Réponses aux questions posées dans le cadre de l’examen national

Volontaire du Canada

1. Quels sont les efforts déployés au Canada pour les jeunes au Canada afin que le marché du travail axé sur la technologie n’exacerbe pas les inégalités dans la société?

Le gouvernement du Canada s’est engagé à renforcer la sécurité du revenu et à élaborer des initiatives stratégiques visant à améliorer la sécurité économique et sociale des Canadiens et à réduire la pauvreté chez les familles, les aînés, les jeunes et les autres groupes vulnérables. Les sous-populations de jeunes Canadiens qui sont particulièrement vulnérables sur le marché du travail comprennent : les jeunes qui ont un emploi précaire et qui ont un faible revenu, les jeunes handicapés ou souffrant de maladie mentale, les jeunes des groupes minoritaires, les jeunes Autochtones et les autres sous-groupes de la population de jeunes qui sont aux prises avec des défis persistants. Lorsque l’on envisage la prochaine transformation du travail, le développement accéléré de la robotique, de l’automatisation et de l’intelligence artificielle aura probablement un impact considérable sur la définition des types d’emploi et des compétences nécessaires. Dans ce contexte, il est probable que la réalité du marché du travail pour de nombreux jeunes évoluera rapidement et qu’il y aura de plus en plus de concurrence pour les emplois, particulièrement au niveau d’entrée et pour les plus vulnérables. 

Un effort important pour le gouvernement du Canada consiste à surveiller de près les transformations du monde du travail afin de mieux prévoir les répercussions de ces changements sur les jeunes, notamment au chapitre de l’augmentation du sous‑emploi, des emplois précaires et des emplois de qualité moindre et également des nouveaux modes de mobilité. Des données sont d’ailleurs recueillies pour élaborer et suivre d’importants indicateurs permettant de mesurer comment la transformation du marché du travail se répercute sur les jeunes. Ces indicateurs servent également à suivre les progrès. Soulignons ici que le gouvernement du Canada s’est engagé à atteindre une cible du G20 qui consiste à réduire de 15 % d’ici 2025 le nombre de jeunes Canadiens sans emploi ou n’étant inscrits à aucun programme d’études ou de formation.

Le taux de chômage chez les jeunes (de 15 à 24 ans) est inférieur à celui observé avant la récession (11,1 % en mai 2018) et relativement près du plus bas taux jamais observé (10,4 % en 1989). Bien que ces taux soient historiquement bas, près d’un jeune Canadien sur dix est sans emploi ou non inscrit à un programme d’études ou de formation, situation qui touche légèrement plus les jeunes hommes que les jeunes femmes. Ces jeunes risquent de retrouver dans un cycle de pauvreté.

Le Plan pour l’innovation et les compétences prépare les jeunes Canadiens à une économie davantage axée sur le numérique et les données grâce à des programmes comme CodeCan. Le programme CodeCan appuie des initiatives qui encouragent les possibilités de formation en programmation et en perfectionnement des compétences numériques chez les jeunes Canadiens de la maternelle à la fin du secondaire. Il soutient également des initiatives qui offrent la formation et le perfectionnement professionnel nécessaires aux enseignants de la maternelle à la fin du secondaire pour introduire les compétences numériques, la programmation et les concepts connexes dans la salle de classe. Le programme a pour objectif d’aider et d’inciter les jeunes, notamment ceux appartenant à des groupes traditionnellement sous-représentés, à acquérir les compétences dont ils auront besoin pour les métiers d’aujourd’hui et de demain. 

Les Canadiens sont conscients qu’une éducation de qualité leur permet d’acquérir des outils pour réussir. Malgré tout, nombre d’entre eux sont confrontés à divers défis qui les empêchent d’accéder à des études postsecondaires ou à un programme de formation. Certains jeunes pourraient éprouver des difficultés à terminer leur secondaire pour de multiples raisons : la nécessité de concilier les cours et un emploi à temps partiel, ou encore, un environnement à la maison qui est peu propice aux études.

Le gouvernement du Canada a pris des mesures énergiques pour améliorer l’abordabilité de l’éducation postsecondaire pour les étudiants. Il a augmenté les bourses canadiennes aux étudiants pour les étudiants issus de familles à revenu faible ou moyen. L’augmentation de 50 % pour ces étudiants offre à 360 000 d’entre eux un soutien non remboursable supplémentaire. De plus, l’admissibilité à ces bourses a été élargie pour permettre à environ 46 000 étudiants à présenter des demandes. Le gouvernement a également simplifié le processus de demande pour le Programme canadien de prêts aux étudiants et augmenté le seuil de remboursement du prêt d’environ 23 %. Ainsi, les étudiants n’ont pas à rembourser leurs prêts avant de gagner au moins 25 000 $ par année. Cela facilite la transition des étudiants vers le marché du travail.

Afin de garantir que les étudiants autochtones profitent des mêmes chances de réussite que les autres Canadiens, en 2017, le gouvernement du Canada a augmenté le financement du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire. Le gouvernement appuie ainsi l’éducation postsecondaire et répond aux besoins financiers de plus de 4 600 étudiants des Premières Nations et Inuits inscrits dans des programmes postsecondaires admissibles. Les coûts admissibles couverts par le programme peuvent comprendre les frais de scolarité, les livres, les frais de déplacement et les allocations de subsistance de tous les étudiants admissibles afin qu’ils puissent consacrer le temps et l’énergie nécessaires à leurs études.

Grâce à la nouvelle stratégie Action Compétences qui entrera en vigueur à l’automne 2018, les adultes qui retourneront aux études à temps plein après plusieurs années sur le marché du travail pourront obtenir une subvention supplémentaire, en plus des autres prêts et bourses disponibles pour les étudiants. Action Compétences permettra également aux Canadiens sans emploi de continuer à recevoir des prestations d’assurance-emploi pendant une formation suivie à leurs frais.

Le soutien à l’éducation pour les jeunes et les adultes ouvre la voie menant au milieu de travail. Les Canadiens devront peut-être perfectionner leurs compétences au cours de leur carrière, car une valeur croissante est accordée aux compétences variées sur le marché du travail. Les transferts courants aux provinces et aux territoires destinés aux programmes de formation professionnelle et d’emploi ont également été simplifiés, assouplis et mieux adaptés aux besoins des employeurs et des travailleurs, y compris ceux qui sont actuellement sous-représentés dans la population active. Ce financement aide les gens de tous âges et de toutes origines, autant les jeunes que les travailleurs expérimentés, les nouveaux arrivants et les personnes handicapées, afin que tous les Canadiens aient la chance de trouver et de conserver des emplois de qualité.

Afin de mieux préparer les étudiants au monde du travail, le gouvernement du Canada appuie les possibilités d’apprentissage intégré au travail pour les jeunes Canadiens qui poursuivent des études supérieures. Depuis le printemps 2017, le Programme de stages pratiques pour étudiants a appuyé des partenariats multilatéraux entre les employeurs et les établissements d’enseignement postsecondaire désireux de travailler en collaboration afin de créer 10 000 nouveaux stages en milieu de travail pour les jeunes Canadiens inscrits aux programmes de STIM et d’administration des affaires des établissements d’enseignement postsecondaire du Canada. Le gouvernement du Canada appuie la création de stages pour étudiants dans le secteur de la cybersécurité ‒ jusqu’à 1 000 ‒ et dans le secteur de l’intelligence artificielle ‒ jusqu’à 500 ‒, en offrant un soutien particulier aux étudiantes. Ces stages fourniront aux étudiants et étudiantes une expérience de travail précieuse et les aideront à acquérir les aptitudes à l’emploi dont ils auront besoin pour diriger la croissance et l’innovation lorsqu’ils obtiendront leur diplôme et entreront sur le marché du travail.

De plus, le Programme de compétences numériques pour les jeunes permet aux récents diplômés de niveau postsecondaire sous-employés d’établir un lien avec de petites entreprises et des organismes sans but lucratif au sein desquels ils peuvent acquérir une expérience de travail pertinente afin de faciliter leur transition vers un emploi axé sur la carrière. Les participants au programme pourront utiliser les compétences acquises au cours de leurs études et les appliquer en milieu professionnel. Ils auront aussi l’occasion de perfectionner leurs compétences afin de mieux répondre aux exigences du marché du travail.

Les groupes autochtones sont moins susceptibles d’être embauchés par des Canadiens non autochtones, et lorsqu’ils le sont, ils gagnent généralement un salaire moindre. Le financement du nouveau Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones a été augmenté de 34 % par rapport au programme précédent, pour aider encore plus de Canadiens autochtones à acquérir des compétences et à trouver des emplois pour subvenir à leurs besoins et faire vivre leur famille. Ces investissements appuieront les peuples autochtones pour qu’ils puissent acquérir des compétences en emploi et suivre une formation en vue d’obtenir un emploi de grande qualité. Le programme reconnaît également les besoins uniques des Premières Nations, des Inuits et des Métis et met sur pied un programme et un volet de financement distincts.

Au moyen de la Stratégie emploi jeunesse, le gouvernement du Canada aide les jeunes Canadiens âgés de 15 à 30 ans à obtenir de l’information ainsi qu’à acquérir les compétences, l’expérience professionnelle et les aptitudes dont ils ont besoin pour intégrer avec succès le marché du travail. L’approche du Canada en matière d’emploi des jeunes est en voie d’être modernisée afin de tenir compte des changements découlant des progrès technologiques. L’emploi des jeunes au Canada se caractérise actuellement par des taux élevés de surqualification, des taux élevés de travail à temps partiel involontaire, une augmentation de l’endettement des étudiants et des taux croissants de travail temporaire et précaire. Les jeunes peu qualifiés sont rejetés du marché du travail et, par conséquent, ne se retrouvent ni en emploi, ni aux études, ni en formation. En conséquence, la Stratégie emploi jeunesse modernisée répondra à ces diverses questions en offrant un meilleur soutien aux jeunes, en particulier à ceux qui se heurtent à des obstacles supplémentaires sur le marché du travail, en renforçant et en intensifiant les mesures éprouvées et en mettant en œuvre des solutions novatrices pour faciliter la transition des jeunes de l’école au marché du travail dans un contexte où les changements démographiques et technologiques rapides transforment le monde du travail.

Enfin, le gouvernement du Canada a adopté des approches novatrices dans la conception, l’exécution et la mesure des programmes afin de s’assurer qu’ils répondent aux nouveaux besoins en main-d’œuvre, y compris ceux du marché axé sur la technologie. Dans le cadre de l’initiative Compétences futures, le gouvernement du Canada examinera les principales tendances qui auront une incidence sur les économies et les travailleurs nationaux et régionaux; il déterminera les nouvelles compétences recherchées aujourd’hui et dans l’avenir, qui pourraient avoir une incidence sur les décisions des gens en matière d’éducation et de formation; il élaborera, testera et évaluera des approches novatrices pour aider les Canadiens à acquérir les compétences nécessaires à leur adaptation et à réussir dans la vie active; il communiquera ses résultats et les pratiques exemplaires avec les gouvernements, le secteur privé, les syndicats, les établissements d’enseignement et de formation, les organismes sans but lucratif, les universités et les experts en la matière afin de favoriser l’adoption d’approches novatrices partout au Canada. Une part importante de l’ensemble des investissements dans l’initiative Compétences futures ciblera les jeunes.

2. Nous reconnaissons que le Canada est l’un des plus grands partenaires de développement des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés. Comment le Canada atteindra-t-il les cibles de l’ODD 17 – Partenariats pour la réalisation des objectifs?

Le Canada reconnaît et souligne l’importance des partenariats dans l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD). Le Canada collabore avec un large éventail de partenaires – avec d’autres pays, la société civile, des organisations multilatérales et le secteur privé – pour promouvoir les ODD. Les objectifs de développement durable ne peuvent être atteints que dans le cadre de partenariats larges et inclusifs.

