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Le Canada et la Francophonie

La Francophonie est un ensemble de 88 États et gouvernements membres et observateurs qui ont la langue française et des valeurs en partage. C’est un acteur important des relations internationales qui représente un milliard de personnes, dont 300 millions de francophones, sur les cinq continents.

La Francophonie a vu le jour le 20 mars 1970, lors de la Conférence de Niamey, au Niger, avec la création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) devenue en 2005 l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’OIF est aujourd’hui au centre d’un ensemble d’organisations constituant la Francophonie institutionnelle.

Aux côtés de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et de quatre opérateurs : l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), TV5MONDE, l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et l’Université Senghor à Alexandrie, l’OIF met en œuvre la coopération multilatérale afin d’apporter des solutions aux grands enjeux de l’espace francophone. Son action s’articule autour de quatre grandes missions : la promotion de la langue française et de la diversité culturelle et linguistique; la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de la personne; l’appui à l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche; et le développement de la coopération économique au service du développement durable.

Louise Mushikiwabo a été désignée secrétaire générale de la Francophonie lors du XVIIe Sommet de la Francophonie à Erevan (Arménie), et occupe ce poste depuis janvier 2019. La secrétaire générale conduit l’action politique de la Francophonie, dont elle est la porte-parole et la représentante au niveau international.

Découvrez ce que la Francophonie réalise grâce aux contributions canadiennes.

Apprenez-en davantage sur l’histoire de la participation du Canada au sein de la Francophonie.

La Francophonie est composée de plusieurs institutions et organisations.

Actions du Canada

Le Canada est l’un des pays fondateurs et un membre actif de l’OIF au sein de laquelle il poursuit son engagement fort et soutenu depuis plus de 50 ans. L’honorable Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères, est responsable de la Francophonie – responsabilité qu’elle a également assumée en tant que ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie en 2018-2019. Elle est épaulée dans cette tâche par la représentante personnelle du Premier ministre du Canada pour la Francophonie (sherpa), Isabelle Hudon.

Le Canada est le deuxième bailleur de fonds des institutions de la Francophonie avec des contributions s’élevant à près de 43 millions de dollars en 2021-2022. Son appui financier, en particulier à l’OIF, contribue à la réalisation des missions de la Francophonie, définies dans le Cadre stratégique de la Francophonie 2015-2022 et illustrées dans la Programmation 2019-2022 de l’OIF.

La participation du Canada à la Francophonie lui permet de promouvoir ses valeurs et de faire avancer ses priorités en matière de politique étrangère et de développement au sein de l’espace francophone. L’engagement des provinces du Québec et du Nouveau-Brunswick, à titre de gouvernements membres de plein droit, et de l’Ontario, en tant que gouvernement observateur, contribuent à renforcer l’influence du Canada au sein de la Francophonie.

Le Canada jouit d’une présence marquée dans les institutions de la Francophonie. Par exemple :

  • À plusieurs reprises dans le passé, des Canadiens ont occupé les postes de secrétaire général et d’administrateur de l’OIF. C’est le cas de l’administrateur actuel Geoffroi Montpetit, nommé en février 2021.
  • Deux des institutions de la Francophonie ont leur siège au Canada : l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), à Québec, et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), à Montréal. L’AUF compte parmi ses membres plus d’une trentaine d’établissements d'enseignement supérieur et de recherche canadiens.
  • Trois villes canadiennes sont actives au sein de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), Montréal, Québec et Repentigny, ainsi que trois fédérations de municipalités.
  • Les assemblées législatives du Canada et de cinq provinces (le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et le Québec) sont membres de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Quatre autres provinces (l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ile-du-Prince-Édouard et la Saskatchewan) y sont associées.
  • Le Canada est l’un des cinq gouvernements bailleurs de fonds de TV5MONDE, le plus important réseau de télévision de langue française. TV5MONDE diffuse des productions de la Francophonie, dont des émissions canadiennes, dans plus de 200 pays et territoires.

Les actions du Canada au sein de la Francophonie visent notamment à : promouvoir la paix, la démocratie, les droits de la personne et l’égalité des genres ; recentrer la Francophonie sur la langue française et sur ses valeurs ; promouvoir le fait français dans toute sa diversité, y compris dans la sphère numérique ; appuyer l’amélioration constante de la gouvernance, de la transparence et de l’efficacité des institutions de la Francophonie ; et assurer le rayonnement de la francophonie canadienne sur la scène internationale, notamment des communautés en situation minoritaire.

Au cours des dernières années, les contributions directes du Canada aux institutions de la Francophonie ont permis non seulement de contribuer à la réalisation de leurs missions, mais également de faire avancer les priorités canadiennes, par exemple à travers les initiatives suivantes :

Rayonnement du français et espace numérique

  • Création et lancement, en septembre 2020, de TV5MONDEplus, grâce à un investissement du Canada (Patrimoine canadien) de 14,6 millions de dollars sur cinq ans, ce qui fait du Canada le premier bailleur de fonds de cette nouvelle plateforme numérique. Accessible gratuitement dans près de 200 pays, TV5MONDEplus permet d’augmenter la présence en ligne de contenus en français, de contribuer au rayonnement des créations canadiennes, et de renforcer la découvrabilité des émissions produites dans l’espace francophone sur la scène internationale.
  • Création, en mars 2021, du Fonds Francophonie-TV5MONDEplus, avec l’appui du Canada. Le Fonds vise à s’assurer que les contenus présents sur la plateforme soient les plus représentatifs de la diversité francophone. Le Canada a contribué pour 700 000$ au Fonds à ce jour, incluant un 200 000$ additionnel annoncé en mai 2022.

Femmes et égalité des genres

  • Appui financier de 100 000$ à la création de la nouvelle unité Égalité femme-homme de l’OIF qui vise à intégrer la dimension égalité femme-homme dans toute la programmation de l’OIF.
  • Appui financier de 100 000$ sous forme de bourses pour permettre à des étudiantes africaines de poursuivre leurs études de troisième cycle à l’Université Senghor d’Alexandrie.

Démocratie et droits de la personne

  • Contribution de 110 000$ pour améliorer les pratiques d’état civil, en particulier le non-enregistrement des filles, dans les milieux ruraux en Afrique et en Haïti.

Jeunesse

  • Contribution de 100 000$ afin d’appuyer une vaste consultation de la jeunesse francophone, notamment africaine, sur l’identité et l’avenir de la Francophonie.

Développement économique

  • Montant de 80 000$ dédié à l’octroi de bourses pour permettre à des chercheurs et étudiants africains de participer à la seconde conférence de l’Observatoire de la Francophonie économique de Rabat au Maroc.

Réponse à la pandémie de COVID-19

  • Appui financier de 500 000$ au fonds de solidarité La Francophonie avec Elles créé par l’OIF en 2020 afin de renforcer la résilience des femmes et des filles se trouvant en situation de vulnérabilité, incluant économique, dans le contexte de la crise de COVID-19.
  • Création par l’OIF d’une plateforme Solidarité COVID-19 pour partager des solutions innovantes au sein de l’espace francophone pour lutter contre la crise sanitaire et ses conséquences.
  • Établissement par l’Observatoire de la Francophonie économique (OFE), basé à Montréal, d’une veille sur l'impact économique de la pandémie dans l’espace francophone.

Historique de la participation du Canada à la Francophonie

En 1970, le Canada a été l’un des membres fondateurs de l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue l’OIF en 2005. Il œuvre activement au sein de la Francophonie internationale depuis sa création. Avec l’appui de ses partenaires provinciaux, il a été l’un des premiers pays à faire la promotion de la Francophonie et a soutenu la création de ses institutions, notamment :

  • 1961 - Création de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), un réseau universitaire qui réunit aujourd’hui 1007 membres dans 119 pays et dont le siège est situé à Montréal.
  • 1979 - Création de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) à l’initiative des maires de Paris et de Québec, Jacques Chirac et Jean Pelletier. L’AIMF regroupe aujourd’hui 272 villes membres et associations d’élus locaux.
  • 1988 - Création de TV5 Québec-Canada, un des deux opérateurs de TV5 avec TV5 Monde, qui offre une programmation favorisant la diversité culturelle, sociale et linguistique de la francophonie canadienne et internationale.
  • 2019 - Création de TV5MONDEplus, plateforme numérique francophone destinée à la diffusion de productions audiovisuelles francophones à travers le monde.

Le Canada a joué un rôle de premier plan dans l’évolution de la Francophonie, en faveur du développement de ses mandats politique, économique et de coopération.

  • Le Canada a encouragé la Francophonie, à l’origine une organisation de coopération culturelle et technique fondée sur le partage de la langue française, à s’engager davantage afin de défendre le respect des valeurs démocratiques et des droits de la personne et à se doter de mécanismes, par le biais des Déclaration de Bamako (2000) et de Saint-Boniface (2006), permettant de réagir aux crises politiques et sociales qui surviennent dans l’espace francophone.
  • Le Canada a également été l’un des chefs de file dans le développement d’un mandat économique au sein de la Francophonie. Il s’est notamment démarqué par son appui au développement et la mise en œuvre de la Stratégie économique de la Francophonie. Grâce à une contribution significative de 10 millions de dollars (2015-2019), le Canada a permis la réalisation d’un programme de l’OIF visant la promotion de l’emploi par l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes en Afrique subsaharienne francophone. Plus de 27 000 jeunes et femmes de 13 pays d’Afrique subsaharienne ont bénéficié du soutien et de l’accompagnement offerts par ce programme.
  • Le Canada a joué un rôle déterminant dans l’élaboration et l’adoption au Sommet d’Erevan en 2018 de la Stratégie de la Francophonie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles.
  • Le Canada soutient de manière active depuis plusieurs années les réformes institutionnelles au sein de la Francophonie visant à doter ses institutions des outils nécessaires leur permettant d’afficher davantage d’efficacité et de transparence et de présenter de meilleurs résultats. Le Canada est à l’origine de la première Politique de consolidation de la transparence de l’OIF, adoptée dans le cadre du Sommet d’Erevan en 2018. Avec l’appui du Canada, l’OIF a pu mettre en place une gestion axée sur les résultats et a modernisé ses outils de gestion administrative et financière. Le Canada appuie par ailleurs les efforts entrepris par l’OIF en vue de recentrer sa programmation autour de projets à haute valeur ajoutée afin de mieux répondre aux besoin des populations de l’espace francophone.

Les Sommets de la Francophonie, qui ont lieu tous les deux ans, sont une opportunité pour le Canada de témoigner de son engagement au sein de la Francophonie internationale. Trois sommets ont eu lieu au Canada à ce jour :

Sommet de Québec (2008)

Le Sommet de Québec en 2008 s’est clôturé par l’adoption de la Déclaration de Québec, qui formule des propositions concrètes sur les quatre grands enjeux abordés, soit l’environnement, la langue française, la question de la démocratie et de l’état de droit, et la gouvernance économique. Ce sommet a été co-présidé par le Canada et le Québec et a bénéficié de la participation du Nouveau-Brunswick à titre de partenaire.

Sommet de Moncton (1999)

Le Sommet de Moncton a mené à la tenue de trois grandes conférences sectorielles : la Conférence des femmes de la Francophonie (ville de Luxembourg, février 2000) sur le thème « Femmes, pouvoir et développement »; un symposium international sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone (Bamako, Mali, novembre 2000) où a été adoptée la Déclaration de Bamako, document phare de la Francophonie; et une conférence ministérielle sur la culture (Cotonou, Bénin, juin 2001) qui a produit la Déclaration de Cotonou sur l’enjeu et la promotion de la diversité culturelle, préparant le terrain pour la ratification en 2005 de la Convention internationale sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO.

Sommet de Québec (1987)

Le Sommet de Québec a permis de définir les domaines prioritaires de la Francophonie, à savoir la culture, les communications, la langue, le développement technologique, les sciences, l’énergie et l’agriculture. C’est aussi au cours de ce sommet qu’ont été mis en place le Forum francophone des Affaires et l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD). Le siège de l’IFDD est situé à Québec.

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