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Évaluation de l’initiative Femmes d’affaires en commerce international de 2018-2019 à 2021-2022

Version PDF (1.5 Mo)

Rapport d’évaluation

Préparé par la Direction de l’évaluation (PRA)
Affaires mondiales Canada
Mai 2023

Table des matières

Acronymes et abréviations

2ELGBTQI+
Personnes qui se définissent comme étant bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer ou intersexuées et les personnes de diverses identités sexuelles et de genre
AC
Administration centrale
ALE
Accord de libre-échange
AMC
Affaires mondiales Canada
BDC
Banque de développement du Canada
BPE
Direction du commerce inclusif, promotion des ALE et missions commerciales
BR
Bureaux régionaux
EDC
Exportation et développement Canada
ETP
Équivalent temps plein
FACI
Femmes d’affaires en commerce international
FPC
Fonds du programme commercial
GRC
Gestion des relations avec la clientèle
IRC
Indicateur de rendement clé
ISDE
Innovation, Sciences et Développement économique Canada
PME
Petites et moyennes entreprises
SDC
Service des délégués commerciaux 
SFE
Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat

Sommaire exécutif

Cette évaluation a porté sur l’initiative Femmes d’affaires en commerce international (FACI) d’Affaires mondiales Canada pour la période allant de l’exercice 2018-2019 à l’exercice 2021-2022. Les objectifs de l’évaluation étaient de mettre en évidence les points forts et les lacunes liés aux objectifs, aux ressources et à la prestation de services de l’initiative FACI, et de cerner les moyens d’optimiser ses résultats et son soutien aux entreprises et aux partenaires. Ce rapport présente les constatations, les conclusions et les recommandations de l’évaluation ainsi que les considérations relatives à la prestation future de l’initiative FACI.

Cette évaluation a confirmé la pertinence continue de linitiative FACI, sur la base des besoins de sa clientèle cible, de l’alignement de l’initiative sur la Stratégie de diversification des exportations du gouvernement du Canada et de l’approche inclusive à l’égard du commerce, ainsi que du créneau de FACI dans l’écosystème plus large du soutien gouvernemental aux femmes chefs d’entreprise. Le rendement de l’initiative sest amélioré à la suite de la décentralisation, en 2018, de son modèle de prestation de services en trois composantes distinctes, à savoir le rôle de soutien à l’administration centrale (AC), le rôle de champion de la diversité mis en place au sein des bureaux régionaux, et le Fonds du programme commercial de FACI. L’équipe chargée de la promotion du commerce inclusif à l’AC a collaboré avec des organisations qui soutiennent les entreprises détenues par des femmes, et a ainsi contribué à la mise en place d’une approche plus globale en matière de soutien aux entrepreneuses en fournissant des orientations stratégiques au sein d’Affaires mondiales Canada et en élargissant la portée et la connaissance du soutien apporté aux femmes chefs d’entreprises par le Service des délégués commerciaux (SDC). La création du rôle de champion de la diversité, appelé à interagir avec les clients dans les bureaux régionaux, a permis au SDC de rejoindre un sous-ensemble plus large d’entrepreneuses et d’entrepreneuses sous-représentées à l’échelle du Canada, malgré le fait que les champions de la diversité naient pas été suffisamment soutenus par une orientation stratégique adéquate ou une formation ciblée. Cette évaluation a révélé que le Fonds du programme commercial de FACI était essentiel pour permettre aux missions d’organiser des initiatives visant à promouvoir un commerce international inclusif puisqu’il aidait les clients de l’initiative FACI à accéder à divers marchés.

Bien que le rendement de l’initiative FACI ait connu une amélioration, les services offerts dans le cadre de ses trois composantes nont pas été conçus pour saligner de façon systématique sur les secteurs où les entrepreneuses étaient principalement concentrées, ce qui a limité la possibilité de cibler les services en fonction de ces groupes. En outre, les limites liées à la collecte, à la mise à jour et à l’extraction de données désagrégées ont eu une incidence sur la mesure du rendement et la mise en œuvre de l’initiative FACI. Enfin, l’initiative FACI a constamment sous-utilisé les fonds qui lui étaient alloués en raison de difficultés survenues pendant la période visée par l’évaluation, notamment la pandémie de COVID-19 et la nature non permanente des postes financés par l’initiative FACI.

Résumé des recommandations

  1. Officialiser l’orientation et accroître le soutien aux bureaux régionaux quant au rôle et aux responsabilités des champions de la diversité afin de répondre aux besoins distincts des entrepreneuses.
  2. Sélectionner prioritairement, pour l’octroi de financement par le Fonds du programme commercial de FACI, les initiatives alignées sur les secteurs où les entrepreneuses sont les plus concentrées.

Contexte

Entreprenariat féminin

Version texte

16.8% des PME canadiennes étaient majoritairement détenues par des femmes en 2020

10,4 % des PME canadiennes majoritairement détenues par des femmes étaient des entreprises exportatrices en 2020 (environ 13 800 PME)

12,5 % des PME canadiennes majoritairement détenues par des hommes étaient des entreprises exportatrices en 2020 (environ 67 600 PME)

Source : Estimations basées sur les données de l’Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises réalisée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada en 2020.

L’entrepreneuriat féminin au Canada

En 2020, les petites et moyennes entreprises (PME) au Canada représentaient 99,8 % de toutes les entreprises ayant des salariés, et elles employaient 88,3 % de tous les salariés du secteur privé. Toutefois, seules 16,8 % des PME canadiennes étaient détenues majoritairement par des femmes, contre 68,9 % détenues par des hommes et 14,3 % détenues à parts égales par des hommes et des femmes. Mentionnons également qu’il subsiste un fossé entre les genres relativement aux taux d’exportation, puisque 10,4 % des PME détenues majoritairement par des femmes ont réalisé des exportations en 2020, contre 12,5 % pour les PME détenues majoritairement par des hommes. Les entreprises détenues par des femmes sont confrontées à des défis complexes qui entravent leur croissance. Parmi ces difficultés, citons l’accès limité au financement novateur, aux conseils et au mentorat personnalisés ou tenant compte des sexospécificités, et au renforcement des capacités numériques et financières, ainsi que les obstacles procéduraux et réglementaires et les attentes socioculturelles. On estime que la réduction de l’écart entre les hommes et les femmes au sein de l’économie canadienne pourrait ajouter 150 milliards de dollars au PIB annuel du pays d’ici 2026.

La Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du Canada

La Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat (SFE), lancée en 2018, représente une approche pangouvernementale visant à faciliter l’accès des entreprises appartenant à des femmes au financement, aux talents, aux réseaux et à l’expertise dont elles ont besoin pour démarrer leur entreprise, la faire grandir et accéder à de nouveaux marchés. La SFE, coordonnée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), représente plus de 7 milliards de dollars d’investissements et d’engagements de la part de près de 20 ministères, organismes et sociétés d’État fédéraux différents. La Banque de développement du Canada, Exportation et développement Canada, Financement agricole Canada, Services publics et Approvisionnement Canada, Femmes et égalité des genres Canada, et Affaires mondiales Canada comptent parmi les partenaires des programmes mis en œuvre par la SFE. Dans le cadre du budget de 2021, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il investira jusqu’à 146,9 millions de dollars sur quatre ans afin de renforcer la SFE.

Le soutien offert par Affaires mondiales Canada aux femmes exportatrices

Affaires mondiales Canada a priorisé l’accroissement de la participation économique des groupes sous-représentés en se basant sur la Stratégie de diversification des exportations du gouvernement du Canada, mise en œuvre en 2018 pour permettre aux exportateurs et aux investisseurs canadiens de profiter de plus de possibilités sur les marchés mondiaux. Le Ministère a adopté une approche inclusive du commerce qui vise à faire en sorte que les avantages du commerce soient plus largement partagés, notamment avec les femmes, les PME et les peuples autochtones. Les programmes connexes du Service des délégués commerciaux comprennent CanExport et le programme Accélérateurs technologiques canadiens. CanExport offre des subventions et des contributions aux entreprises canadiennes pour les aider à se préparer et à établir une présence sur les marchés internationaux, notamment en offrant la possibilité aux groupes sous-représentés de participer à des délégations commerciales et de bénéficier d’un soutien en vue de leur certification en tant que fournisseurs issus de la diversité. Le programme Accélérateurs technologiques canadiens soutient les entreprises technologiques à forte croissance et à fort potentiel, et a mis en œuvre des initiatives visant à promouvoir une plus grande participation des entrepreneuses.

L’initiative FACI

Principales composantes de l’initiative FACI à la suite du changement de modèle de prestation:

Programme Femmes d’affaires en commerce international (de 1997 à 2018)

Le programme Femmes d’affaires en commerce international (FACI) a été créé en 1997 en tant qu’unité spécialisée du Service des délégués commerciaux (SDC) dans le but de soutenir les entrepreneuses canadiennes. Le programme a coordonné des activités destinées aux femmes exportatrices, y compris la fourniture de conseils et d’orientations destinées à les aider à mieux comprendre les services offerts par le SDC, la distribution de publications pertinentes et la coordination de délégations commerciales lors d’événements sur la diversité des fournisseurs à l’étranger. Le modèle du programme, basé à l’AC, prévoyait des contacts avec la clientèle et était exclusivement axé sur les entrepreneuses.

