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De bonnes raisons de sourire et de chanter : Des espaces sûrs pour les enfants rohingyas réfugiés

Carte de Bangladesh
« J’aime surtout dessiner des oiseaux et des poissons », dit Amina. Photo : Himaloy Joseph Mree/Vision Mondiale « J’aime surtout dessiner des oiseaux et des poissons », dit Amina.
Photo : Himaloy Joseph Mree/Vision Mondiale

 
À Cox’s Bazar, Amina chante une chanson entraînante avec ses amis au centre réservé aux enfants de Vision Mondiale, centre financé par le Canada. Photo : Himaloy Joseph Mree/Vision Mondiale À Cox’s Bazar, Amina chante une chanson entraînante avec ses amis au centre réservé aux enfants de Vision Mondiale, centre financé par le Canada.
Photo : Himaloy Joseph Mree/Vision Mondiale

Amina*, 10 ans, est une des 450 000 enfants rohingyas vivant dans le plus grand camp de réfugiés au monde, à Cox’s Bazar, au Bangladesh.

Amina a fui les violences au Myanmar en août 2017 avec sa mère, Rasida*. Elles ont marché pendant 15 jours pour se rendre vers un endroit sûr, mais le père de Amina a été tué lors du dangereux voyage.

L’adaptation à la vie au camp de réfugiés a été difficile. Toutefois, Amina a maintenant des raisons de sourire : elle peut aspirer à un avenir meilleur.

Amina manque rarement une journée dans cet espace réservé aux enfants. Il s’agit d’un des douze centres gérés par Vision Mondiale, dont cinq sont financés par le gouvernement du Canada.

Ici, les enfants peuvent jouer, chanter et redevenir des enfants. La routine les aide à retrouver un sentiment de normalité et à se remettre des bouleversements et de la violence qu’ils ont vécus. Ils apprennent des notions de base comme la lecture et l’écriture, ainsi que l’hygiène et les compétences de vie, le tout dans un environnement sûr et amusant. On leur donne aussi un soutien psychosocial pour les aider à surmonter leur peine. Ces mesures sauvent la vie d’enfants comme Amina, qui ont subi des pertes inimaginables.

Les centres offrent également une protection aux enfants réfugiés qui sont vulnérables aux abus comme la traite et le travail des enfants.

« J’aime aller au centre, déclare Amina. Tous les matins, mon ami Parvin passe me prendre, et nous partons ensemble. »

Amina fréquente le centre depuis un an maintenant, et sa mère se félicite de ses progrès. « Je l’encourage à écouter attentivement », dit sa mère, qui espère que sa fille, qui a terminé sa deuxième année au Myanmar, pourra un jour retourner à l’école.

Amina est toujours à Cox’s Bazar, malgré la rumeur d’un accord de rapatriement des réfugiés rohingyas au Myanmar. Le Canada est profondément préoccupé par les rapports faisant état d’efforts de rapatriement prématuré des Rohingyas. Le Canada continuera d’apporter son soutien aux réfugiés rohingyas comme Amina à Cox’s Bazar, jusqu’à ce que leur retour au Myanmar se fasse de façon volontaire, sécuritaire, digne, durable, et dans le respect des droits de la personne.

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