Annexe C : Plan d’action pluriannuel 2018-2020 sur la sécurité alimentaire et les changements climatiques

1. But

Le Plan d’action pluriannuel est destiné à mettre en œuvre le programme pluriannuel de l’APEC sur la sécurité alimentaire et les changements climatiques, conformément à la Feuille de route de l’APEC sur la sécurité alimentaire d’ici 2020 et aux Objectifs de Bogor de 2020. En outre, le Plan d’action pluriannuel encouragera un effort régional plus coordonné pour relever les défis étroitement liés que représentent la sécurité alimentaire, le développement et l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. Le Plan d’action pluriannuel sera exécuté par le Partenariat politique sur la sécurité alimentaire (PPSA), en collaboration avec d’autres forums de l’APEC tels que le Groupe de travail sur la coopération technique en agriculture (GTCTA), le Dialogue politique de haut niveau sur la biotechnologie agricole (DPHNBA) et le Groupe de travail de Pêches et Océans (GTPO). Le PPSA collaborera avec les forums connexes de l’APEC pour s’assurer que les activités du Plan d’action pluriannuel sont étroitement coordonnées avec leurs travaux afin que la mise en œuvre du Plan d’action pluriannuel soit cohérente.

2. Contexte

La fréquence et l’intensité croissantes des phénomènes météorologiques extrêmes causés par les changements climatiques exercent déjà une influence négative sur les systèmes de production agricole et la sécurité alimentaire. Selon une étude de la Banque asiatique de développement, les changements climatiques continueront d’avoir un impact important sur les économies de l’APEC, tandis que les économies en développement seront davantage exposées à une forte réduction du potentiel de production alimentaire. Ces défis environnementaux pourraient avoir une incidence sur l’approvisionnement alimentaire et provoquer une pression à la baisse sur la production et une pression à la hausse sur les prix, créant ainsi des problèmes de disponibilité, d’accessibilité et d’abordabilité des denrées alimentaires. Étant donné que l’agriculture, l’élevage et les pêches représentent une partie des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les efforts visant à améliorer la relation entre la sécurité alimentaire et le climat se sont également concentrés, dans la mesure du possible, sur l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre provenant des systèmes alimentaires. Le Plan d’action pluriannuel reflète le Cadre stratégique pluriannuel de l’APEC sur la sécurité alimentaire et les changements climatiques, dont voici les trois axes principaux :

  1. Accroître de manière durable la productivité et les revenus agricoles, halieutiques et aquacoles (« productivité »);
  2. S’adapter aux changements climatiques et renforcer la résilience à cet égard (« adaptation »);
  3. Atténuer ou réduire, dans la mesure du possible, les émissions de gaz à effet de serre (« atténuation »).

Ce Plan d’action pluriannuel a été élaboré à partir des discussions, des objectifs et de l’orientation énoncés dans la Feuille de route sur la sécurité alimentaire pour 2020 de l’APEC, la Déclaration de Piura sur la sécurité alimentaire de l’APEC et le Cadre stratégique du Plan d’action pluriannuel.

3. Objectifs

Les principaux objectifs du Plan d’action pluriannuel sont les suivants :

Renforcer les capacités des économies de l’APEC à élaborer et à diffuser des approches qui apporteront des solutions à la relation entre la sécurité alimentaire et les changements climatiques à court, moyen et long terme.

Accroître les connaissances en matière d’adaptation, d’atténuation et de productivité dans les économies de l’APEC. Les activités telles que des activités ciblées de renforcement des capacités axées sur l’échange et la diffusion des priorités, des bonnes pratiques, des approches stratégiques, des technologies appropriées, des leçons retenues et d’autres renseignements connexes contribueront à atteindre les objectifs définis.

Utiliser la structure actuelle de l’APEC pour fournir du soutien aux économies de l’APEC dans le but de mieux échanger leurs expériences et de promouvoir la coopération dans l’élaboration d’approches qui apportent des solutions à la relation entre la sécurité alimentaire et les changements climatiques, le cas échéant et en fonction des lacunes en matière de capacité qui ont été déterminées.

Approche générale

Le Plan d’action pluriannuel est un ensemble de mesures volontaires et non contraignantes déterminées par chaque économie de l’APEC. Les économies de l’APEC ont le pouvoir discrétionnaire d’élaborer leurs propres mesures en fonction leurs priorités respectives et du budget disponible.  