Initiative Femmes d’affaires en commerce international (de 2018 à ce jour)

En 2018, Affaires mondiales Canada a reçu 10 millions de dollars sur cinq ans, dans le cadre du budget fédéral de 2018, pour développer l’initiative FACI dans le cadre de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat coordonnée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Grâce à ce financement, FACI est passé d’un modèle basé à l’AC à une initiative plus directement intégrée au Service des délégués commerciaux en s’appuyant sur les délégués commerciaux des bureaux régionaux pour apporter un soutien aux femmes exportatrices et mieux tirer parti de la vaste portée du réseau du SDC et de sa présence régionale. Les équivalents temps plein financés par l’initiative FACI consistaient en deux postes à l’administration centrale relevant de la Direction du commerce inclusif, promotion des ALE et missions commerciales (BPE) et six postes de champions de la diversité dans les bureaux régionaux relevant de leur délégué commercial principal respectif.

Figure 3:

Version texte

Organigramme de FACI présentant la répartition des postes à l’administration centrale et dans les bureaux régionaux.

Portée de l’évaluation et méthodologie

Portée et objectifs de l’évaluation

Portée de l’évaluation

L’évaluation couvre la période de l’exercice 2018-2019 à l’exercice 2021-2022 et porte sur l’ensemble des opérations et activités de l’initiative FACI exécutées par Affaires mondiales Canada (AMC) à l’administration centrale à Ottawa et dans les six bureaux régionaux du Service des délégués commerciaux. Il s’agit de la première évaluation de l’initiative FACI par AMC.

L’évaluation se penche également sur les trois composantes de l’initiative, soit le rôle de soutien à l’AC, le rôle de champion de la diversité au sein des bureaux régionaux et le Fonds du programme commercial de FACI.

Objectifs de l’évaluation

  • Mettre en évidence les points forts et les lacunes liées aux objectifs, aux ressources et à la prestation de services de l’initiative FACI.
  • Déterminer des moyens d’optimiser les résultats de l’initiative FACI et le soutien offert aux entreprises et aux partenaires.
  • Fournir des éléments de preuve neutres pour éclairer le processus de renouvellement de l’initiative FACI.*

*Le financement de l’initiative FACI a pris fin le 31 mars 2023. Au moment de rédiger le présent rapport, BPE avait obtenu un financement provisoire pour soutenir l’initiative pendant six mois supplémentaires, tout en recherchant un financement permanent après cette date.

Caractéristiques de l’évaluation

Questions de l’évaluation

Questions

Pertinence

Q1. Dans quelle mesure l’initiative Femmes d’affaires en commerce international (FACI) est-elle toujours nécessaire?

  • 1.1 Quels sont les besoins des femmes et des groupes sous-représentés en ce qui a trait au commerce, et quels sont les obstacles auxquels ils se heurtent dans ce domaine?
  • 1.2 Dans quelle mesure l’initiative FACI s’aligne-t-elle sur les priorités du gouvernement du Canada ou d’Affaires mondiales Canada en matière de genre, de diversité et d’inclusion?
  • 1.3 Comment l’initiative FACI complète-t-elle ou chevauche-t-elle d’autres initiatives du gouvernement du Canada ou d’Affaires mondiales Canada?

Efficience

Q2. Dans quelle mesure la prestation de l’initiative FACI a-t-elle été efficiente?

  • 2.1 Dans quelle mesure les besoins et les objectifs opérationnels de l’initiative FACI sont-ils en adéquation avec son profil de financement?
  • 2.2 Quelles sont les autres options de prestation (s’il y a lieu) qui pourraient être appliquées à l’initiative FACI afin de promouvoir l’égalité, la diversité et l’inclusion?

Efficacité - résultats

Q3. Dans quelle mesure l’initiative FACI est-elle parvenue à atteindre les résultats escomptés?

  • 3.1 Dans quelle mesure le changement de modèle de prestation de FACI a-t-il eu un impact sur les résultats de l’initiative?
  • 3.2 Quels ont été les principaux facteurs qui ont facilité ou limité la mise en œuvre efficace de l’initiative FACI?
  • 3.3 Quels ont été les principaux résultats de l’initiative FACI (par exemple, prestation de services par les champions du commerce, missions commerciales axées sur les femmes, accès des clients aux principaux marchés internationaux)?

Méthodologie

L’évaluation a utilisé diverses méthodes, et les données ont été recueillies auprès de sources diversifiées afin de fonder l’analyse des données et la formulation des constatations sur des éléments probants provenant de multiples sources. Chaque résultat a été triangulé à l’aide de données probantes provenant d’un mélange de données quantitatives et qualitatives. Huit méthodes principales ont été utilisées pour l’évaluation.

Étude des documents

Étude des documents internes d’AMC concernant les politiques, les systèmes et les processus, des documents de planification et de stratégie, ainsi que des orientations, rapports, notes d’information, modèles, outils, etc. :

Revue de la littérature

Revue de la littérature, des documents et des statistiques externes sur les entrepreneuses et les autres entrepreneuses sous-représentées, y compris les obstacles au commerce international et les tendances nationales concernant les femmes exportatrices :

Analyse du contexte national

Analyse de l’écosystème des initiatives ou programmes mis en œuvre par le gouvernement du Canada dans le but de soutenir les entrepreneuses et les entrepreneuses sous-représentées. Les entités suivantes ont été incluses dans cette analyse :

Analyse du contexte international

Analyse des pratiques exemplaires issues d’initiatives pertinentes dans quatre pays, soit le Chili, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis :

Analyse des données financières et des rapports

Examen des données disponibles sur l’initiative FACI, y compris :

Entrevues

Réalisation de 83 entretiens semi-structurés individuels ou en petits groupes (et réponses écrites) auprès des intervenants suivants :

Collecte de données sur les événements liés au commerce

L’équipe d’évaluation a participé à deux événements virtuels et deux événements en personne liés au commerce, au cours desquels elle a réalisé les activités suivantes :

Études de cas

Réalisation d’études de cas sur trois éléments clés de l’initiative FACI :

Limites de l’évaluation et mesures d’atténuation

LimitesMesure d’atténuation

Qualité et désagrégation des données sur le rendement et des données utilisées pour la production de rapports

En tant qu’initiative intégrée au Service des délégués commerciaux, FACI s’est appuyée sur le système TRIO pour rendre compte de ses activités; toutefois, celui-ci n’a pas été conçu pour recueillir des données sur tous les groupes sous-représentés ou pour cerner facilement les activités menées spécifiquement dans le cadre de l’initiative FACI. Par ailleurs, aucun processus n’avait été mis en place pour s’assurer que les groupes sous-représentés étaient correctement désignés et que les données sur les facteurs intersectionnels étaient saisies. Soulignons enfin que des faiblesses ont été constatées relativement à la qualité des données financières du Fonds du programme commercial de FACI.

Triangulation des sources de données et utilisation des meilleures données disponibles

L’équipe d’évaluation s’est appuyée sur les données consignées dans TRIO dans la mesure du possible, mais également sur d’autres sources de données pour combler les lacunes et les limites, et fournir davantage de contexte. Elle s’est appuyée sur les résultats du sondage réalisé auprès des clients du Service des délégués commerciaux, sur une mini-enquête menée auprès des champions de la diversité, sur des études de cas, sur des entretiens et sur l’examen de divers documents. L’équipe d’évaluation a également examiné les données financières les plus solides qui ont été mises à sa disposition.

Accès limité aux intervenants

L’équipe d’évaluation a eu un accès limité aux entrepreneuses sous-représentées et à d’autres intervenants tels que le personnel des missions et d’autres ministères, qui étaient géographiquement dispersés et dont la disponibilité était souvent limitée en raison de priorités concurrentes et d’engagements multiples.

Utilisation de méthodes appropriées de collecte de données

L’équipe d’évaluation a adapté sa collecte de données afin que celle-ci demande moins de temps aux des intervenants. Elle s’est notamment rendue à des événements auxquels participaient des entrepreneuses sous-représentées et a utilisé des questionnaires d’entretien rapide pour recueillir des données plus rapidement. La possibilité de fournir des réponses écrites a également été offerte.

Moment choisi pour l’évaluation de l’initiative FACI

La procédure de demande de renouvellement de l’initiative FACI s’est déroulée avant la conclusion de l’évaluation de l’initiative, ce qui a limité la capacité d’AMC à utiliser pleinement les résultats et les constatations de l’évaluation pour éclairer l’étude de la demande de renouvellement.

Élaboration d’un document de conclusions préliminaires en juin 2022

L’équipe d’évaluation a mené des recherches initiales et rédigé un document de conclusions préliminaires au début du processus d’évaluation (juin 2022) afin de fournir des éléments de preuve neutres à utiliser dans le cadre de l’étude du renouvellement du financement de l’initiative FACI.

Constatations

Pertinence

Besoins et obstacles liés au commerce

Figure 4:

Principaux obstacles rencontrés par les entrepreneuses au Canada

Version texte

Principaux obstacles rencontrés par les entrepreneuses au Canada

  • Confiance limitée
  • Accès au financement/au capital
  • Biais systémiques/perception
  • Manque d’informations/de connaissances
  • Manque de tems/de ressources
  • Accès à la formation/au mentorat
  • Manque de réseaux
  • Accès aux marchés internationaux
  • Développement limité des compétences/aptitudes en affaires
  • Obligations familiales

Source: Sources multiples (voir Annexe 5)

Il existe un besoin continu et permanent de soutien spécialisé parmi les entrepreneuses et les autres groupes sous-représentés afin de les aider à accéder au commerce international.

Parmi les entreprises canadiennes majoritairement détenues par des femmes en 2020, 96 % étaient des PME, celles-ci constituant la clientèle cible du Service des délégués commerciaux (SDC). Bien que les PME dirigées par des femmes exportent proportionnellement moins que les PME dirigées par des hommes (comme nous l’avons mentionné précédemment), elles obtiennent en moyenne un rendement financier relativement plus élevé lorsqu’elles adoptent une stratégie d’exportation intensive. Cela permet au SDC, et en particulier à l’initiative FACI, de répondre aux besoins des entrepreneuses, qui sont plus susceptibles de posséder des entreprises plus récentes et plus petites, et sont moins susceptibles d’exporter que les entreprises dirigées par des hommes. Les entrepreneuses canadiennes sont confrontées à des obstacles persistants lorsqu’elles participent au commerce international, ce qui montre que l’initiative FACI est toujours nécessaire. Si certains obstacles à l’exportation rencontrés par les PME canadiennes touchent autant les entreprises possédées par des femmes et que celles possédées par des hommes, ces obstacles ont tendance à être accentués pour les femmes. Les femmes sont également confrontées à des difficultés qui nécessitent des types de soutien particuliers. Selon l’étude du Bureau de l’économiste en chef d’AMC, les obstacles d’ordre logistique sont perçus par les hommes et par les femmes comme étant les plus insurmontables en ce qui a trait à l’exportation, suivis des obstacles administratifs. Or, les obstacles administratifs à l’étranger, les problèmes frontaliers et la connaissance du marché ont été classés au deuxième rang des obstacles les plus importants rencontrés par les entreprises dirigées par des femmes pour accéder aux marchés d’exportation. Le SDC pourrait contribuer à remédier à ces obstacles en fournissant des informations aux entrepreneuses. Parmi les autres obstacles désignés par les entrepreneuses, citons les connaissances et les capacités limitées en matière de commerce, l’accès limité aux réseaux et les perceptions de la société à l’égard des femmes.

Bien que le mandat de l’initiative FACI portait spécifiquement sur les entrepreneuses, il était suffisamment inclusif pour prendre en compte les facteurs identitaires intersectionnelles des femmes qui s’identifiaient à d’autres groupes sous-représentés dans le domaine du commerce, ce qui a augmenté la pertinence de l’initiative, compte tenu des divers défis auxquels ces groupes sont confrontés. Parmi les obstacles auxquels se heurtent les entrepreneurs autochtones, mentionnons le manque d’accès fiable aux infrastructures et à l’Internet à haut débit, le coût élevé de la vie et des activités commerciales dans le Nord, les contraintes systémiques et institutionnelles, ainsi que le racisme. De leur côté, les entrepreneurs noirs et les autres entrepreneurs racisés doivent surmonter des obstacles tels que des réseaux plus faibles, un accès réduit au capital et moins d’antécédents en matière de prêts et d’actifs, un manque d’accès au mentorat, à l’information et au soutien au développement des compétences commerciales, ainsi que la discrimination systémique et le racisme. Les entrepreneurs 2ELGBTQI+ doivent quant à eux composer principalement avec la stigmatisation associée à l’auto-identification ainsi que la discrimination systémique basée sur le genre, l’identité de genre et l’orientation sexuelle. Enfin, les difficultés que rencontrent les jeunes entrepreneurs comprennent le manque d’accès au financement (p. ex., antécédents de crédit et garanties limités), la discrimination fondée sur l’âge, le manque de connaissance des options de travail indépendant ainsi que le manque de confiance et de possibilités de mentorat. Cela montre la nécessité d’une initiative telle que FACI, qui permet de s’attaquer aux nombreuses formes d’obstacles auxquels sont confrontées les entrepreneuses issues d’un groupe sous-représenté ou d’une combinaison de groupes sous-représentés.

Harmonisation des politiques

Figure 5:

Version texte

Couches d'alignement des politiques :

  • Stratégie de diversification des exportations du gouvernement du Canada
    • Approche inclusive du Canada à l’égard du commerce
      • Service des délégués commerciaux d’AMC
        • Femmes d’affaires en commerce international

L’initiative FACI était harmonisée avec la Stratégie de diversification des exportations du gouvernement du Canada et avec l’approche inclusive du Canada à l’égard du commerce.

Le mandat de l’initiative FACI était conforme à la Stratégie de diversification du commerce du gouvernement canadien et à l’approche inclusive de celui-ci à l’égard du commerce, puisque l’initiative soutenait les entrepreneuses sous-représentées en leur fournissant les ressources nécessaires pour accéder avec succès aux marchés mondiaux. À titre de programme partenaire de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat (SEF), l’initiative FACI a collaboré avec d’autres ministères pour mettre en place des programmes durables et coordonnés visant à soutenir les entrepreneuses et à remédier aux obstacles auxquels elles étaient confrontées. Elle a également travaillé avec des organisations faisant partie de l’écosystème national plus large de soutien à l’égalité des genres en prenant en charge le volet portant sur l’autonomisation économique. L’initiative FACI a reçu un financement dans le cadre de la SEF et a participé avec d’autres ministères à l’harmonisation des efforts du gouvernement du Canada en vue de parvenir à une participation pleine et égale des femmes dans l’économie. Représentée par sa déléguée commerciale en chef, Affaires mondiales Canada était également un membre clé du comité directeur interministériel des sous-ministres adjoints de la SEF, mis sur pied en 2018. Ce comité s’est réuni de façon trimestrielle afin de veiller à l’adoption d’une approche pangouvernementale coordonnée pour la mise en œuvre de la SFE et à l’harmonisation de la stratégie avec d’autres initiatives du gouvernement du Canada concernant les femmes et les entrepreneuses.

En aidant les femmes chefs d’entreprise et les groupes en quête d’équité à saisir des occasions d’affaires à l’étranger et à accéder aux marchés internationaux, l’initiative FACI a contribué à la diversification des activités commerciales à l’étranger et, par conséquent, a renforcé son harmonisation avec la Stratégie de diversification des exportations et l’approche inclusive à l’égard du commerce. L’initiative FACI était donc bien placée pour faire progresser le commerce international inclusif. L’annexe 4 présente des initiatives pertinentes visant à faire progresser le commerce international inclusif dans un échantillon de pays pairs.

En quoi consiste l’approche inclusive du Canada à l’égard du commerce?

Dans le cadre de sa Stratégie de diversification des exportations, le gouvernement du Canada s’engage à adopter une approche inclusive qui vise à faire en sorte qu’un plus grand nombre de Canadiens aient accès aux avantages et aux débouchés qui découlent du commerce international et de l’investissement. Cela inclut les groupes qui sont traditionnellement sous-représentés dans le commerce international et l’investissement, notamment les femmes, les PME, les peuples autochtones, les minorités visibles, les jeunes et les personnes 2ELGBTQI+. Pour mettre en œuvre cette approche, il faut se doter de politiques commerciales durables, responsables, transparentes et inclusives. Le Canada s’engage à continuer d’adopter une approche inclusive en matière de commerce, car il reconnaît que les politiques et les accords commerciaux doivent répondre aux priorités plus larges de politiques économiques, sociales et environnementales, et y contribuer de façon significative.

Source: Affaires Mondiales Canada. « L’approche inclusive du Canada à l’égard du commerce ». Accessible sur le site international.gc.ca.

Complémentarité avec d’autres initiatives du gouvernement du Canada

Figure 6:

Autres ministères sur lesquels l’évaluation s’est penchée en vue d’évaluer la complémentarité

Version texte

Autres ministères sur lesquels l’évaluation s’est penchée en vue d’évaluer la complémentarité

Service des délégués commerciaux d’Affaires mondiales Canada

  • Innovation, Sciences et Développement économique Canada
  • Banque de développement du Canada
  • Exportation et développement Canada
  • Corporation commerciale canadienne
  • Services publics et Approvisionnement Canada
  • Conseil national de recherches du Canada
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada
  • Financement agricole Canada
  • Services aux Autochtones Canada
  • Femmes et Égalité des genres Canada
  • Agences de développement régional

La complémentarité de l’initiative FACI avec d’autres ministères et d’autres programmes commerciaux d’Affaires mondiales Canada lui a permis de combler une lacune en matière de programmation en apportant un soutien pertinent et ciblé aux entrepreneuses.

L’initiative FACI était largement complémentaire d’autres programmes commerciaux d’Affaires mondiales Canada (AMC) et de programmes mis en œuvre par d’autres ministères dans le but de soutenir les entrepreneurs, y compris les femmes, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Il a fourni des services différenciés à un public ciblé, comblant ainsi une lacune dans la programmation. En se concentrant distinctement sur l’aide aux entrepreneuses prêtes à exporter, en vue de faciliter leur entrée sur les marchés internationaux et l’accès à ceux-ci, l’initiative FACI a offert des services différents de ceux fournis par les autres ministères (y compris ceux qui faisaient partie de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat coordonnée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada) et qui étaient axés sur le soutien au commerce intérieur, aux chaînes d’approvisionnement ou à la préparation à l’exportation. Puisqu’elle s’appuyait sur les réseaux des bureaux régionaux et des missions et mettait l’accent sur les relations d’affaires et les possibilités de réseautage sur les marchés étrangers, l’initiative FACI était complémentaire d’Exportation et développement Canada (EDC), dont la mission portait sur la diffusion de connaissances dans le domaine du commerce numérique, des solutions financières, des fonds propres et d’assurances aux entrepreneurs, y compris (et non exclusivement) auprès des femmes. BPE a également participé à des présentations conjointes avec EDC et la Banque de développement du Canada lors d’événements commerciaux afin d’expliquer les rôles de chaque entité dans le soutien aux entrepreneurs. Le mandat de l’initiative FACI complétait également celui des sept agences de développement régional du Canada, dont le travail se concentrait sur la création d’atouts économiques régionaux et sur la préparation à l’exportation (et non sur le commerce international à proprement parler); soulignons toutefois que l’interaction de l’initiative FACI avec ces organismes était limitée.

