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Les accords commerciaux uniformisent les règles du jeu à l’échelon international pour les produits canadiens

Bleuets sauvages de Nouvelle-Écosse.

Les droits de douane peuvent augmenter considérablement les prix des exportations et faire fuir les clients, quelle que soit la qualité des produits offerts.

C’est ce qu’a appris Leo Van Dijk en travaillant sur sa ferme familiale de production de bleuets, Van Dyk Blueberries,en Nouvelle-Écosse.

« Les États-Unis, un important concurrent, ont réduit leurs droits de douane bien avant nous, de sorte qu’ils avaient une longueur d’avance », explique M. Van Dijk en parlant des exportations en Corée du Sud avant que l’Accord de libre-échange Canada-Corée ne fasse passer les droits d’environ 35 % à 0 % en 2015.

« Le facteur temps est crucial, car il est très difficile de définir les habitudes d’achat des clients, mais il est encore plus difficile de regagner des clients après les avoir perdus », ajoute-t-il.

Toutefois, fort du nouvel accord commercial visant la région de l’Asie-Pacifique qui est entré en vigueur à la fin de l’année 2018, l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), le Canada a maintenant à son actif 14 accords commerciaux qui couvrent 51 pays, donnant accès à près de 1,5 milliard de consommateurs.

M. Van Dijk se réjouit des capacités accrues du Canada à être concurrentiel sur la scène internationale.

« La situation actuelle est vraiment prometteuse. Il est trop tôt pour savoir si nos ventes ont nettement augmenté grâce au PTPGP, mais le contexte est très encourageant. Au début, nous visions le marché canadien, mais ce n’était pas viable et nous avons commencé à exporter nos produits. Nous travaillons étroitement avec le Service des délégués commerciaux du Canada, qui nous offre une aide très utile et nous permet de forger des partenariats solides. »

M. Van Dijk affirme que les efforts soutenus réalisés par le Canada pour éliminer les obstacles au commerce à l’échelle mondiale sont essentiels au plan de son entreprise, qui vise à mieux faire connaître les bienfaits des bleuets de la Nouvelle-Écosse dans le monde.

« Mes parents m’ont toujours dit que si l’on prend soin du sol et de notre planète, nos efforts sont récompensés, et que si les familles et les collectivités s’entraident, leurs efforts le sont également. »

Les Van Dijk ont élevé leurs neuf enfants en respectant ces principes, qui font toujours partie de leur philosophie agricole. Au début des années 50, Cornelius « Casey » Van Dijk et son épouse Henrica, qui sont originaires de la province d’Utrecht aux Pays-Bas, ont été parrainés en tant qu’immigrants par un curé et se sont installés à Caledonia, en Nouvelle-Écosse.

M. Van Dijk affirme que l’entreprise familiale a su allier la simplicité traditionnelle à une vision avant-gardiste du monde, et que cette vision a suscité l’intérêt des marchés asiatiques.

« L’entreprise était au départ une ferme traditionnelle, puis mes parents ont découvert le grand potentiel des bleuets sauvages. Il y a 15 ans, nous avons fondé l’entreprise de jus et nous exportons maintenant une grande partie de notre production vers la Chine, la Corée du Sud et l’Union européenne. »

Il ajoute que les propriétés antioxydantes des bleuets sont un argument de vente important.

« Les  consommateurs asiatiques considèrent davantage la nourriture comme une forme de médicament et vice-versa, et ils savent que ce qu’ils mangent et boivent définit leur santé. C’est pourquoi notre jus de bleuet est commercialisé en tant que supplément santé. »

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