Le montant de l’aide internationale du Canada dépasse 5 milliards de dollars annuellement. La Politique d’aide internationale féministe du Canada vise à orienter l’aide internationale vers les plus pauvres et les plus vulnérables. Puisque la moitié des citoyens les plus pauvres du monde vivent en Afrique subsaharienne, le Canada s’est engagé à ce que 50 % de son aide bilatérale au développement international soit destinée aux pays de l’Afrique subsaharienne, d’ici 2021-2022. Dans le budget fédéral de 2018, le gouvernement a annoncé qu’il consacrerait 2 milliards de dollars de nouveau financement sur cinq à l’aide internationale afin de soutenir la mise en œuvre de la Politique. Dans le cadre de cette politique, le Canada priorise les investissements, les partenariats et les efforts de mobilisation qui ont le plus de potentiel pour réduire l’écart entre les genres, éliminer les obstacles à l’égalité des genres et contribuer à atteindre les ODD. Le Canada s’est également engagé à respecter la Grande entente du Sommet humanitaire mondial. Cette entente regroupe plus de trente des plus importants donateurs et fournisseurs d’aide, dont le but est d’acheminer de l’aide aux personnes qui en ont le plus besoin.

Le Canada est membre du Comité directeur du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement et appuie plusieurs initiatives importantes qui, réalisées sous sa gouverne, visent à résoudre les problèmes de développement par un dialogue inclusif entre les intervenants. Par exemple, le Canada copréside le Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État, qui explore des solutions efficaces de développement applicables dans des contextes fragiles.

Par ses nombreuses contributions à l’élaboration du Programme 2030, de l’Accord de Paris, du Plan d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement, du Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes et de la Grande entente du Sommet humanitaire mondial, le Canada a travaillé avec acharnement pour façonner un cadre nouveau et positif, afin que les gains remarquables du développement qui ont été obtenus par certains puissent profiter à tous.

Dans le cadre de l’initiative fiscale d’Addis, le Canada et d’autres donateurs se sont engagés à doubler collectivement l’aide internationale pour la mobilisation des ressources intérieures d’ici 2020. De plus, sous la présidence canadienne du G7 en 2018, la Déclaration d’engagement de Charlevoix pour un financement novateur du développement décrit une approche visant à promouvoir la croissance économique dans les économies en développement et à favoriser une plus grande égalité des chances au sein des pays et entre les pays. Il s’agit d’appuyer des démarches novatrices de financement et de nouveaux partenariats internationaux pour le développement afin d’obtenir de meilleurs résultats en matière de développement durable, d’explorer les possibilités d’améliorer la résilience économique des pays en développement vulnérables, et d’affirmer que les institutions bilatérales de financement du développement sont des acteurs importants dans la mobilisation du financement provenant du secteur privé.

Pour les pays les moins avancés (PMA), le Canada a élargi le régime d’admission en franchise de droits aux importations par l’entremise du Tarif des pays les moins développés depuis 1983. En 2017, le Canada a modifié les exigences découlant des règles d’origine afin d’autoriser davantage de produits vestimentaires provenant des pays les moins avancés. Le Canada honore aussi tous ses engagements envers l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en ce qui a trait aux règles d’origine en franchise de douane et hors contingent et aux règles d’origine préférentielles pour les pays les moins avancés.

Le Canada est un contributeur clé du Fonds monétaire internationale (FMI), dont il soutient fermement le rôle, à savoir assurer la stabilité macroéconomique mondiale, un système monétaire international solide et des solutions coopératives aux défis mondiaux communs.

Le Canada s’est engagé à collaborer avec les pays les moins avancés et à réaliser les objectifs de développement durable pour le développement dans leur intégralité, et il reconnaît le rôle central que joue l’ODD 17 dans la réussite de la mise en œuvre du Programme 2030.

3. En ce qui concerne plus particulièrement les nouveaux phénomènes climatiques, les phénomènes météorologiques extrêmes survenant plus fréquemment et plus souvent à très grande échelle et compte tenu de la convergence entre l’urbanisation de plus en plus rapide et les changements climatiques, que compte faire le Canada à ce chapitre? Pour les pays en développement, le Canada a toujours été un partenaire important. Quelle est votre position à ce sujet, en particulier par rapport à la République dominicaine, aux petits États insulaires en développement, et à ceux d’entre nous, en particulier dans les Caraïbes, qui sont sur le chemin des ouragans... (la suite n’est pas claire).

