Déclaration du président du G20 sur le processus électoral au Venezuela

(traduction non officielle)

Le 21 mai 2018 - Buenos Aires, Argentine

« Vu le manque de légitimité du processus électoral vénézuélien, les gouvernements de l’Argentine, de l’Australie, du Canada, du Chili, du Mexique et des États-Unis ne reconnaissent pas les résultats des élections d'hier, car elles ont été organisées par une autorité illégitime, l’Assemblée nationale constituante. Les leaders politiques ont été exclus de ce processus électoral. De plus, des observateurs internationaux indépendants n’étaient pas présents et il n’y a pas eu de garanties pour assurer que ce processus soit considéré comme libre, équitable, transparent et démocratique.

Les pays qui signent cette déclaration estiment que cette élection illégitime est une démonstration claire de la rupture des institutions démocratiques au Venezuela.

Devant ce résultat, les gouvernements qui font cette déclaration envisageront de prendre des mesures politiques, économiques ou financières afin de sanctionner le régime autoritaire de Maduro, tout en veillant à éviter que les sanctions aient des répercussions sur le peuple vénézuélien, principale victime de cet effondrement des institutions démocratiques au Venezuela.

Nous réitérons que la solution à la crise vénézuélienne doit être réalisée de manière pacifique en donnant un rôle de premier plan aux Vénézuéliens. La communauté internationale a un rôle à jouer pour atteindre cet objectif, en appuyant des actions et des initiatives qui permettront de rétablir la démocratie et le respect des droits de la personne au Venezuela.

La crise humanitaire qui frappe la société, l’économie et la santé publique au Venezuela s'est aggravée et intensifiée de manière inquiétante, comme en témoigne l'exode croissant des Vénézuéliens qui quittent leur pays. Plus de 900 000 Vénézuéliens ont migré vers différents pays de la région. Cette situation d'urgence constitue une menace à la stabilité et à la sécurité régionale, que ce soit au point de vue de la santé publique et de l’épidémiologie, des migrations, de l’alimentation, des enjeux sociaux, de l’éducation, etc. En collaboration avec leurs partenaires extrarégionaux, les pays de la région travaillent activement pour répondre à cette grave crise qui affecte un peuple ami.

Nos gouvernements exhortent le régime autoritaire de Maduro à cesser d’être indifférent à la souffrance du peuple vénézuélien, à admettre la crise et, surtout, à établir un canal d’acheminement de l’aide humanitaire qui permettrait de recevoir sans délai l'appui de la communauté internationale sous forme de nourriture et de médicaments, dont le peuple vénézuélien a grandement besoin en ce moment. »

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