Sélection de la langue

Recherche

L’enfance est une chance : protégeons les enfants colombiens des conflits armés

Canada en Colombie
Enfants
Décembre 2018

Photo: Mercy Corps

Les enfants méritent d’avoir une vie exempte de violence. L’ambassade du Canada en Colombie œuvre dans ce sens.


Rire avec des amis. Courir sur le terrain de soccer. Aller à l’école.

Ce sont les activités auxquelles la plupart des enfants consacrent leur temps.

Toutefois, dans les zones de conflit, l’insouciance qui règne habituellement dans les jeux de quartier n’existe qu’en rêve.

Ils vivent donc avec la peur d’être chassés de leur maison, séparés de leur famille ou kidnappés. Les enfants se retrouvent fréquemment sous les tirs croisés de la violence armée, deviennent invalides pour cause d’engins explosifs, et sont victimes de viols et de violence sexuelle.

Certains groupes armés les contraignent même à devenir des enfants soldats.

Les forces de police et les groupes de vigilance communautaire qui auraient dû assurer leur protection ont tendance à se déliter lors des conflits, ce qui rend ces jeunes garçons et filles encore plus vulnérables.

Il faut ajouter à cela le traumatisme psychologique causé par les expériences qu’ils ont vécues en zone de conflit, les diverses interruptions de leurs études et la perte de membres de leur famille et d’amis.

C’est pourquoi l’ambassade du Canada en Colombie passe à l’action.


Risques persistants en Colombie

Le conflit interne vieux de 50 ans entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) a officiellement pris fin en 2016, à la suite de la signature d’un accord de paix par les deux parties.

Toutefois, le Rapport 2018 du Secrétaire général des Nations Unies indique que les enfants restent exposés au danger.

En 2017, des enfants étaient encore recrutés par l’Ejército de Liberación Nacional (ELN) et plusieurs autres groupes armés illégaux, blessés par des tirs, des fusillades ou des engins explosifs, kidnappés, voire assassinés. Par ailleurs, on a recensé de trop nombreux cas de viols ou d’autres violences sexuelles.

Alors que les FARC-EP n’ont recruté aucun nouvel enfant soldat en 2017 et que de nombreux enfants soldats ont été remis aux mains du gouvernement, beaucoup reste à faire pour offrir un environnement sûr aux enfants colombiens.

Pour attirer l’attention sur les menaces persistantes auxquelles sont confrontés les jeunes garçons et les jeunes filles de ce pays, l’ambassade du Canada en Colombie a invité des membres de la société civile et de la communauté internationale à discuter de la situation sur le terrain et de l’aide à apporter.


Les enfants de la frontière colombo-vénézuélienne

Plusieurs organisations non gouvernementales et partenaires internationaux ont fait part de leurs inquiétudes concernant la sécurité des enfants alors que des Vénézuéliens fuient leur maison pour rejoindre la Colombie.

La crise vénézuélienne actuelle a obligé de nombreux citoyens à quitter leur pays pour partir à la recherche de nourriture, de soins de santé, de services de base et de nouvelles possibilités.

Dernièrement, le nombre d’enfants vénézuéliens non accompagnés présents dans la région a augmenté. Ces enfants souffrent souvent de sous-alimentation et de malnutrition et courent de graves risques sur le plan de leur santé et de leur sécurité.

Le gouvernement est dans l’incapacité d’améliorer cette situation, qui est elle-même aggravée par les conditions précaires régnant déjà à la frontière; endroit auquel on trouve des groupes armés illégaux, des économies illicites et des taux de pauvreté élevés.

N’ayant personne à qui s’adresser, les enfants confrontés à cette situation désespérée sont particulièrement exposés au risque de recrutement et d’exploitation par des groupes armés illégaux.


Vibrant mural of a woman whose face is adorned with two very different expressions by Colombian artist Vianey. Photo credit: Carlos Ortega/EL TIEMPO

L’ambassadeur canadien Marcel Lebleu, Viviana Limpias (représentante adjointe, UNICEF Colombie), Pontus Ohrstedt (directeur du Bureau du coordonnateur résident, ONU Colombie) et Michael Grant (sous-ministre adjoint, Affaires mondiales Canada)

Mesures prises avec le « Groupe des amis »

L’ambassade du Canada en Colombie a accueilli la discussion du « Groupe des amis de la résolution 1612 ».

La résolution 1612 du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) condamne l’instrumentalisation des enfants dans les conflits et appelle à la mise en œuvre d’un système de surveillance et d’information sur le statut des enfants dans les zones de conflit armé.

Depuis 2009, le Canada copréside le « Groupe des amis », qui se compose de l’UNICEF, d’ambassades et d’organisations non gouvernementales locales qui plaident pour une attention, un dialogue et une action continus sur le plan international à ce sujet.

C’est exactement ce que le Canada s’emploie à faire.


Canada hosts a discussion with international partners and non-governmental organizations about the safety of children in Colombia.Le Canada discute de la sécurité des enfants en Colombie avec des partenaires internationaux et des organisations non gouvernementales.

Une justice pour les enfants

À l’occasion du rassemblement du « Groupe des amis », l’ambassade canadienne a annoncé un nouveau projet visant à accompagner les jeunes garçons et filles vivant en Colombie

En partenariat avec l’UNICEF, le projet renforcera la Juridiction spéciale pour la paix (JEP) en intégrant une approche tenant compte du genre et adaptée à l’enfant à la justice

La Juridiction spéciale pour la paix est l’un des trois piliers du « Système intégral de justice, de vérité, de réparation et de non-répétition » établi dans le cadre de l’Accord de paix ratifié par le gouvernement colombien en 2016, qui appelait à la création d’un système de justice transitionnelle. L’objectif de ce système complet est d’offrir des mesures de reconnaissance et de réparation aux victimes de conflit.

Par l’entremise des Programmes pour la stabilisation et les opérations de paix (PSOPs), l’UNICEF offrira une aide technique à la JEP ayant trait à différents facteurs à prendre en compte dans le cadre de l’analyse de l’incidence des conflits armés sur les enfants. Cette formation sera également offerte à la Commission nationale pour la vérité et à d’autres organisations de la société civile traitant de ce sujet en Colombie.

Le projet veillera à ce que justice soit rendue aux jeunes garçons et filles victimes des conflits armés.


Un avenir meilleur et plus sûr

Ces initiatives font partie du travail mené par le Canada en vue de protéger les jeunes garçons et filles vivant en Colombie.

Le Canada a alloué 65,7 millions de dollars à quatre projets clés soutenant les enfants et les jeunes colombiens concernés par les conflits.

Avec l’aide de ses partenaires, ces projets permettent de créer des écoles et des communautés sûres pour la jeunesse vulnérable; d’améliorer l’accès à une éducation de qualité et de renforcer la capacité du gouvernement à protéger et indemniser les victimes des conflits armés, notamment les jeunes garçons et les jeunes filles.

De l’apprentissage en classe à l’apprentissage de la paix par l’entremise du sport, nos programmes aident à consolider la paix en Colombie, afin que ces enfants puissent avoir une vie exempte de violence, d’insécurité et de peur.

Qu’ils puissent avoir la chance de profiter de leur vie d’enfants.


Liens connexes

Ressources externes

Le Canada soutient le processus de paix en Colombie

Rapport 2018 du Secrétaire général des Nations Unies

Date de modification: