuse, du caractère conservateur des hôtes et de l’endroit de l’entrevue ou de la réunion. Il est donc conseillé de laisser les Palestiniens amorcer l’interaction et de suivre leur exemple pour éviter les bévues sociales. Dans la plupart des cas, une poignée de main est acceptable, toutefois, si vous saluez une personne religieuse, homme ou femme, celle-ci déclinera la poignée de main ou toute forme de contact physique avec des membres du sexe opposé. Au lieu de cela, elle placera doucement la main droite sur sa poitrine au moment de vous saluer.

Une personne ne doit jamais entrer dans une pièce d’un logement palestinien sans s’être annoncée. Même si elle doit se rendre aux toilettes et qu’elle sait où elles se trouvent, la personne doit laisser son hôte lui montrer le chemin et veiller à ce que la voie soit libre. Cette attitude permet aux autres membres du ménage de s’écarter du chemin et de conserver leur vie privée.

Il est de bon aloi lorsque vous êtes invité dans un foyer palestinien d’arriver avec un cadeau. Les meilleurs cadeaux sont souvent un ou deux kilos de sucreries. Vous pouvez également offrir des fleurs, des fruits, et des jouets pour les enfants. N’utilisez que la main droite pour manger et lavez-vous les mains avant le repas. Si vous êtes invité pour le repas, veillez à ne pas finir de manger rapidement. Dès que l’invité dit qu’il est rassasié, toutes les autres personnes à table doivent arrêter de manger. Donc, prenez votre temps et assurez-vous que tout le monde autour de la table mange à sa faim. L’invité qui laisse un peu de nourriture sur son assiette lorsqu’il a fini de manger indique à son hôte qu’il a suffisamment mangé. Une assiette vide indique qu’il faut resservir l’invité. L’invité ne doit pas s’attarder trop longtemps une fois le repas terminé. Il doit exprimer sa gratitude et commencer à se préparer à partir. L’hôte lui demandera alors de rester pour le café. Les Palestiniens appellent cela le « café d’au revoir ». L’invité doit boire le café et prendre congé.

Ne passez pas devant une personne lorsqu’elle est en train de prier, ne prenez pas un Coran ou ne le touchez pas sans avoir suivi les rituels de purification, ne malmenez pas le Coran même chez vous, votre invité pourrait être extrêmement offensé de trouver le Coran dans la salle de bain ou sur le sol.

Évitez de toucher une personne du sexe opposé. Faites attention à certains gestes de la main, car certains peuvent être choquants, par exemple, le signe OK courant en occident est inapproprié dans la culture palestinienne. Évitez de relever les pieds, en montrant l’arrière de vos chaussures ou la base du pied lors d’une réunion sociale, cette attitude est un signe de mépris.

Pendant le mois de ramadan, lorsque les musulmans jeûnent, évitez de manger, de fumer ou de boire lorsque vous êtes en présence de personnes qui jeûnent. De même, ne mangez pas dans les lieux publics pendant la période de jeûne. Si une personne rend visite à quelqu’un pendant le ramadan pendant le jeûne, cette personne lui proposera une boisson, la personne en visite DOIT absolument refuser avec insistance.

Verbale

Les Palestiniens suivent ce qu’on appelle la règle de la seconde offre. Il est courant pour un Palestinien d’offrir aux invités qui sont chez lui ou au bureau une collation et du café ou du thé. Il est considéré comme poli pour les invités de décliner l’offre la première fois. L’hôte réitère son offre et accepte le refus uniquement après avoir insisté la seconde fois. La même règle s’applique dans l’autre sens. Si une personne est invitée chez vous ou au bureau, vous devez lui proposer à manger ou à boire, la personne doit refuser la première offre et n’accepter que lorsque vous insistez pour la seconde fois. Cette règle s’applique également aux invitations à un repas (dîner ou souper).

Ne vous engagez pas dans des sujets controversés au cours d’un repas et lorsque vous êtes invité chez une personne, ne posez pas de questions sur la confession, sur les avis politiques de votre hôte, ou sur ses principes.

Ne parlez pas à une personne qui prie. Si possible, évitez d’avoir des conversations privées avec une personne du sexe opposé.

Si une personne est végétarienne et qu’elle est invitée à un repas, il est impératif qu’elle l’explique à son hôte avant qu’il ne commence à préparer votre repas. Les Palestiniens se donneront souvent beaucoup de mal pour s’assurer qu’il y ait suffisamment de viande pour leurs invités et si l’invité refuse de manger le repas, cela pourrait être considéré comme très impoli et décevant. Il est important d’être clair quant à vos besoins alimentaires.

Perspective canadienne

Soyez poli, et soyez patient! Les sourires sont fortement appréciés. Si vous vous perdez ou si vous avez un doute, vous pouvez toujours vous adresser à la personne qui se trouve à côté de vous et lui demander gentiment où vous êtes et ce dont vous avez besoin. Ne pensez pas être autorisé à aider et ne vous attendez pas à l’être, mais, soyez convaincu que les Palestiniens feront tout leur possible pour s’assurer que vous soyez en sécurité et que vous vous dirigez dans la bonne direction.

Une main levée vers la poitrine avec un léger signe de la tête est un excellent moyen non verbal de dire « non, merci » et une paume présentée gentiment signifie un « non » plus insistant.

Si les discussions peuvent s’animer vivement, en particulier autour de l’argent et de la politique, il est rarement nécessaire de crier. Restez respectueux et surtout, écoutez.

Certaines personnes religieuses ou personnes qui jeunent ne serreront pas la main d’une personne du sexe opposé.

Démonstration des émotions

Perspective locale

Les démonstrations d’affection en public dans le couple, comme se serrer dans les bras ou s’embrasser, est un tabou absolu. D’autres émotions sont acceptables, la colère, la joie, etc., mais elles dépendent de la situation.

La colère à l’égard d’une personne âgée est inacceptable. La culture palestinienne traite les personnes âgées avec respect à tout moment. Élever la voix n’est pas toujours une indication de colère, dans la plupart des cas, hausser le ton permet de souligner l’importance d’un élément dans la conversation, de même que les répétitions de ce point.

Les démonstrations d’affection en public entre personnes du même sexe, comme se tenir la main, se donner un baiser sur la joue ou se donner l’accolade sont acceptable et ne sont pas associées à des tendances homosexuelles.

Perspective canadienne

Les couples de tout sexe ne se tiennent habituellement pas la main, ne s’embrassent pas, et ne se câlinent pas en public. Les femmes s’embrassent deux fois sur la joue pour les nouvelles connaissances et autant de fois qu’elles le souhaitent dans le cas de personnes proches qu’elles n’ont pas vues depuis longtemps. Suivez le mouvement. Les hommes se serrent la main, les accolades sont réservées aux membres de la famille très proche.

Il est courant pour les gens d’exprimer leur colère et leurs émotions dans le milieu de travail lorsqu’ils sont frustrés par leurs collègues, au cours des cérémonies qui génèrent des larmes de joie ou de tristesse, et lors de réunions publiques liées au mauvais traitement ou à la préoccupation.

Code vestimentaire, ponctualité et formalité

Perspective locale

Ponctualité

Les Palestiniens feront un véritable effort pour arriver à tous les rendez-vous officiels à l’heure, mais cet effort peut parfois être contrarié par les attentes prolongées aux points de contrôle et aux restrictions de voyage qui sont hors de leur contrôle. Les réunions informelles et les rencontres sociales ne sont pas traitées de la même façon et les Palestiniens ont tendance à être moins ponctuels quant à leur heure d’arrivée.

Code vestimentaire

Les Palestiniens accordent beaucoup d’importance à la toilette personnelle. Donc les vêtements doivent être propres, repassés et sans trous ni déchirures. Donc les jeans troués ou les shorts débraillés sont hors de question.

Les jeunes Palestiniens portent des tenues occidentales. Les membres de l’ancienne génération portent des vêtements plus conservateurs, les hommes peuvent porter une coiffe (une écharpe à carreaux qu’on appelle kaffiyeh) et les femmes peuvent porter le thob (une longue robe brodée avec de longues manches). Le thob et le kaffiyeh sont aujourd’hui considérés comme des symboles du nationalisme palestinien.

Dans les régions plus conservatrices, en particulier dans la Bande de Gaza, les femmes peuvent porter une longue robe, souvent de couleur sombre au-dessus de leurs vêtements et un foulard pour se couvrir la tête. Un petit nombre de femmes s’habillent complètement en noir et portent le niqab. Nota : Depuis que le Hamas a le contrôle de Gaza, il est devenu obligatoire pour les femmes de se couvrir les cheveux et de porter des tenues décentes dans la plupart des écoles publiques et de la main-d’œuvre.

En général, on conseille aux femmes en visite dans le Territoire palestinien de se couvrir le haut des bras, les épaules, les jambes et la poitrine et aux hommes de porter des pantalons longs et une chemise ou un t-shirt si le cadre de la visite est informel. À Gaza et en Cisjordanie, il n’est pas acceptable d’être pieds nus à un quelconque moment, même lorsque vous recevez des invités chez vous.

Formalité

Le café et le thé sont des éléments essentiels dans le milieu de travail palestinien. Il convient donc d’en offrir au bureau chaque fois qu’une personne arrive pour une réunion. N’oubliez pas la règle de la seconde offre. Si votre visiteur refuse, proposez-lui à nouveau et insistez.

Au travail, il est préférable pour les hommes de porter une chemise à bouton rentrée dans un pantalon long et dans certains cas même, un costume. Les femmes doivent porter des vêtements décontractés intelligents qui sont décents et éviter les vêtements trop près du corps. Les femmes occidentales ne sont pas tenues de se couvrir les cheveux.

Lorsque vous rencontrez un Palestinien pour la première fois, il convient de vous présenter, en commençant par votre nom complet et le nom de votre société. C’est alors que vous pouvez vous donner une poignée de main formelle (ou une tape sur le torse). C’est le bon moment pour échanger les cartes de visite.

Si la réunion est très officielle, adressez-vous aux personnes présentes en utilisant « Monsieur » ou « Madame » et utilisez leur prénom (pas leur nom de famille). Donc si une personne s’appelle Ayah Sorani, adressez-vous à elle en disant Madame Ayah. Dans la correspondance, utilisez le titre « M. /Mme », suivi du prénom et du nom.

Parallèlement, on fait référence aux hommes et aux femmes qui ont des enfants non par leur prénom, mais par le nom de leur fils premier-né. Cette façon de faire témoigne d’un très grand respect à l’égard de la personne. Donc si le fils premier-né est Salem, on appellera l’homme Abu Salem (père de Salem) et la femme Um Salem (mère de Salem).

Perspective canadienne

Pour les hommes, les chemises sont la norme, avec des pantalons chics. Vous pouvez porter des manches courtes si vous le souhaitez. Si vous faites partie d’une délégation rencontrant des fonctionnaires du gouvernement ou des responsables financiers, il est préférable à porter des costumes et des cravates. Pour les femmes, un pantalon et une blouse constituent une solution facile. Les jupes amples descendant sous le genou sont acceptables à Ramallah, Jérusalem, Bethléem, mais il est préférable de porter un pantalon dans les zones plus conservatrices. Comme les visites sur le terrain et les arrêts aux postes de contrôle sont fréquents, il est toujours préférable de porter des chaussures confortables avec lesquelles vous pouvez marcher.

Les hommes et les femmes peuvent porter des shorts et des chandails débardeurs à l’extérieur, notamment à la salle de sport, mais soyez conscient que la plupart des Palestiniens n’en portent pas. Lorsque vous mangez à l’extérieur, n’oubliez pas que les mêmes règles qu’au Canada s’appliquent : ne portez pas de tongs et un short pour vous rendre dans un restaurant chic ou de milieu de gamme, etc.

Méthodes de gestion

Perspective locale

Établissez une relation sur la base de l’amitié et de la préoccupation pour vos employés. Il existe une étroite frontière séparant les affaires de l’aspect personnel dans une grande partie du monde arabe. Donc pour être un bon superviseur ou gestionnaire, il est important de toujours traiter les employés avec dignité et respect et de s’intéresser à leur vie personnelle et à leur situation familiale. Il convient de traiter les critiques relatives au travail qu’ils effectuent avec attention, en privé et de laisser à l’employé la possibilité de s’expliquer et de « sauver la face ». Soyez compatissant et ne forcez jamais un employé à faire quelque chose qui soit contraire à ses convictions religieuses. Veillez à accorder du temps pour les prières pendant les heures de travail et apprenez le calendrier des fêtes religieuses.

Essayez d’apprendre quelques mots d’arabe à utiliser avec les employés, en particulier des mots d’encouragement comme « yatik alafya » qu’on peut traduire « bien joué ». Vous ferez ainsi preuve de respect et montrerez votre volonté d’en apprendre plus sur la culture. Il est possible de déterminer l’avis des employés sur un superviseur sur la base de la qualité du travail qu’ils fournissent et de leur envie de travailler avec cette personne.

Perspective canadienne

La collaboration est importante. Il est généralement possible de résoudre toutes les crises en discuter ouvertement des problèmes en équipe et en cherchant des solutions avec lesquelles tout le monde peut être d’accord. La hiérarchie est importante, mais il est également nécessaire pour les superviseurs de permettre à leur personnel de s’acquitter de leurs tâches une fois que tout le monde sait où il en est. Comme dans tout milieu de travail, les luttes de pouvoir ne sont jamais appréciées et les employés se sentent toujours plus valorisés lorsqu’on leur permet de prendre des décisions sans microgestion et de collaborer au sein d’une équipe.

Hiérarchie et prise de décision

Perspective locale

La plupart des entreprises en Palestine appartiennent à des familles et sont dirigées par elles, donc souvent, les réunions et les discussions d’affaires peuvent être organisées à la maison ou dans un cadre social au cours d’un repas, et ainsi, la culture d’affaires en Palestine a tendance à être moins formelle que celle du monde occidental.

Perspective canadienne

Cela dépend du milieu de travail. Dans la plupart des cas, la hiérarchie est importante et respectée et il est totalement acceptable de parler avec ses superviseurs directs de la plupart des sujets, en ne passant à l’échelon supérieur que lorsque c’est nécessaire. Toutefois, il est également important de ne pas oublier que la Palestine est un petit pays et que les relations en dehors du milieu de travail comme la famille, le clan, « les familles importantes », les affiliations religieuses, etc. sont autant de facteurs qui jouent un rôle et peuvent affecter la prise de décisions dans certains milieux de travail. Il est bon d’être conscient de cette situation, mais elle n’est pas immédiatement - voire jamais - pleinement compréhensible pour un étranger.

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Perspective locale

La main-d’œuvre palestinienne est principalement bien éduquée, capable de communiquer dans un anglais de base et est familiarisée à l’utilisation de la technologie.

Les Palestiniens et Palestiniennes peuvent travailler ensemble dans le même espace, mais les Palestiniennes éprouvent généralement des difficultés à obtenir le même salaire ou à obtenir une promotion vers des postes plus élevés au sein de la main-d’œuvre. La société palestinienne préfère généralement que les femmes restent à la maison plutôt que de faire partie de la main-d’œuvre. Et en particulier une fois qu’une femme est mariée.

Cette attitude se reflète presque clairement dans les occasions d’emploi et les postes qu’une personne occupe. Le processus pour obtenir un emploi repose souvent sur les connexions qu’une personne a, dès lors, les personnes appartenant aux classes de l’élite sont plus souvent susceptibles d’obtenir de meilleurs emplois et d’être mieux payées que celles qui ne font pas partie de ces classes.

Au sein de la population palestinienne, il n’y a pas de tensions religieuses entre les chrétiens et les musulmans. Toutefois, en Cisjordanie, où vivent près d’un demi-million de colons juifs, on constate de fortes tensions entre ces colons et les Palestiniens. Les juifs de Cisjordanie bénéficient d’un traitement préférentiel de la part de l’État d’Israël, alors que les musulmans et les chrétiens palestiniens se voient privés de certains de leurs droits de la personne les plus fondamentaux.

Les familles palestiniennes sont patriarcales. Les décisions au sein de la famille sont prises collectivement. Souvent, l’homme le plus âgé est le porte-parole de la famille.

Perspective canadienne

Comme dans une grande partie du Moyen-Orient, la société palestinienne est patriarcale, les femmes vivant de bien des façons comme des citoyens de seconde classe. Toutefois, cette situation varie grandement en fonction de l’endroit où vous vous trouvez. Dans certains centres-villes de la Cisjordanie (Bethléem, Jérusalem, Ramallah), les femmes ont beaucoup plus de droits et occupent des postes à responsabilité. Par exemple, une femme est actuellement maire de Bethléem. Toutefois, dans les villages, à Gaza, et dans le nord de la Cisjordanie (Jénine, Naplouse), la société est plus conservatrice et les femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes.

Généralement, les clubs de sport sont séparés en fonction du sexe, ainsi que les cours de condition physique. La situation est semblable chez les coiffeurs. En Palestine, les hommes se rendent régulièrement chez leur coiffeur pour l’hygiène et l’entretien de leurs cheveux, y compris pour des traitements comme l’épilation du visage, l’épilation au fil des sourcils et d’autres soins qui ne sont pas courants chez les hommes au Canada. L’hygiène et l’entretien sont très importants pour les deux sexes et de nombreux hommes portent une barbe ou une barbiche bien taillée.

Selon l’endroit où vous êtes, vous pourrez également constater des différences religieuses et des différences de classe. Les Palestiniens accordent une très grande importance à l’éducation, et la classe éduquée et les élites urbaines occupent de nombreux postes à responsabilité au sein du gouvernement, de la société civile et des entreprises. La situation est différente pour les personnes moins éduquées et défavorisées, qui, comme dans de nombreuses sociétés, vivent dans des conditions difficiles, manquent d’accès aux services sociaux et à la mobilité sur la base de leur nom de famille ou de leur classe. Les clans de l’élite urbaine ont historiquement été hostiles au fondamentalisme religieux, notamment à Gaza. Toutefois, la plupart des Palestiniens se considèrent comme des personnes religieuses, participent aux cérémonies religieuses - s’ils ne le font pas régulièrement, ils le font certainement pendant les fêtes ou avec leur famille.

Établir des bonnes relations

Perspective locale

Les Palestiniens font rarement la séparation entre les affaires et l’aspect personnel. Ils ont une préférence pour les relations plus profondes et plus vraies avec les personnes avec lesquelles ils font des affaires. Donc, lorsque vous faites des affaires en Palestine, attendez-vous à être invité pour un repas, ou au moins pour un café et des collations, et ne soyez pas surpris d’être invité chez un collaborateur et d’être présenté à sa famille. Consolider une relation personnelle est un élément important dans l’établissement de la confiance et de faire des affaires ensemble.

Perspective canadienne

Il est très important d’établir des relations, mais celles-ci ne se créent pas immédiatement. Les Palestiniens – avec raison étant donné leur histoire acrimonieuse dans la région – ne font pas automatiquement confiance aux étrangers. La confiance dans les relations s’établit au fil du temps, ce qui signifie qu’il convient habituellement d’établir une relation professionnelle avant d’établir une relation personnelle significative. Vous pouvez considérer qu’il s’agit d’une opportunité, car les relations peuvent être renforcées si les résidents locaux considèrent les étrangers comme étant honnêtes et assidus dans leurs relations commerciales/professionnelles.

Privilèges et favoritisme

Perspective locale

Dans certains cas oui, et c’est inévitable lorsque vous travaillez au sein de la culture arabe. C’est la raison pour laquelle il est important de définir des règles claires et équitables pour veiller à ce que tous les employés comprennent clairement ce qu’on attend d’eux et ce qui n’est pas toléré dans le milieu de travail.

Perspective canadienne

C’est possible, mais cette situation ne doit pas être considérée comme étant la norme. Comme dans tous les milieux de travail, les règles et les systèmes sont respectés en Palestine.

Conflits dans le lieu de travail

Perspective locale

Il est toujours préférable de le faire en privé d’abord. Il convient d’approcher la personne de manière douce et diplomatique. Si le problème persiste, impliquez une tierce partie, de préférence une personne en qui les deux parties ont confiance.

Perspective canadienne

Affrontez d’abord un collègue directement et en privé. Dans tout conflit ou crise, il est important de rester calme, de toujours dire la vérité à propos de votre position, même si ce n’est pas ce que les gens souhaitent entendre. Assurez-vous également de pouvoir étayer votre position avec des faits. Il est aussi essentiel de travailler en équipe pour trouver la meilleure solution. De plus, il est préférable d’essayer de montrer que vous êtes simplement personne (ou une organisation) avec un autre point de vue. La plupart des gens sont raisonnables et si vous l’êtes avec eux, ils respecteront cette attitude. Se fâcher ou être agressif avec une personne qui l’est également mène généralement à la catastrophe.

Motiver les collègues locaux

Perspective locale

Dans le milieu de travail, les Palestiniens sont motivés par la rétroaction positive, par un sentiment d’appréciation pour le travail qu’ils font, par la force de leur relation personnelle avec leurs collègues et leur responsable, par la promesse d’être rémunéré pour leur travail et par la possibilité de développement personnel et de promotion. Les Palestiniens ont un sens aigu de la dignité, donc s’ils estiment être sous-estimés ou être d’une quelconque façon humiliés ou méprisés par leur supérieur, il est probable qu’ils ne resteront pas à ce poste.

Perspective canadienne

Comme dans tout milieu de travail, il est important de créer des boucles de rétroaction régulières et d’amener une culture de critique constructive et d’évaluation des employés. Les Palestiniens aiment également fêter les anniversaires et d’autres occasions entre collègues. Rien ne vaut de partager un gâteau d’anniversaire lors du déjeuner pour réunir les collègues et renforcer l’esprit d’équipe et le moral.

Livres, films et mets recommandés

Perspective locale

Films

Cinq caméras brisées, d’Emad Burnet Omar, réalisé par Hany Abu-Assad.

Where Should Birds Fly, de Fida Qishta, Paradise Now réalisé par Hany Abu-Assad.

Le Fils de l’autre réalisé par Lorraine Lévy.

Livres

The Gaza Kitchen: a Palestinian Culinary Journey, de Laila El Haddad, Classic Palestinian Cuisine, de Christiane Dabdoub Nasser, Gaza Unsilenced, une collection de poésies et d’essais édités par Laila El Haddad et Refaat Alareer, Mornings in Jenin, un roman de Susan Abualhawa , A history of modern Palestine: One Land, Two People, de Illan Pappe, On Palestine, de Naom Chomsky et Illan Pappe

Musique

  • Amal Murkus – chanteur palestinien
  • DAM - groupe de rap palestinien
  • Mohammad Assaf – chanteur palestinien

Perspective canadienne

Il est important de garder à l’esprit que le conflit continu avec Israël affecte la façon dont les Palestiniens peuvent avoir accès à leur propre patrimoine culturel. Si nombre d’entre eux partagent leurs connaissances des sites culturels en Palestine, cela ne signifie pas qu’ils ont été en mesure de les voir de près. Les étrangers ont un accès bien plus important et répandu à la Cisjordanie que les Palestiniens. Plus de 500 postes de contrôle israéliens dans la Cisjordanie occupée les empêchent de se rendre dans les communautés voisines pour accéder aux événements et aux sites culturels. Par exemple, les étudiants palestiniens qui étudient la gestion touristique à l’Université de Bethléem découvrent leurs sites historiques sur vidéo. La Palestine a une histoire riche et déborde de monuments religieux que viennent voir les touristes : chrétiens, musulmans et juifs. Pourtant, au lieu de les voir de près et de les découvrir de cette façon (ce qui devrait en théorie être assez facile puisque la Cisjordanie n’est pas plus large que le Rhode Island), ces étudiants dépendent d’enregistrements vidéos pour comprendre leur histoire. Un cinéaste étranger s’est rendu sur des sites tels que le Puits de Jacob à Naplouse – à 72 kilomètres de Bethléem – et a filmé les essentiels. Il a alors ramené l’enregistrement à Bethléem pour les étudiants palestiniens afin que ceux-ci puissent expliquer aux touristes tout ce qui concerne ces sites.

Pour les textes palestiniens classiques et contemporains, cliquez ici. Parmi les autres œuvres intéressantes, on peut noter :

  • Men in the Sun de Ghassan Kanafani
  • Time of White Horses d’Ibrahim Nasrallah
  • Said the Ill-Fated Pesspotimist d’Emile Habibi
  • The Honey de Zeina Ghandour
  • Mornings in Jenin de Susan Abulhawa
  • Sharon and my Mother in-law de Suad Amiry
  • Palestinian Walks de Raja Shehadeh
  • Out of It de Salma Dabbagh
  • Memory for Forgetfulness de Mahmoud Darwish
  • Livres sur la Palestine :
    • Extreme Rambling de Mark Thomas
    • The Rise and Fall of Human Rights: Cynicism and Politics in Occupied Palestine de Lori Allen
    • The Ethnic Cleansing of Palestine de Ilan Pappe
    • How Israel Lost de Richard Ben Cramer
    • Bad News from Israel de Greg Philo et Mike Berry
    • Palestinian Walks: Forays into a Vanishing Landscape de Raja Shehadeh
  • Films palestiniens :
    • Vous trouverez ici une base de données des grands films palestiniens.
    • Le Temps qu’il reste, Elia Suleiman
    • Paradise Now, Hany Abu-Assad
    • A Space Exodus, Larissa Sansour
    • Les Dupes, Tewfik Saleh
    • Les Enfants d’Arna de Juliano Mer Khamis
    • Open Bethlehem de Leila Sansour

Cuisine

Les Palestiniens ont une cuisine riche et incroyablement variée qui comprend tout, de plats traditionnels avec de l’agneau et du chameau, à des salades fraîches comme le fatouche et le taboulé, aux desserts les plus sucrés. Wikipédia vous en propose une excellente sélection ici.