Seule initiative du Service des délégués commerciaux indépendante du secteur, déployée à l’échelle nationale et fournissant des services ciblés aux entreprises détenues par des femmes dans le domaine du commerce international, FACI a complété d’autres programmes du SDC tels que le programme Accélérateurs technologiques canadiens (axé sur les entreprises technologiques), le programme CanExport PME (axé sur le financement de l’accès des PME aux marchés internationaux) et le Programme canadien de l’innovation à l’international (axé sur le soutien à la recherche et au développement). Bien que certains programmes du SDC tels que le programme Accélérateurs technologiques canadiens (ATC) et CanExport PME comportaient des éléments de soutien aux entrepreneuses, seuls les services de l’initiative FACI étaient axés sur ce groupe en particulier. L’initiative FACI a été plus complémentaire et a collaboré plus étroitement avec les programmes des ATC et de CanExport PME, notamment par le partage de clients et les conseils fournis par BPE sur divers aspects en vue d’améliorer les services offerts par ces programmes. Par exemple, dans le cadre de consultations, BPE a conseillé au programme CanExport PME d’inclure les coûts de certification de la diversité des fournisseurs dans ses dépenses admissibles, ce qui a été mis en œuvre et a été perçu comme un changement positif par plusieurs intervenants. Parmi les autres exemples de collaboration avec le programme CanExport PME, citons le traitement accéléré des demandes présentées par les entrepreneuses et les entrepreneurs sous-représentés, ainsi que l’abaissement du seuil d’accès au financement pour ces groupes.

Résultats et prestation

Rendement de l’initiative FACI

Amélioration du rendement de l’initiative FACI au cours de la période d’évaluation

  • Augmentation de 333% des entreprises clientes du SDC détenues par des femmes.
  • Augmentation de 248% des succès commerciaux des entreprises clientes du SDC détenues par des femmes.
  • Augmentation de 138% du nombre de délégations commerciales annuelles organisées par l’initiative FACI.
  • Augmentation de 55% des services fournis aux entreprises clientes du SDC appartenant à des femmes.
  • Augmentation de 33% du nombre de marchés atteints.

Source : Affaires mondiales Canada. Données sur les résultats. 2022.

Le fait de décentraliser la prestation des services de l’initiative FACI de l’AC vers les bureaux régionaux a amélioré son rendement.

Le modèle de prestation décentralisé de l’initiative FACI a permis aux équipes de l’AC et des bureaux régionaux de se concentrer sur leurs forces comparatives. Ainsi, la division de la promotion du commerce inclusif basée à l’AC a assumé un rôle stratégique à l’échelle nationale, tandis que les champions de la diversité (postes occupés par des délégués commerciaux dans les bureaux régionaux chargés de fournir des services dédiés aux groupes ciblés dans le cadre de la promotion du commerce inclusif) se sont concentrés sur les contacts avec les clients à l’échelle régionale. À la suite de la décentralisation, le nombre d’entreprises clientes du SDC appartenant à des femmes est passé de 372 au cours de l’exercice 2018-2019 à 1 610 au cours de l’exercice 2021-2022, ce qui représente une augmentation de 333 %. Le nombre de délégations commerciales menées chaque année dans le cadre de l’initiative FACI a constamment dépassé l’objectif de 4 à 6, allant de 8 délégations commerciales pour l’exercice 2018-2019 à 19 pour l’exercice 2021-2022 (soit une augmentation de 138 %). Le nombre de marchés atteints grâce aux délégations commerciales est passé de 12 marchés au cours de l’exercice 2018-2019 à 16 marchés au cours de l’exercice 2021-2022 (soit une augmentation de 33 %). Les services fournis aux entreprises clientes du SDC détenues par des femmes sont passés de 2 255 au cours de l’exercice 2018-2019 à 3 491 au cours de l’exercice 2021-2022 (soit une augmentation de 55 %), dépassant de 65 % l’objectif de 2 110 entreprises. Enfin, les succès commerciaux des entreprises clientes appartenant à des femmes sont passés de 40 au cours de l’exercice 2018-2019 à 139 au cours de l’exercice 2021-2022, dépassant de 248 % l’objectif fixé pour l’exercice 2021-2022.

Bien que la plupart des indicateurs de rendement clés (IRC) se sont améliorés au cours de la période visée par l’évaluation, une baisse a été constatée entre les exercices 2019-2020 et 2020-2021 concernant le nombre de services offerts par le SDC aux entreprises clientes, le nombre de possibilités commerciales poursuivies par les entreprises canadiennes clientes avec l’aide du SDC, et le nombre d’accords commerciaux conclus et facilités par le SDC avec des entreprises canadiennes clientes détenues par des femmes. Ces résultats sont probablement attribuables à la pandémie de COVID-19, qui a été la cause la plus citée d’annulation de projets au cours de ces années. Mentionnons toutefois que ces chiffres ont par la suite augmenté et que les objectifs fixés pour l’exercice 2021-2022 ont été atteints.

Pleins Feux : Conférence Go for the Greens 2022

Membres de la délégation canadienne à la Conférence Go for the Greens de 2022. Photo : Service des délégués commerciaux (Communications numériques)

L’une des initiatives phares de FACI a consisté à soutenir Go for the Greens, une conférence annuelle multisectorielle de femmes d’affaires organisée à Orlando, en Floride. En 2022, une délégation de 34 Canadiennes a participé à l’événement en vue de nouer des contacts avec de grandes entreprises proposant des programmes de diversité des fournisseurs et d’autres PME. Parmi les entrepreneuses canadiennes interrogées après l’événement, 85 % ont déclaré que la conférence avait répondu à leurs attentes ou avait surpassé celles-ci, tandis que 92 % ont souligné que les employés du gouvernement canadien (personnel de BPE et délégués commerciaux des missions) qui ont participé à l’événement étaient « faciles d’approche, serviables et accessibles ».

Changement de modèle de prestation – AC

Figure 7:

Dans le cadre de l’initiative FACI, des accords ont été conclus avec les organisations suivantes qui soutiennent les entrepreneuses* :

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Dans le cadre de l’initiative FACI, des accords ont été conclus avec les organisations suivantes qui soutiennent les entrepreneuses* :

  • Coralus (anciennement SheEO)
  • de Sedulous Women Leaders
  • WBE Canada
  • WeConnect International Canada
  • Asia Pacific Foundation
  • Réseau des Femmes du Québec
  • Women’s Enterprise Centre BC
  • Wellness Group & Powerful Women
  • Alberta Women’s Enterprise
  • Alberta Women’s Entrepreneurs
  • Women Entrepreneurs of Saskatchewan
  • Centre for Women in Business NS
  • Women’s Enterprise Centre Manitoba
  • PEI Business Women’s Association
  • Women’s Enterprise Organization of Canada
  • Newfoundland & Labrador Organization of Women
  • Organization of Women in International Trade
  • Women’s Business Enterprise National Council
  • New Brunswick Association of CBDCs

* La taille des caractères utilisés correspond au montant des ententes relatives à la tenue d’événements conclues avec chaque organisation au cours de la période visée par l’évaluation. Ces montants se situent entre 1 500 $ et 49 000 $.

La promotion du commerce inclusif par BPE au sein d’Affaires mondiales Canada a eu un impact tangible sur les politiques et programmes ciblant les entrepreneuses.

BPE a fourni des orientations stratégiques sur le commerce inclusif au sein d’Affaires mondiales Canada et élaboré des documents d’information à l’intention des hauts fonctionnaires en vue d’événements, de demandes de budget et de propositions liés au soutien des femmes chefs d’entreprises. BPE a fréquemment partagé des informations avec le Secrétariat des accords commerciaux (TCT) afin de promouvoir le commerce inclusif, notamment par le biais de consultations avec TCT sur les chapitres relatifs au commerce inclusif. BPE a également collaboré avec la Direction de la planification de la politique étrangère, notamment en réalisant des consultations visant à garantir l’intégration du commerce inclusif dans les documents portant sur la politique étrangère féministe du Canada. La fonction de soutien stratégique de BPE a également eu une influence sur les changements apportés au sous-programme de BSC (Programmes CanExport) destiné aux PME afin d’améliorer l’accès des groupes sous-représentés aux délégations commerciales de FACI. Ces changements comprennent l’acceptation exceptionnelle de demandes de financement d’un montant inférieur aux exigences habituelles de 20 000 dollars, le traitement accéléré des demandes présentées par des femmes pour participer aux délégations commerciales mises sur pied par BPE, et l’inclusion des coûts de certification de la diversité des fournisseurs en tant que coûts admissibles. Un impact tangible du soutien stratégique fourni par BPE a été l’utilisation du financement de CanExport PME par environ un tiers des entrepreneuses interrogées qui ont participé à la conférence Go for the Greens soutenue par l’initiative FACI en 2022.

BPE a accru la portée et la notoriété du soutien offert par le Service des délégués commerciaux aux entrepreneuses en s’engageant auprès d’organisations qui soutiennent les entreprises détenues par des femmes

BPE a collaboré avec des organisations qui soutiennent les entreprises détenues par des femmes et a participé à leurs événements (p. ex., présentations et kiosques lors d’événements commerciaux) afin de promouvoir les services du SDC destinés aux femmes chefs d’entreprises souhaitant faire des affaires à l’étranger. Dans le cadre de l’initiative FACI, 349 000 $ ont été investis dans des ententes relatives à la tenue d’événements avec ces organisations. Le nombre cumulé de membres d’organisations canadiennes de soutien aux entreprises féminines ayant conclu des ententes relatives à la tenue d’événements dans le cadre de l’initiative FACI a dépassé les 55 000, ce qui a démontré la capacité d’une telle collaboration à accroître la portée et la notoriété des services du SDC auprès des femmes chefs d’entreprises. Parmi les entrepreneuses interrogées qui avaient entendu parler de l’initiative FACI avant de participer à des délégations commerciales, 58 % en avaient entendu parler par l’intermédiaire d’organisations de soutien aux entrepreneuses, ce qui illustre la valeur ajoutée de l’engagement de BPE auprès de ces organisations pour faire connaître le soutien offert par le SDC. Bien que certaines organisations aient fait mention de communications limitées de la part de BPE concernant le changement de modèle de prestation de l’initiative FACI, la collaboration de BPE avec ces organisations au cours de la période d’évaluation a généralement été perçue comme étant bénéfique pour l’écosystème de soutien aux entrepreneuses sous-représentées, comme en témoigne le Prix du président octroyé au SDC à l’occasion de la conférence 2022 de Women Business Enterprises (WBE) Canada. Au nom du SDC, BPE a accepté ce prix qui souligne une contribution importante à la diversité des fournisseurs en vue de favoriser ou de promouvoir les entreprises canadiennes détenues par des femmes.

Changement de modèle de prestation – Champions de la diversité

Les champions de la diversité portent plusieurs « chapeaux » en tant que délégués commerciaux au sein des bureaux régionaux. Ils ont la responsabilité supplémentaire de servir les groupes sous-représentés dans le commerce international, à savoir les femmes, les Autochtones, les jeunes, les personnes 2ELGBTQ+, les entrepreneuses noires et les entrepreneuses appartenant à d’autres groupes racisés.

Figure 8 :

Version texte

Un chapeau de champion de la diversité se superpose à un chapeau des délégués commerciaux.

La création, dans le cadre de l’initiative FACI, du rôle de champion de la diversité au sein des bureaux régionaux a favorisé la collaboration du Service des délégués commerciaux avec un sous-ensemble plus large d’entrepreneuses et d’entrepreneuses sous-représentées à l’échelle du Canada.

La création de postes de champions de la diversité dans les six bureaux régionaux du Service des délégués commerciaux a facilité la mise en œuvre à l’échelle régionale de la Stratégie de diversification des exportations et de l’approche inclusive du Canada à l’égard du commerce. Tandis que l’initiative FACI ciblait principalement les entrepreneuses, les champions de la diversité ont servi non seulement les entrepreneuses, mais également d’autres groupes sous-représentés tels que les entrepreneuses autochtones, les entrepreneuses membres de la communauté 2ELGBTQI+, les jeunes entrepreneuses, les entrepreneuses noires et les entrepreneuses appartenant à d’autres groupes racisés. La présence de champions de la diversité dans les bureaux régionaux a créé un espace permettant d’offrir aux entrepreneuses et aux entrepreneuses sous-représentées un soutien adapté à leurs besoins lorsqu’ils avaient recours aux services offerts par le SDC. L’avantage d’avoir des champions de la diversité basés dans les régions résidait dans le fait qu’ils étaient mieux placés pour accomplir les tâches nécessitant un contact avec les clients et pour comprendre les besoins particuliers de ces clients dans leur contexte géographique. Les champions de la diversité disposaient à l’échelle régionale de contacts et d’expériences pertinents qui auraient été plus difficiles à établir à partir de l’administration centrale, et ils étaient mieux placés pour nouer le dialogue avec diverses entités au sein des écosystèmes régionaux, ce qui a facilité la collaboration avec d’autres organisations ayant également pour mission de soutenir les entrepreneuses et les entrepreneurs sous-représentés.

Les champions de la diversité ont tiré parti de cette liberté pour définir et mettre en œuvre un soutien ciblé aux entrepreneuses et aux entrepreneuses sous-représentées dans leurs régions respectives. Parmi les exemples de mesures adaptées qui ont été mises en place, citons la création d’un tableau de bord permettant de communiquer plus rapidement avec les entrepreneuses et les entrepreneuses sous-représentées, la mise à jour permanente de documents compilant des informations et des ressources utiles pour les entrepreneuses et les entrepreneurs sous-représentés, et la mise à jour régulière de listes d’entrepreneuses et d’entrepreneurs sous-représentés permettant un stockage plus organisé des informations relatives aux clients.

Figure 9 :

Bureaux régionaux du SDC

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Cartes identifiant les régions canadiennes desservies par chacun des bureaux régionaux du Service des délégués commerciaux, à savoir la Colombie-Britannique et le Yukon, l'Alberta et les T.N.-O., le Manitoba et la Saskatchewan, l'Ontario, le Québec et le Nunavut, et l'Atlantique.

Source : Affaires mondiales Canada, Direction du réseau régional et des relations intergouvernementales. 2022.

Les champions de la diversité rendaient compte au personnel de direction de leur bureau régional respectif, ce qui conférait une certaine souplesse dans l’application de ce rôle au sein des bureaux régionaux, mais limitait la supervision des services par le BPE.

Bien que leur rôle ait été créé grâce au financement de l’initiative FACI, les champions de la diversité rendaient compte à leur direction respective au sein des bureaux régionaux (BR), ce qui a permis une certaine souplesse dans l’application de ce rôle aux différents contextes régionaux. Chaque BR a attribué des rôles de champion de la diversité en fonction des besoins et des priorités internes; certains ont réparti le rôle entre plusieurs délégués commerciaux, qui ont chacun assumé ce rôle à temps partiel. Le temps consacré par les champions aux activités de l’initiative FACI variait considérablement, ce s’expliquait en grande partie par les différentes responsabilités sectorielles et le nombre de clients sous-représentés dans les différents secteurs et bureaux. Par conséquent, les BR ont fourni un niveau variable de services, ce qui, combiné à l’absence d’indicateurs de rendement clés (IRC) de l’initiative FACI définissant des objectifs pour l’application du rôle de champion de la diversité, a rendu difficile l’évaluation de l’impact global des services offerts aux entrepreneuses et aux entrepreneuses sous-représentées. Les IRC permettant de suivre l’évolution dans le temps du nombre d’accords commerciaux conclus avec des entreprises clientes appartenant à des femmes ont été examinés sur la base du nombre total d’accords facilités par le SDC, plutôt que spécifiquement par les champions de la diversité. Cela a eu pour conséquences un suivi limité des services et des résultats économiques facilités par les champions de la diversité pour les entrepreneuses et les entrepreneuses sous-représentées, ainsi que l’attribution des succès à l’initiative FACI plutôt qu’au SDC de façon globale.

BPE a fourni une orientation stratégique et une formation ciblée limitées concernant le rôle de champion de la diversité.

Lorsqu’il fournissait des conseils aux BR, BPE orientait les champions de la diversité vers sa page wiki interne sur la promotion du commerce inclusif, celle-ci contenant des ressources sur différents groupes d’entrepreneurs sous-représentés. Bien que cette page wiki ne comportait pas de section portant précisément sur l’initiative FACI, une sous-page consacrée aux femmes présentait des informations sur les ressources et le soutien destinés aux entrepreneuses. Toutefois, la mise à disposition de ressources par le biais de la page wiki sur la promotion du commerce inclusif n’a pas été accompagnée d’objectifs clairs sur la manière d’appliquer le rôle de champion de la diversité dans les BR, et la distinction entre le soutien ciblé destiné aux entrepreneuses et le soutien général offert aux clients du SDC n’était pas claire. En outre, bien que leurs postes aient été financés par l’initiative FACI, qui ciblait les entrepreneuses, certains champions de la diversité ont également servi d’autres entrepreneurs sous-représentés, ce qui illustre les limites floues entre le mandat de l’initiative FACI et celui de l’équipe plus large de promotion du commerce inclusif au sein de BPE. Environ un tiers des champions de la diversité interrogés ont fait état de diverses ambiguïtés concernant leur rôle, notamment l’adaptation des services en vue de répondre aux besoins des entrepreneurs sous-représentés et le suivi de ces services. Certains champions ont indiqué avoir suivi une formation sur l’ACS+ ou participé à des séances d’information organisées par BPE pour offrir des ressources et des informations sur l’initiative FACI, mais aucun n’a reçu de formation précise en vue de soutenir les entrepreneuses et les entrepreneurs sous-représentés qui souhaitaient participer au commerce international. L’absence d’objectifs clairs liés au rôle de champion de la diversité, combinée à l’absence de formation ciblée, a limité la capacité des champions de la diversité à répondre aux besoins particuliers des entrepreneuses.

Changement de modèle de prestation – Fonds du programme commercial de l’initiative FACI

Le Fonds du programme commercial (FPC) de FACI – lancé en 2018 en tant que l’un des trois piliers du changement de modèle de prestation de l’initiative FACI – a été conçu pour aider les missions à l’étranger et les bureaux régionaux au Canada à planifier et à mettre en œuvre des initiatives axées sur les femmes, le plus souvent sous la forme de délégations commerciales à l’étranger, d’événements de promotion du commerce inclusif et d’études de marché.

Figure 10 :

Version texte

Illustration montrant comment les fonds du BWIT sont alloués par l'intermédiaire des missions et des bureaux régionaux pour financer les délégations d'entreprises, la promotion des échanges commerciaux et les études de marché. Parmi les résultats obtenus, citons l'amélioration de la confiance, l'établissement de liens et l'accès au marché.

Le Fonds du programme commercial de FACI était essentiel pour permettre aux missions d’organiser des initiatives fructueuses visant à promouvoir un commerce international inclusif.

L’évaluation a révélé que le FPC de FACI, utilisé par les délégués commerciaux dans les missions pour financer diverses initiatives axées sur les femmes, notamment des délégations commerciales internationales, des événements de promotion du commerce inclusif et des études de marché, était vu par de nombreux délégués commerciaux comme étant un outil essentiel pour faire progresser le commerce inclusif. Le FPC de FACI a permis à l’initiative d’atteindre les entrepreneuses et de leur offrir des possibilités sur divers marchés internationaux. Au total, 48 missions à l’étranger ont reçu une approbation pour une ou plusieurs initiatives financées par le FPC de FACI au cours de la période visée par l’évaluation (voir l’annexe 1 qui présente la liste des dix principales missions bénéficiaires d’un financement du FPC de FACI, et l’annexe 2 montrant toutes les missions qui ont reçu un financement du FPC de FACI pour la mise en œuvre d’initiatives). Malgré un nombre croissant d’initiatives annulées en raison de la COVID-19 au cours des exercices 2020-2021 et 2021-2022, nous avons constaté une augmentation du nombre d’initiatives (principalement des délégations commerciales) dont le financement par le FPC de FACI avait été approuvé depuis la création du fonds. De plus, les résultats préliminaires de l’exercice 2022-2023 font état d’un nombre record d’initiatives dont le financement a déjà été approuvé. Au total, 17 initiatives ont été approuvées pour l’exercice 2018-2019, 40 pour l’exercice 2019-2020, 17 pour l’exercice 2020-2021, 28 pour l’exercice 2021-2022 et 52 pour l’exercice 2022-2023. Au cours de la période visée par l’évaluation, la demande totale de financement du FPC de FACI (total des fonds demandés) a dépassé son budget net total de 49 % (1,5 million de dollars), ce qui démontre un intérêt marqué pour l’utilisation du fonds dans les missions à l’étranger et les bureaux régionaux. Depuis la création du fonds, la demande de financement du FPC de FACI a augmenté de façon constante au fil des ans, sauf au cours de l’exercice 2021-2022 en raison de la pandémie de COVID-19. Cette demande est passée de 331 000 $ au cours de l’exercice 2018-2019 à 905 000 $ au cours de l’exercice 2022-2023.

En outre, la flexibilité inhérente au FPC de FACI concernant l’utilisation par les missions des fonds reçus (permettant aux délégués commerciaux d’adapter les initiatives en cours, selon les besoins) et la sélection des participants aux initiatives (flexibilité quant aux critères de sélection) s’est révélée déterminante pour permettre aux missions d’utiliser les fonds de manière stratégique afin d’organiser des événements significatifs et ciblés en vue de soutenir efficacement les femmes qui souhaitaient accéder aux marchés étrangers. Certains membres du personnel des missions interrogés ont également mentionné que le processus de demande et d’utilisation du financement du FPC de FACI était rationalisé et simple. Outre les résultats prévus, l’initiative FACI a produit des résultats inattendus qui n’ont pas été pris en compte par ses principaux indicateurs de rendement, notamment l’amélioration de la confiance et des liens établis par les entrepreneures avec des partenaires ou des clients potentiels lors des délégations commerciales financées par le FPC de FACI. Bien que les indicateurs de rendement clés de l’initiative FACI n’aient pas saisi ces résultats moins tangibles, ces derniers ont été cités par les entrepreneuses et les organisations de soutien comme étant les principaux avantages de la participation aux délégations commerciales financées par le FPC de FACI, outre la facilitation de l’accès aux marchés.

Secteurs ciblés

Figure 11 :

Version texte

Quatre principaux secteurs d'intervention des champions de la diversité :

  • Technologies de l'information et des communications : 16%
  • Technologies propres, technologies financières, commercer électronique : 14%
  • ATC, science et technologies, IA, innovation : 14%
  • Sciences de la vie : 11%

Source: Données primaires recueillies dans le cadre de l’évaluation

Figure 12 :

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Quatre principaux secteurs couverts par les initiatives financées par FPX de FACI

  • Promotion du commerce : 38%
  • Technologie de l’information et des communications : 9%
  • Technologies propres : 6%
  • Arts et la culture (Industries créatives) : 6%

Source: Affaires mondiales Canada, Données sur les résultats. 2023.

Les services offerts dans le cadre de l’initiative FACI n’ont pas été conçus pour s’aligner de façon systématique sur les secteurs où les entrepreneuses étaient principalement concentrées, ce qui a limité la possibilité de cibler les services vers ce groupe.

Les services de l’initiative FACI, y compris les champions de la diversité œuvrant dans divers secteurs commerciaux, tout comme les initiatives financées par le FPC de FACI, n’ont pas été conçus pour s’aligner systématiquement sur les secteurs où l’on retrouve une plus grande concentration d’entrepreneuses. Les champions de la diversité au sein des bureaux régionaux et le personnel de l’initiative FACI à l’AC ont constaté un décalage entre le rôle de champion de la diversité et les secteurs dans lesquels ces derniers œuvrent. L’étude des documents et la revue de la littérature ont révélé que les entreprises dirigées par des femmes ont tendance à se spécialiser dans les produits de consommation, les services, le commerce de détail, les produits de beauté, l’alimentation, la santé et la culture, tandis que les entreprises dirigées par des hommes sont plus présentes dans les secteurs de la production de biens, des technologies de l’information et des communications, et de l’infrastructure. Cela dit, les quatre principaux secteurs d’intervention des champions de la diversité étaient : 1) les technologies de l’information et des communications (16 %); 2) les technologies propres, les technologies financières et le commerce électronique (14 %); 3) les accélérateurs technologiques canadiens (ATC), la science et la technologie, l’intelligence artificielle (IA) et l’innovation (14 %); et 4) les sciences de la vie (11 %). En vertu des lignes directrices du SDC, les différents secteurs ont été classés comme étant prioritaires ou non prioritaires, et le SDC a travaillé de manière proactive avec les secteurs prioritaires et de manière réactive avec les secteurs non prioritaires. Ces secteurs prioritaires et non prioritaires ont été définis par les délégués commerciaux des bureaux régionaux et des missions sur la base de trois facteurs : les débouchés, la capacité du Canada, et l’intérêt du Canada à exploiter un marché. Au cours de la période visée par l’évaluation, de nombreux secteurs dans lesquels les femmes étaient les plus concentrées n’étaient pas prioritaires, ce qui a fait en sorte que les services offerts étaient réactifs.

En outre, les données disponibles sur les secteurs d’intervention des initiatives financées par le FPC de FACI étaient limitées, car les secteurs n’ont pas été répertoriés pour un grand nombre d’initiatives (67 initiatives). Pour remédier à cette contrainte, l’équipe d’évaluation a analysé les descriptions de ces initiatives et les informations complémentaires sur Strategia afin de déterminer le secteur cible le plus probable pour chaque initiative. Comme le montre le diagramme présenté dans la partie gauche de la diapositive, les quatre principaux secteurs de ce nouvel échantillon comprenant 102 initiatives financées par le FPC de FACI de l’exercice 2018-2019 à l’exercice 2021-2022 étaient la promotion du commerce (38 %), les technologies de l’information et des communications (9 %), les technologies propres (6 %), ainsi que les arts et la culture (industries créatives – 6 %). Par conséquent, les initiatives financées par le FPC de FACI étaient principalement des événements de promotion du commerce (38 %), qui ne portaient pas sur un secteur précis, et des délégations commerciales ciblant des secteurs liés à la technologie (32 %). Ne pas exploiter les secteurs dans lesquels les entrepreneuses étaient le plus concentrées a été une occasion manquée de mieux adapter les services et de soutenir les entrepreneuses de manière systématique.

Mesure du rendement

Figure 13:

Logo de TRIO2.

Le Service des délégués commerciaux (SDC) utilise TRIO comme système de gestion des relations avec la clientèle pour gérer ses relations et ses activités avec les organisations canadiennes clientes et ses principaux contacts locaux.

Lorsque les délégués commerciaux (y compris les champions de la diversité) saisissent des données sur les services fournis aux entrepreneurs sous-représentés, les options actuelles offertes par TRIO2 pour la désagrégation des données comprennent des « désignations » de caractéristiques particulières pour les entreprises appartenant à des femmes, à des Autochtones, à des jeunes et à des membres de la communauté LGBTQ.

Une nouvelle version (TRIO3) est en cours de développement dans le but d’améliorer l’utilisation et la désagrégation des données sur le rendement.

Les limites liées à la collecte, au maintien à jour et à l’extraction de données désagrégées ont eu une incidence sur la mesure du rendement et la mise en œuvre de l’initiative FACI.

L’évaluation a mis en évidence certaines limites liées à la collecte et au maintien à jour des données désagrégées sur les clients ainsi qu’à l’extraction des données désagrégées provenant de TRIO2 pour cibler le soutien aux clients issus de la diversité. Bien que la possibilité de consigner des caractéristiques particulières dans TRIO2 a été soulignée par de nombreux champions de la diversité comme constituant une étape positive vers la désagrégation des données (y compris l’ajout récent d’une désignation pour les entreprises appartenant à des personnes LGBTQ+), la fréquence d’utilisation et l’étendue d’utilisation des désignations relatives aux caractéristiques particulières dans TRIO2 variaient selon les champions de la diversité et les bureaux régionaux. De plus, les méthodes permettant d’obtenir des données d’auto-identification de la part des clients et d’assurer leur mise à jour au fil du temps nont pas été systématisées, certains champions de la diversité utilisant des formulaires de demande et d’autres interrogeant directement les clients. Un champion de la diversité a mis à jour le formulaire de demande utilisé par son bureau régional afin d’y inclure des questions supplémentaires de déclaration volontaire, mais ce changement n’a pas été appliqué de manière cohérente dans l’ensemble du bureau régional et ne s’est pas étendu aux autres bureaux. L’absence d’une politique de collecte et de maintien à jour systématiques des données d’auto-identification a laissé place à l’imprécision dans la mesure par BPE de la portée et du rendement de l’initiative FACI au fil du temps.

Outre le manque de cohérence dans la collecte et le maintien à jour des données désagrégées, les limites liées à l’extraction de ces données dans TRIO2 ont engendré des défis pour les champions de la diversité qui cherchaient à cibler le soutien aux clients issus de la diversité. Bien que la direction Outils, analyse et performance du SDC (BTB), chargée de fournir des conseils, des orientations et un accompagnement en matière de gestion du rendement aux bureaux à l’étranger et au Canada, était en mesure de générer des ensembles de données personnalisés lorsque des demandes lui étaient présentées, les champions de la diversité n’avaient aucun moyen d’extraire directement de TRIO2 des données sur les services fournis désagrégées en fonction des caractéristiques particulières des entreprises desservies. Par exemple, les champions de la diversité n'ont pas été en mesure d'extraire des listes de clients appartenant à des groupes sous-représentés lors du recrutement pour des événements internationaux dans le cadre de l'initiative FACI. Toutefois, dans le but d’utiliser de façon plus efficace les données désagrégées en vue de cibler les clients issus de la diversité, certains bureaux ou champions de la diversité ont mis en place leurs propres tableaux de bord (complémentaires à TRIO2) pour la gestion des clients issus de la diversité. Ces mesures ont limité la possibilité de comparer les données relatives à la diversité des clients entre les bureaux régionaux. Les efforts en cours pour élaborer une version actualisée de TRIO2 (TRIO3) visent à améliorer l’utilisation et la ventilation des données sur le rendement.

Efficience

Besoins opérationnels et financement

Figure 14 :

Text version

Dépenses et budget de FACI, EF 2018-2019 à EF 2021-2022

AnnéeBudgetDépenses

2018-2019

$2.0M

$1.1M

2019-2020

$2.0M

$1.1M

2020-2021

$2.0M

$1.3M

2021-2022

$2.0M

$1.1M

Source: Affaires mondiales Canada. Données sur les résultats. 2022.

Figure 15:

Version texte

Dépenses de dotation totales liées à l’initiative FACI à l’AC et dans les BR, EF 2018-2019 à EF 2021-2022

BureauTotal

AC (Ottawa)

$414K

Ontario

$293K

C.-B.-Yukon

$196K

Atlantique

$168K

Alberta- T.N.O

$116K

Québec-Nunavut

$84K

Manitoba-Saskatchewan

$0

*Le poste de champion de la diversité du BR du Manitoba et de la Saskatchewan a été entièrement financé par le SDC, et non par les fonds de l’initiative FACI.

Source : Affaires mondiales Canada, Données financières. 2022.

L’initiative FACI a constamment sous-utilisé les fonds qui lui étaient alloués au cours de la période visée par l’évaluation, notamment en raison de la nature non permanente des postes financés par l’initiative FACI et de la pandémie de COVID-19.

L’initiative FACI a déboursé un total de 4,6 millions de dollars au cours de ses quatre premières années (exercices 2018-2019 à 2021-2022) de mise en œuvre, soit 28 % (ou 1,3 million de dollars) pour le personnel de l’AC et des bureaux régionaux, et 72 % (ou 3,2 millions de dollars) pour les opérations, y compris le Fonds pour le programme commercial de FACI (FPC de FACI). Les dépenses annuelles totales ont toujours été inférieures au montant budgétisé au cours de la période visée par l’évaluation, et cette tendance devrait se poursuivre pendant l’exercice 2022-2023. De l’exercice 2018-2019 à l’exercice 2021-2022, les décaissements annuels moyens pour les activités et le personnel ont été inférieurs de 44 % et 59 % respectivement aux montants budgétisés. Le budget de l’initiative FACI prévoyait le financement de six postes équivalents temps plein occupés par des champions de la diversité dans les bureaux régionaux, en plus de deux postes équivalents temps plein à l’AC. Chaque bureau régional gérant le financement de ces postes par l’initiative FACI en fonction de ses besoins et priorités respectifs, les dépenses annuelles pour ces postes ont varié considérablement, tant au sein des bureaux régionaux qu’entre eux. Pendant la même période, les décaissements annuels du FPC de FACI ont également été systématiquement inférieurs aux montants alloués, et cette tendance devrait se poursuivre au cours de l’exercice 2022-2023.

La sous-utilisation globale des fonds de l’initiative FACI peut s’expliquer par différents facteurs, notamment les difficultés rencontrées pour pourvoir les postes financés par l’initiative FACI au moyen de fonds non permanents et les conséquences de la pandémie de COVID-19. Les bureaux régionaux ont souligné qu’il était difficile d’attirer et de maintenir en poste des candidats talentueux pour occuper les rôles de champions de la diversité financés par l’initiative FACI, puisque ces postes étaient dotés pour une durée déterminée et que la priorité, sur le plan du développement des compétences et des promotions, était accordée aux titulaires de postes permanents. Un problème similaire a été soulevé pour les postes de permutant du Service extérieur dans les bureaux régionaux, le sentiment étant que les possibilités d’avancement étaient moins nombreuses dans les régions qu’à l’AC ou dans les missions. Les dépenses de l’initiative FACI ont également été touchées de façon directe et continue par les conséquences de la pandémie de COVID-19 sur les activités et la dotation de personnel du SDC; ces conséquences se sont également répercutées sur la planification et le déploiement d’initiatives financées par le FPC de FACI (par exemple, l’annulation de délégations et d’événements commerciaux). Bien que la COVID-19 ait eu un impact sur la réalisation des initiatives financées par le FPC et ait limité la capacité de dépenser le financement du FPC de FACI alloué au cours des exercices 2020-2021 et 2021-2022, la pandémie n’explique que partiellement la sous-utilisation des fonds au cours de la période visée par l’évaluation. Les meilleures données disponibles ont montré que les fonds alloués au FPC de FACI ont été largement inutilisés chaque année (en moyenne 52 % des fonds alloués n’ont pas été utilisés chaque année), y compris les années précédant et suivant les principaux impacts engendrés par la COVID-19. Bien que les problèmes et limites liés à la qualité des données (y compris le manque de cohérence dans les rapports et la saisie des données sur les fonds retournés et réaffectés par les missions et les bureaux régionaux) aient empêché de cerner les raisons précises expliquant la sous-utilisation du FPC de FACI, cette situation n’était pas unique à ce fonds, puisque les meilleures données disponibles ont montré une sous-utilisation constante des fonds alloués en vertu de tous les autres FPC au cours de la période visée par l’évaluation.

Conclusions

L’évaluation a permis de déterminer que la pertinence et l’amélioration du rendement de l’initiative FACI après sa décentralisation en 2018 ont démontré sa valeur ajoutée au sein du Service des délégués commerciaux et de l’écosystème plus large de soutien aux entrepreneuses. L’initiative FACI correspondait à la fois aux besoins des femmes d’affaires dans le domaine du commerce international et aux politiques du gouvernement du Canada, et était complémentaire des mesures mises en œuvre par d’autres intervenants de l’écosystème plus large de soutien aux entrepreneuses. Cette pertinence s’est accompagnée d’une amélioration importante du rendement à la suite de la décentralisation de l’initiative en trois volets. L’équipe chargée de la promotion du commerce inclusif à l’AC a collaboré avec des organisations qui soutiennent les entreprises détenues par des femmes, et a ainsi contribué à la mise en place d’une approche plus globale en matière de soutien aux entrepreneuses en fournissant des orientations stratégiques au sein d’Affaires mondiales Canada et en élargissant la portée et la connaissance du soutien apporté aux femmes chefs d’entreprises par le Service des délégués commerciaux. La création du rôle de champion de la diversité, appelé à interagir avec les clients dans les bureaux régionaux, a permis au Service des délégués commerciaux de rejoindre un sous-ensemble plus large d’entrepreneuses et d’entrepreneuses sous-représentées à l’échelle du Canada. Le Fonds du programme commercial de FACI s’est révélé essentiel pour permettre aux missions d’organiser des initiatives visant à promouvoir un commerce international inclusif puisqu’il aidait les entrepreneuses à accéder à divers marchés.

Malgré la valeur ajoutée évidente de l’initiative FACI au cours de la période visée par l’évaluation, cette dernière a révélé que l’orientation stratégique limitée fournie par BPE aux bureaux régionaux sur les rôles et les responsabilités des champions de la diversité, exacerbée par le fait que les champions de la diversité rendaient compte directement à la direction de leurs bureaux régionaux respectifs, a contribué à l’ambiguïté entourant la manière dont le rôle devrait répondre aux besoins distincts des femmes d’affaires dans le commerce international. L’accompagnement fourni aux champions de la diversité comprenait une séance d’information sur l’initiative FACI à la suite de la décentralisation ainsi qu’une page wiki interne sur la promotion du commerce inclusif, où étaient consignées des ressources décrivant le soutien offert par le Service des délégués commerciaux aux entrepreneurs sous-représentés. Toutefois, la mise à disposition de ressources par le biais de la page wiki n’a pas été accompagnée d’une orientation officielle sur les rôles et les responsabilités des champions de la diversité. Le manque de clarté quant aux rôles et aux responsabilités des champions de la diversité montrent la nécessité de fournir une orientation officielle et un soutien adéquat tout au long de leur participation à l’initiative sur la façon dont ils devraient répondre aux besoins distincts des entrepreneuses qui recherchent des débouchés commerciaux à l’international.

L’évaluation a également révélé que le processus de sélection de l’initiative de FACI n’a pas été conçu pour accorder systématiquement la priorité aux secteurs dans lesquels les entrepreneuses étaient principalement concentrées et pour s’aligner sur ces secteurs. Les initiatives financées par le Fonds du programme commercial de FACI étaient principalement des événements de promotion commerciale non sectoriels et des délégations commerciales ciblant des secteurs liés à la technologie, où les entreprises détenues par des hommes étaient plus nombreuses, tandis que les entreprises détenues par des femmes avaient tendance à se spécialiser dans les produits de consommation, les services, le commerce de détail, les produits de beauté, l’alimentation, la santé et la culture. L’absence de priorités sectorielles et d’harmonisation a été une occasion manquée de mieux adapter les initiatives du Fonds du programme commercial de FACI et de soutenir les entrepreneuses de façon systématique.

Recommandations et considérations

Recommandations

  1. Officialiser l’orientation et accroître le soutien aux bureaux régionaux quant au rôle et aux responsabilités des champions de la diversité afin de répondre aux besoins distincts des entrepreneuses.
  2. Sélectionner prioritairement, pour l’octroi de financement par le Fonds du programme commercial de FACI, les initiatives alignées sur les secteurs où les entrepreneuses sont les plus concentrées.

Considérations

Mesure du rendement du Service des délégués commerciaux concernant le soutien aux entrepreneurs sous-représentés : Les limites liées aux pratiques de mesure du rendement, à savoir l’auto-identification des clients et les indicateurs de rendement de l’initiative FACI, ont rendu difficile la mesure des résultats désagrégés directement attribuables à l’initiative FACI. Les processus de collecte et de maintien à jour des données relatives aux renseignements autodéclarés par les clients variaient d’un délégué commercial à l’autre et n’ont pas été systématisés. Le système de gestion des relations avec les clients (TRIO2) ne permettait pas aux délégués commerciaux d’extraire directement des données sur les services en fonction des caractéristiques particulières des entreprises clientes, ce qui a nécessité la mise en place de processus supplémentaires pour obtenir les données désagrégées nécessaires sur le rendement en vue de soutenir les clients. Le Service des délégués commerciaux pourrait envisager d’améliorer la mesure du rendement en veillant à ce que des processus appropriés de gouvernance des données soient mis en place pour recueillir des données désagrégées sur les résultats visant les groupes sous-représentés, y compris l’utilisation d’indicateurs ciblés.

Dotation et maintien en poste dans les bureaux régionaux du Service des délégués commerciaux : Les bureaux régionaux ont souligné qu’il était difficile d’attirer et de maintenir en poste des candidats talentueux pour occuper les rôles de champions de la diversité financés par l’initiative FACI, puisque ces postes étaient dotés pour une durée déterminée et que la priorité, sur le plan du développement des compétences et des promotions, était accordée aux titulaires de postes permanents. Un problème similaire a été soulevé pour les postes de permutant du Service extérieur dans les bureaux régionaux, le sentiment étant que les possibilités d’avancement étaient moins nombreuses dans les régions qu’à l’administration centrale ou dans les missions. Bien que ces difficultés de dotation dans les bureaux régionaux font partie des facteurs qui ont contribué à la sous-utilisation des fonds du FACI, ils témoignent d’un défi plus large et récurrent pour le Service des délégués commerciaux, à savoir la dotation de postes financés de façon non permanente dans le cadre de divers programmes. Le Service des délégués commerciaux pourrait envisager d’élaborer des stratégies d’atténuation afin d’accroître la stabilité du personnel dans les BR et de mettre en place un financement permanent pour les postes de champions de la diversité dans l’ensemble des bureaux régionaux afin de permettre une meilleure planification financière, ainsi que l’instauration d’une mémoire institutionnelle et la rétention du personnel.

Annexes

Annexe 1: Les dix principales missions bénéficiaires du financement attribué par le FPC de FACI, de l’exercice 2018-2019 à l’exercice 2021-2022

AbréviationMission

LNGLS

Consulat général du Canada à Los Angeles

DUBAI

Consulat général du Canada à Dubaï

PARIS

Ambassade du Canada en France

CNGNY

Consulat général du Canada à New York

BRLIN

Ambassade du Canada en Allemagne

CHCGO

Consulat général du Canada à Chicago

WSAW

Ambassade du Canada en Pologne

MIAMI

Consulat général du Canada à Miami

PALTO

Consulat général du Canada à Palo Alto

TOKYO

Ambassade du Canada au Japon


Figure 16:

Version texte

Carte présentant les 10 principales missions dans le monde en fonction du financement attribué par le FPC de FACI, de l'exercice 2018-2019 à 2021-2022 : LNGLS 200K ; CNGNY, Dubaï et PARIS 80K ; BRLIN, CHCGO, MIAMI, PALTO, TOKYO et WSAW 20K.

Source : Affaires mondiales Canada. Données sur les résultats. 2022.

Annexe 2 : Initiatives des missions à l’étranger dont le financement par le FPC de FACI a été approuvé

De l’exercice 2018-2019 à l’exercice 2021-2022, 102 initiatives dans 48 missions ont reçu une approbation de financement du FPC de FACI, celui-ci variant de 1 200 $ à 45 000 $.

Figure 17:

Version texte

Carte des missions à travers le monde avec les initiatives approuvées par FPC de FACI.

Source : Affaires mondiales Canada. Données sur les résultats. 2022.

Annexe 3 : Approche féministe de l’évaluation

Figure 18:

Version texte

Les principes de l’évaluation féministe appliqués aux différentes étapes du processus d’évaluation

  1. Reconnaître les expériences personnelles, les perspectives et les caractéristiques des évaluateurs, et tenir compte de la façon dont elles aboutissent à une attitude politique particulière. (Réflexivité)
  2. Présenter les inégalités comme étant une manifestation de l’injustice sociale. La discrimination transcende les races, les classes sociales et les cultures, et est inextricablement liée à ces trois éléments. (Évaluation féministe et intersectionnalité)
  3. Contextualiser l’évaluation, car la mise en œuvre de l’initiative est tributaire de la culture, de la société et du temps. (Contexte)
  4. Être conscient que les méthodes, institutions et pratiques d’évaluation sont des constructions sociales. (Conception de l’évaluation, collecte de données, réflexivité)
  5. Examiner dans quelle mesure la discrimination fondée sur le genre et les facteurs d’identité intersectionnelles est systématique et structurelle. (Examen des obstacles et analyse)
  6. Déterminer la réactivité de l’initiative et la manière dont elle s’adapte pour favoriser la participation des entrepreneuses au commerce international. (Conclusions)
  7. Exploiter les occasions de créer, de promouvoir et d’appuyer le changement, qui sont considérées comme étant des réponses appropriées du point de vue moral et éthique par une évaluatrice féministe engagée. (Recommandations)
  8. Reconnaître les limites et les forces ainsi que le potentiel progressif de l’initiative ciblée. (Limites)

Pertinence : Dans quelle mesure les objectifs de l’initiative FACI reflètent-ils toujours les besoins des entrepreneuses et y répondent-ils?

Efficacité : Quels ont été les progrès accomplis par l’initiative FACI dans la réalisation de ses objectifs?

Efficience : Quel était le lien entre les ressources utilisées par l’initiative FACI et les services fournis?

Source : Adapté du document de D. Podems intitulé « Rendre l’évaluation féministe praticable » [« Making Feminist Evaluation Practical »]. 2021.

Annexe 4 : Analyse du contexte international

Une analyse de différentes initiatives mises en place par différents gouvernements a permis de déterminer que l’initiative FACI était l’une des rares et plus anciennes initiatives nationales soutenant les entrepreneuses dans le commerce international. L’analyse a permis de recenser des initiatives pertinentes aux États-Unis, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et au ChiliNote de bas de page 1, qui ont pour la plupart été créées au cours des dernières années.

L’objectif de cette analyse était de cerner les approches et les pratiques pertinentes mises en place par des pays pairs en matière de soutien aux femmes dans le commerce international. Elle s’est appuyée sur des entretiens, des consultations et l’examen de documents, mais ne s’est pas concentrée sur les résultats, qui étaient souvent difficiles à évaluer puisque la plupart des initiatives échantillonnées ont été lancées au cours des dernières années.

Annexe 5 : Liste des sources

Contexte

Constatations – Pertinence – Besoins et obstacles liés au commerce

Constatations – Pertinence – Harmonisation des politiques

Constatations – Pertinence – Complémentarité avec le gouvernement du Canada

Constatations – Résultats et prestation – Rendement de l’initiative FACI

Constatations – Résultats et prestation – Changement de modèle de prestation – AC

Constatations – Résultats et prestation – Changement de modèle de prestation – Champions de la diversité

Résultats et prestation – Changement de modèle de prestation – Fonds du programme commercial de FACI

Constatations – Résultats et prestation – Secteurs ciblés

Constatations – Résultats et prestation – Mesure du rendement

Constatations – Efficacité – Besoins opérationnels et financement

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