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Forum de coopération en matière de réglementation de l’Accord économique et commercial global – Plan de travail 2026

État : Actif

Période de référence

Le Forum de coopération en matière de réglementation (FCR) a été créé dans le cadre de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE), qui définit le cadre pour la coopération en matière de réglementation entre le Canada et l’UE, au chapitre 21 de l’accord. Ce plan de travail couvre les activités prévues dans le cadre du Forum de coopération en matière de réglementation (FCR) entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2026 (c’est-à-dire la « période de référence »). Le plan de travail sera mis à jour une fois la période de référence achevée, afin de présenter les progrès et de rendre compte des résultats.

Élaboration du plan de travail

De nouveaux éléments du plan de travail peuvent être proposés officiellement par l’une ou l’autre des parties à tout moment, sur la base de discussions avec les organismes de réglementation, de contributions des intervenants, de consultations externes ou d’analyses internes. Une fois qu’un thème général est déterminé, les parties travaillent avec les organismes de réglementation dans leur territoire respectif pour évaluer l’intérêt et examiner la possibilité. Les parties procèdent ensuite à un échange de vues sur les thèmes potentiels afin de déterminer s’il existe un intérêt mutuel à ajouter le thème au plan de travail en tant que nouveau point. Un point formel du plan de travail n’est établi qu’une fois que les deux parties se sont mises d’accord sur ses termes (y compris la portée, les objectifs, les activités, etc.).

Pour toute demande adressée aux responsables canadiens, veuillez envoyer un courriel à rcd-dcmr@tbs-sct.gc.ca. Pour communiquer avec les responsables de l’UE, veuillez envoyer un courriel à EU-CETA-RCF@ec.europa.eu.

A. Points du plan de travail

1. Sécurité des produits de consommation

Responsable canadien : Santé Canada

Responsable européen : Commission européenne, Direction générale de la justice et des consommateurs (DG JUST)

Énoncé de coopération en matière de réglementation : La sécurité des produits de consommation est une préoccupation importante pour les organismes de réglementation du monde entier. La mondialisation croissante des marchés et des chaînes d’approvisionnement, l’essor des achats en ligne et transfrontaliers et le nombre croissant de nouveaux produits arrivant sur les marchés ont supprimé les frontières physiques. Comme les mêmes produits de consommation ou types de produits font leur apparition sur des marchés semblables, les autorités de l’UE et du Canada sont souvent confrontées à des défis semblables en matière de sécurité des produits. Dans ce contexte, il est impératif que le gouvernement du Canada et les organismes de réglementation de l’Union européenne coopèrent pour repérer efficacement les produits de consommation potentiellement dangereux et prendre les mesures qui s’imposent.

Initiative : Mise en commun périodique de renseignements entre le système d’échange rapide d’information RAPEX de l’UE et le système de signalement d’incidents en lien avec les produits de consommation RADAR du Canada; échange de renseignements ponctuel et coopération concernant d’autres volets de la sécurité des produits non alimentaires.

Résultat souhaité :

Activités et résultats prévus :

ActivitéObjectif/détailsRésultats
Mise en commun de renseignements entre les systèmes de signalement d’incidents

Procéder à des échanges périodiques de renseignements entre le système Safety Gate de l’UE et le système RADAR du Canada, conformément à l’arrangement administratif entre Santé Canada et la Commission européenne (signé en novembre 2018) et examiner les occasions d’améliorations éventuelles aux moyens techniques de mise en commun des renseignements.

Cela permet de prendre des décisions plus éclairées et aide chaque territoire à remplir son mandat d’amélioration de la santé et de la sécurité de ses citoyens en ce qui concerne les produits de consommation.

Cette activité est liée au paragraphe 21.7(4)-(6) de l’AECG.

Produire un rapport à la suite de la période de référence.
Discussions concernant les activités coordonnées de surveillance du marché

Mettre en commun les expériences en matière de surveillance du marché en ligne en vue de déterminer les pratiques exemplaires et d’améliorer la gestion des risques dans l’espace du marché en ligne, en mettant notamment l’accent sur les moyens de traiter la distribution transfrontalière de produits dangereux.

Santé Canada et la DG JUST mettront également en commun, dans la mesure du possible, des renseignements concernant les méthodes et les résultats des essais dans le cadre de leurs activités respectives.

Cette activité est liée au paragraphe 21.7(3) de l’AECG.

Produire un rapport à la suite de la période de référence.
Campagnes de sensibilisation coordonnéesOrganiser une campagne de sensibilisation coordonnée, prévue pour l’automne 2026, sur la sécurité des achats en ligne de produits de consommation. Le sujet particulier à l’intérieur du thème sera déterminé sur la base de questions communes. Cette activité est liée au paragraphe 21.7(3) de l’AECG.Produire un rapport à la suite de la période de référence.
Réunions bilatérales

Organiser des réunions de travail pour discuter des questions de sécurité des produits de consommation dans chaque territoire, notamment les questions émergentes, et pour déterminer les domaines de coopération possibles.

Il s’agira d’une réunion annuelle élargie à laquelle participera un grand nombre de personnes et qui portera sur plusieurs points de l’ordre du jour. D’autres réunions thématiques sont programmées tout au long de l’année en fonction des besoins. Cette activité est liée au paragraphe 21.7(3) de l’AECG.

Produire un rapport à la suite de la période de référence.

2. Recharge des véhicules électriques utilitaires lourds

Responsable canadien : Ressources naturelles Canada (RNCan)

Responsable européen : Direction générale de la mobilité et des transports (DG MOVE)

Énoncé de coopération en matière de réglementation : Le Canada et l’UE reconnaissent tous deux l’importance de créer une infrastructure de recharge efficace et évolutive pour les véhicules électriques utilitaires lourds, dans le cadre d’une initiative plus vaste visant à réduire les émissions de carbone et à accroître la durabilité du secteur de transport plus durable. Par l’intermédiaire d’une coopération réglementaire, les deux territoires de compétence mettront en commun les leçons apprises et les pratiques exemplaires afin d’améliorer l’efficacité et l’efficience du développement des infrastructures. Bien que l’harmonisation réglementaire ne soit pas l’objectif principal, la mise en commun des leçons apprises peut naturellement mener à des similitudes dans nos systèmes, favorisant une plus grande efficacité et réduisant éventuellement les obstacles au commerce.

Initiative : Mettre en commun des renseignements concernant les travaux en cours dans les deux territoires de compétence pour créer l’infrastructure de recharge pour véhicules électriques utilitaires lourds, en mettant l’accent sur les normes techniques, les stratégies de déploiement et les cadres réglementaires.

Résultats souhaités :

Activités et résultats prévus :

ActivitéObjectif/détailsRésultats
Réunions bilatéralesTenir des réunions de travail une ou deux fois par année pour mettre en commun des renseignements concernant les travaux en cours au Canada et au sein de l’UE.Produire un rapport à la suite de la période de référence.

B. Éléments d’intérêt

En plus des éléments du plan de travail officiel, le tableau comprend des éléments d’intérêt. Il s’agit de sujets qui suscitent l’intérêt des deux parties; toutefois, en raison de la nature des travaux, ne sont pas bien placés en tant qu’éléments officiels du plan de travail (par exemple, si un élément est dirigé par un organisme tiers). Ces éléments sont pleinement appuyés par le forum et font l’objet de discussions dans le cadre des réunions annuelles.

1. Coopération sur des sujets de normalisation d’intérêt commun au Conseil canadien des normes (CCN) et au Comité européen de normalisation (CEN) et au Comité européen de normalisation en électronique et en électrotechnique (CENELEC)

Responsable canadien : CCN

Responsable européen : CEN-CENELEC

Description : 

Le CEN-CENELEC et le CCN ont conclu un accord de coopération, renouvelé pour la dernière fois en 2025, afin de renforcer leur coopération en matière de normalisation. Sur la base de cet accord, le CCN et le CEN-CENELEC collaborent dans les domaines de la normalisation et examinent les possibilités d’entreprendre une initiative dans le cadre du FCR.

Ce travail porte principalement sur l’interface entre les règlements et les normes, et concerne plus particulièrement l’élaboration, l’adoption et la mise en œuvre de normes, notamment de normes internationales, au Canada et en Europe. Il vise à approfondir la compréhension mutuelle, à soutenir le partage de l’expertise, des perspectives et des pratiques exemplaires, ainsi qu’à promouvoir la transparence et la prévisibilité à l’égard de l’élaboration et de la mise en œuvre des normes. Ce travail peut permettre de découvrir de nouvelles façons pour le CCN et le CEN-CENELEC de coopérer dans des domaines ciblés.

Activités et résultats prévus :

ActivitéObjectif/détailsRésultats
Collaboration concernant la durabilité environnementale et la résilienceOrganiser des séances regroupant les deux territoires de compétence pour examiner les travaux en cours et mettre en commun les pratiques exemplaires, y compris la coopération en matière d’élaboration de normes au sein des comités techniques ISO/IEC et CEN-CENELEC, ainsi que d’autres occasions de coopération stratégique précise entre experts techniques.Produire un rapport à la suite de la période de référence.
Collaboration sur

la numérisation

Organiser des séances regroupant les deux territoires de compétence sur l’économie numérique, comme l’IA et les données, pour examiner les travaux en cours et mettre en commun les pratiques exemplaires, y compris la coopération en matière d’élaboration de normes au sein des comités techniques ISO/IEC et CEN-CENELEC, ainsi que d’autres occasions de coopération stratégique précise entre experts techniques.Produire un rapport à la suite de la période de référence.
Collaboration sur les priorités du systèmeOrganiser des séances regroupant les deux territoires de compétence sur des sujets clés d’intérêt mutuel liés à nos systèmes de normalisation, comme l’accessibilité dans l’environnement bâti, afin de discuter des travaux en cours, de mettre en commun les pratiques exemplaires et d’étudier les possibilités de collaboration.Produire un rapport à la suite de la période de référence.
Analyse de l’harmonisation technique des normesCartographier les adoptions existantes et prévues des normes ISO et IEC entre le CCN et le CEN-CENELEC afin de mieux comprendre le niveau actuel d’harmonisation technique et d’éclairer les occasions à venir en matière de collaboration.Produire un rapport à la suite de la période de référence.

2. Certification des petits appareils de combustion de biomasse solide au Canada

Responsable canadien : le présent élément relève de la compétence provinciale au Canada. Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada assure la liaison entre le CCN, le Groupe CSA (anciennement l’Association canadienne de normalisation) et la Commission européenne.

Responsable européen : Commission européenne, DG GROW et CEN-CENELEC

Description :

La conception, la fabrication et l’évaluation de la conformité des petits appareils de combustion de biomasse solide varient considérablement entre les deux territoires de compétence. À l’heure actuelle, les petits appareils de combustion de biomasse solide de fabrication européenne qui répondent à la norme européenne EN 303-5 ne peuvent être installés au Canada à moins qu’ils ne répondent également à la norme canadienne CSA B51. La norme CSA B51 est une norme générale utilisée pour toutes les chaudières avec chambre de combustion et exige une certification par un tiers, tandis que la norme EN 303-5 couvre les petites chaudières qui fonctionnent à des températures et des pressions plus faibles, leur certification reposant sur l’autodéclaration. Les parties prenantes de l’UE ont fait part de leurs inquiétudes quant au coût élevé de l’obtention d’une certification par un tiers en Europe pour la norme CSA B51. Ainsi, les fabricants européens n’offrent que quelques modèles sur le marché canadien.

En ce qui concerne les avantages, le Canada est le troisième producteur mondial de granulés de bois et conserve actuellement une petite partie de ce type de combustible. Les parties prenantes croient qu’une plus grande accessibilité aux petits appareils de combustion de biomasse solide pourrait être une occasion d’accroître leur utilisation au Canada. Comme les petits appareils de combustion de biomasse solide vendus au Canada proviennent principalement de l’Union européenne, l’acceptation de la norme EN 303-5 pourrait accélérer le processus d’exportation et permettre la commercialisation d’un éventail plus vaste d’appareils de combustion européens au Canada.

Comme les règlements régissant les appareils à pression relèvent de la compétence provinciale, le gouvernement fédéral canadien ne joue aucun rôle réglementaire. Le Canada continue de faciliter les conversations entre l’UE et les parties prenantes canadiennes (provinces et territoires, le CCN et le groupe CSA) afin de déterminer la voie à suivre.

Activités et résultats prévus :

ActivitéObjectif/détailsRésultats
Élaboration d’une norme pour les petits brûleurs de biomasse solide

Le Groupe CSA élabore une norme nationale du Canada, la norme CSA B414, sur les petits brûleurs de biomasse solide, qui devrait être une adoption modifiée de la norme européenne (EN 303-5). Un groupe de travail européen spécialisé a commencé à examiner les écarts canadiens proposés pour l’adoption de la norme EN 303-5, en 2025, et devrait achever son examen en 2026.

La publication de la norme nationale du Canada est toujours prévue à l’automne 2026.

Produire un rapport à la suite de la période de référence.
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