Le Canada s’est engagé à renforcer la résilience aux effets des changements climatiques au pays, notamment en appuyant les efforts des municipalités pour accroître la résilience dans les zones urbaines. L’appui fédéral aux mesures d’adaptation municipales comprend :

Les températures extrêmes et le stress thermique associés aux changements climatiques constituent un sujet de préoccupation important pour les zones urbaines. Le Canada s’est engagé à protéger la santé des Canadiens contre la chaleur extrême en poursuivant la mise en œuvre de systèmes d’alerte et d’intervention en cas de chaleur, de systèmes de surveillance de la chaleur et de la santé, ainsi que la formation et l’information des professionnels de la santé publique et des Canadiens sur les maladies liées à la chaleur.

D’autres ordres de gouvernement au Canada déploient également des efforts pour accroître la résilience aux changements climatiques, y compris dans les collectivités côtières. Par exemple, plus de 90 % de la population de Terre-Neuve-et-Labrador est située le long du littoral, qui est affecté par les marées de tempêtes et l’érosion. La province améliore son réseau de stations côtières de surveillance, qui en compte actuellement 116, dont cinq dans des collectivités autochtones du nord du Labrador. Les données de ces stations fournissent de l’information pour les décisions en matière d’infrastructure, de planification et de développement dans la province.

À l’échelle internationale, le Canada déploie continuellement des efforts pour atteindre les objectifs 11 et 13 afin de s’attaquer aux changements climatiques et à leurs répercussions sur les villes durables et résilientes de la République dominicaine et des autres petits États insulaires en développement (PEID). Reconnaissant les vulnérabilités uniques auxquelles sont confrontés les PEID, y compris dans les Caraïbes, le Canada s’est engagé à verser 100 millions de dollars au cours des cinq prochaines années pour appuyer les efforts de reconstruction et de résistance aux changements climatiques à la suite des ouragans dévastateurs de 2017. Assurant la présidence du G7 en 2018, le Canada a annoncé en juin 2018 qu’il investira 162 millions de dollars pour contribuer à l’établissement de côtes et de collectivités côtières plus fortes et plus résilientes. Ce financement comprend 100 millions de dollars pour appuyer l’expansion de la couverture de l’assurance contre les risques associés aux changements climatiques dans les pays vulnérables, y compris les PEID des Caraïbes, et 60 millions de dollars pour appuyer l’expansion de leurs systèmes et infrastructures énergétiques propres, et pour améliorer l’accès des femmes et des filles aux services énergétiques dans les PEID.

Dans le cadre du G7, le Canada s’est également engagé à soutenir les côtes et les collectivités côtières résilientes dans le cadre du Plan d’action de Charlevoix. Grâce à cet engagement, le Canada travaillera en partenariat avec de nombreux secteurs pour cerner et évaluer les lacunes, les vulnérabilités, les risques et les besoins en matière de politiques, et partager les leçons apprises et l’expertise. Les efforts déployés par le Canada dans le cadre du Plan d’action contribueront à soutenir une infrastructure résiliente et de qualité sur les côtes et dans les collectivités côtières et démontreront l’engagement continu du Canada à lutter contre les changements climatiques pour promouvoir la résilience urbaine et le développement durable.

Le Canada verse 300 millions de dollars au Fonds vert pour le climat (le plus important fonds international visant expressément le climat) afin d’aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et à s’adapter aux conséquences des changements climatiques. Le Fonds vert pour le climat a déjà approuvé un certain nombre de projets dans les PEID, notamment 222 millions de dollars américains pour un projet de construction et de rénovation d’infrastructures visant à améliorer l’accès à l’eau potable et aux systèmes d’assainissement à Fidji; et 26,9 millions de dollars américains pour un projet visant à améliorer les opérations portuaires et à construire un port résistant au climat à Nauru. Le Canada a également annoncé d’autres fonds pour favoriser l’adaptation dans les PEID, notamment 10 millions de dollars à l’initiative du Système d’alertes précoces face aux risques posés par le climat par l’entremise de l’Organisation météorologique mondiale, ce qui permettra d’améliorer les systèmes d’alerte rapide dans certaines des collectivités les plus vulnérables.

Le Canada a également annoncé le financement suivant destiné à l’adaptation au climat et à l’environnement dans les PEID :

De plus, le Canada a versé plus de 4,5 millions de dollars en aide humanitaire et d’urgence aux pays des îles du Pacifique depuis 2015. Le Canada finance à hauteur de 1,5 million de dollars le projet de l’Initiative d’évaluation et de financement des risques de catastrophe dans le Pacifique (IEFRCP), un fonds fiduciaire multidonateurs de la Banque mondiale qui fournit à certains pays insulaires du Pacifique des outils d’évaluation des risques et de financement pour mieux s’adapter aux effets des changements climatiques. Le projet contribue également à renforcer les capacités des pays des îles du Pacifique, des organisations régionales et du fournisseur d’assurance contre les risques en matière de financement des risques de catastrophe, d’élaboration de produits d’assurance et de gestion des finances publiques en cas de catastrophe naturelle.

Enfin, le Canada est également l’un des donateurs fondateurs de la Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility (CCRIFF) – le premier fonds commun de risques au monde rassemblant plusieurs pays –, qui est conçu comme un fonds régional en cas de catastrophe pour les gouvernements des Caraïbes afin de limiter les répercussions financières à la suite d’un ouragan ou d’un tremblement de terre en fournissant rapidement des liquidités lorsqu’une politique est mise en œuvre.

4. Le Canada a lancé une Stratégie nationale sur le logement. Dans quelle mesure cette stratégie a-t-elle permis de relever les défis de l’ODD 11 – Villes et communautés durables et d’autres ODD?

Gérer la croissance des villes et régler des questions clés telles que l’emplacement, la qualité et l’abordabilité des logements, les transports publics accessibles et abordables et l’égalité d’accès aux services et aux débouchés économiques jouent un rôle clé dans la création de collectivités saines et résilientes. Les investissements dans des logements abordables, un système de transports en commun efficace et des stratégies d’atténuation, d’adaptation et de résilience aux GES contribueront à faire des villes canadiennes des endroits où il fait bon vivre et qui sont bien préparées à relever ces défis.

Le gouvernement du Canada croit que tous les Canadiens méritent un logement sûr et abordable et que le logement abordable est la pierre angulaire des collectivités inclusives. La toute première Stratégie nationale sur le logement (SNL) constitue un plan décennal de 40 milliards de dollars qui permettra à tous les Canadiens d’avoir un « chez-soi ». La SNL s’harmonise également avec les engagements du Canada en matière de changements climatiques en finançant la construction de nouveaux logements écoénergétiques à proximité des transports en commun, des emplois, des garderies, des écoles et des services de santé. Elle fournit également des fonds pour les réparations et les rénovations écoénergétiques. Conformément à une approche du logement fondée sur les droits de la personne, la Stratégie est fondée sur les principes d’inclusion, de participation, de responsabilisation et de non-discrimination et accorde la priorité aux Canadiens les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants fuyant la violence familiale, les peuples autochtones, les aînés, les personnes handicapées, les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, les anciens combattants et les jeunes adultes.

La SNL établit des résultats mesurables et des cibles pour réduire l’itinérance chronique de 50 % et améliorer l’accès à un logement adéquat et abordable. Au cours des dix prochaines années, la SNL aidera les Canadiens qui en ont le plus besoin en créant plus de 100 000 nouveaux logements, en réparant 300 000 logements et en réduisant ou en éliminant les besoins en matière de logement. Jusqu’à 530 000 ménages pourraient bénéficier de cette aide.

La SNL vise également à faire en sorte que les logements locatifs existants ne soient pas détruits et à créer de nouveaux logements abordables à haut rendement intégrés aux mesures de soutien et aux services. Une somme de 13,2 milliards de dollars a été réservée pour créer jusqu’à 60 000 nouveaux logements et réparer jusqu’à 240 000 logements abordables et communautaires existants, ce qui devrait permettre de réduire d’au moins 25 % la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre. À ce titre, ces investissements appuieront également le programme du Canada en matière de changements climatiques.

De plus, par l’entremise de la SNL, le gouvernement fédéral prend des mesures concrètes pour que le droit de chaque Canadien à un logement adéquat devienne une réalité, comme il est énoncé dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. La SNL va permettre d’établir :

En plus de la Stratégie nationale sur le logement, le gouvernement du Canada prend des mesures pour réduire l’itinérance dans toutes les régions du Canada au moyen de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI). Il s’agit d’un programme unique qui offre un soutien financier direct aux collectivités de partout au Canada pour les aider à répondre à leurs besoins en matière d’itinérance.

De nombreux volets de financement contribuent à l’atteinte des objectifs de la SPLI. Ces volets visent à répondre aux besoins des personnes sans abri et des personnes à risque de le devenir. Le financement est destiné à aider ces personnes à stabiliser leur situation de logement.

La SPLI offre un soutien financier direct à 61 collectivités désignées (centres urbains) de l’ensemble du Canada afin d’appuyer leurs efforts en matière de lutte contre l’itinérance. Grâce à un processus de planification communautaire rigoureux, les collectivités déterminent leurs propres besoins et priorités et élaborent les projets appropriés.

Le financement de la SPLI vise à appuyer des solutions à long terme pour lutter contre l’itinérance, comme les projets et les programmes suivant l’approche « Logement d’abord ». « Logement d’abord », dans le cadre de la SPLI, vise principalement à ce que les personnes en situation d’itinérance chronique ou épisodique passent directement de la rue ou d’un refuge pour sans‑abri à un logement permanent, puis à les aider à conserver un logement stable tout en travaillant à leur rétablissement et à leur réintégration dans la collectivité.

Il importe de souligner que les collectivités conservent la souplesse voulue pour répondre aux priorités locales. Le financement de la SPLI peut être utilisé par les collectivités pour appuyer une gamme d’initiatives locales visant à améliorer l’autosuffisance des personnes et des familles sans abri, notamment amener les clients à se prévaloir des mesures de soutien du revenu, les aider à se préparer à l’emploi, et les amener à développer les aptitudes à la vie quotidienne (par exemple, établir un budget et faire la cuisine).

Le 11 juin 2018, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il apporterait des changements audacieux à la stratégie fédérale visant à prévenir et à réduire l’itinérance. Le gouvernement a annoncé un investissement total de 2,2 milliards de dollars sur dix ans pour la lutte contre l’itinérance. D’ici 2021‑2022, les investissements annuels auront doublé par rapport à 2015-2016.

5. Comment et quand le gouvernement du Canada intégrera-t-il la représentation multipartite dans la mise en œuvre des ODD et comment l’engagement multipartite se fera-t-il avec l’unité des ODD dans l’élaboration de la stratégie nationale de mise en œuvre des ODD?

Le gouvernement du Canada reconnaît l’importance cruciale des partenariats pour l’atteinte des ODD. Partout au Canada, les gouvernements, les organisations et les particuliers répondent déjà à l’appel à l’action lancé dans le Programme 2030 et forment de nouveaux partenariats pour trouver de nouvelles façons de résoudre des problèmes communs au pays et à l’étranger.

Afin d’appuyer l’élaboration d’une stratégie nationale du Programme 2030 qui reflète l’approche de l’ensemble de la société et qui catalysera l’action à l’égard des ODD à l’échelle du pays, le gouvernement du Canada lancera un vaste processus de mobilisation.

Le processus de mobilisation de la Stratégie nationale reposera sur la prémisse que les ODD ne sont pas du ressort unique d’une équipe ou d’un ministère. Des activités de mobilisation seront axées uniquement sur la Stratégie nationale, tandis que d’autres seront orientées vers l’optimisation des processus de mobilisation mis au point récemment, en cours d’élaboration ou à venir dans l’ensemble du gouvernement du Canada à l’égard des questions liées au développement durable. La mobilisation inclura donc une série d’activités ministérielles et non ministérielles. Un effort concerté permettra non seulement d’entendre les principaux groupes d’intervenants, mais aussi les personnes qui risquent le plus d’être « laissées pour compte » : Autochtones, femmes et filles, populations immigrantes et réfugiées, personnes handicapées et personnes s’identifiant à la communauté LGBTQ2. Les mécanismes et réseaux interministériels existants seront utilisés pour faire progresser les travaux du Programme 2030, auxquels d’autres processus de mobilisation seront ajoutés.

Le gouvernement du Canada administrera également un nouveau programme de financement des ODD pour les initiatives horizontales et novatrices qui contribuent à l’atteinte des ODD. Le Programme appuiera la mise en œuvre du Programme 2030 en renforçant les partenariats et l’engagement avec les Canadiens, y compris les provinces et les territoires, les municipalités, les organismes sans but lucratif, les universités, les partenaires autochtones, les jeunes et les populations vulnérables ou exclues. Ce sera l’occasion de travailler en partenariat avec des organisations pour aider à améliorer le sort des Canadiens en veillant à ne laisser personne pour compte.

6. Les efforts déployés pour que les femmes s’engagent davantage dans toutes les sphères de la vie au Canada sont bien vus. Pourriez-vous nous faire part de quelques exemples concrets?

Le gouvernement du Canada a entrepris un certain nombre d’initiatives pour accroître la participation des femmes à la vie publique et à l’économie, notamment :

7. De quel genre d’autorité l’unité des ODD disposera-t-elle pour influencer l’élaboration des cibles et des indicateurs du Canada et comment déterminerez-vous les priorités nationales et élaborerez-vous des objectifs nationaux ambitieux, concrets et assortis de délais?

8. Comment vous assurerez-vous de la participation significative d’intervenants multiples et diversifiés à l’élaboration des cibles et à la sélection des indicateurs?

9. Une fois les cibles établies, l’unité des ODD aura-t-elle le pouvoir de veiller à ce que les ministères les intègrent et les surveillent?

Veuillez noter que ce qui suit répond aux questions 7, 8 et 9.

Statistique Canada, le bureau de la statistique du gouvernement du Canada, est le point central de la communication des données du Canada pour les indicateurs mondiaux des ODD et agit à titre d’organisme de coordination pour le système de statistiques nationales. Statistique Canada est responsable de la collecte, de la compilation, de l’analyse, de la présentation et de la diffusion des données afin de surveiller régulièrement les progrès du Canada par rapport aux indicateurs mondiaux. L’organisme travaillera en étroite collaboration avec les ministères partenaires et les autres ordres de gouvernement pour s’assurer que le Canada est en mesure de faire rapport sur les ODD et de suivre les progrès au pays. Il continuera de travailler avec les Nations Unies et les partenaires sur le cadre mondial d’indicateurs des ODD.

L’élaboration de cibles nationales sera éclairée par la participation de divers intervenants, notamment d’autres ministères, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les administrations municipales, les peuples autochtones, les jeunes, la société civile et le secteur privé. Ces cibles seront harmonisées avec les domaines et les thèmes prioritaires établis pendant toute la durée de la Stratégie nationale. Lorsque des indicateurs supplémentaires sont nécessaires, les ministères, en collaboration avec Statistique Canada, élaboreront des indicateurs et des méthodes statistiquement solides pour appuyer les cibles nationales. Statistique Canada exploitera les données disponibles et examinera d’autres ensembles de données existants pour faire rapport sur ces indicateurs.

Une fois ces indicateurs élaborés, Statistique Canada fera rapport sur les indicateurs nationaux et mondiaux. Le gouvernement du Canada surveillera l’incidence globale et les progrès réalisés dans la réalisation du Programme 2030 et de la Stratégie nationale.

Afin d’appuyer son engagement à réaliser le Programme 2030, le gouvernement du Canada a lancé en mai 2018 un carrefour de données liées aux ODD, hébergé par Statistique Canada. Le Carrefour de données liées aux ODD est une ressource en ligne comportant des statistiques et des paramètres utiles pour suivre les progrès du Canada dans l’atteinte des 17 objectifs du Programme 2030.

Le Carrefour de données liées aux ODD est le fruit d’un partenariat avec plusieurs ministères et organismes fédéraux. Une fois toutes les données compilées, il donnera accès à des statistiques et à des mesures exhaustives provenant de plusieurs ministères et organismes du gouvernement du Canada, d’autres ordres de gouvernement, d’organisations internationales et de l’industrie. Le Carrefour de données liées aux ODD sera une ressource permanente mise à jour à mesure que de nouvelles données et statistiques deviendront disponibles. Il évoluera également à mesure que des indicateurs mondiaux seront élaborés et que des cibles et des indicateurs propres au Canada seront élaborés.

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