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L’entreprise familiale Jealous Fruits exporte ses délicieuses cerises dans le monde entier

Photo de David Geen, propriétaire de Jealous Fruits, de Colombie-Britannique.

 

Que ce soit pour les tartes maison de grand-mère ou les coulis servis dans les restaurants étoilés Michelin du monde entier, les cerises de Jealous Fruits sont un produit de luxe saisonnier qui fait le bonheur des consommateurs. À cet égard, elles sont un peu comme les truffes, toujours aussi convoitées, ou le Beaujolais nouveau, si prisé des amateurs de vin.

Étant donné la renommée de ces cerises, leur grande qualité, la demande pour celles-ci et leur goût délicieux, elles suscitent un véritable engouement, ce qui pourrait faire des jaloux, d’où le nom adopté par cette entreprise familiale de la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique : « Fruits jaloux » en français.

« Dans l’industrie mondiale des cerises, le Canada occupe une place à part, affirme David Geen, propriétaire de Jealous Fruits. Notre but est de produire des cerises de très grande qualité destinées à des marchés sous-approvisionnés du monde entier. »

Près de 400 000 cerisiers poussent sur les terres de 840 acres de cette entreprise, qui possède également une usine de tri et de conditionnement de pointe de 30 000 pieds carrés. Mais sans accès aux marchés internationaux, l’industrie de la cerise au Canada serait loin d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Il en irait de même de l’entreprise d’un exportateur chevronné comme M. Geen.

Selon lui, si Jealous Fruits ne pouvait pas exporter vers le Vietnam, Singapour, la Malaisie, les États-Unis et la Chine, comme à l’heure actuelle, l’entreprise serait encore une petite exploitation comme celle de son grand-père et de son grand-oncle dans les années 1940. À l’époque, ils vendaient leurs cerises sur un étal et, avec un peu de chance, ils pouvaient espérer les expédier par train vers les Prairies.

« Je me souviens très bien de mon grand-oncle et de mon grand-père, et ils seraient bouche bée devant ce que nous réalisons aujourd’hui, déclare M. Geen. Tout a tellement changé. »

Les accords commerciaux comme l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) facilitent l’accès aux marchés pour les propriétaires d’entreprises canadiennes comme M. Geen. Selon lui, le PTPGP lui permettra d’exporter encore plus facilement et à moindre coût ses produits vers les pays signataires.

Pour ce chef d’entreprise, si l’industrie de la cerise est si florissante, c’est grâce au commerce international, conjugué aux progrès technologiques en matière d’entreposage et d’expédition. Aujourd’hui, les cerises peuvent être conservées fraîches plus longtemps, de sorte que les producteurs peuvent les expédier par bateau, ce qui est beaucoup plus économique.

En outre, les croisements effectués au cours des dernières décennies font que les cerises de l’Okanagan résistent mieux aux dommages causés par la pluie.

Ces cerises mûrissent également plus tard dans la saison, si bien que l’entreprise a baptisé sa récolte « la grande finale ». Pour des fruits aussi savoureux, sucrés et charnus, ça vaut la peine d’attendre, affirme M. Geen.

Ce cycle de production saisonnier plus tardif procure un avantage aux producteurs comme M. Geen : ils exportent vers des marchés où l’offre est insuffisante, après que leurs concurrents ont déjà écoulé tous leurs stocks.

La technologie, le commerce et l’accès aux marchés internationaux aident les producteurs comme M. Geen à commercialiser leurs produits d’exception dans le reste du monde.

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