Coordination et principales économies : En tant qu’organisme principal de coordination et d’exécution, le PPSA supervisera et gérera le Plan d’action pluriannuel. Le PPSA nommera un sous-groupe (« équipe cadre ») de champions du Plan d’action pluriannuel qui sera chargé de faciliter la coordination, la mise en œuvre et le suivi du Plan d’action pluriannuel. Cette équipe cadre sera dans un premier temps composée de représentants du président du PPSA en 2017 (Vietnam) et des trois prochains présidents du PPSA (Papouasie-Nouvelle-Guinée, Chili et Malaisie), d’autres économies intéressées et des participants du secteur privé. Les organisations d’experts sont également encouragées à participer à la mise en œuvre du Plan d’action pluriannuel. Il est prévu que, d’une part, sous les auspices du PPSA, et sous réserve de l’approbation de ce dernier, l’équipe cadre effectuera un examen triennal et formulera des recommandations au PPSA en vue de la mise à jour du Plan d’action et que, d’autre part, le PPSA invitera toutes les économies intéressées et les participants du secteur privé à se joindre à l’équipe cadre.

Volets de travail : Le Plan d’action pluriannuel vise à relever les défis liés à la sécurité alimentaire et aux changements climatiques selon quatre volets de travail simultanés et interdépendants, tels qu’ils sont définis dans le Cadre stratégique du Plan d’action pluriannuel. En voici un résumé :

  1. Politiques : Ce volet de travail est axé sur la coopération, la communication et l’information sur la sécurité alimentaire et la politique en matière de changements climatiques.
  2. Pratiques exemplaires : Ce volet de travail est axé sur la coopération en matière de pratiques exemplaires dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, des pêches, de la production aquacole et de l’élaboration des politiques.
  3. Technologies et connaissances : Ce volet de travail est axé sur le développement technologique, la diffusion, l’échange de connaissances et l’accès aux technologies de pointe.
  4. Capacités : Ce volet de travail est axé sur le renforcement des capacités humaines et institutionnelles et sur la sensibilisation des secteurs public et privé, des décideurs politiques, des associations sociales et des organismes de vulgarisation et d’éducation en matière d’agriculture, d’élevage, de pêche et d’aquaculture.

4. Principales mesures de 2018 à 2020

Phase 1 — Bilan et analyse (2018) : La première phase du Plan d’action pluriannuel se concentrera sur les activités d’évaluation et de bilan qui permettent de préciser les politiques, les pratiques exemplaires, les technologies et les niveaux de capacité actuellement en vigueur dans les économies de l’APEC. La phase de bilan et d’analyse sera conforme aux quatre volets de travail du Plan d’action pluriannuel. Il est entendu et prévu que certaines mesures (c.-à-d. les mesures transversales) portent sur plusieurs volets de travail du Plan d’action pluriannuel.

  1. Volet de travail sur les politiques :
    1. Analyse économique des politiques relatives à l’agriculture, aux pêches et à l’aquaculture durables et résilientes au climat.
    2. Analyse contextuelle et situationnelle des politiques et des règlements qui régissent trois secteurs clés (alimentation de base/agriculture, élevage, pêches/aquaculture) et évaluation des conditions climatiques, des pertes et du gaspillage après récolte et de la chaîne de valeur.
    3. Partage et bilan des politiques incitatives visant à promouvoir l’investissement dans le développement scientifique et technologique, les innovations, les variétés végétales, les pêches, l’aquaculture et les races animales adaptées aux changements climatiques, qui garantissent à la fois la qualité et la quantité pour une sécurité alimentaire.
    4. Analyse de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le processus de production et de distribution des aliments, et recherche à cet égard.
  2. Volet de travail sur les pratiques exemplaires :
    1. Faire le bilan des pratiques courantes et des nouvelles pratiques utilisées au sein de chaque économie dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, des pêches et de l’aquaculture. Examiner l’application des bonnes pratiques en matière d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation des changements climatiques et des pertes et du gaspillage après récolte.
    2. Faire le bilan des études de faisabilité réalisées sur ces pratiques exemplaires afin d’évaluer la capacité des économies à adopter de nouvelles méthodes et techniques pour accroître la productivité, réduire les pertes et le gaspillage après récolte et améliorer l’adaptation et l’atténuation.
  3. Volet de travail sur les technologies et les connaissances :
    1. Dresser l’inventaire des plateformes actuelles qui font un suivi des technologies et des pratiques d’adaptation et d’atténuation, ainsi que leur potentiel d’adoption et de mise à l’échelle, et évaluer celles-ci.
    2. Dresser l’inventaire des mécanismes de collaboration actuels entre les économies et les organisations internationales, ainsi qu’entre les organismes du secteur public et du secteur privé qui mettent l’accent sur le développement technologique et l’échange des connaissances.
    3. Dresser l’inventaire des techniques et technologies de production et de transformation des aliments tout au long de la chaîne de valeur que les économies de l’APEC utilisent pour s’adapter aux changements climatiques, atténuer les gaz à effet de serre et réduire les pertes et le gaspillage après récolte.
    4. Collaborer à l’élaboration d’un bulletin électronique destiné à mettre en valeur et à diffuser les connaissances sur les applications de la science et de la technologie en matière d’adaptation aux changements climatiques et de l’atténuation de leurs effets sur l’agriculture, l’élevage, les pêches et l’aquaculture.
  4. Volet de travail sur les capacités :
    1. Faire un bilan qui répertorie et résume les programmes de formation et les initiatives de renforcement des capacités dans les économies de l’APEC ou qui sont à leur disposition, dans le but d’accroître la productivité, de réduire les pertes et le gaspillage après récolte, d’améliorer l’adaptation et l’atténuation et de renforcer les services d’information sur le climat.  
    2. Évaluer et analyser les projets financés par l’APEC à partir de la base de données des projets afin d’examiner, en particulier, les initiatives de renforcement des capacités et de sensibilisation axées sur l’amélioration des services et des outils de vulgarisation et de formation.
  5. Mesures transversales :
    1. Collaborer et prendre appui sur les travaux de bilan et d’analyse pertinents effectués par d’autres entités régionales et d’autres groupes de travail de l’APEC.
    2. Comparer les résultats des exercices de bilan et d’analyse dans les quatre volets de travail, puis regrouper l’information pour obtenir un portrait des collaborations en matière de sécurité alimentaire et de changements climatiques dans les économies de l’APEC.
    3. Évaluer les statistiques sur les jeunes et celles ventilées selon le sexe, puis comparer les résultats des bilans et des analyses des quatre volets de travail en ce qui concerne la façon dont les femmes, les jeunes et les groupements agricoles marginalisés sont intégrés dans les activités liées aux changements climatiques et à la sécurité alimentaire.
  6. Phase 2 — Formation et intégration (2019-2020) : Cette phase se concentrera sur les possibilités de formation et l’intégration de nouvelles pratiques pour les économies de l’APEC afin d’améliorer leurs capacités à lutter contre l’insécurité alimentaire et les changements climatiques. Ces activités s’harmoniseront avec les volets de travail du Plan d’action pluriannuel. Il est entendu et prévu que certaines mesures (c.-à-d. les mesures transversales) portent sur plusieurs volets de travail du Plan d’action pluriannuel.
  7. Volet de travail sur les politiques :
    1. Mener des dialogues stratégiques de l’APEC au niveau régional sur la sécurité alimentaire et les changements climatiques, en faisant participer le PPSA et d’autres groupes de travail pertinents de l’APEC et des participants du secteur privé, pour mieux comprendre la réglementation.
    2. Organiser des activités de formation et des ateliers sur la conception et la formulation de politiques, la coordination et les moyens d’intégrer une agriculture résiliente et durable en abordant les questions de productivité, d’adaptation et d’atténuation dans les politiques de sécurité alimentaire.
    3. Élaborer et diffuser de l’information sur la conception et la formulation des politiques, la coordination interministérielle et sectorielle et la mise en œuvre concernant les changements climatiques touchant l’agriculture, l’élevage, les pêches et l’aquaculture pour promouvoir la coordination des politiques sur la sécurité alimentaire.  
  8. Volet de travail sur les pratiques exemplaires :
    1. Mener des activités de collaboration telles que des démonstrations pour diffuser des projets qui mettent à profit les pratiques exemplaires en matière d’agriculture, d’élevage, de pêche et d’aquaculture durables, résilients et adaptés aux changements climatiques; utiliser les plateformes existantes dans la mesure du possible.
    2. Recueillir et diffuser des études de cas afin de recenser les pratiques exemplaires et organiser des dialogues sur la gestion des risques dans l’agriculture, l’élevage, les pêches et l’aquaculture, et les pertes et le gaspillage après récolte liés aux changements climatiques tout au long de la chaîne de valeur alimentaire et dans tous les secteurs.  
    3. Définir, évaluer et catégoriser les études de cas par type de pratiques exemplaires, telles que la gouvernance, l’information sur le climat et les méthodes d’adaptation.
    4. Créer une base de données consultable et facilement accessible sur les pratiques exemplaires des économies de l’APEC, disponible sur la Plateforme d’information Asie-Pacifique sur la sécurité alimentaire (PIAP), une plateforme en ligne.
  9. Volet de travail sur les technologies et les connaissances :
    1. Encourager les échanges de technologies et de connaissances entre les économies de l’APEC par l’intermédiaire des centres de connaissances et des plateformes numériques actuels ou des outils d’échange d’information sur le Web, comme le PIAP, afin d’améliorer la productivité, les pertes et le gaspillage après récolte, l’adaptation et l’atténuation. . 
    2. Diffuser de l’information sur le climat et l’agriculture, les pêches et les technologies aquacoles à l’aide de données ouvertes, d’information satellitaire (c.-à-d. la télédétection), d’organisations régionales, de systèmes d’alerte rapide, de systèmes d’information sur les marchés et de projets pilotes.
    3. Encourager les innovations menées par le secteur privé et travailler avec le secteur public pour mettre au point des technologies qui favorisent les gains d’efficience; créer des occasions pour le secteur privé de faire connaître les progrès réalisés dans les domaines de l’agriculture, des pêches, de l’aquaculture et des technologies climatiques au moyen d’une approche axée sur le partenariat.
    4. Encourager la collaboration entre les économies membres de l’APEC en matière de recherche, de développement et de vulgarisation sur les changements climatiques.
  10. Volet de travail sur les capacités :
    1. Élaborer et présenter des propositions financées par l’APEC, autofinancées ou de financement conjoint pour les initiatives de renforcement des capacités, de formation et de sensibilisation qui seront étudiées par l’APEC (Comité du budget et de la gestion) ou par d’autres bailleurs de fonds et qui se concentreront sur les éléments suivants :
      • les pratiques exemplaires en matière de vulgarisation de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture;
      • les liens entre les producteurs d’aliments, les spécialistes du marketing et les consommateurs;
      • le renforcement des chaînes d’approvisionnement et de valeur;
      • les méthodes de gestion de l’agriculture, de l’élevage, des pêches et de l’aquaculture pour améliorer la productivité, les pertes et le gaspillage après récolte, l’adaptation et l’atténuation;
      • les méthodes de planification de l’utilisation des terres et des eaux.
    2. Inciter les économies de l’APEC à utiliser et à promouvoir les approches de gestion agricole et la formation sur l’information climatique déjà disponibles au moyen de mécanismes tels que le Centre de climatologie de l’APEC, le Centre de recherche de l’APEC sur les typhons et la société, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), le Centre for Environment, Fisheries and Aquaculture Science (CEFAS), le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), l’Alliance mondiale de recherche sur les gaz à effet de serre en agriculture et d’autres réseaux d’experts et de renforcement des capacités.
    3. Élaborer et diffuser des outils permettant d’estimer et de communiquer les coûts-avantages des approches, des technologies et des pratiques exemplaires qui améliorent la productivité, les pertes et le gaspillage après récolte, l’adaptation et l’atténuation et qui peuvent être mises à niveau au sein d’une économie de l’APEC ou entre les économies de l’APEC pour l’agriculture, l’élevage, les pêches et l’aquaculture.
  11. Mesures transversales :
    1. Promouvoir la coordination du PPSA entre les institutions de la région de l’APEC et les autres groupes de travail de l’APEC sur la formation, l’échange de données et les percées scientifiques dans le domaine de la sécurité alimentaire et des changements climatiques. . 
    2. Faire participer le secteur public et le secteur privé en les consultant conjointement sur leurs expériences dans les quatre volets de travail et en les faisant participer à des dialogues sur les politiques, au renforcement des capacités et à des activités de formation.
    3. Promouvoir l’intégration des femmes, des jeunes et des groupements agricoles marginalisés.

5. Suivi et évaluation

Le PPSA supervisera le suivi et l’évaluation de toutes les activités du Plan d’action pluriannuel. Par conséquent, le PPSA recommandera des lignes directrices pour le suivi et l’évaluation et des indicateurs de progrès communs pour tous les projets qui s’inscrivent dans le Plan d’action pluriannuel. Les indicateurs de niveau d’activité du Plan d’action pluriannuel sont volontaires et font l’objet d’un suivi et de rapports à la discrétion des économies de l’APEC qui les mettent en œuvre.

6. Document évolutif

Dans un premier temps, le PPSA utilisera l’équipe cadre, tout en cherchant à mobiliser d’autres économies, pour examiner le Plan d’action pluriannuel, en discuter et le mettre à jour pour les années ultérieures de mise en œuvre. Le processus d’examen et de mise à jour se veut flexible et devrait être fondé sur les progrès réalisés par rapport à la version la plus récente du Plan d’action pluriannuel. Comme nous l’avons précisé précédemment, l’équipe cadre du Plan d’action pluriannuel dirigera, sous les auspices du PPSA, les travaux liés à la mise à jour triennale du Plan d’action pluriannuel. Par conséquent, puisque le Plan d’action pluriannuel actuel s’étend jusqu’en 2020, le processus d’examen pour la mise à jour et l’élaboration de la prochaine version (c. à-d. 2021-2023) devrait commencer d’ici 2020.

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