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Un fabricant de bière artisanale canadien remporte un vif succès sur les marchés européens

Eli Gershkovitch (au centre), en compagnie de la maître-brasseure Julia Hanlon et du reste du personnel, dans la salle de dégustation de la Brasserie Steamworks.

 

C’est en sirotant de la bière au milieu des années 1980 dans une brasserie vieille de plusieurs siècles nichée dans l’ombre de l’imposant château d’Heidelberg, qui date du XIIIe siècle, qu’Eli Gershkovitch a goûté pour la première fois à la possibilité d’un avenir en tant que propriétaire de la Steamworks Brewing Company.

Le nouveau diplômé en droit voyageait en Europe. La bière belge avait déjà fait bonne impression sur lui au cours de ses voyages, mais une révélation encore plus grande se préparait alors qu’il était assis dans la célèbre ville baroque d’Heidelberg, dans le centre-sud de l’Allemagne. 

« Cela a été une inspiration soudaine : Et si je prenais les saveurs belges, avec ces techniques de production artisanale, et y ajoutais les avantages naturels des fruits et légumes et des produits agricoles canadiens? », raconte M. Gershkovitch. Cette épiphanie à Heidelberg a donné lieu à une carrière parallèle dans l’industrie florissante de la brasserie artisanale.

« En tant qu’avocat, je sais que je suis un élément essentiel dans les rouages de l’économie moderne, » déclare M. Gershkovitch. « Mais je voulais faire quelque chose qui offrait une valeur ajoutée au monde. Je voulais accomplir quelque chose d’envergure pour que ce soit impressionnant, mais pas intimidant ».

Eli Gershkovitch (au centre), en compagnie de la maître-brasseure Julia Hanlon et du reste du personnel, dans la salle de dégustation de la Brasserie Steamworks.
Eli Gershkovitch (au centre), en compagnie de la maître-brasseure Julia Hanlon et du reste du personnel, dans la salle de dégustation de la Brasserie Steamworks.

Ainsi, il y a près de 25 ans, Steamworks Brewing Company a ouvert sa première brasserie artisanale dans le quartier branché de Gastown, à Vancouver, une destination pour la nourriture, les boissons et l’art. À la suite d’une découverte inopinée et d’une autre inspiration soudaine, l’entreprise a adapté le système de chauffage de l’immeuble et en a tiré parti pour alimenter la fabrication de sa bière et sa marque.

Sous la direction de l’actuelle maître-brasseuse Julia Hanlon, de son équipe et de ses prédécesseurs, Steamworks a pris de l’expansion et a produit des bières artisanales de qualité comme la Flagship IPA, qui a été lauréate du prix « Best in Show » et « Best IPA » au BC Brewing Awards de 2016.

En plus d’exploiter le marché canadien et de distribuer ses produits aux États-Unis, Steamworks a commencé à exporter de la bière en Europe en 2015. C’était deux ans avant l’entrée en vigueur de l’accord commercial avec l’Union européenne, l’Accord économique et commercial global Canada-Union européenne (AECG).

M. Gershkovitch raconte que l’entreprise a d’abord été traitée comme une curiosité sur les marchés européens.

« L’attitude à l’époque était que la bière européenne était, bien sûr, supérieure à toutes les autres bières, et en particulier aux bières nord-américaines. Depuis l’introduction de l’AECG, nous ne sommes pas tant une curiosité, mais nous faisons partie du club maintenant. Nous sommes un membre de l’équipe. Ils veulent faire affaire avec nous. Nous sommes maintenant traités sur un pied d’égalité.»

L’élimination des droits de douane sur la bière en application de l’AECG a eu un effet positif sur les résultats nets de Steamworks, mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Steamworks vend ses produits en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Italie.

« En tant que Canadien, je suis très fier que nous exportions maintenant de la bière artisanale au cœur de l’Europe. Nous vendons de la bière en Bavière », affirme Gershkovitch.

La réussite de Steamworks en Europe prouve que cette entreprise canadienne peut soutenir la concurrence sur le marché international.

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