Les mariages d’enfants, précoces et forcés

Chaque anneé, on estime que 15 millions de filles sont forcées de se marier.1 fille sur 3 se marie avant l’âge de 18 ans dans les pays en développement. 1 fille sur 9 se marie avant l’âge de 15 ans.

Chaque année, on estime que 12 millions de filles âgées de moins de 18 ans sont forcées de se marier.

Cela signifie que plus de 650 millions de femmes et filles dans le monde ont été mariées alors qu’elles étaient encore enfants.

Le Canada s’emploie à mettre fin aux mariages forcés et précoces des enfants, afin que, partout dans le monde, les filles puissent réaliser leur plein potentiel. L’autonomisation des femmes et un avenir meilleur repose sur :

  • la connaissance des droits de la personne et leur exercice,
  • la prise en mains de leur santé,
  • la protection contre la violence, et
  • l’éducation.

Nous informons les gens sur les effets dévastateurs des mariages d’enfants, précoces et forcés. Nous travaillons dans des pays en développement avec des filles, leur famille, leur collectivité et avec les gouvernements en vue d’éliminer cette pratique néfaste.

Les effets des mariages d’enfants, précoces et forcés

Les mariages d’enfants, précoces et forcés sont un problème mondial. On peut trouver des épouses enfants dans toutes les régions du monde.

Cependant, la plupart des filles qui sont contraintes de se marier à un jeune âge vivent dans des pays en développement :

  • 40 % des jeunes femmes (de 20 à 24 ans) des pays en développement se sont mariées avant l’âge de 18 ans (par rapport à 21 % dans le monde entier)
  • 12 % se sont mariées avant l’âge de 15 ans (par rapport à 5 % dans le monde entier)

Les mariages d’enfants, précoces et forcés ont lieu pour plusieurs raisons, notamment l’inégalité entre les sexes, la pauvreté, l’insécurité et la tradition. Le mariage à un si jeune âge signifie que ces jeunes filles ont des relations sexuelles non consensuelles et tombent souvent enceintes alors qu’elles n’y sont pas prêtes.

  • Les filles et les femmes mariées de force risquent fortement de subir la violence fondée sur le sexe et sur le genre
  • Les jeunes mères courent plus de risques d’avoir des complications lors de la grossesse.
  • L’accouchement est la principale cause de décès chez les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans dans les pays en développement.
  • Les enfants épouses sont également plus exposées aux risques de contracter le VIH/sida
  • En général, ces filles abandonnent très jeunes leurs études
  • Les jeunes épouses ont très peu de possibilités d’occuper un emploi à l’extérieur de la maison.
  • Lorsqu’elles se marient tôt, les filles et leur famille sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté.

Que fait le Canada pour mettre fin aux mariages d’enfants, précoces et forcés?

Le Canada fait plus de sensibilisation et incite à prendre des mesures pour mettre fin à cette pratique néfaste. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’Organisation des Nations Unies comprend l’objectif d’éliminer les mariages d’enfants, précoces et forcés.

Pour atteindre cet objectif, le Canada :

  • Sensibilise la population au sujet des mariages d’enfants, précoces et forcés.
  • Investit dans des projets qui empêchent cette pratique.
  • Aide les filles et les femmes mariées enfants.
  • Établit des partenariats afin de mettre en œuvre tous les volets du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Parler des risques

Pour changer les normes et les traditions sociales, il est essentiel d’informer les filles, leur famille et leur collectivité des risques liés aux mariages d’enfants, précoces et forcés.

Le Canada travaille en étroite collaboration avec des partenaires locaux dans ces pays afin d’accroître la sensibilisation et de susciter le dialogue sur les effets néfastes des mariages d’enfants, précoces et forcés.

Prendre des mesures à l’échelle locale

Tous les secteurs, notamment ceux de la santé et de l’éducation, doivent s’impliquer pour mettre fin aux mariages d’enfants, précoces et forcés. Cela demande aussi la participation des agences de l’ONU, des gouvernements, des partenaires de la société civile internationale et canadienne et des groupes communautaires locaux afin :

  • autonomiser les filles,
  • de mobiliser les familles et les communautés,
  • de fournir des services, et
  • d’élaborer puis de mettre en œuvre des lois et des politiques.

Nous appuyons les activités qui visent à mettre fin, dans le monde, aux mariages d’enfants, précoces et forcés, notamment les suivantes :

  • travailler directement avec les filles pour les aider à comprendre leurs droits et à les exercer,
  • créer des endroits sécuritaires où les filles peuvent faire l’acquisition d’habiletés fondamentales,
  • créer des endroits sécuritaires où les filles peuvent apprendre au sujet des services et des soins de santé qui sont offerts dans leur collectivité,
  • travailler avec les familles et les collectivités en vue de changer les attitudes et les comportements, notamment :
    • ceux des hommes et des garçons et
    • des chefs de file culturels et religieux
  • travailler avec les députés pour sensibiliser davantage aux conséquences négatives des mariages d’enfants, précoces et forcés, et
  • travailler avec les gouvernements pour renforcer les lois et les politiques qui empêchent les mariages d’enfants, précoces et forcés.

Travailler en partenariat avec les Nations Unies et les organisations régionales

Le Canada dirige les efforts visant à élaborer des résolutions pour mettre fin à cette pratique. Les États membres de l’Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil des droits de l’homme sont décidés à prendre des mesures. Le Canada et la Zambie ont élaboré les toutes premières résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les mariages d’enfants, précoces et forcés, qui ont été adoptées par consensus et qui ont obtenu l’appui de toutes les régions en 2013, 2014, 2016 et 2017.

Au sein du Conseil des droits de l’homme, le Canada a travaillé avec d’autres pays afin d’élaborer et de parrainer des résolutions visant à mettre fin aux mariages d’enfants, précoces et forcés.

Le Canada a également travaillé en étroite collaboration avec des organisations régionales, dont le Commonwealth, la Francophonie et l’Union africaine afin de mettre fin aux mariages d’enfants, précoces et forcés. 

Travailler avec des partenaires à l’atteinte d’objectifs mondiaux communs

Des partenaires clés nous aident à atteindre nos objectifs mondiaux de mettre fin aux mariages d’enfants, précoces et forcés. Le travail avec des partenaires, pour mettre en œuvre des projets dans les pays à forte prévalence, contribue aux efforts mondiaux en vue d’apporter du changement pour les filles vulnérables.

Ces efforts comprennent des partenariats avec des organisations comme :

Liens connexes

Si vous croyez qu’on vous force à vous marier, consultez notre site sur le mariage forcé.

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