Forum de coopération en matière de réglementation de l’Accord économique et commercial global – Plan de travail 2025
Publié pour la première fois sur: 9 juin 2025
État : Terminé
Période de référence
Ce plan de travail couvre les activités prévues dans le cadre du Forum de coopération en matière de réglementation (FCR) entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2025 (c’est-à-dire la « période de référence »), et il est maintenant terminé. Le plan de travail a été mis à jour pour intégrer les résultats des activités prévues, afin de présenter les progrès et de tenir les parties prenantes informées au sujet des travaux en cours.
Contexte
Le FCR a été créé dans le cadre de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE), qui définit le cadre de la coopération en matière de réglementation entre le Canada et l’UE au chapitre 21 de l’accord. Ce chapitre s’appuie sur, et remplace, un accord existant entre le Canada et l’UE sur la coopération en matière de réglementation, appelé « Cadre relatif à la coopération en matière de réglementation et à la transparence du Gouvernement du Canada et de la Commission européenne » (le 21 décembre 2004).
Le rôle du FCR est de faciliter et de promouvoir la coopération en matière de réglementation entre les parties. Le FCR remplit les fonctions suivantes :
- Fournir un forum pour discuter des questions de politique réglementaire d’intérêt mutuel que les parties ont déterminées par divers moyens, y compris la consultation des intervenants.
- Aider les organismes de réglementation individuels à sélectionner des partenaires potentiels pour des activités de coopération et leur fournir des outils appropriés à cette fin, tels que des modèles d’accords de confidentialité.
- Examiner les initiatives réglementaires, en cours ou prévues, susceptibles d’offrir un potentiel de coopération.
- Encourager l’organisation d’activités de coopération bilatérale et examiner les progrès, les réalisations et les pratiques exemplaires des initiatives de coopération en matière de réglementation dans des secteurs particuliers.
Structure du FCR
Les travaux sont menés conjointement par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et Affaires mondiales Canada du côté canadien, et par la Direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME (DG GROW) et la Direction générale du commerce (DG TRADE) du côté de l’UE.
Coprésidents pour le Canada :
- Jenelle Power (Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada)
- Pierre Marier (Affaires mondiales Canada)
Coprésidents pour l’UE :
- Outi Slotboom (Direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME, Commission européenne)
- Lucian Cernat (Direction générale du commerce et de la sécurité économique, Commission européenne)
Le FCR doit :
- Présenter un rapport annuel au Comité mixte de l’AECG sur la mise en œuvre du chapitre 21 de l’AECG.
- Se réunir annuellement, à moins que les parties n’en décident autrement.
- Offrir un forum annuel, à moins que les parties n’en décident autrement, afin que les organismes de réglementation participent à des discussions sur des sujets particuliers et informent les coprésidents du FCR de l’état de leurs activités de coopération.
- Au besoin, fournir du soutien et des conseils sur une base continue afin de faciliter les discussions entre les organismes de réglementation sur les enjeux actuels et potentiels de coopération en matière de réglementation.
- Mettre en ligne les ordres du jour, les plans de travail et les rapports du FCR.
Participation des intervenants
Le FCR reconnaît l’importance de la participation des parties intervenants dans l’identification des obstacles réglementaires au commerce et des possibilités de coopération et d’harmonisation réglementaires.
À cette fin, après chaque réunion annuelle du forum, les coprésidents du FCR organisent une séance d’information afin de fournir aux intervenants une mise à jour de tous les points actifs du plan de travail et des points d’intérêt.
Les intervenants sont invitées à soumettre à tout moment leurs commentaires, suggestions et sujets potentiels de coopération entre l’UE et le Canada.
- Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada a mis en place une boîte aux lettres centralisée (rcd-dcmr@tbs-sct.gc.ca) à l’intention des intervenants souhaitant apporter leur contribution au Canada sur les questions de coopération en matière de réglementation. Des conseils sont également proposés concernant les renseignements à inclure dans la déclaration d’un obstacle réglementaire au commerce.
- Pour les soumissions à l’UE, une boîte aux lettres fonctionnelle réservée a été mise en place à l’adresse EU-CETA-RCF@ec.europa.eu.
Élaboration du plan de travail
De nouveaux éléments du plan de travail peuvent être proposés officiellement par l’une ou l’autre des parties à tout moment, sur la base de discussions avec les organismes de réglementation, de contributions des intervenants, de consultations externes ou d’analyses internes. Une fois qu’un sujet général est déterminé, les parties travaillent avec les organismes de réglementation dans leur territoire respectif pour évaluer l’intérêt et discuter de l’occasion. Les parties procèdent ensuite à un échange de vues sur les thèmes potentiels afin de déterminer s’il existe un intérêt mutuel à ajouter le thème au plan de travail en tant que nouveau point. Un point formel du plan de travail n’est établi qu’une fois que les deux parties se sont mises d’accord sur ses termes (y compris la portée, les objectifs, les activités, etc.).
Points du plan de travail
1. Sécurité des produits de consommation
Responsable canadien : Santé Canada
Responsable européen : Commission européenne, Direction générale de la justice et des consommateurs (DG JUST)
Énoncé de coopération en matière de réglementation : La sécurité des produits de consommation est une préoccupation importante pour les organismes de réglementation du monde entier. La mondialisation croissante des marchés et des chaînes d’approvisionnement, l’essor des achats en ligne et transfrontaliers et le nombre croissant de nouveaux produits arrivant sur les marchés ont supprimé les frontières physiques. Comme les mêmes produits de consommation ou types de produits font leur apparition sur des marchés semblables, les autorités de l’UE et du Canada sont souvent confrontées à des défis semblables en matière de sécurité des produits. Dans ce contexte, il est impératif que le gouvernement du Canada et les organismes de réglementation de l’Union européenne coopèrent pour repérer efficacement les produits de consommation potentiellement dangereux et prendre les mesures qui s’imposent.
Initiative : Mise en commun périodique de renseignements entre le système d’échange rapide d’information RAPEX de l’UE et le système de signalement d’incidents en lien avec les produits de consommation RADAR du Canada; échange de renseignements ponctuel et coopération concernant d’autres volets de la sécurité des produits non alimentaires.
Résultat souhaité :
- Un accès plus facile aux renseignements importants et disponibles en temps utile relatifs aux produits potentiellement dangereux dans chaque territoire.
- Une meilleure capacité de coordination des activités de communication, de surveillance du marché et d’application de la législation dans les deux territoires.
- L’amélioration de la collaboration entre les organismes de réglementation des deux territoires.
Activités et résultats prévus :
| Activité | Objectif/détails | Résultats |
|---|---|---|
| Mise en commun de renseignements entre les systèmes de signalement d’incidents | Procéder à des échanges périodiques de renseignements entre le système Safety Gate de l’UE et le système RADAR du Canada, conformément à l’Arrangement administratif entre Santé Canada et la Commission européenne (signé en novembre 2018). Cela permet de prendre des décisions plus éclairées et aide chaque territoire à remplir son mandat en matière d’amélioration de la santé et de la sécurité de ses citoyens en ce qui concerne les produits de consommation. Cette activité est liée au paragraphe 21.7(4)-(6) de l’AECG. | Santé Canada et la DG JUST ont poursuivi la mise en commun des renseignements entre le système Safety Gate de l’UE et le système RADAR du Canada. Pour réaliser cette mise en commun des renseignements, Santé Canada télécharge les dossiers du système RADAR dans le module Canada du système Safety Gate de l’UE. Les utilisateurs du système Safety Gate de la Commission européenne et des États membres de l’UE ont ensuite accès aux données. De même, les utilisateurs de Santé Canada peuvent consulter les notifications des États membres reçues dans Safety Gate. Du 1er janvier au 1er décembre 2025, 1 398 cas ont été transférés du système RADAR de SC vers le système Safety Gate de l’UE et 4 500 notifications ont été reçues des États membres dans le système Safety Gate de l’UE. |
| Discussions concernant les activités coordonnées de surveillance du marché | Mettre en commun les expériences en matière de surveillance des marchés afin de déterminer les pratiques exemplaires. Selon des synergies déterminées dans leurs projets respectifs de vérification de la conformité sur une catégorie de produits particulière (chaises hautes pour enfants), SC et la DG JUST rechercheront des possibilités de mettre en commun des renseignements sur les méthodes et les résultats des essais, etc., en 2025. Cette activité est liée au paragraphe 21.7(3) de l’AECG. | Santé Canada et la DG JUST ont achevé leurs projets coordonnés de vérification de conformité sur les chaises hautes pour enfants, lancés en 2024. Les renseignements ont été mis en commun dans le cadre de réunions et au moyen de courriels, et les représentants de Santé Canada ont eu accès aux données et aux résultats des essais de la DG JUST. En février 2025, Santé Canada a participé à une réunion dans le cadre de l’initiative des Activités coordonnées de l’UE sur la sécurité des produits, où la DG JUST a présenté les résultats compilés de ses essais. Dans le cadre de leur réunion bilatérale annuelle en juin 2025, les deux territoires de compétence ont présenté les résultats de leurs activités de surveillance du marché des chaises hautes et ont recensé les produits jugés non conformes à la suite des essais. En décembre 2025, lors de la cérémonie de remise du prix de la sécurité des produits de l’UE, dans le cadre d’une réunion du Consumer Safety Network (groupe consultatif d’experts présidé par la CE), Santé Canada a présenté ses activités de surveillance du marché de la fluorescence X et la valeur de l’outil et de la technologie pour les gains d’efficacité. |
| Campagnes de sensibilisation coordonnées | Organiser une campagne de sensibilisation coordonnée, prévue pour l’automne 2025, sur la sécurité des achats en ligne de produits de consommation. Le sujet particulier à l’intérieur du thème sera déterminé sur la base de questions communes. Cette activité est liée au paragraphe 21.7(3) de l’AECG. | Les deux territoires de compétence ont collaboré pour créer une campagne à l’automne 2025 afin de fournir aux consommateurs des deux territoires de compétence des conseils visant à prendre des décisions d’achat plus sécuritaires dans le cadre de leurs achats en ligne. La campagne était axée sur les achats sur des marchés en ligne et les achats auprès de vendeurs tiers (boutiques en ligne). Les territoires de compétence ont collaboré pour créer des messages clés et des éléments visuels à marque conjointe publiés sur les réseaux sociaux, en novembre et décembre 2025. |
| Réunions bilatérales | Organiser des réunions de travail pour discuter des questions de sécurité des produits de consommation dans chaque territoire, notamment les questions émergentes, et pour déterminer les domaines de coopération possibles. Il s’agira d’une réunion annuelle élargie à laquelle participera un grand nombre de personnes (notamment les cadres supérieurs) et qui portera sur plusieurs points de l’ordre du jour. D’autres réunions thématiques sont programmées tout au long de l’année en fonction des besoins. Cette activité est liée au paragraphe 21.7(3) de l’AECG. | Les territoires de compétence ont tenu la troisième réunion bilatérale annuelle SC-CE, en juin 2025. Les thèmes abordés comprenaient des discussions et des mises à jour sur les éléments suivants : les engagements en matière de sécurité des produits; l’utilisation de l’IA dans le cadre des travaux stratégiques; les piles au lithium-ion; ainsi que la sécurité et la durabilité des produits. |
2. Recharge des véhicules électriques lourds
Responsable canadien : Ressources naturelles Canada (RNCan)
Responsable européen : Direction générale de la mobilité et des transports (DG MOVE)
Énoncé de coopération en matière de réglementation : Le Canada et l’UE reconnaissent tous deux l’importance de créer une infrastructure de recharge efficace et évolutive pour les véhicules électriques utilitaires lourds, dans le cadre d’une initiative plus vaste visant à réduire les émissions de carbone et à accroître la durabilité du secteur de transport plus durable. Par l’intermédiaire d’une coopération réglementaire, les deux territoires de compétence mettront en commun les leçons apprises et les pratiques exemplaires afin d’améliorer l’efficacité et l’efficience du développement des infrastructures. Bien que l’harmonisation réglementaire ne soit pas l’objectif principal, la mise en commun des leçons apprises peut naturellement mener à des similitudes dans nos systèmes, favorisant une plus grande efficacité et réduisant éventuellement les obstacles au commerce.
Initiative : Mettre en commun des renseignements concernant les travaux en cours dans les deux territoires de compétence pour créer l’infrastructure de recharge pour véhicules électriques utilitaires lourds, en mettant l’accent sur les normes techniques, les stratégies de déploiement et les cadres réglementaires.
Résultat souhaité :
- Meilleure compréhension mutuelle des défis et des solutions liés à la création de l’infrastructure de recharge pour véhicules électriques utilitaires lourds.
- Recensement des occasions qui favorisent un déploiement plus efficace et rentable dans les deux territoires de compétence.
- Examen des pratiques exemplaires en matière d’interopérabilité et d’intégration des réseaux afin d’améliorer la résilience et le caractère fonctionnel de l’infrastructure.
Activités et résultats prévus :
| Activité | Objectif/détails | Résultats |
|---|---|---|
| Réunions bilatérales | Tenir des réunions de travail une ou deux fois par année pour mettre en commun des renseignements concernant les travaux en cours au Canada et au sein de l’UE. | En avril 2025, des responsables canadiens et européens se sont réunis pour une réunion d’introduction afin d’examiner leurs approches réglementaires et leur contexte en matière de développement de l’infrastructure de recharge pour véhicules électriques utilitaires lourds. Le Canada a présenté des renseignements concernant le rôle du Bureau de la recherche et du développement énergétiques à Ressources naturelles Canada, et a présenté le contexte concernant l’élaboration des codes et normes, ainsi que des analyses récentes liées au parc de véhicules électrifiés et l’infrastructure de recharge, y compris les besoins anticipés en matière d’infrastructures de recharge, les prévisions et la cartographie des priorités en matière d’infrastructure. La Commission européenne a examiné son Alternative Fuels Infrastructure Regulation, y compris les calendriers de développement des infrastructures de recharge et une mise à jour sur l’évolution du marché des véhicules lourds à émission zéro, au sein de l’UE. L’UE a également présenté son Plan d’action industriel pour le secteur automobile européen, y compris les mesures phares en matière de mobilité propre. |
Éléments d’intérêt
En plus des éléments du plan de travail officiel, le tableau comprend des éléments d’intérêt. Il s’agit de sujets qui suscitent l’intérêt des deux parties; toutefois, en raison de la nature des travaux, ne sont pas bien placés en tant qu’éléments officiels du plan de travail (par exemple, si un élément est dirigé par un organisme tiers). Ces éléments sont pleinement appuyés par le forum et font l’objet de discussions dans le cadre des réunions annuelles.
1. 1. Coopération sur des sujets de normalisation d’intérêt commun au Conseil canadien des normes (CCN) et au Comité européen de normalisation (CEN) et au Comité européen de normalisation en électronique et en électrotechnique (CENELEC)
Responsable canadien : Conseil canadien des normes (CCN)
Responsable européen : Comité européen de normalisation (CEN) et le Comité européen de normalisation électrotechnique (CENELEC)
Description :
Le CEN-CENELEC et le CCN collaborent dans le cadre d’un accord de coopération pour renforcer le rôle des normes volontaires fondées sur le consensus, afin de permettre la réglementation, d’appuyer l’accès au marché et de faire progresser le bien public. Dans le cadre de l’accord, ils font avancer conjointement des initiatives liées aux normes et examinent des occasions supplémentaires dans le cadre du FCR.
Ce travail porte principalement sur l’interface entre les règlements et les normes, et concerne plus particulièrement l’élaboration, l’adoption et la mise en œuvre de normes, notamment de normes internationales, au Canada et en Europe. Il vise à approfondir la compréhension mutuelle, à soutenir le partage de l’expertise, des perspectives et des pratiques exemplaires, ainsi qu’à promouvoir la transparence et la prévisibilité à l’égard de l’élaboration et de la mise en œuvre des normes. Ce travail peut permettre de découvrir de nouvelles façons pour le CCN et le CEN-CENELEC de coopérer dans des domaines ciblés.
Activités et résultats prévus :
| Activité | Objectif/détails | Résultats |
|---|---|---|
| Collaboration en matière d’environnement et de durabilité | Organiser des séances regroupant les deux territoires de compétence pour examiner les travaux en cours et mettre en commun les pratiques exemplaires, y compris la coopération en matière d’élaboration de normes au sein des comités techniques ISO/IEC et CEN-CENELEC, ainsi que d’autres occasions de coopération stratégique précise entre experts techniques. | Le CCN et le CEN-CENELEC ont tenu des discussions initiales, confirmé leur intérêt mutuel concernant ce thème et convenu de faire avancer l’activité vers le prochain plan de travail. |
| Numérisation | Organiser des séances regroupant les deux territoires de compétence sur l’économie numérique, comme l’IA et les données, pour examiner les travaux en cours et mettre en commun les pratiques exemplaires, y compris la coopération en matière d’élaboration de normes au sein des comités techniques ISO/IEC et CEN-CENELEC, ainsi que d’autres occasions de coopération stratégique précise entre experts techniques. | Le 9 mai, le CCN a organisé un atelier pour examiner le rôle, la géopolitique et la gouvernance des normes en matière d’IA. Le président du Comité technique mixte (CTM) 21 sur l’AI du CEN-CENELEC, le Dr Sébastian Hallensleben, a participé à un comité d’experts sur la gouvernance et les approches institutionnelles en matière de normes, qui a comparé les points de vue internationaux et mis en lumière les pratiques exemplaires en matière de collaboration et d’harmonisation. Le CCN et le CEN-CENELEC ont tenu des discussions initiales et ont confirmé leur intérêt mutuel concernant l’organisation d’une séance sur la numérisation. Les deux organisations ont convenu de faire avancer cette activité jusqu’au prochain cycle de plan de travail. Parallèlement, les experts canadiens continuent de participer activement en tant qu’observateurs au (CTM) 21 sur l’AI du CEN-CENELEC, appuyant l’élaboration de normes liées à la mise en œuvre de la Loi européenne sur l’IA. |
| Collaboration sur les priorités du système | Organiser des séances regroupant les deux territoires de compétence sur des sujets clés d’intérêt mutuel liés à nos systèmes de normalisation, comme l’accessibilité dans l’environnement bâti, afin de discuter des travaux en cours, de mettre en commun les pratiques exemplaires et d’étudier les possibilités de collaboration. | Les experts canadiens continuent de participer activement en tant qu’observateurs au CEN-CENELEC JTC 12 on Design for All, au CEN/TC 158 on Head Protection, et au CEN/TC 239/WG 5 on Air, Water and Difficult Terrain Ambulances. |
En octobre 2025, le Conseil canadien des normes (CCN), le Comité européen de normalisation (CEN) et le Comité européen de normalisation en électronique et en électrotechnique (CENELEC) ont renouvelé leur accord de coopération pour la quatrième fois, renforçant la coopération concernant les normes, afin d’appuyer le commerce, l’innovation et l’harmonisation réglementaire.
2. Certification des petits appareils de combustion de biomasse solide au Canada
Responsable canadien : le présent élément relève de la compétence provinciale au Canada. Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada assure la liaison entre le CCN, le Groupe CSA (anciennement l’Association canadienne de normalisation) et la Commission européenne.
Responsable européen : Commission européenne, DG GROW et CEN et CENELEC
Description :
La conception, la fabrication et l’évaluation de la conformité des petits appareils de combustion de biomasse solide varient considérablement entre les deux territoires de compétence. À l’heure actuelle, les petits appareils de combustion de biomasse solide de fabrication européenne qui répondent à la norme européenne EN 303-5 ne peuvent être installés au Canada à moins qu’ils ne répondent également à la norme canadienne CSA B51. La norme CSA B51 est une norme générale utilisée pour toutes les chaudières avec chambre de combustion et exige une certification par un tiers, tandis que la norme EN 303-5 couvre les petites chaudières qui fonctionnent à des températures et des pressions plus faibles, leur certification reposant sur l’auto-déclaration. Les parties prenantes de l’UE ont fait part de leurs inquiétudes quant au coût élevé de l’obtention d’une certification par un tiers en Europe pour la norme CSA B51. Ainsi, les fabricants européens n’offrent que quelques modèles sur le marché canadien.
En ce qui concerne les avantages, le Canada est le troisième producteur mondial de granulés de bois et conserve actuellement une petite partie de ce type de combustible. Les parties prenantes croient qu’une plus grande accessibilité aux petits appareils de combustion de biomasse solide pourrait être une occasion d’accroître leur utilisation au Canada. Comme les petits appareils de combustion de biomasse solide vendus au Canada proviennent principalement de l’Union européenne, l’acceptation de la norme EN 303-5 pourrait accélérer le processus d’exportation et permettre la commercialisation d’un éventail plus vaste d’appareils de combustion européens au Canada.
Comme les règlements régissant les appareils à pression relèvent de la compétence provinciale, le gouvernement fédéral canadien ne joue aucun rôle réglementaire. Le Canada continue de faciliter les conversations entre l’UE et les parties prenantes canadiennes (provinces et territoires, le CCN et le groupe CSA) afin de déterminer la voie à suivre.
Activités et résultats prévus :
| Activité | Objectif/détails | Résultats |
|---|---|---|
| Élaboration d’une norme pour les petits brûleurs de biomasse solide | Le Groupe CSA élabore une norme nationale du Canada, la norme CSA B414, sur les petits brûleurs de biomasse solide. Veuillez vous reporter à l’avis d’intention publié en juin 2024. | L’élaboration de la norme nationale du Canada se poursuit, qui devrait être une adoption modifiée de la norme européenne (EN 303-5). Le CCN et le CEN-CENELEC continuent de faciliter les discussions entre les comités techniques concernés, afin de faire avancer l’examen des modifications proposées pour l’adoption de la norme EN 303-5. En décembre 2025, un groupe de travail européen spécialisé a examiné les dérogations canadiennes proposées pour l’adoption de la norme EN 303-5. À l’heure actuelle, la publication de la norme nationale du Canada est toujours prévue à l’automne 2026. |
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