Les produits changent en fonction des saisons, et les marchés vendent ce qui est disponible dans la région. Les concombres, les aubergines et les courgettes sont des aliments de base. Les fruits populaires comprennent les figues (grosses et juteuses, elles poussent sur des arbres dans toute la région), le raisin (cultivé largement dans la région), la grenade, et les néfliers du Japon (ce que les Palestiniens appellent azkadinya).

Musique

La dabkeh est la célèbre danse palestinienne. Elle est dansée en cercle ou en ligne lors de la plupart des occasions spéciales dans le pays. Les Palestiniens aiment également de célèbres musiciens du reste du monde arabe, notamment Fairouz, Nancy Ajram, Ragheb Alama, Warda Al Jazairia, et Ehab Tawfik.

Activités sur le terrain

Perspective locale

The Guardian a publié un article fantastique sur les 10 principales choses à voir et à faire en Palestine. Lorsque vous êtes à Gaza, vous devez absolument visiter le Centre Al-Qattan pour l’enfant, vous balader le long de la plage de Gaza, faire une halte aux anciens bains publics Hammam al-Samarra et vous rendre en voiture au sud de Gaza pour y découvrir un incroyable paysage.

Perspective canadienne

L’une des activités les plus recommandées est la randonnée culturelle du Sentier d’Abraham.

Vous trouverez des idées additionnelles sur les liens suivants :

Il est recommandé de visiter les endroits suivants : le musée de Bir Zeit, la Birzeit Gallery, la Gallery One, la Zawiyeh Gallery, le musée de Darwish, la mosquée al-Aqsa, l’Église du Saint-Sépulcre, l’Église de la Nativité, le Théâtre Jenin Freedom, le Théâtre Al-Kasaba (Ramallah), le Théâtre Ashtar (Ramallah), le musée Arafat (ouvre en octobre), Sebastia, Khan al-Wakala (vieux marché) et les usines de savon à Naplouse, le vignoble Cremisan à Bethléem, la visite de l’Université de Bethléem avec son groupe d’ambassadeurs, le Tombeau de Rachel, et la ferme éducative et environnementale de Tent of Nations.

Héros nationaux

Perspective locale

Les héros nationaux de la Palestine sont principalement ses milliers de prisonniers politiques détenus dans les prisons israéliennes, ses combattants de la résistance et ses martyrs. Ce sont ceux qui sont les plus célébrés et les plus respectés. Parmi les autres héros nationaux, on peut citer le leader palestinien disparu, Yasser Arafat, la nouvelle sensation pop et gagnant d’Arab Idol, Mohammad Assaf, le bien-aimé poète emblématique, Mahmoud Darweesh, le légendaire académicien Edward Said, le romancier Ghassan Kanafani, l’artiste Ismail Shamout, et le bédéiste, Naji Al-Ali. À l’exception de Mohammad Assaf, tous les autres sont décédés ou ont été assassinés.

Perspective canadienne

Ghassan Kanafani : écrivain palestinien et personnage politique de premier plan qui a été assassiné à Beyrouth en 1972. Son œuvre la plus connue, Men in the Sun, parle de la lutte de trois réfugiés palestiniens qui cherchent du travail dans l’industrie du pétrole au Koweït.

Naji al-Ali est un dessinateur de bandes dessinées palestinien décédé qui est célèbre pour son dessin d’un jeune Palestinien de 10 ans, Handala, debout se tenant les mains dans le dos. Cette image est devenue un symbole pour la résistance palestinienne face à l’occupation israélienne.

Mahmoud Darwish est sans doute le personnage littéraire palestinien le plus célèbre, souvent décrit comme le poète national de la Palestine. Darwish est décédé en 2008.

Yasser Arafat était un leader politique palestinien et lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1994. Il a fondé le parti Fatah, qu’il a dirigé pendant de nombreuses années jusqu’à son décès en 2004. Arafat a également occupé les postes de Président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de Président de l’Autorité nationale palestinienne (ANP).

Leila Khalid, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), que le Canada considère comme une organisation terroriste, est connue pour être la première femme à avoir détourné un avion.

George Habbash était un homme politique palestinien chrétien qui a fondé le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

Evénements historiques partagés

Perspective locale

Pour certaines générations plus âgées de réfugiés palestiniens, le Canada est associé aux généreuses rations de farine reçues dans les premières années de leur dépossession, lorsqu’ils ont fui, poussés par la peur, ou qu’on les a forcés à quitter leurs foyers en 1948 lors de la création de l’État d’Israël. Pour d’autres Palestiniens, en particulier à Gaza, le Canada évoque de bons souvenirs des forces de maintien de la paix canadiennes qui y étaient stationnées au milieu des années 60. Les membres des Forces canadiennes étaient courtois et ont laissé une réputation de personnes attentionnées, respectueuses des habitants locaux et très disciplinées.

Toutefois, au cours des dernières décennies, la nouvelle génération de Palestiniens voit le Canada sous un regard différent. Aujourd’hui, la plupart des Palestiniens estiment que le Canada a constamment pris une position au sein de la communauté internationale qui favorise Israël aux dépens des droits et des libertés de base de leur peuple. Ce point de vue est non seulement fondé sur les votes du Canada aux Nations Unies ou par les déclarations des représentants politiques canadiens, en particulier ces dix dernières années, mais également sur le problème du « Parc Canada » où trois villages palestiniens en Cisjordanie ont été rasés principalement grâce à des fonds canadiens.

Le Parc Canada est situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Jérusalem et a été établi sur le site de 3 villages d’agriculteurs palestiniens annexés par Israël en 1967 et totalement rasés sur les ordres du général israélien Yitzhak Samir. Ces trois villages, Imwas, Beit Nuba, et Jalu avaient une population de 10 000 habitants qui ont été forcés de partir pour ne jamais plus revenir. Les restes des villages détruits ont été cachés en dessinant un parc sur cette région, en grande partie grâce à des sources et des dons canadiens provenant du Jewish National Fund of Canada. La plupart des contributeurs du parc qui est à présent un autre rappel de l’effacement de la dépossession palestinienne étaient malheureusement canadiens, c’est pourquoi le parc a été nommé « Parc Canada ».

Ceci dit, les Palestiniens sont très pragmatiques et ont tendance à faire la différence entre les politiques officielles et les déclarations politiques et les gens avec qui ils traitent. Les Canadiens en tant que peuple, sont toujours considérés avec un grand respect, en particulier en raison des nombreux Canadiens présents sur le terrain actuellement en Palestine/Israël qui font un excellent travail au sein d’organisations d’assistance et de diverses ONG. Dès lors, je ne pense pas que le préjugé concernant les Canadiens aura un effet important sur les relations personnelles, professionnelles et sociales.

Perspective canadienne

Aucune à ma connaissance.

Stéréotypes

Perspective locale

Les stéréotypes les plus courants sont que les Palestiniens sont une société fermée, sont des extrémistes, ne veulent pas la paix et apprennent à leurs enfants à haïr.

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Peut-être le stéréotype le plus flagrant concernant les Palestiniens est qu’ils sont tous des terroristes ou des kamikazes. En raison de la politique et de la propagande dans la région au cours du dernier siècle, de nombreux médias et politiciens ont réussi à diffuser des nouvelles en dehors de la région et la lutte palestinienne pour la justice a généré le stéréotype que les Palestiniens ont l’intention de tuer les Israéliens ou ceux qui ne soutiennent pas leur cause. Ce stéréotype est évidemment manifestement faux. La Palestine est un pays diversifié à plusieurs couches habité par des personnes ayant des points de vue et des idées politiques différents concernant la façon de mettre un terme à une occupation et une impasse politique qui dure depuis plusieurs décennies dans la région. Si certains Palestiniens ont fait usage de la violence pour tenter d’obtenir la paix, de nombreuses personnes ont mis ces exemples en évidence afin d’essayer de dépeindre tous les Palestiniens de la même façon.

Une autre idée fausse colportée par certains est que les Palestiniens n’existent pas dans la région dans l’histoire, mais sont plutôt des Arabes d’autres parties du monde. C’est également faux : il existe une riche culture et civilisation palestinienne en Cisjordanie, à Gaza et dans la Palestine historique qui remonte à des siècles.

Au sujet des interprètes culturels

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Écrivain palestinien canadien, analyste politique, commentateur dans les médias et orateur international très demandé sur le sujet de la Palestine/Israël, il termine actuellement un doctorat dans le domaine des études de la diaspora.

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L’auteur a travaillé comme journaliste, experte en communications et éducatrice dans plus de 15 pays d’Afrique subsaharienne, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Elle a un diplôme en journalisme et une maîtrise en développement international et a précédemment passé une année et demi dans les villes de Cisjordanie de Jérusalem et de Bethléem. En tant que journaliste, elle a travaillé pour Globe and Mail, Vice, Reuters et Toronto Star. Elle vit actuellement au Canada, où elle travaille pour une organisation humanitaire internationale.

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