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Faire tomber les barrières pour célébrer les droits LGBTI au Kazakhstan

Le Canada en Kazakhstan
Droits de la personne
Juillet 2018

Des représentants de sept ambassades partenaires sont à Astana pour célébrer la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOTB – International Day Against Homophobia, Transphobia and Biphobia).

« Je rêve au jour où nous célébrerons la solidarité et la jouissance transparente de nos droits, aux yeux de tous. »


Protéger les plus vulnérables

Pour les membres de la communauté LGBTI du Kazakhstan, se rassembler en personne est une opportunité rare.

Le Kazakhstan n'ayant pas encore de législation anti-LGBTI en place, les personnes LGBTI sont confrontées à de la discrimination et de la violence.

Lorsque l'ambassade du Canada au Kazakhstan a aidé à organiser une Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOTB) dans la capitale du Kazakhstan, la sécurité des participants se devait d’être la principale préoccupation.

Au Kazakhstan, l'ostracisme social est courant : les personnes LGBTI ont le sentiment qu'elles risquent être licenciées de leur emploi ou renvoyées de l'école si leur identité était exposée.

Face à cet environnement, les participants aux événements de la journée IDAHOTB craignaient que la publication de leurs identités ou de leurs photos ne les expose à des risques.


Partager l'engagement du Canada envers l'égalité

L'ambassadeur Brousseau s'adresse aux activistes et aux sympathisants lors de la journée IDAHOTB.L'ambassadeur Brousseau s'adresse aux activistes et aux sympathisants lors de la journée IDAHOTB.

Plus de 120 activistes et sympathisants LGBTI se sont réunis pour célébrer la journée IDAHOTB lors de l'événement coparrainé par les ambassades du Canada, des États-Unis, de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la Finlande, de la Belgique, de la Suisse et de l'Union européenne.

Reconnaissant que le Canada mette l'accent sur la promotion de la diversité et de l'affirmation des genres, la communauté diplomatique du Kazakhstan a demandé à l'ambassadeur du Canada, Nicholas Brousseau, de prendre la parole au nom du pays.

L'ambassadeur Brousseau a cité le premier ministre Justin Trudeau, rappelant à l'auditoire que « peu importe la personne que nous aimons ou la façon dont nous nous identifions, nous méritons tous de nous sentir en sécurité, de vivre sans discrimination ni persécution et de pouvoir nous exprimer pleinement ».

« Nous sommes tous au courant de la violence et de la discrimination subies par la communauté LGBTI au Kazakhstan », a déclaré l'ambassadeur Brousseau, ajoutant que la plupart des cas de violence anti-LGBTI ne font pas l’objet de signalement.

Dans le cadre du soutien continu offert par la communauté canadienne, l’ambassade a permis à Gulzada Serzhan de traverser le pays afin de venir prendre la parole durant l’événement et ce, en tant que seule activiste lesbienne du Kazakhstan étant ouvertement affichée.

Serzhan dirige le groupe de défense Feminita, qui organise des formations, des groupes de gestion de crises, des services de protection des victimes et des campagnes de sensibilisation sur les médias sociaux.

Soutenir des activistes comme Serzhan fait partie de la priorité du Canada à s’engager dans la protection et la promotion des droits des personnes LGBTI de partout dans le monde.


Un pas de plus vers le changement au Kazakhstan

Altynai Kambekova, l'animatrice de l'événement, a déclaré que les droits humains de la communauté LGBTI du Kazakhstan « sont limités ».

« Nous ne sommes visibles ni par le gouvernement, ni par la société »

Le fait que le soutien psychologique soit difficile d'accès et que le public ne soit pas adéquatement sensibilisé aux droits LGBTI a incité les participants à affirmer que même de petits changements pourraient conduire à une amélioration considérable des droits humains et de la qualité de vie.

Un présentateur a suggéré que les étudiants en médecine du Kazakhstan participent à des séminaires éducatifs obligatoires sur les besoins de la communauté LGBTI.

Des recommandations ont également été faites pour éduquer les participants sur les systèmes de soutien mis à leur disposition.

Sultana Kali a déclaré que l'événement a donné à la communauté LGBTI « l’opportunité d'en apprendre davantage sur l'activisme et les activités mises en place par les organisations, en plus de confirmer le fait qu'ils ne sont pas seuls. »


Faire en sorte que le soutien privé devienne public

Gulzada Serzhan prend la parole lors de l’événement IDAHOTB.Gulzada Serzhan prend la parole lors de l’événement IDAHOTB.

Tandis que l'ouverture d'esprit et les idées ont été partagées librement lors de la journée IDAHOTB à Astana, les activistes LGBTI sont restés conscients des restrictions auxquelles ils sont confrontés en dehors du site.

Serzhan a déclaré : « Aujourd'hui, un tel événement a eu lieu à huis clos. Je rêve au jour où nous célébrerons la solidarité et la jouissance transparente de nos droits, aux yeux de tous. »

Tout au long de l’année, la communauté diplomatique du Kazakhstan organise un soutien aux activistes et aux groupes de défense, tout en protégeant les personnes et les organisations impliquées.

Néanmoins, lors de la journée IDAHOTB, le groupe des ambassades partenaires a organisé une démonstration spéciale de solidarité. Gardant à l'esprit les paroles de Serzhan, l'ambassade du Royaume-Uni a négocié un moyen de démontrer le soutien du public envers la communauté LGBTI.

Pour la première fois dans l'histoire du Kazakhstan, on a brandi un drapeau arc-en-ciel dans les rues d'Astana.

Les droits LGBTI sont des droits humains. En ce qui concerne le Canada, les droits humains de tous et chacun sont non négociables.

Au Kazakhstan, le Canada et ses partenaires travaillent d’arrache-pied pour atteindre cet objectif.


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