Communiqué‎ du Groupe de Lima

Le 19 mai 2018

A la suite des récentes déclarations du Président du Venezuela signalant que dans son pays, il n'existe aucune crise migratoire, les gouvernements d'Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de Colombie, du Costa Rica, du Guatemala, du Guyana, du Honduras, du Mexique, du Panama, du Paraguay, du Pérou et de Sainte Lucie manifestent ce qui suit:

La détérioration de la situation économique, sociale et humanitaire au Venezuela a provoqué depuis deux ans une augmentation énorme de la migration vénézuélienne‎ qui a spécialement affecté les pays de la région.

Les chiffres officiels signalent qu'entre 2017 et 2018, 82.000 vénézuéliens ont migré en Argentine, environ 50.000 au Brésil , 800 mille en Colombie, environ 4.000 au Costa Rica , plus de 160.000 au Chili, 15.650 au Guatemala, 65.784 au Mexique, 65.415 au Panama, 2.893 au Paraguay et 298.559 au Pérou.

Ces chiffres sont consistants si on les compare avec les estimations réalisées par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) et l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) selon lesquelles entre 1.500.000 et 1.600.000 vénézuéliens avaient quitté leur pays à la fin de 2017.

Ceci a engendré une série de défis pour les pays récepteurs dans plusieurs domaines tels que l'humanitaire et les soins de santé, dont la malnutrition et la réapparition de maladies qui étaient erradiquées ou sous contrôle. Aussi, les capacités pour offrir des services de base tels que l'accès à l'éducation, la protection de l'enfance, entre autres, doivent relever de sérieux défis.

Par conséquent, les pays du Groupe de Lima, nous réitérons notre volonté et compromis pour offrir une assistance et protection aux Vénézuéliens ainsi qu'un soutien à ceux qui restent dans ce pays. Raison pour laquelle nous réitérons avec insistance notre requête‎ pour établir des mécanismes pour l'accès de l'aide humanitaire pour faire face à cette situation sensible.

Aussi, nous faisons un appel au Venezuela pour établir avec urgence un système pour échanger des informations épidémiologiques avec les pays voisins afin de coordonner les efforts pour contenir les maladies, particulièrement dans les zones frontalières.

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