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L’industrie pétrolière et gazière mondiale ouvre la voie au SAIT

 

Si vous visitez l’usine de gaz naturel liquéfié d’ExxonMobil à Luanda, en Angola, il y a de fortes chances que vous croisiez quelques-unes des douzaines de personnes de la région qui possèdent un certificat en technologie pétrolière du Southern Alberta Institute of Technology (SAIT).

ExxonMobil travaille avec le collège situé à Calgary depuis plus d’une décennie. La société envoie régulièrement au Canada des groupes d’une douzaine d’employés angolais. Le géant américain de l’énergie n’est que l’une des nombreuses entreprises du secteur de l’énergie et organisations gouvernementales du monde entier qui ont fait appel au SAIT pour améliorer les compétences de leurs travailleurs, souvent au moyen de programmes d’études conçus sur mesure.

Le personnel du SAIT à l’ambassade du Canada à Kiev à l’occasion de la première visite du SAIT pour des discussions avec Naftogaz
Le personnel du SAIT à l’ambassade du Canada à Kiev à l’occasion de la première visite du SAIT pour des discussions avec Naftogaz

Certaines, comme ExxonMobil, envoient leurs travailleurs à Calgary. D’autres, comme Naftogaz, la compagnie pétrolière et gazière nationale ukrainienne, ont invité les experts du SAIT à venir les voir pour mettre en œuvre des programmes de formation. Le SAIT collabore avec deux universités ukrainiennes pour concevoir des cours d’intérêt pour Naftogaz. Le projet va de l’établissement d’un inventaire des équipements de laboratoire nécessaires pour les cours à la conception de programmes d’études et à la formation de formateurs locaux.

L’objectif du SAIT dans le cadre de ces contrats est de signer des accords de licence qui produisent un flux de revenus régulier et cimentent des relations à long terme. L’établissement a récemment terminé un projet de formation de cinq ans au Kazakhstan et négocie actuellement des accords en Afrique, en Asie centrale, en Amérique du Sud et au Mexique.

Sur plus de 14 000 étudiants, plus de 1 600 étudiants de 94 pays ont fréquenté le SAIT, dans 64 programmes différents, en 2017-2018. Toutefois, comme beaucoup d’autres collèges et universités canadiens, le SAIT cherche de plus en plus d’autres moyens de tirer profit de l’essor mondial de l’éducation transfrontalière.

« Presque tous les établissements d’enseignement postsecondaire se dotent de sources de revenus autres que les subventions gouvernementales et les frais de scolarité des étudiants », explique Craig Hess, qui dirige l’équipe de développement commercial du SAIT, composée de 10 personnes.

« De plus, ajoute-t-il, notre philosophie est de ne pas nécessairement vouloir créer des établissements ayant pignon sur rue dans d’autres endroits dans le monde. Nous sommes d’avis qu’il nous incombe d’aider les autres à développer cette capacité dans leur propre pays. C’est une bonne chose pour renforcer la réputation du SAIT et sa position au sein de la communauté internationale. »

Le SAIT cherche également à se diversifier au-delà de l’industrie pétrolière et gazière. Grâce à son expertise en maintenance d’aéronefs et en formation en avionique, par exemple, il a récemment signé un contrat avec le Centre de formation de l’aviation civile de Thaïlande. « Potentiellement, nous pourrions prendre n’importe quel programme d’études que nous avons ici et aller travailler dans d’autres pays », dit Hess.

« Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) a joué un rôle important pour faciliter l’entrée du SAIT en Ukraine, dit Hess. Des choses les plus simples comme nous faire visiter la ville jusqu’à nous mettre en contact avec l’ambassadeur du Canada. Tout au long du projet, ils ont été fantastiques, en communiquant des renseignements sur le terrain et en organisant des réunions occasionnelles avec Naftogaz. L’équipe du SDC y voit un potentiel, et elle a travaillé très fort pour aider le SAIT à s’y retrouver et à gérer certaines des demandes les plus délicates provenant de Naftogaz. »

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