Le Canada et le CGIAR
Le CGIAR (anciennement le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) est le plus grand réseau public de recherche agricole au monde dédié à la science et à l’innovation. Il contribue à la transformation des systèmes alimentaires, paysagers et hydrographiques grâce à l’innovation et à des recherches fondées sur des données probantes.
En tant que partenaire multilatéral mondial pour la recherche agricole, le CGIAR s’efforce de :
- réduire la pauvreté;
- améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle;
- renforcer les écosystèmes nationaux et la gestion des ressources naturelles.
Le CGIAR compte 13 centres de recherche thématique répartis sur les cinq continents. Ces centres mènent des travaux de recherche agricole multidisciplinaire à grande échelle en partenariat avec divers acteurs.
L’avantage comparatif du CGIAR réside dans ses infrastructures et ses installations scientifiques de grande envergure.
Le CGIAR compte :
- plus de 3 000 organisations partenaires;
- 9 000 scientifiques;
- une présence locale dans 108 pays.
Le CGIAR joue un rôle important dans l’établissement des priorités en matière de science, de recherche et d’innovation dans les pays en développement. Ses centres de recherche gèrent le réseau de banques de gènes le plus vaste et le plus utilisé au monde, contribuant ainsi à protéger et à partager la diversité végétale pour les générations futures.
Le soutien du Canada au CGIAR
Le CGIAR apporte des avantages importants au Canada. L’organisation fournit des recherches scientifiques et une expertise qui contribuent à améliorer :
- la nutrition, grâce à des cultures biofortifiées;
- la santé animale, grâce à de meilleures pratiques d’élevage et à de meilleurs soins vétérinaires;
- l’accès à des semences et à des intrants de qualité qui favorisent une alimentation plus saine dans les pays en développement.
Au cours de la dernière décennie, le Canada a versé en moyenne 10 millions de dollars par an, ce qui le place parmi les 10 principaux donateurs du CGIAR. L’aide financière du Canada s’élève à 60 millions de dollars pour la période de 2023 à 2027. Le Canada est le septième contributeur en importance au Fonds fiduciaire du CGIAR et le neuvième bailleur de fonds des projets bilatéraux du CGIAR. Ce soutien témoigne de l’engagement de longue date du Canada envers la recherche agricole mondiale.
Le CGIAR contribue également à la mise en place d’un réseau mondial de scientifiques agricoles, dont plusieurs sont basés au Canada. Les chercheurs canadiens travaillent en étroite collaboration avec les centres du CGIAR sur des projets conjoints qui :
- renforcent les systèmes alimentaires du Canada;
- soutiennent la capacité d’exportation du Canada;
- produisent des retombées dans les pays en développement.
Ce partenariat présente des avantages directs pour l’agriculture canadienne. Par exemple :
- Environ 65 % de la génétique du blé canadien provient de variétés mises au point dans le cadre des travaux de recherche du CGIAR soutenus par l’aide internationale du Canada.
- Les programmes de sélection des lentilles et des pois chiches de l’Université de la Saskatchewan s’appuient sur un vaste échange de germoplasme (matériel génétique) et de connaissances avec le CGIAR.
- Le Canada est le plus grand exportateur de légumineuses au monde, en partie grâce à ces collaborations.
Réalisations
Au cours des 50 dernières années, grâce au soutien du Canada et d’autres bailleurs de fonds, le système du CGIAR a :
- amélioré les cultures de blé, de maïs et de riz dans les pays en développement, générant des bénéfices de plus de 10 milliards de dollars américains par an; près de la moitié des terres consacrées au blé dans le monde sont ensemencées avec des variétés issues des recherches menées par les scientifiques du CGIAR;
- engendré une production alimentaire supplémentaire dans les pays en développement; chaque dollar investi par le Canada dans la recherche du CGIAR a généré 9 $ de nourriture supplémentaire;
- réduit la mortalité infantile d’un tiers dans l’ensemble du monde en développement; grâce à l’adoption de variétés de cultures modernes, le CGIAR prévient entre 3 et 6 millions de décès d’enfants chaque année;
- répondu à des maladies urgentes et émergentes touchant les cultures et le bétail, notamment :
- l’épidémie de légionnaires d’automne en Afrique subsaharienne,
- l’épidémie de rouille du blé au Bangladesh,
- la fièvre de la côte orientale;
- développé un maïs résistant à la sécheresse, augmentant ainsi les récoltes en Afrique d’environ 20 % sur un million d’hectares de terres agricoles;
- mis au point une patate douce à chair orange biofortifiée qui contribue à lutter contre la carence en vitamine A chez les enfants et les femmes en âge de procréer.
- Aujourd’hui, plus de 6,8 millions de foyers en Afrique et en Asie du Sud cultivent et consomment des patates douces enrichies en nutriments.
Signaler un problème sur cette page
- Date de modification: