Les Principes de Vancouver

Suivez :

En novembre 2017, le Canada lançait les Principes de Vancouver sur le maintien de la paix et la prévention du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats, lors de la Réunion des ministres de la Défense sur le maintien de la paix des Nations Unies, à Vancouver, en Colombie-Britannique.

Les Principes de Vancouver constituent un ensemble d’engagements politiques axés sur la protection des enfants dans les opérations de maintien de la paix, y compris à toutes les étapes du cycle d’un conflit. Les 17 principes mettent l’accent sur la prévention du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats par des forces armées et des groupes armés.

La prévention du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats est essentielle pour assurer le succès des missions de maintien de la paix de l’ONU en général et pour instaurer les conditions nécessaires à la paix et à la sécurité de manière durable.

« Le recrutement d’enfants soldats n’a pas sa place dans notre monde. En mobilisant les pays et en assurant la mise en œuvre des Principes de Vancouver, nous pouvons faire en sorte que les enfants restent des enfants et bâtir un avenir plus juste et plus sécuritaire pour tous. »

- Le très honorable Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Adhésion aux Principes de Vancouver

En 2017, 54 États membres de l’ONU sont devenus les premiers à souscrire aux Principes de Vancouver. Aujourd’hui, on compte près de 100 États signataires.

En adhérant aux Principes de Vancouver, les États membres reconnaissent les défis uniques que posent les enfants soldats. Ils s’engagent ainsi à accorder la priorité à la prévention du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU, et à contribuer à faire en sorte que tous les soldats de la paix – militaires, policiers et civils – soient prêts à prendre les mesures appropriées et sommés de le faire. 

Tous les États membres de l’ONU, même ceux qui ne fournissent pas de personnel dans le cadre de missions de l’ONU, peuvent souscrire aux Principes de Vancouver.

Lignes directrices de mise en œuvre des Principes de Vancouver

L’adhésion politique aux Principes de Vancouver ne suffit pas à elle seule à garantir le changement. Le poids réel des Principes de Vancouver se fera sentir lorsque ceux-ci auront été mis en œuvre par les États membres de l’ONU.

Les lignes directrices de mise en œuvre des Principes de Vancouver proposent un cadre commun pour élaborer ou modifier les politiques, la doctrine, la formation et l’éducation concernant les enfants soldats dans le contexte des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Pour chaque principe, les lignes directrices fournissent un contexte et expliquent comment les militaires, les policiers et les civils des États membres qui mènent leurs opérations en vertu d’un mandat de l’ONU peuvent contribuer à la mise en œuvre du principe. Dans la mesure du possible, des exemples concrets sont fournis, ainsi que des références utiles aux ressources disponibles et faisant autorité.

La rédaction des lignes directrices a été réalisée grâce à un processus collaboratif. En février 2019, tous les États membres ayant souscrit aux principes ont été invités à participer à un atelier de révision, lequel a servi de cadre pour recevoir leurs commentaires, ainsi que ceux de l’ONU et des intervenants en matière de protection des enfants. Le 25 juin 2019, le Canada a publié les Lignes directrices de mise en œuvre des Principes de Vancouver en format papier et en ligne.

« Le sort des enfants touchés par des conflits armés dans le monde entier est une véritable tragédie. Je remercie donc très sincèrement les gens, les organisations et les États membres qui ont contribué à la production des Lignes directrices pour la mise en œuvre des Principes de Vancouver. Cette ressource pratique contribuera concrètement à la protection des enfants. »

- L’honorable Harjit Sajjan, ministre de la Défense nationale

Travailler ensemble pour protéger les enfants

Le recrutement et l’utilisation d’enfants font partie des six violations graves (en anglais) commises à l’endroit des enfants en situation de conflit armé. Chaque année, des dizaines de milliers d’enfants, garçons et filles, sont utilisés par des forces armées et des groupes armés pour jouer divers rôles comme ceux de combattants, de cuisiniers, de porteurs, de messagers et d’espions, ainsi qu’à des fins sexuelles.

Plus de la moitié des opérations de maintien de la paix en cours à l’ONU se déroulent dans des pays où des enfants soldats sont utilisés. Pour les soldats de la paix, la présence d’enfants dans les forces armées et au sein des groupes armés pose des défis immédiats et complexes sur les plans politique, tactique et opérationnel. En outre, les effets psychologiques découlant de la rencontre d’enfants soldats peuvent être graves et se faire sentir longtemps après le retour à la maison.

Le Canada a élaboré les Principes de Vancouver en partenariat avec l’Initiative Enfants soldats de Roméo Dallaire (en anglais) et en consultation avec l’ONU, les acteurs de la protection de l’enfance et les principaux États membres des Nations Unies. Les partenaires suivants ont contribué à l’élaboration des lignes directrices de mise en œuvre des Principes de Vancouver :

États membres de l’ONU qui ont adhéré aux Principes de Vancouver

Endosseurs fondateurs (Dès le 15 novembre 2019)

  1. Allemagne
  2. Argentine
  3. Arménie
  4. Australie
  5. Autriche
  6. Bangladesh
  7. Belgique
  8. Bosnie-Herzégovine
  9. Brésil
  10. Cambodge
  11. Canada
  12. Chili
  13. Colombie
  14. Corée du Sud
  15. Croatie
  16. Danemark
  17. Espagne
  18. Estonie
  19. Fidji
  20. Finlande
  21. France
  22. Grèce
  23. Guatemala
  24. Hongrie
  25. Irlande
  26. Israël
  27. Italie
  28. Jordanie
  29. Lettonie
  30. Lituanie
  31. Luxembourg
  32. Malaisie
  33. Mexique
  34. Monténégro
  35. Nauru
  36. Norvège
  37. Ouganda
  38. Pays-Bas
  39. Pologne
  40. Portugal
  41. République dominicaine
  42. République tchèque
  43. Roumanie
  44. Royaume-UniNote de bas de page 1
  45. Rwanda
  46. Serbie
  47. Sierra Leone
  48. Slovaquie
  49. Slovénie
  50. Sri Lanka
  51. Suède
  52. Tanzanie
  53. Ukraine
  54. Uruguay
  55. Vietnam

Endosseurs additionnels (Dès le 1 octobre 2019)

  1. Albanie
  2. Andorre
  3. Biélorussie
  4. Bulgarie
  5. Burkina Faso
  6. Cameroun
  7. Costa Rica
  8. Côte d'Ivoire
  9. Équateur
  10. Gabon
  11. Gambie
  12. Géorgie
  13. Honduras
  14. Islande
  15. Japon
  16. Kazakhstan
  17. Kenya
  18. Koweït
  19. Lesotho
  20. Liechtenstein
  21. Macédoine
  22. Malte
  23. Maroc
  24. Moldavie
  25. Monaco
  26. Nicaragua
  27. Nouvelle-Zélande
  28. Palau
  29. Pérou
  30. Philippines
  31. Qatar
  32. République centrafricaine
  33. Saint-Marin
  34. Salvador
  35. Sénégal
  36. Seychelles
  37. Singapour
  38. Soudan
  39. Tchad
  40. Thaïlande
  41. Tunisie
  42. Zambie

Cadre international existant

Les Principes de Vancouver s’appuient sur le cadre international actuel en matière de protection des enfants et complètent celui-ci, notamment :

« Chaque État membre devrait souscrire aux outils additionnels comme les Principes de Paris, la Déclaration sur la sécurité des écoles et les récents Principes de Vancouver. Nous pouvons unir nos forces et plaider cette cause.

« C’est important parce que les normes sont essentielles. L’adhésion aux accords internationaux et leur ratification nous rapprochent un peu plus d’une mise en œuvre dans des contextes où les accords peuvent avoir une incidence concrète dans la vie des enfants. » [Traduction]

- Virginia Gamba, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés

Date de modification: