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Metamaterial Technologies trouve l’endroit idéal pour faire avancer la science en Nouvelle Écosse

Metamaterial Technologies trouve l’endroit idéal pour faire avancer la science en Nouvelle Écosse

Lunettes MetaAir

Metamaterial Technologies Inc. (MTI) est une bête rare dans le monde de la haute technologie. L'entreprise possède des bureaux dans la Silicon Valley, en Californie, et à Londres, en Angleterre, mais elle a choisi d'installer son siège social et plus des deux tiers de ses 49 employés à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

« Le Canada atlantique est l'endroit idéal pour établir notre siège social parce qu'il est à mi-chemin entre la côte ouest et la côte britannique », explique George Palikaras, fondateur et PDG de MTI, qui a quitté Londres pour s'installer en Nouvelle-Écosse avec un autre fondateur de la société, un Canadien.

Grâce à l'ancien ALENA, les bureaux de MTI au Canada jouaient également le rôle de tête de pont pour l'expansion des activités de l'entreprise aux États Unis. MTI avait depuis longtemps désigné les États-Unis comme un marché clé. MTI a concrétisé ce lien en 2016 en faisant l'acquisition d'une entreprise de la Silicon Valley qui possédait un laboratoire bien établi, des capacités en recherche et développement et un bureau de vente aux États-Unis.

Lunette bloquant et déviant un faisceau laser vert.

MTI est un pionnier dans l'adaptation de la science derrière certaines des structures les plus compliquées que l'on trouve dans la nature pour créer des matériaux complexes qui peuvent absorber, bloquer ou améliorer les ondes lumineuses. Lorsqu'ils sont fixés sur des feuilles de plastique, de métal ou de verre, ces matériaux, connus sous le nom de métamatériaux, peuvent faire dévier les lasers dirigés vers les avions et améliorer la puissance des panneaux solaires.

L'entreprise lance de nouvelles lunettes pour pilotes qui bloquent les lumières laser dangereuses, une technologie mise au point en partenariat avec Airbus Industrie d'Europe et l'Agence de promotion économique du Canada atlantique. Par ailleurs, MTI s'est associée au géant américain de l'aérospatiale Lockheed Martin et à Technologies du développement durable du Canada pour produire la technologie de cellules solaires à base de silicium la plus mince au monde qui se prête au vol.

Citant comme exemple les ailes d'un papillon capables de capturer et d'absorber la lumière à certaines longueurs d'onde, M. Palikaras affirme : « Nous avons la science et la capacité de fabriquer sur demande ce qui a pris des milliards d'années pour évoluer dans la nature. »

Il y a quelques années seulement, le coût pour répliquer ces structures minuscules et complexes était prohibitif et pouvait atteindre des centaines de milliers de dollars par mètre carré. Aujourd'hui, selon M. Palikaras, il en coûte quelques centaines de dollars par mètre carré. « Et avec le travail que nous faisons, ajoute-t-il, nous abaissons même ce prix d'une certaine mesure. »

MTI a grandement bénéficié du soutien financier de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, ainsi que de la collaboration avec les universités locales. L'entreprise est d'ailleurs l'un des principaux partenaires du programme coopératif de l'Université Dalhousie.

Selon M. Palikaras, l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne a non seulement réduit les droits de douane sur les produits importés du Canada, mais a également facilité de façon générale la vente des biens et des services de MTI en Europe.

Bien que l'entreprise n'ait pas encore tiré des avantages concrets de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), M. Palikaras déclare : « Nous sommes très enthousiastes pour le Japon, qui fait partie du PTPGP. Le Japon est un marché clé pour nous parce que certains de nos produits sont liés à l'industrie automobile, et nous croyons qu'ils deviendront un élément très important de notre stratégie d'exportation au cours de la prochaine année. »

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